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18/06/2012 à 16:49 - L'échec de 10 candidats médiatiques aux élections législatives de
Avec 37 % des voix, Ségolène Royale est sèchement battue par le candidat socialiste dissident, Olivier Falorni. Celui-ci réussit son pari en battant la présidente de la région Poitou-Charentes avec 62,97% des voix. Une défaite que Ségolène Royal a eu du mal a digérer, qualifiant Olivier Falorni de "député de droite" élu "avec le soutien de l'UMP". L'ancienne candidate à la présidentielle a même parlé d'une "trahison politique". Ce duel avait fait les Unes des journaux quelques jours plus tôt suite à un tweet de soutien de la compagne de François Hollande au candidat dissident.
Photo AFP
Nadine Morano subit une cuisante défaite face au socialiste, Dominique Potier, qui l'emporte avec près de 56 % des voix contre 44 % pour la candidate UMP. Nadine Morano rend l'humoriste Gérald Dahan responsable de sa large défaite, se disant "la cible d'une manœuvre politique et non d'un humoriste". L'imitateur avait piégé l'ancienne ministre de l'Apprentissage dans un canular téléphonique, se faisant passer pour Louis Aliot, candidat FN dans les Pyrénées-Orientales. "Cela a pu fausser le résultat de ce scrutin", s'est indignée la sarkozyste, d'ailleurs bien décidée à porter plainte contre le comique.
Photo AFP
La foudre s'est abattue sur Michèle Alliot-Marie. Élue depuis plus de 25 ans, la maire de Saint-Jean-de-Luz a perdu son siège à l'Assemblée nationale. Elle s'est inclinée face à la socialiste Sylviane Alaux qui, pour sa troisième confrontation avec l'ancienne ministre, l'a finalement emporté avec près de 62% des voix. La chiraquienne était sortie victorieuse de tous les scrutins législatifs dans son fief, la 6è circonscription des Pyrénées-Atlantiques, depuis le découpage électoral de 1986, laissant à plusieurs reprises son siège pour se consacrer aux divers portefeuilles qui lui ont été confiés.
AFP
Rattrapé par ses ennuis judiciaires, Georges Tron s'est vu infliger une sévère défaite par le socialiste Thierry Mandon. Ne récoltant que 43,25 % des voix, l'ancien secrétaire d'État du gouvernement Fillon accuse son premier échec depuis 1993, date à laquelle il avait ravi le siège de député à ce même Thierry Mandon. Mis en examen pour viols en réunion à l'encontre de deux anciennes employées municipales en juin 2011, Georges Tron, bien que se voyant octroyer un sursis avec l'abrogation surprise de la loi sur le harcèlement sexuel quelques semaines avant les élections, paye clairement ses déboires avec la justice.
Photo AFP
François Bayrou est défait dans la 2ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Il arrive deuxième de la triangulaire avec un peu plus de 30 % des voix. La candidate socialiste, Nathalie Chabanne, l'emporte avec 42,78% des suffrages. Quant à Eric Saubatte, il ne réunit que 27,04% des voix. C'est un nouveau coup dur pour le dirigeant du Modem, qui perd la députation dans son fief béarnais. Ainsi se poursuit la débâcle du candidat centriste, qui avait appelé implicitement ses électeurs à voter en faveur du candidat socialiste François Hollande lors du second tour de la présidentielle.
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La candidate du Front national (FN), Marine Le Pen, est battue de peu dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, avec 49,89% des voix. Le socialiste Philippe Kemmel, qui a largement profité du report des voix de Jean-Luc Mélenchon qui s'était retiré le soir du premier tour, s'impose avec 50,11% des voix. Face à la courte victoire du socialiste, la chef de file du FN, avait réclamé une recomptage des bulletins qu'elle s'est finalement fait refuser. Elle a toutefois reconnu sa défaite mais a incriminé «le redécoupage de la circonscription au bénéfice des socialistes» par le précédent gouvernement.
AFP
A 72 ans, l'ancien ministre socialiste de la Culture s'est incliné face au candidat UMP sortant, Gérard Cherpion, pour quelques centaines de voix dans la 2è circonscription. Avec 49,12% des suffrages, l'ancien élu du Nord - Pas-de-Calais échoue de peu. Pourtant arrivé en tête au premier tour, le créateur de la fête de la musique a subi l'appel de Marine Le Pen à lui faire barrage. Un appel qu'il avait, de son propre aveu, « sous-estimé ». Les Vosges qui comptaient jusqu'alors 4 députés UMP sur quatre élus, ne résistent cependant pas totalement à la vague rose : Christian Franqueville a récupéré son siège dans la 4è circonscription face à Jean-Jacques Gaultier, qui l'avait détrôné en 2002.
AFP
Claude Guéant rate son parachutage. Avec un peu plus de 38%, l'ancien ministre de l'Intérieur s'incline dans une triangulaire qui voit le candidat dissident UMP Thierry Solère l'emporter avec 39,35% des suffrages, soit seulement 334 voix. L'orientation politique très à droite du proche de Nicolas Sarkozy - ses sorties lui ont valu notamment le décernement ironique par Marine Le Pen d'une carte de « membre d'honneur » - l'aura privé de siège à l'Assemblée nationale.
Photo AFP
Le vice président du Front national termine 3ème avec 23,24% des voix dans cette triangulaire pour la 1ère circonscription du département des Pyrénées-Orientales.
Ses opposants Daniel Mach, candidat UMP, et Jacques Cresta, candidat divers gauche, ont respectivement cumulé 33,82% et 42,95% du suffrage. Malgré un résultat ambiguë, Louis Aliot marque une avancée très importante en réalisant un score presque quatre fois supérieur à celui de 2007.
Photo AFP
Avec 48,71% des voix, Valérie Laupies, candidate du FN, termine juste derrière Michelle Vauzelle, qui cumule 51,29% des suffrages. Le désistement du candidat UMP, Roland Chassain, en faveur de Valérie Laupies n'aura visiblement pas suffit pour permettre à la candidate du Front national de remporter les élections de la 16ème circonscription des Bouches-du-Rhône.
AFP
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