Attractivité : le dossier STX, symbole du mal français

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L'entreprise STX, dont l'État n'est plus l'actionnaire majoritaire depuis l'entrée dans le capital du finlandais New Aker Yards, a failli disparaitre en 2008.
L'entreprise STX, dont l'État n'est plus l'actionnaire majoritaire depuis l'entrée dans le capital du finlandais New Aker Yards, a failli disparaitre en 2008. (Crédits : Reuters/Stephane Mahe)
Le gouvernement a décidé de nationaliser temporairement STX France, en attendant de trouver un accord plus équilibré avec l'italien Fincantieri. Cette décision peut-elle nuire à l'attractivité de la France ?

Les gouvernements ont beau se succéder, la France est incorrigible. C'est du moins ce que doivent légitimement penser nos partenaires et concurrents commerciaux. Trois ans après l'épisode Yahoo-Dailymotion, l'exécutif s'immisce à nouveau dans un dossier industriel en bloquant la reprise du chantier STX France par l'italien Fincantieri.

Jeudi, le gouvernement a indiqué la nationalisation temporaire des chantiers navals STX France. Elle coûterait environ 80 millions d'euros à l'État, une somme prise en charge par l'Agence des Participations de l'État. Bruno le Maire, le ministre de l'Économie a indiqué l'État pourra "récupérer cette mise (...) dès que nous aurons trouvé une solution industrielle" avec l'Italie et le groupe Fincantieri, seul candidat à la reprise de STX France.

Pourtant, l'affaire semblait conclue. Le 3 janvier, le groupe de Trieste avait été choisi par le gouvernement de François Hollande pour reprendre STX France, la filiale française de STX, le groupe sud-coréen actuellement en grandes difficultés financières. Rappelons que l'Italien était le seul investisseur à se manifester...

Pour acquérir 66,6% du capital des chantiers de Saint-Nazaire, Fincantieri s'était engagé à débourser 79,5 millions d'euros. Cet accord a ensuite été renégocié pour que Fincantieri n'ait pas les pleins pouvoirs. L'Italien s'est contenté d'acquérir 48% des parts, sauf que, grâce aux 7% détenus par une fondation de Trieste, il avait le champ libre pour guider à sa guise l'entreprise.

Face à cette situation, et après une prise de conscience que l'on considérerait comme bien tardive si l'on était italien, le gouvernement français a voulu une nouvelle modifier cet accord pour partager le capital de STX France à parts égales. Fincantieri a refusé, obligeant Paris a sortir son portefeuille.

Des raisons légitimes, mais tardives

Pourquoi ce revirement ? Certes, STX France se porte bien, car le carnet de commandes est actuellement plein. Mais son activité est cyclique, très sensible aux aléas de la conjoncture mondiale. L'entreprise, dont l'État n'est plus l'actionnaire majoritaire depuis l'entrée dans le capital du finlandais New Aker Yards, a failli disparaitre en 2008.

Dans ce contexte, l'État s'inquiète des conséquences sociales en cas d'une prochaine chute de l'activité.

Les relations étroites entre Fincantieri et la Chine inquiètent également. En février, l'Italien a signé un accord dont le montant s'élève à un contrat de 1,5 milliard de dollars pour la construction en Chine de deux navires de croisière pour le marché local, avec son partenaire China State Shipbuilding Corporation. Un transfert de savoir-faire est redouté par Paris

Enfin, les chantiers de Saint-Nazaire sont le seul site capable de construire de grandes coques pour des navires militaires. Un enjeu de souveraineté stratégique existe donc bel et bien.

La France is back, ou pas

Toutes ces raisons sont légitimes. Il est simplement regrettable qu'elles n'aient pas été évoquées avant la signature du contrat avec Fincantieri. Avec ce revirement, la France trouble son image auprès des investisseurs étrangers et en l'occurrence avec des investisseurs italiens. Dans la Péninsule, la colère est vive.

La décision du gouvernement français " est grave et incompréhensible. Nous considérons grave et incompréhensible la décision du gouvernement français de ne pas donner suite à des accords déjà conclus ", affirment dans un communiqué conjoint le ministre de l'Économie et des Finances Pier Carlo Padoan et celui du Développement économique Carlo Calenda.

Certes, Emmanuel Macron a appelé le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni pour " dissiper toute mauvaise interprétation " de la décision française et souligner son souhait " d'un accord qui fasse une large place " au groupe italien Fincantieri, a indiqué l'Élysée.

" C'est évidemment une décision transitoire pendant laquelle les discussions continuent pour trouver un accord, et notre souhait est évidemment que cet accord fasse une large place à Fincantieri ", a fait valoir l'Élysée, assurant que " M. Gentiloni était très apaisé" à l'issue de sa conversation avec le président français.

On saura très vite s'il a eu raison d'être apaisé.

La France coutumière du fait ?

Ce n'est pas la première fois que la France agit ainsi ces dernières années. En 2012, le gouvernement avait exigé et obtenu des compensations pour les salariés du groupe ArcelorMittal, après que la direction du  groupe sidérurgique ArcelorMittal ait annoncé son intention de fermer la filière chaude de son site de Florange.

En 2014, Arnaud Montebourg alors ministre de l'Économie s'était largement immiscé dans le dossier Alstom, tentant de faire racheter la branche énergie de l'industriel français par l'allemand Siemens, au détriment de l'américain GE. Toujours en 2014, le gouvernement, par la voie de son ministre de l'Économie, s'était opposé à la reprise de Dailymotion, le site de vidéos en ligne, par l'américain Yahoo.

Un an plus tard, son successeur à Bercy, Emmanuel Macron avait repoussé les offensives du chinois PCCW sur cette même proie.

Ne nous leurrons pas, cette attitude n'est pas l'apanage de la France. Tous ses rivaux défendent avec ardeur leurs intérêts économiques quand ils sont stratégiques. Lorsqu'en 2014 le gouvernement a publié des décrets pour protéger les secteurs stratégiques, il n'a fait que combler un retard de la France par rapport à bien de ses concurrents, Allemagne et États-Unis en tête. Le seul problème, c'est que cette volonté de protéger STX France intervient alors même qu'Emmanuel Macron tente de donner une autre image de la France auprès des investisseurs internationaux. "La France is back", martèle le président de la République dès qu'il en a l'occasion auprès de ses interlocuteurs étrangers. Back to the past ? Peut-être.

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a écrit le 30/07/2017 à 22:45 :
OUI ,la FRANCE EST DE RETOUR . On n'allait quand même pas laisser ce fleuron a nos amis les ritals . On est européen ,mais on n'est pas des naïfs et on n'est plus des faibles . Fincantierri n'attendait que ça pour dépecer son plus coriace concurrent ,et s'approprier son savoir faire mondialement reconnu . L'Allemagne l'a déjà fait ,et on se tape des pseudos experts à la solde de l'Italie qui font la moue . La France doit mettre le renouveau de son industrie au premier plan et ce n'est que le debut les pauvres minables du french bashing ,ils feraient mieux de faire du rosbif bashing quand on voit le désastre ,mais la chut !
a écrit le 30/07/2017 à 10:54 :
Une certaine presse se pleinds du protectionnisme économique de notre pays , mais nous avons tellement de sans emploi, qu'il me semple importante de régir , ensuite nous ne voulons plus du dementellement de nos groupe industriel sur les marcher internationnaux ( comme Alstom ) ... STX est encore une entreprise qui fonctionne correctement.....
a écrit le 29/07/2017 à 16:00 :
Une nationalisation très temporaire à 80 millions pour se donner une bonne image et éviter quelques remous sociaux, c'est pas cher payé. Largement compensé à coté d'une possible privatisation des aéroports de Paris qui rapporterai quelques milliards....
Réponse de le 02/08/2017 à 10:29 :
Le coût économique est faible comparé au bénéfice politique interne, certes. Mais le coût diplomatique risque d'être élevé, car les Italiens sont très remontés - c'est la troisième "gifle" de la part de Macron en quelques semaine (après les migrants et la Lybie). Et si Fincantieri se désiste, les chantiers de Saint Nazaire risquent de rester sans repreneur.
a écrit le 29/07/2017 à 14:24 :
Certaines sociétés travaillant (ou susceptible de le faire) dans le domaine militaire sont "stratégiques". Il est donc normale que l'État "garde la main" sur ces chantiers navals. Le problème du gouvernement est de trouver des fonds pour rester majoritaire. Il n'y a toujours pas de fonds de pension en France !
Par contre de nombreuses société n'ont aucune raison d'avoir une participation étatique dans leur capital, automobile par exemple.
Réponse de le 29/07/2017 à 16:55 :
@CRT: si c'est stratégique, il ne fallait pas signer d'accord avec les Italiens. Cet amateurisme des dirigeants français aura des répercussions majeures pour la France, car comment faire confiance à un pays qui n'honore pas ses engagements ! Les dirigeants fautifs devraient être traduits devant un tribunal populaire et au minimum avoir tous leurs biens confisqués au profit de l'État :-)
Réponse de le 30/07/2017 à 8:37 :
Il y a des chantiers navals aux Pays-Bas, Italie, GB, Allemagne,...tous privés.
Il ne viendrait à l'idée de personne dans ces pays de nationaliser une activité qui relevé de l’économie marchande et en rien du régalien.
Cette notion attrape-tout d’"intérêt stratégique" n'est qu'un prétexte pour justifier un interventionnisme Étatique brouillon qui n'a donné que des catastrophes (AREVA, DEXIA, AIR-FRANCE,...)
a écrit le 29/07/2017 à 14:21 :
Qu'est ce que la difference entre un gouvernement nationaliste, un gouvernement socialiste, ou un melange des deux?
a écrit le 29/07/2017 à 11:54 :
Il y a 3 ou 4 ans l'état est entré au capital de psa à hauteur de 14% pour limiter les ambitions de l'actionnaire chinois qui visait les 30% !!!! .
Actuellement il y a la famille Peugeot avec 14%, l'état 14% et donfeng ( chinois ) 14% et le reste en bourse ......et la famille envisage aujourd'hui de racheter la part de l'état ce qui permettrait à l'état de réaliser une plus value .......Cette opération permet de conserver notre patrimoine industriel ....tout comme l'opération stx .
a écrit le 29/07/2017 à 10:18 :
Ca y est le gouvernement bashing a commencé ... !!
a écrit le 29/07/2017 à 9:49 :
STX...les carnets de commandes sont plein !! le comble et cela ne Marche pas a l image de la politique en Marche
a écrit le 28/07/2017 à 19:58 :
Ce qu'il faut retenir de cet article:

"...Un enjeu de souveraineté stratégique existe donc bel et bien."
"...cette attitude n'est pas l'apanage de la France. Tous ses rivaux défendent avec ardeur leurs intérêts économiques quand ils sont stratégiques.. Allemagne et États-Unis en tête."

Oui, la France is back !!! la France is back parmi les pays qui ont décidé de ne plus se faire mettre par cette globalisation mortifère !!!!!
Réponse de le 29/07/2017 à 9:19 :
C'est un constat sans appel de la médiocrité intellectuelle de nos élites de tous bords qui ont préféré s'occuper de leurs intérêts personnels au détriment de la France.....Voilà où nous en sommes aujourd'hui !
a écrit le 28/07/2017 à 16:56 :
Comme nos industriels ont fait plus d'emplettes en Italie que l'inverse j'ai hate voir al réaction de nos amis et voisins. Au lieu de bomber le torse pour une annonce éminemment politique, dans un contexte de droit du travail, il aurait mieux valu négocier avec l'Etat italien partenaire de Fincianteri dans la discrétion mais avec un accord solide qui n'aurait pas de retour de manivelle.
a écrit le 28/07/2017 à 15:43 :
pourquoi n'avons nous qu'un repreneur ,? partout où l'etat est present nous avons des problèmes
exemple de Renault Nissan ou l'etat Français a modifie les regles de vote des actionnaires !!!!!!!!!!Quel mauvais exemple pour des investisseurs etrangers
surtout pour Un PRESIDENT qui ne semble plus etre Europeen que quand cela l'arrange
a écrit le 28/07/2017 à 14:45 :
Et si la France était condamnée par Bruxelles pour entrave à la concurrence entre pays européen ??que dirait notre président, lui qui ne jure que par ou pour l l Europe ???
Réponse de le 28/07/2017 à 20:00 :
Les intérêts stratégiques ne sont pas condamnables !!!
Réponse de le 29/07/2017 à 21:47 :
@UPR: vendre les intérêts stratégiques du pays à une puissance étrangère, cela s'appelle de la haute trahison :-)
a écrit le 28/07/2017 à 14:44 :
Donc les Américains font du protectionisme à gogo depuis des décennies, les Chinois idem, les Suisses aussi, même les Allemands viennent de faire paraître un décret visant à garder la main sur des entreprises stratégiques, mais si la France a le malheur de faire la même chose c'est de l'horrible colbertisme, de l'interventionisme décourageant pour les investisseurs internationaux, une ruine de notre image et bla bla bla.

Mais de qui se moque-t-on à la fin ?! Sommes nous condamnés à être éternellement les dindons de la farce ?
Réponse de le 30/07/2017 à 8:44 :
"Donc les Américains font du protectionnisme à gogo depuis des décennies"
Ah bon? exemple SVP d'une boite nationalisée aux US ou en Suisse?
Au moins c'est clair pour vous cette opération (STX) c'est du protectionnisme
Réponse de le 02/08/2017 à 0:24 :
keizer, allez essayer de racheter un chantier naval américain produisant une partie de leurs navires militaires, et vous verrez comment se présente le protectionnisme US, sortez de votre monde de bisounours!
a écrit le 28/07/2017 à 14:26 :
Cet article est empreint d'une telle naïveté que cela en deviendrait presque touchant.
a écrit le 28/07/2017 à 13:54 :
Quand on voit ce qu'il s'est passé pour Alsthom, dépouillée par GE, et Arcelor par Mittal on préfère cette solution.
Réponse de le 28/07/2017 à 21:43 :
Tous des experts ici ;)
Réponse de le 30/07/2017 à 8:46 :
Mais n'importe quoi Alstom ne s'est jamais aussi bien porté (voir cours de bourse)
a écrit le 28/07/2017 à 13:53 :
Une fois de plus, le gouvernement revient sur un contrat signé. Est-ce que cela ne nuit pas à la crédibilité de la France ? J'espère et je pense que les Italiens vont totalement se retirer et que les autres seront frileux de signer avec la France. En conséquence, cette nationalisation est faite pour durer et les employés de STX devraient demander le statut de fonctionnaires :-)
Réponse de le 28/07/2017 à 14:28 :
Seul l'état fort peut sauver nos entreprises fragiles.S'il faut nationaliser,alors pas de dogme,allons y.En plus ce n'est pas cher(80 millions parait il).Au pire on peut toujours augmenter la tva d'un point(indolore) si d'autres difficultés apparaissaient.Quand le secteur privé est mal géré,alors seul le secteur public peut le sauver.C'est malheureusement très souvent le cas.
Réponse de le 28/07/2017 à 14:54 :
Mais bien sur, l'attractivité ne va en rien souffrir puisqu'il est prévu de trouver un partenaire etranger.
Quant aux Italien, leur colere est à la mesure de leur hypocrisie : ils voulaient racheter les Chantiers de l'Atlantique pour l'annihiler quand nous aurons tous oublié. Ils n'ont pas de probleme à nous fair du tort, eux !
Réponse de le 28/07/2017 à 16:11 :
@Steph: la question n'est pas de savoir qui fait du tort à qui, car on ne signe pas un accord sans être d'accord. Une fois l'accord signé, on doit tenir ses engagements; et c'est là que le problème se situe. Signer et ne pas tenir ses engagements relève de la malhonnêteté et fait perdre toute crédibilité. Si nous avons des gouvernements successifs qui opte pour ce genre d'action (reniement de la signature de la France), nous allons vers de déconvenues graves, car qui pourra faire confiance à un pays qui n'honore pas ses contrats ? Retournes-tu chez un marchand qui t'as grugé ? Moi non :-)
Réponse de le 28/07/2017 à 18:38 :
@élu ps: 1) une entreprise, c'est fait pour gagner de l'argent, et les entreprises privées qui sont mal gérées disparaissent naturellement...contrairement aux entreprises publiques qui sont soutenues par l'argent du contribuable. 2) Les augmentations de taxes et impôts sont indolores pour les plus de 50% qui ne paient rien, pour les autres, la chanson est bien différente. Mais le sujet n'est pas là: il s'agit en effet de la crédibilité d'un pays qui signe des accords/contrats et qui ne les respecte pas :-)
Réponse de le 28/07/2017 à 21:02 :
@éluPS Mais bien sûr, allons-y, nationalisons tout à gogo ! C'est bien connu, partout où l'état fourre son nez (SNCF, Air France, EDF, Areva) tout marche à merveille ! On se croirait en Grèce dans les années 80 à vous entendre !
a écrit le 28/07/2017 à 13:37 :
Bonne décision du gouvernement. Nous venons de quitter le monde des bisounours et nous entrons dans un monde de violences et de guerres: pénurie de gaz , pénurie de pétrole ,réchauffement climatique, acidification des océans, sécheresses catastrophiques, montée du niveau des mers. Face à ces menaces la fabrication des paquebots de croisière est secondaire, il n'y a plus de marché d'entreprises en concurrence. Peut-être que les Italiens pourraient partager ces objectifs si on parlait un peu d'Europe de la Défense. La solution viendrait très vite, mais est-ce réaliste?
Réponse de le 28/07/2017 à 21:42 :
In Vino Veritas , rever ca ne coute rien ;)
a écrit le 28/07/2017 à 13:35 :
STX n est pas performant economiquement sinon ne serait pas dans cette situation. Cette entreprise n est pas non plus le seul fabriquant de navires militaires et ces dettes sont enormes. La preuve est qu'il n y a eu qu un seul candidat à la réprise des parts des coreens. Si Fincantieri ferme la porte c'est la faillite car avec toute la bonne volonté l'Etat n est pas un bon gerant et n a pas la vocation à le devenir. Une fois le carnet des commandes epuisées qui va payer les 6000 salaires ?
a écrit le 28/07/2017 à 13:25 :
Les serviteurs du dogme néolibéral sont en émoi, une nationalisation ? La peur gagne dans le milieu des laquais alors que la grande majorité des citoyens français trouve cela parfaitement justifié.

"Tout est bruit pour celui qui a peur" Sophocle
Réponse de le 31/07/2017 à 10:33 :
3ème trollage de suite sur ce commentaire de votre part, que je signale bien entendu une troisième fois.

PLutôt que de venir faire pitoyablement le guignol et mettre votre amour propre à la poubelle vous devriez plutôt nous expliquer pour ce sujet a autant d'intérêt pour vous et en quoi mon commentaire vous gène tant, merci.

"Tu veux te décupler ? Tu veux te centupler ? Cherches des zéros." Nietzsche

Ne me dites pas quand même que c'est seulement pour donner raison à Nietzsche hein, aucun humain ne peut se rabaisser comme vous le faites sans une bonne raison.
a écrit le 28/07/2017 à 12:52 :
quand je lis cet article j'y vois un des aux français: La soumission à la mondialisation. est-on obligé de se laisser marcher dessus? cela fait des années que nous subissons ces prises de participations ou le rachat par des groupes étrangers de nos industries avec le résultat que l'on connait: La suppression d’emploi et la perte de savoir faire. Il est temps que cela cesse et pour ça, merci au président Macron.
a écrit le 28/07/2017 à 12:47 :
On comprend mieux pourquoi personne ne veut venir en France, les entreprises préfèrent d'autres pays plus sûr et moins confiscatoires. Il y en a même comme BMW qui vont fabriquer les voitures en Angleterre.
Réponse de le 30/07/2017 à 22:56 :
toto ne dit que des bêtises , .....!
a écrit le 28/07/2017 à 12:29 :
l etat a raison de defendre l emploies et le savoir faire Français,? un partage a 50: /50 ET EQUITATABLE? SI TOUT SE PASSEZ COMME CELA AUX NIVEAUX EUROPEENS SE SERAIS UN SIGNE QUE LUNION EUROPEENE FONCTIONNE RELLEMENT???
Réponse de le 28/07/2017 à 14:28 :
Pourquoi un coréen peut avoir 66 % et cela ne pose pas de problème, alors lorsqu'un européen veut la même chose, cela pose problème?
a écrit le 28/07/2017 à 12:11 :
"Le mal français" c'est que les Français n'ont pas le goût du risque et que toute la "puissance" financière part dans le bâtiment, certes important, mais au détriment de la création de valeurs économiques marchandes.
Les bas de laine s'investissent trop dans l'immobilier...qui ne craint que les tremblements de terre!
a écrit le 28/07/2017 à 12:03 :
Nos énarques et autres polytechniciens ont déjà détruit des sociétés prestigieuses comme la CGE (Alcatel) complètement démantelée, Thomson ( Technicolor) idem, Arcelor qui après avoir reçu des milliards des contribuables pour renflouer l'entreprise, passe sous contrôle indien et la liste est loin d'être exhaustive. Maintenant nos stratèges de politiciens veulent s'occuper des chantiers de l'atlantique , espérons que les résultats seront plus probants.
Réponse de le 28/07/2017 à 12:28 :
Ce qui a détruit CGE et autres, ce sont les privatisations décidées pour des raisons purement idéologiques par les gouvernements de droite qui, dans leur précipitation, on laissé ces entreprises à n'importe qui.
Réponse de le 28/07/2017 à 12:30 :
Je vous rejoins dans vos arguments et malheureusement il n'y a pas de vision à moyen long terme en France et encore moins de stratégies...
Tous est fait à la va vite et l'ancien gouvernement s'est planté manifestement...
Fincantieri est une société de construction navale italienne dont le siège est situé à Trieste. Elle appartient à la société Fintecna, contrôlée par le ministère italien de l'économie, héritière du groupe industriel public tentaculaire IRI.
Or que constate t on aujourd'hui ? que cette société est gérer par l'état italien et qu'elle est bénéficiaire avec beaucoup d'efficience et de stratégies.
Réponse de le 28/07/2017 à 12:52 :
Ce qui à détruit Alcatel n'est ni les énarque ni les privatisations de la droite, c'est la fusion raté avec lucent....

Le problème de beaucoup d'anciennes sociétés publiques c'est que l'Etat n'est pas toujours un actionnaire efficace, changeant sont point de vu au gré des changements de couleurs politiques ou des politiques publiques (EDF), voir qui n'a aucun cap pour la société en question.

C'est aussi oublié que beaucoup de d'entreprise anciennement publique reste des poids lourd de leurs secteurs (orange, DCNS, Thalès, Alcatel (malgré son rachat leader dans les cables sous marin, etc...
Réponse de le 28/07/2017 à 13:52 :
Croyez-vous sérieusement que des dirigeants comme Jean-Marie Messier
qui à détruit la Général des eaux (Vivendi) , Harberer avec le crédit Lyonnais
n'ont aucune responsabilités ? Pour CGE ou Thomson, c'est la même chose
des choix stratégiques surréalistes.
a écrit le 28/07/2017 à 11:59 :
"les chantiers de Saint-Nazaire sont le seul site capable de construire de grandes coques pour des navires militaires", cette spécificité à elle seule est suffisante pour ne pas laisser STX à une société privée. Alors une société privée étrangère, n'en parlons pas.
a écrit le 28/07/2017 à 11:58 :
Il ne serait guere etonnant que les italiens echaudes, renoncent definitivement.
Ce ne sera que la suite logique de cette arnaque.
La France se decredibilise encore une fois.

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