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Dossier
Industrie automobile : restructuration
Dernière mise à jour le 01/10/2010 à 10:57
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Des Etats-Unis au Japon en passant par l'Europe, les groupes de l'automobile tentent de s'adapter à la crise économique et au nouveau défi environnemental. D'où une accélération des alliances, des rachats et des cessions, parfois avec de spectaculaires revirements. A suite tous les jours sur latribune.fr. Après la domination américaine, puis celle de Toyota, la question se pose : qui sera le leader du secteur pour les années 2020 ?

Déprime à Detroit

L'automobile américaine tente de renaître de ses cendres

Elle aura sans doute été la plus touchée par la nouvelle donne automobile : l'industrie automobile américaine a connu ces derniers mois une crise sans précédente. Chute des ventes, produits devenus inadaptés (de gros 4 x 4 gourmands en essence alors que les prix du pétrole se sont envolés et que la planète nécessite d'urgence moins de pollution), pertes abyssales. D'où les dépôts de bilan - mise sous protection de la loi fédérale sur les faillites, le chapitre 11 ("chapter eleven") - de General Motors et de Chrysler qui s'est jeté dans les bras de Fiat pour survivre. Seul Ford, le moins touché des ex-Big Three, a limité la casse.

Quel avenir pour les filiales européennes de GM et Ford ?

Opel, Saab, Volvo : dossiers à rebondissement

Opel devait être vendu au canado-autrichien Magna mais General Motors a surpris tout le monde en renonçant à l'opération au dernier moment. De même, il peine à céder le suédois Saab. Tout comme Ford avec un autre suédois, Volvo. Suppressions de postes voire fermetures d'usines pourraient en découler en Europe.

Le groupe allemand à l'offensive

Volkswagen lorgne la première place mondiale

Rachat de Porsche qui voulait initialement l'avaler, alliance avec le japonais Suzuki qui lui ouvre les portes de l'Inde, succès d'Audi, totalement relancé, Volkswagen, premier groupe automobile européen, a mis le turbo ces derniers mois, avec un objectif affiché : la première place mondiale qu'il compte atteindre en 2018... voire avant.

Les français cherchent la stratégie gagnante

Renault et PSA Peugeot-Citroën vont devoir changer de vitesse

Dans ce grand paysage automobile mondial, ni Renault, pourtant allié au japonais Nissan, ni PSA Peugeot Citroën n'ont réussi à s'imposer. La marque au losange dispose pourtant d'un bon atout avec sa filiale roumaine à bas coûts Dacia qui lui permet de vendre des voitures pas cher. Pas question pour autant de se transformer en constructeur low cost. Quant à PSA, désormais doté d'un nouveau patron, Philippe Varin, venu de la sidérurgie internationale, il tente un pari : celui d'une alliance avec le japonais Mitsubishi, dix ans après l'union à succès Renault - Nissan.

Victime du yen fort

Toyota et les autres japonais cherchent un second souffle

Pour Toyota, le leader mondial de l'automobile, les problèmes des constructeurs américains auront constitué une réelle opportunité...avant que la forte hausse du yen face au dollar ne vienne plomber sa compétitivité. Aujourd'hui, fort de ses succès avec ses modèles hybrides comme la Prius, il lui faut rebondir et défendre sa place de leader. Quant à ses compatriotes, ils ont choisi pour la plupart la voie des alliances avec les occidentaux pour tenter de reprendre de la vitesse.

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