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22/02/2012 à 12:03 -
Le grand accord franco-japonais scellé en 1999... tient bon. Le coup de maître du patron de Renault de l'époque, Louis Schweitzer, est une vraie réussite. L'alliance a prospéré, grâce au remarquable redressement de Nissan entrepris par Carlos Ghosn, aujourd'hui PDG des deux entreprises. Renault détient 44% de Nissan qui possède 15% de Renault. L'ensemble, à l'offensive sur tous les marchés mondiaux, est le troisième constructeur mondial.
Carlos Ghosn - Photo Reuters
Encore trop tôt pour parler de réussite. Mais Fiat a pris magistralement le contrôle du groupe d'Auburn Hills, lâché par Daimler, mal géré par le fonds Cerberus, et qui a terminé... sous la protection de la loi américaine sur les faillites ("chapter 11"). Au bord de la banqueroute il y a encore trois ans, Chrysler sauve aujourd'hui les résultats de son actionnaire Fiat, qui détient 53,5% de son capital.
Sergio Marchionne - Photo Reuters
En février 2005, les deux constructeurs divorcent. Sergio Marchionne, administrateur du délégué du groupe italien nouvellement nommé, arrive même à soutirer 1,55 milliard d'euros à l'américain pour prix de la rupture qu'il... souhaitait lui-même. Très fort ! L'alliance nouée en mars 2000, aux termes de laquelle GM devait prendre 20% de Fiat Auto et le groupe piémontais 5% du consortium de Detroit, a fait long feu.
DR
Du temps de sa splendeur, en 2000, DaimlerChrysler s'invite chez le japonais Mitsubishi, reprenant 37% de son capital. Puis, las. Mitsubishi va trop mal. Et DaimlerChrysler refuse de remettre au pot. Finalement, le groupe germano-américain se retirera complètement en 2005. Daimler gardera en revanche les camions de Mitsubishi Fuso.
DR
La fusion du siècle, annoncée en grande pompe en 1998, échouera en 2007. Impossible à restructurer, la branche américaine Chrysler du groupe, qui était enfin sortie du rouge en 2004, a replongé en 2006 avec une perte de 1,1 milliard de dollars. Du coup, elle est cédée l'année suivante à un fonds, Cerberus. Beaucoup de milliards d'euros auront été investis en pure perte par le groupe germanique.
Photo Reuters
Volkswagen, le groupe allemand à qui tout réussi, a une épine dans le pied. Son alliance nouée fin 2009 avec le spécialiste japonais des petits véhicules dont il détient 19,9% du capital, bat de l'aile. La firme nippone, qui reproche à Volkswagen son "impérialisme", veut carrément divorcer, tans les relations sont exécrables.
Photo Reuters
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