35 heures, chômage... les propos subliminaux de Hollande... et le décryptage selon Macron

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FrançoisHolande  met sous pression les parteniares sociaux gestionnaires de l'assurance chômage en leur demandant de davantage s'intérresser à la formation des chômeurs
FrançoisHolande met sous pression les parteniares sociaux gestionnaires de l'assurance chômage en leur demandant de davantage s'intérresser à la formation des chômeurs (Crédits : REUTERS/Yoan Valat/Pool)
En présentant ses vœux aux acteurs économiques et sociaux, François Hollande a laissé entendre que des évolutions profondes pourraient intervenir sur l'assurance chômage et sur les 35 heures, via une diminution, voire la suppression selon Emmanuel Macron, de majoration des heures supplémentaires.

Article publié le mercredi 20.01.2016 à 8:00, mis à jour le vendredi 22.01 à 15:35

Hasard du calendrier ? Difficile à croire. Lundi 18 janvier dans la matinée, le président de la République a présenté ses vœux aux « acteurs de l'entreprise et de l'emploi » au Conseil économique, social et environnemental. François Hollande en a profité pour présenter les contours du prochain plan d'urgence pour l'emploi... mais pas que. Le président de la République a en effet envoyé quelques messages, notamment sur l'assurance chômage et sur la durée légale du travail de 35 heures. Or, concernant l'assurance chômage, quelques heures après l'intervention présidentielle, la Cour des comptes soulignait le niveau « préoccupant » de la dette du régime d'indemnisation du chômage et livrait quelques recommandations. Difficile de voir là qu'un pur hasard de calendrier entre ses deux « sorties » sur l'assurance chômage. De fait, clairement, la pression est mise sur les organisations patronales et syndicales, gestionnaires de l'Unedic, qui doivent dans les semaines à venir débuter la négociation de la nouvelle convention d'assurance chômage - qui fixe les règles en matière d'indemnisation du chômage - qui prendra effet le 1er juillet prochain.

Pression sur les négociateurs de la nouvelle convention d'assurance chômage

Or, on connaît la situation financière de l'Unedic. L'Institution perd environ quatre milliards d'euros supplémentaires chaque année. Et, à ce rythme, la dette cumulée atteindrait 29,4 milliards d'euros fin 2016 et 35 milliards fin 2018, soit l'équivalent d'une année de cotisation... Alors que les réserves de l'Unedic s'élèvent à environ 50 milliards d'euros.

Or, les pouvoirs publics sont très préoccupés par la situation financière de l'Unedic. Et pour cause, son déficit est pris en compte pour apprécier le respect par la France des critères de Maastricht qui limite à 3% du PIB le déficit public d'un pays. Or, la France s'est engagée à être dans les clous fin 2017.

C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre les propos présidentiels sur l'Unedic. Pour François Hollande,  la négociation :


« sera l'occasion de revoir un certain nombre de règles et de réorienter les financements (...) [le but] c'est surtout d'accompagner le retour vers l'emploi, de former es chômeurs vers les métiers d'aujourd'hui et de demain (...). En France, a-t-il ajouté, la durée d'indemnisation est la plus longue d'Europe mais la durée de formation des chômeurs est la plus courte. C'est ce qu'il faut changer ».


François Hollande s'est même montré très directif à l'endroit du patronat et des syndicats en lançant « je leur fais confiance pour aboutir à la signature d'une nouvelle convention sur ces bases ». Le message est clair : les partenaires sociaux sont priés de trouver des économies dans le fonctionnement de l'assurance chômage et ils seraient bien inspirés d'encourager la formation des demandeurs d'emploi. En filigrane, on voit où le président veut en venir : s'il ne suit pas une formation, un demandeur d'emploi pourrait, à l'avenir, bénéficier d'un système d'indemnisation moins généreux. Soit, la dégressivité des allocations sera restaurée, soit la durée de cette indemnisation sera diminuée. Mais de meilleures conditions seraient accordées aux demandeurs d'emploi en formation.

Le président de la République va d'ailleurs se trouver un allié de poids au cœur même du système : le Medef. Son président, Pierre Gattaz, intervenant devant la presse mardi 19 juin a lui aussi été très clair. Pour lui, la renégociation de la convention d'assurance chômage doit être l'occasion de « simplifier le dispositif, de baisser les cotisations, de mieux accompagner les personnes, de réduire les déficits et de lutter contre les abus ».

Les syndicats sont donc prévenus. Alors que la CFDT défend le rôle des allocations chômage qui servent « d'amortisseur social » en période de crise et de fort chômage, l'heure est plutôt aux économies comme le prône la Cour des comptes qui identifie trois paramètres essentiels sur lesquels il faudrait jouer : « l'assiette des contributions, leur taux et leur modulation. S'agissant des dépenses, trois paramètres principaux sont également relevés : la durée d'affiliation requise, la durée maximale d'indemnisation et son mode de calcul ».

Assurance chômage: l'Etat a le dernier mot

Mais de quoi se mêle l'Etat, diront certains ? De fait, l'Unedic est une création des partenaires sociaux en 1958. C'est même une originalité française par rapport à nombre de ses voisins européens que d'avoir un système d'assurance chômage non étatique. C'est même pour cette raison que les modalités de l'indemnisation du chômage - basées sur un dispositif assurantiel - sont différentes qu'ailleurs. Il n'en reste pas moins que l'Etat, qui apporte sa garantie financière à l'Unedic, a, in fine, le dernier mot puisque c'est le ministère du Travail qui doit agréer la convention. Il peut donc refuser cet agrément si les règles arrêtées ne lui conviennent pas.

Sur la récurrente question des 35 heures légales, le président de la République a aussi envoyé un message qui a dû surprendre dans les rangs de la gauche et chez les syndicalistes.

Vers une baisse du taux de bonification des heures supplémentaires?

Selon lui, les accords d'entreprises pourront «fixer les modalités d'organisation du temps de travail, sans remettre en cause la durée légale, en permettant par exemple de fixer le taux de majoration ou le nombre d'heures supplémentaires, ou de moduler davantage le temps de travail au-delà même de l'année». Des propos sibyllins... ou pas.

Actuellement, les huit premières heures supplémentaires effectuées au-delà des 35 heures doivent être majorées de 25%. Mais les lois Aubry prévoyaient qu'un accord de branche ou d'entreprise peut prévoir une majoration plus faible, sans descendre en dessous d'un plancher de 10%. Dans ce contexte comment interpréter les propos présidentiels ? Est-ce à dire que ce plancher de 10% va voler en éclat et qu' l'on pourra, au nom de la défense de l'emploi et de la compétitivité, conclure un accord prévoyant une bonification limitée à 7% ou 5% ? On ne connaît pas encore la réponse. Le Medef, prudent, tout en espérant une ouverture de ce genre, attend d'en savoir plus avant de crier victoire.

Macron pour la non majoration des heures supplémentaires

A en croire le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, lors de son déplacement à Davos le 22 janvier, il faudrait laisser à l'entreprise et aux syndicats, si la situation économique l'exige, la possibilité de conclure un accord prévoyant... aucune majoration pour les heures supplémentaires. Des déclarations qui ont déclenché un tollé.

A l'inverse, dans l'entourage de la ministre du Travail, à ce stade en tout cas, on ne fait pas cette interprétation des propos présidentiels. Il s'agirait seulement de laisser plus de latitude aux entreprises en leur permettant de faire sauter un éventuel verrou au niveau des branches. De fait, actuellement, des accords de branche définissent le taux de majoration des huit premières heures supplémentaires - dans la métallurgie, ainsi, il est fixé à 25%, comme le prévoit la loi - applicables obligatoirement par toutes les entreprises du secteur pour éviter les distorsions de concurrence.

La fin des 35 heures légales?

A l'avenir, la future loi sur la réforme du droit du travail, portée par Myriam El Khomri et qui sera présentée en mars, pourrait autoriser les entreprises, par accord majoritaire, à pratiquer un taux inférieur à celui déterminé par la branche. La règle de la préférence ne s'appliquerait donc pas. Et quand l'on interroge le ministère du Travail sur le fait de savoir si ces futurs accords d'entreprise pourraient pratiquer un taux de bonification inférieur à 10%... la réponse est « à ce stade ce n'est pas ce que nous souhaitons ». Soit des propos qui vont dans le sens inverse de ceux d'Emmanuel Macron.

Mais au ministère du Travail  l'on ajoute immédiatement que le sujet sera sur la table des rendez-vous bilatéraux que la ministre du Travail va avoir avec chacun des leaders patronaux et syndicaux dans le cadre de la préparation de la loi... Le sujet peut donc évoluer.

Si c'était le cas, cela signifierait la quasi disparition dans les faits des 35 heures légales. En effet, si la majoration des heures supplémentaires est réduite à la portion congrue, les entreprises, déjà libres de fixer la durée du travail qu'elles souhaitent, verraient sauter le verrou financier. Et la boucle serait quasi bouclée : ce qu'un gouvernement socialiste a institué en 1998, c'est un autre gouvernement socialiste qui l'aura démonté en 2016.



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Commentaires
a écrit le 23/01/2016 à 18:07 :
Les 35 heures sont la démonstration, le symbole d'une gauche archaïque qui croit dur comme fer que ce qui a été une conquête et le progrès au début du XX me siècle était encore d'actualité lors de leur instauration.
Il faut se souvenir que ce n'était pas une revendication populaire ni même syndicale, hors CFDT peut-être qui a conduit aux 35 heures.
Et ce n'est pas le seul domaine concerné.
Le président de la république a mis tout son quinquennat pour comprendre qu'il va droit dans le mur, François Mitterand l'avait compris au bout de 2 ans et avait plutôt conservé que ce qui pouvait l'être du programme socialiste en se limitant ...aux 39 heures.
Maintenant c'est trop tard pour lui, et les réformes à venir seront encore plus douloureuses pour les Français car trop tardives.
Les gouvernants ne peuvent pas s'absoudre d'avoir favorisé la montée du Front National, c'est une évidence même s'ils ne sont pas les seuls.
Réponse de le 23/01/2016 à 18:35 :
Beau discours pour quelqu'un qui le comprend visiblement rien au pourquoi de la situation.

Les gains de productivité "gagné" (moi j'appelle ça du travail de força) sont en grande partie responsable de la montée du chômage.

On vit dans un monde ou cela n'a plus de sensé de mettre tout le monde au boulot car la mondialisation et l'economonie sont à bout de souffle.

On a surtout besoin de travailler quasi deux fois moins, d'avoir plus de temps pour le développement personnel et l'éducation populaire. De repenser complètement le système éducatif et d'intégration sociale.


Mais heureusement ds votre infinie ignorance vous nous proposer de travailler plus... Feignant que nous sommes :/
Les informations, elles sont la, partout, accessible à tout moment! Ouvrez votre esprit ...
Réponse de le 23/01/2016 à 20:04 :
@trill ; Avoir des idées de gauche , c'est bien... seulement il y a la réalité que vous ne pouvez pas occulter ! La Réalité de tous les jours est là : plus de 5 millions de chômeurs sans emploi et ceux qui vivent dans la précarité !
Qu'a fait Mr Hollande depuis 2012 et de son idéologie socialiste ?! Nous sommes dans la mondialisation...Nous ne sommes pas tous seuls, alors arrêtons le nombrilisme franco français et l'utopie qui mènent à la catastrophe ! Les résultats sont là ....malheureusement. Et notre gouvernement actuel manque cruellement de réalisme , c'est le moins que l'on puisse dire .
Bientôt l'heure de vérité en 2017 et le constat risque d'être sans appel !
Que va t on laisser à nos enfants ? La dette actuelle de la France est de plus de 2100 milliards...
Réponse de le 24/01/2016 à 8:31 :
@quidam

La DETTE a reculé de 2,2 milliards au T3, à 2 103,2 milliards. Soit 0,7% de moins qu’au T2
Suivez l’actu et attendez le T4.

Pour le DEFICIT : 70,5 milliards, 3 milliards de moins que prévu. Il était de 104 milliards en 2011.
Comme les taux sont bas et qu’ils vont le rester, gagner sur le déficit est bien plus important que sur la dette. Mais quand les deux baissent, c’est encore mieux !

Le taux de chômage est déjà inversé.

Hollande a fait les réformes, sur l’investissement productif ciblé et le digital (les plus importants), sur les startups et les TPE, sur le travail (petitement) et des économies sur les ministères. Il est parti avec un handicap important, les plus de 600 milliards de dette laissés par la droite, soit bien plus d’intérêts à rembourser chaque année.

Sarkozy avait peu fait sur l’investissement, rien sur les startups, trop peu sur les TPE, sur le travail (très petitement), beaucoup pour les grandes fortunes et claquer sans compter (comme pour sa campagne présidentielle).
Dans les économies figurent, la suppression de juges, de formation de professeurs, de policiers, qu’Hollande a remis.
Sarkozy a supprimé des postes. Hollande a vraiment fait des économies dans tous les ministères, pas seulement en supprimant des postes, pas assez mais réformes réelles engagées.

Si Hollande est nul, Sarkozy est super nul !

Je souhaite que ni l’un ni l’autre ne se représente, mais je ne miserai pas sur la droite.
Les têtes de série, républicains (pas plus que d’autres), ont participé et donc accepté la politique et les orientations des deux précédents quinquennats. Ils en ont encore moins qu’à gauche !
Les Fillon, Juppé, Copé, Vauquiez, Pécresse …..
A gauche c’est bordélique, mais le bal des faux-culs et le cumul des affaires est à droite.

Donc en 2017 ………………………………. ?
a écrit le 23/01/2016 à 17:50 :
INVESTISSEMENT, les flux d’IDE entrants, CNUCED (ONU)
2015 (2014) Données consolidées attendues juin 2016 ou +
Monde : ~ 1700 Mrd$ +36%
EU : 426 +67,6% (254)
Etats-Unis : 384
Hong Kong : 163
Chine : 136
Pays Bas : 90
Royaume-Uni : 68
Singapour : 65
Inde : 59
Brésil : 56
Canada : 45
France : 44
---
Pays développés : 936 Mrd$
Economies en développement : 741 +5,3% (703)
Afrique : 38 -31,4% (54) Les dégâts de la baisse des cours et des conflits……
Amérique latine et Caraïbes : 151 -11,2% (170)
Pays en développement d’Asie : 548 +15,5% (475)
Economies en transition : 22 (49) -54%
---
Nigeria : 3,4 -27 %
Afrique du Sud : 1,5 -74%
Mozambique : 3,8 -21 %
Egypte : 6,7 (4,3)
a écrit le 23/01/2016 à 13:18 :
ou sont ces belles années 70 ou les patrons pleuraient pour avoir des ouvriers , terminer tout ca en plus avec une gauche pire que la droite c est la bérésina .
il sont en train de nous refaire partir dans les années 30
a écrit le 23/01/2016 à 11:09 :
ce' n est pas en faisant des reformettes qui avantage le patronat qui creerons des emplois, ils faut surtous aidee les jeunes inventeurs a cree leurs entreprisses ???
a écrit le 23/01/2016 à 10:55 :
c est le chant du cygne Bye bye
a écrit le 23/01/2016 à 8:12 :
Il faut répartir les charges sociales sur le travail, le capital et l'énergie: réduire sur le travail et sur le capital; augmenter sur l'énergie.
a écrit le 23/01/2016 à 7:47 :
J aimerai s il m en été donné l occasion poser lors d un direct les questions sur les sujets épineux lors d un débat réunissant Mrs VGdE, Sarkozi, Hollande, Juppé, Bayrou, Macron.
Les Emplois de courtoisie (en attente de fonction) le coût.
Les différents régimes de retraites. Pourquoi ? Quel est l avantage commun ? Egalité ?
Les emplois détachés au régimes roumains sur territoire Français.
Le réel désire des grands patrons de vouloir conserver un employé au delà de 50 Ans.
Le maintien d un haut niveau de chômage. Quel est l avantage et pour qui ?
L' Europe dans sa constitution. Pourquoi n est elle pas fédérale ? Qu'apporte précisément l'Europe d'aujourd'hui aux basses et moyenne classes ? Une Europe sans programme commun, sans règles communes, avec des pays ayant des règles fiscales, sociales, pénales,salariales, hétéroclites. Pour le profit de QUI ?
Egalité dans le droit à la défense au recours judiciaire ? Pourquoi ne pas libéralisé le droit aux Avocat de prendre un dossier sur estimation du retour financier en %. Cela limiterait certainement le pouvoir du pot de fer contre le pot de terre.
TVA unique sur les produits consommation et TVA surtaxée sur les produits de luxe.
Simplification de l IR avec seulement 5 niveaux de taux et prélèvement à la source.
Régime fiscale différent pour les TPE/PME versus Grands comptes.
Baisse de l' IS et hausse des taxes sur les exagérations rémunérations pharaoniques.
Arrêt de l ISF comme des droits de successions. On bâtit son patrimoine en s’acquittant de toutes les taxes et honoraires et impôts, donc pourquoi payer encore une succession ou l ISF ?
Retraite solidaire 3% de prélèvement salarial et 3% patronal jusqu à extinction de la retraite par répartition et retraite par capitalisation pour tous 5% part employé 6% part employeur. (fond garantie ou gestion personnel). Ce régime de retraite est déjà en place pour une administration Française accordant un très bon revenu de pension à ses bénéficiaires et en plus excédentaire de plusieurs millions d 'Euros.
Réponse de le 23/01/2016 à 8:32 :
Je vous propose qq réponses à vos questions. Il faut augmenter les prélèvements sur la consommation pour réduire ceux sur la production. Les retraites et le chomage doivent être financés par un prélèvement sur l'énergie. Une partie du chomage correspond aux gains de productivité liés à l'usage de l'énergie. Etc...
a écrit le 22/01/2016 à 18:30 :
Vouloir faire baisser le chômage sans parler des travailleurs détaches ,c'est prendre les français pour des canards sauvages . Ne pas parler des syndicats staliniens ,sectaires ,bloqués qui représentent un faible pourcentage des salaries ,et qui depuis 40 ans font reculer la France .Oui ,il faudrait du courage ,du patriotisme .......mais malheureusement , on a compris ,qu'il n'y avait personne pour taper du poing sur la table à Bruxelles . Europe repères des pays parasites ,dumping social ,fiscal ,la loi des tricheurs ,des corrompus ,des lobby . Mais patience ,la réponse du peuple arrive ....
a écrit le 22/01/2016 à 18:06 :
C'est de la masturbation intello , socialiste franco/française ! il n' y a pas un pays au monde ...depuis 25 ans ! qui a adhéré à cette notion farfelue...qu'en travaillant moins l' on gagne plus...!
Réponse de le 22/01/2016 à 22:56 :
C'est vrai, la tendance est plutôt à travailler plus et gagner moins. C'est en tout cas conforme à l'ideologie de la mondialisation néo libérale.
Réponse de le 23/01/2016 à 17:02 :
@oxy ..c'est exact ..;mais ...ce n'est pas normal , que la mondialisation....corrige l'incurie de nos politiques pour appréhender l'avenir .....
a écrit le 22/01/2016 à 17:57 :
Il ne leurs ai pas venu à l'idée de laisser le choix au salarié de combien d'heure supplémentaire il veux bien faire???
a écrit le 22/01/2016 à 17:25 :
Il a fallu plus de 40 ans pour qu'une partie de la gauche commence à comprendre comment
fonctionne une économie de marché. Reste encore beaucoup de travail , notamment
avec la fiscalité confiscatoire sur l'épargne et les salaires. Hollande n'a pourtant pas de
majorité pour voter une suppression des 35H ni pour diminuer le nombre de fonctionnaires.
Pas de majorité non plus pour réformer le code du travail. La fin de son quinquennat va être
sportif.
Réponse de le 23/01/2016 à 23:55 :
En revanche, vous, vous n’avez toujours pas compris ce qu’était une économie de marché.

Il suffit pourtant d’admirer les fantastiques résultats obtenus par nos amis aux États-Unis ou en Grande Bretagne : des pauvres à revendre, et quelques ultra-riches qui confisquent toutes les richesses.

C’est sûr qu’un tel système, cela fait rêver.
a écrit le 22/01/2016 à 16:26 :
Hollande va se lacher pendant son deuxième mandat!Il n'aura plus rien a perdre puisqu'il ne pourra pas etre réélu(a moins qu'on ne change la constitution).par contre si on vote pour un novice en 2017 il se retrouvera très vite bloqué par la peur de ne pas pouvoir se représenter!
a écrit le 22/01/2016 à 16:17 :
On reste dans le flou habituel pour faire croire que....
a écrit le 21/01/2016 à 12:28 :
Il y a encore des gens qui écoutent la litanie de mensonges de Hollande et ses copains ??
Réponse de le 22/01/2016 à 17:30 :
Tous le monde attend qu'il dégage

Il assume rien, n a aucune stratégie et ne veux rien changer
Il fait tout pour qu'on le déteste et il Reve à sa réélection
Quel petit personnage !!!
a écrit le 21/01/2016 à 2:33 :
Seuils sociaux à ne pas dépasser 10 ou 50 ( passer de 49 à 50 salariés, c'est 70 CHARGES ET CONTRAINTES EN PLUS, normes, code du travail de 4120 pages...la France s'alignerait sur ses concurrents socialement développés, sans plus SURTOUT PLUS toucher à la loi, à chaque changement de majorité, et le chomage est divisé de moitié, au niveau des autres, et UNEDIC EXCEDENTAIRE. MAIS !!!! Ne revons pas la France veut vraiment s enfoncer. Pole Chomage coute cher et ne sert à rien, et la ministre du chomage El Conneries, ne connaît elle-même ABSOLUMENT RIEN !!!!!! du code du travail, des entreprises, et des salariés des entreprises.
Réponse de le 21/01/2016 à 20:39 :
Une entreprise qui passe à 50 salariés le sait à l'avance... Et si elle ne peut pas le gérer, rien ne l'empêche de créer deux petites entreprise qui co travaillent l'une pour l'autre. Une allant jusqu'à 49 pour la production et une second qui va aussi jusqu'à 49 pour la RH, marchés, commercials...
Réponse de le 22/01/2016 à 17:07 :
Il faut savoir que le passage d'un seuil étant moyenné, il faut environ 3 ans au dessus des 50 salariés pour que s'appliquent progressivement les taux de cotisations. Et les textes (les "obligations") s'appliquent au bout des 3 ans révolus ... laissant largement à l'entreprise le temps d'anticiper... si elle le veut. Ma société est dans le cas du 10ème salarié, je sais de quoi je parle.
a écrit le 20/01/2016 à 23:14 :
Concernant les promotions avons-nous la promotion en mode off Guyon?
a écrit le 20/01/2016 à 23:08 :
@ BONSOIR : mais qu'il se taise, qu'il se taise une bonne fois pour toute ! Ras le bol de ses blagounettes à 1 euro c'est un incapable qu'a t il f ait ? rien QUE DES DECISIONS PLUS STUPIDES LES UNES QUE LES AUTRES;;; Un exemple combien a couté au trésor publique sa débilité sur les bateau russes tout ce qu'il a pu nous dire nous promettre n'est que mensonges comme la vente des rafales au QATAR acheté mais payé encore une fois avec l'argent des contribuables Et toutes ces guerres qu'il ose former une commission d'enquête pour chiffrer ses dépenses extravagantes. DONC HOLLANDE NE SERT A RIEN HOLLANDE GO HOME je te le dis en anglais puisque tu ne semble plus parler et comprendre le français ! mais pas d'inquiétude si tu n'est aps réélu M. OBAMA a un travail pour toi avec un gilet rayé
a écrit le 20/01/2016 à 16:46 :
Pourquoi s'affoler? Les promesses présidentielles n'engagent personne. Il ne faudra surtout rien faire ! Et la CGT aidera! Quand au déficit, en 2017, la gauche ayant repassé, une petite augmentation d'impôts ( indolore comme d'habitude, et qui ne touchera pratiquement personne) y pourvoira..
a écrit le 20/01/2016 à 15:13 :
Un exemple de plus qu'en France on privilégie de faire des chômeurs que de créer des emplois.
Réponse de le 20/01/2016 à 18:08 :
Difficile de créer des emplois alors que les charges sur les entreprises sont de plus en plus lourdes. Les banques ont aussi décidé de prélever plus pour leurs "services", ils ont même inventé une "Commission Actualisation Administrative et Juridique de votre dossier" et nous prélèvent sans demander un accord préalable....
Réponse de le 21/01/2016 à 11:18 :
On crée des emplois qui permettent de réduire la quantité de travail; c'est ce qu'on appelle le progrès technique lié à l'usage d l'énergie.
a écrit le 20/01/2016 à 13:03 :
Dans l'article on cite "l'assiette des contributions"; c'est la solution: basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique. Encore un petit effort de réflexion.
a écrit le 20/01/2016 à 12:33 :
Propaganda socialiste ordinaire ...nous remarquons , que les socialistes tentent de traiter les résultantes sociales en aval de la chaîne économique... alors , que les causes sont en amont ...manque de confiance, stabilité politique et juridique incertaine, préservation du capital et son développement nul .., boulets administratifs et syndicaux pesants, et etc. donc les socialistes mettent la charrue avant les bœufs ..! Mais.., dans leurs novlangue surréaliste ...ils font croire que la faute de leur improductivité ..c'est a cause des bœufs...!
a écrit le 20/01/2016 à 11:57 :
la formationite aiguë!!! c'est la seule réponse apportée par des esprits sclérosés qui n'ont jamais rien fait d'autre que de la politique, eh oui messieurs dames c'est un métier!!! moi qui croyait naïvement que c'était une vocation!!! commençons par réformer la manière de faire la politique et les comptes suivront !
a écrit le 20/01/2016 à 11:35 :
Si je comprends bien commémorator 1er, il est prêt en 2016 pour les cérémonies d'enterrement des 35 heures, de la majoration des HS (qu'il avait déjà re-taxé), de la baisse des indemnités et durée du chômage, de la fin du CDI. Mais que va faire la droite après mai 2017, si la France en décide ? Ils vont glander pendant 5 ans, le boulot aura été fait ??
Réponse de le 20/01/2016 à 15:58 :
"de la majoration des HS (qu'il avait déjà re-taxé)"

Les HS existent toujours, c'est la défiscalisation qui est supprimée.A noter qu'il fallait quand même les rajouter dans le revenu fiscal de réference et l'augmentation du montant de ce RFR à fait perdre certains revenus et bénéfices sociaux sous condition de ressources (comme l'exonération de la Taxe d'habitation, le bénéfice des tarifs sociaux de certains services sociaux tels la cantine ou le centre aéré etc.) à bon nombre de petits revenus , c'était le piege d'ailleurs pour eux. Les sommes perçue pouvaient également faire perdre le bénéfice de la Prime Pour l'Emploi.
a écrit le 20/01/2016 à 11:29 :
Ce qui est étonnant, c'est qu'à gauche, à droite, au centre ils ont les mêmes oeillères!
Ils ne voient pas que le système économique dans lequel nous pataugeons est dépassé.
Où alors, ils le savent très bien, mais ils sont tétanisés, incapables d'en changer parce qu'en fait ce sont des vieux, avec leurs habitudes, leur petit monde, leurs privilèges.
Que font-ils, à part reprendre toujours les mêmes idées, largement inspirées et soufflées par les forces réactionnaires basées au LR et au MEDEF? Rien, du replâtrage.
La gauche qui devrait être une force de progrès se conduit comme le "chien-chien à sa mémère". La France est une niche à "chien-chien", une cabane dont le toit va s'effondrer...
Réponse de le 20/01/2016 à 13:59 :
Quelles sont vos solutions ...? J'en vois une super...se faire embaucher par les fonctionnaires où l'emploi est garanti à vie ! Bannissons le privé où il n' y a que des profiteurs et compagnie ! Tous les problèmes seraient résolus et plus de chômage pour la France ! Mr Hollande devrait s' en inspirer...
Réponse de le 20/01/2016 à 16:06 :
@quidam

"J'en vois une super...se faire embaucher par les fonctionnaires où l'emploi est garanti à vie !"

Faut dire que dans le privé il n'est pas garanti.il est donc préférable pour avoir une vie plus stable d'avoir un boulot dans le public , non ?
Réponse de le 22/01/2016 à 23:21 :
@ quidam. La solution dites-vous ? Mais commencez par faire un libéralisme à visage humain, conforme à la démocratie. Plus concrètement renoncez à votre traité transatlantique de libre échange qui apportera misère, violence, insécurité. Au plan personnel, soyez moins cupide, moins égoïste, la vie ne consiste pas à vivre contre les autres mais avec les autres.
a écrit le 20/01/2016 à 10:57 :
C'est incohérent... sauf si on choisit de faire 1 million de chômeurs de plus.

Il est évident que si les heures sup ne sont plus majorées, ou alors seulement de façon symbolique, plus aucun patron n'embauchera, sauf en cas de surchauffe démentielle (mais il est toujours possible de calmer la machine en refusant certaines commandes). Et la croissance du PIB à 15% ce n'est pas pour demain.

Idem pour le verrou des 35 heures, s'il saute ça revient à supprimer les heures sup, qui deviennent des heures "normales", donc qui n'incitent pas à embaucher.

Pour ce qui est des accords intra-enteprises en remplacement des accords de branche, c'est la catastrophe sociale assurée. Il suffirait qu'une société fasse du dumping social et toute la branche se retrouvera obligée de suivre. Tt ce ne sera pas en embauchant des chômeurs et en redonnant du pouvoir d'achat. Ce que les têtes d'oeuf n'ont pas compris c'est que les accords de branche sont une façon de réguler la concurrence entre les entreprises, sur le sol français afin d'éviter qu'elle ne devienne sauvage et ne détruise tout un tissu économique industriel et commercial.

Bref, il n'y a rien dans ces mesures qui aura d"effet positif sur l'emploi, les salaires, la consommation des ménages et la reprise économique.

Ce que Hollande semble nous préparer ce n'est pas un retour avant les 35h, parce qu'à l'époque il y avait encore un code du travail, une durée légale, un SMIC, des congés payés... Ce qu'il prépare c'est une plongée directe dans le Thatcherisme.

Sauf que le FN est en embuscade et que MLP pourrait bien se retrouver à la place du neolibéral dans moins de deux ans, et je ne suis pas sûr que ça améliore nos affaires.
Réponse de le 21/01/2016 à 20:46 :
"MLP pourrait bien se retrouver à la place du neolibéral dans moins
de deux ans, et je ne suis pas sûr que ça améliore nos affaires."

Vous pensez que ça peut encore empirer?
a écrit le 20/01/2016 à 10:38 :
Il a raison puisque les Français votent pour lui et son parti politique, la majorité c'est ça la démocratie. Je souhaite qu'il fasse même un second mandat rien que pour voir comment il pourra expliquer l'explosion du chômage à la sortie des stages de formation en 2017 plus tout le reste.
Réponse de le 20/01/2016 à 11:15 :
l'explication : disparition de 5 millions de jobs due au numérique d'ici 5 ans, dixit Davos.
Réponse de le 21/01/2016 à 20:49 :
Sous Satkozy c'est 12 millions d'Euros qui ont disparues... Et encore on ne connais que la partie visible de ce qu'il a piqué...
a écrit le 20/01/2016 à 9:54 :
Toujours du baratin de comptoir !!

Il n a rien fait depuis 3 ans et demi alors !!

Il reste 17 mois à subir ce Cinema
a écrit le 20/01/2016 à 9:40 :
Le monde est en crise exponentielle du fait de la baisse des salaires et donc de la chute de consommation et donc de la baisse de la croissance et nos décideurs économiques et politiques vont... baisser les salaires.

Ça fait plaisir de ne pas se sentir dirigé par des ânes, vraiment, quoi que pauvres bêtes elles ne méritent pas la comparaison avec ces gens là...
Réponse de le 20/01/2016 à 16:13 :
"et nos décideurs économiques et politiques vont... baisser les salaires".

Oui, enfin surtout pour les salariés en compet avec des pays à bas coûts , pour les autres généralement cadres sup ,peu de soucis de baisse, primes et augmentations perdures .D'ou l'interêt d'éviter tous les métiers en compet sur le marché mondial, aucun risque de délocalisation, sous-traitance etc..
Réponse de le 22/01/2016 à 16:09 :
En effet vaut mieux éviter mais c'est pas facile sachant qu'avec 5 millions de chômeurs les places sont très chères...
a écrit le 20/01/2016 à 9:39 :
Il parle, il parle, mais au final il ne fera pas grand chose comme d'habitude. La tactique de l'ectoplasme de l'Elysées est de faire parler de lui, de faire monter la mousse médiatique pour donner l'illusion qu'il compte, et surtout de ne fâcher aucune catégorie d'électeur susceptible de voter pour lui, ce qui est fondamentalement en contradiction avec ce qu'il annonce, compte tenu du délabrement dans lequel il a plongé le pays. Donc en parfait nomenklaturiste, son soucis est de faire illusion pour ne pas toucher au système, seul vrai garant de son éventuelle réélection.
a écrit le 20/01/2016 à 9:20 :
ca coute rien de promettre plein de choses dont personne ne doute que c'est inapplicable a un an d'une presidentielle!
a écrit le 20/01/2016 à 9:04 :
Si le salarié français doit subir les conditions de travail d'un chinois, alors les entreprises françaises on du soucis à se faire car elles auront elles aussi du travail de chinois (c'est déjà visible en Allemagne), et l'excellence française ne sera plus qu'un souvenir. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets... Il faut quand même se rappeler que c'est l'élévation du niveau social des salariés qui les a rendus plus performants. Doit-on laisser la médiocratie dominer notre économie ?

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