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Sandrine Cassini | 26/05/2011, 14:13 - 511 mots
À deux jours du G8 de Deauville, Nicolas Sarkozy a donné un avant-goût de sa vision de l'Internet. Le président de la République, qui s'exprimait mardi à l'eG8, un forum consacré au numérique qui se tient mardi et mercredi à Paris, a commencé par tenter de séduire un public composé des grands patrons mondiaux de l'Internet, d'Eric Schmidt (Google) à Rupert Murdoch (News Corp), en passant par Sunil Bharti Mittal (Bharti Airtel), ou Stéphane Richard (France Télécome;lécom). « Vous avez changé le monde au même titre que Colomb et Galilée, que Newton et Edison », a lancé le président.
Après cette mise en bouche, le chef de l'État, sans faire référence à la si peu populaire expression « d'Internet civilisé », a expliqué la nécessité d'introduire plus de régulation sur la Toile. « Alors qu'Internet abolit l'espace, je ne crois pas à des règles nationales. Il faut établir un socle de règles minimum au niveau mondial. Après le G8, j'espère aller au G20 puis devant l'assemblée des Nations unies », a-t-il expliqué, tout en se défendant de vouloir « contrôler » la Toile.
Pour illustrer cette nécessité réglementaire, Nicolas Sarkozy a mis en garde contre l'installation de « nouveaux monopoles », alors que le numérique a « renversé des situations acquises ». De manière à peine voilée, il s'est ainsi adressé à Google, qui détient une part de marché supérieure à 90 % dans la recherche sur Internet en France. Alors que les géants du Net échappent dans l'Hexagone en grande partie à l'impôt, le président a souligné la nécessité de traiter des questions « fiscales ». De son côté, le directeur exécutif de Google, Eric Schmidt, qui fait partie de la délégation de PDG qui va rencontrer les chefs d'État à Deauville, a mis en garde plus tard dans la matinée contre des « règles qui viendraient casser la croissance des entreprises ».
Rendez-vous jeudi
Surprise du discours, c'est surtout le monde de la culture que la régulation doit protéger. Nicolas Sarkozy a vanté les mérites du droit d'auteur à la française, n'hésitant pas à faire appel à Beaumarchais, qui a donné « aux créateurs les droits de propriété des oeuvres », garantissant « leur indépendance » et leur « liberté ». Écrivains, réalisateurs ou interprètes doivent donc recevoir la « juste rétribution de leurs idées et de leurs talents ».
Cette sortie du président du G8 sera-t-elle suivie par les autres chefs d'État, qui doivent rendre jeudi une position commune sur l'Internet ? Nicolas Sarkozy a admis que « la conception française du droit d'auteur » n'était pas la même « aux États-Unis ou dans d'autres pays ». Toujours est-il que le président, à un an de l'élection présidentielle, a été entendu par les représentants du monde de la culture présents sur place. Dans une table ronde consacrée à la « croissance et Internet », qui a suivi l'allocution présidentielle, la ministre de l'Économie Christine Lagarde a conforté le président de la République. « J'espère qu'entre Skype et Lady Gaga, il y a un espace qui protège le créateur », a-t-elle estimé.
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Tzeensh a écrit le 02/08/2011 à 11:45 :
La ou notre président a tort selon moi (et pour une fois qu'il a tort dans ce qu'il dit...) c'est qu'un vrai artiste ne cherche pas la rémunération...art et argent ne font pas bon ménage (et je crois que la france, ayant l'un des paysages musicaux les plus atroces qui soit en est une belle preuve...). Protéger des oeuvres oui...mais dans la limite du raisonnable...interdire le téléchargement c'est interdire le droit de découvrir des artistes (aussi bien dans la musique qu'autre part !), et nos enfants grandieront avec des artistes minables comme la france sait en faire depuis bien trop longtemps...la ou il faut protéger l'artiste c'est sur la copie et le plagia...parceque c'est bien plus sympathique de savoir que les gens aiment notre oeuvre, meme si ils ne l'ont pas acheter, que de savoir qu'ils aiment notre oeuvre mais avec un autre nom dessus.