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Dernière mise à jour le 23/01/2012 à 12:00
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Défendre le triple A français ! Tel est le mot d'ordre du gouvernement et du Président de la République depuis plusieurs mois. Cette précieuse notation délivrée par les trois grandes agences S&P, Moody's et Fitch est devenue une obsession pour les dirigeants hexagonaux. Il est vrai que l'enjeu n'est pas mince : sans elle, les coûts de refinancement de l'Etat ne manqueraient pas d'exploser et une partie des investisseurs se détourneraient des titres français. Les conséquences de la perte de la meilleure note pour la France mettraient également à mal la notation et le bilan des banques françaises. C'est la peur de ce scénario catastrophe qui a conduit le gouvernement à présenter un nouveau plan de rigueur afin de sauver le AAA du pays. En vain ? Compte tenu de la hausse des taux français ces dernières semaines, certains estiment déjà que s'accrocher à ce "trésor national" est inutile et nuisible.

Romaric Godin, rédacteur en chef adjoint du service économie

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