Audioprothésiste : un métier "de rentier" aux pratiques "opaques" (UFC)

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Le marché des solutions auditives a plus que doublé depuis l'an 2000, avec 598 000 prothèses vendues en 2014 pour un chiffre d'affaires atteignant les 927 millions d'euros
Le marché des solutions auditives a plus que doublé depuis l'an 2000, avec 598 000 prothèses vendues en 2014 pour un chiffre d'affaires atteignant les 927 millions d'euros (Crédits : © Heinz-Peter Bader / Reuters)
L'UFC-Que Choisir étrille les professionnels du secteur des prothèses auditives, en pleine expansion, alors q'une personne malentendante sur quatre seulement est appareillée aujourd'hui, selon l'association. Marges à 78%, salaires exorbitants, cadeaux et avantages divers...

Il n'y a qu'à consulter la page Facebook des étudiants en audioprothèse de Paris pour voir qu'elle n'a rien -une fois n'est pas coutume- d'un cahier de doléances. Et pour cause, entre deux publications vantant la dernière innovation technologique en matière d'appareillage auditif ou les bienfaits d'une université d'été programmée au domaine de Valpré, en région Rhône-Alpes, les offres d'emploi y sont légion.

Le marché des solutions auditives a su rester, même en période de crise, particulièrement florissant. Avec un taux de croissance annuelle de 6 % depuis 2006 (selon une étude de l'institut d'analyse Xerfi publiée en juin 2014), il poursuit sa formidable expansion, dont on peut s'attendre à ce qu'elle s'accroisse encore dans les années à venir, compte tenu de l'évolution de notre environnement sonore et du vieillissement de la population.

Selon l'UFC-Que Choisir, qui a publié lundi 28 septembre une étude détaillée pour interpeller les pouvoirs publics sur la "scandaleuse rente des audioprothésistes", le marché des solutions auditives a plus que doublé depuis l'an 2000, avec 598.000 prothèses vendues en 2014 pour un chiffre d'affaires atteignant les 927 millions d'euros. Pour autant, seul un quart des 6 millions de personnes concernées par une déficience auditive (soit 1,5 million de personnes) serait équipé d'appareils, indique l'étude.

Plus de 2.000 euros de reste à charge

Bien que des réticences d'ordre psychologique entrent en ligne de compte, le motif de ce paradoxe est avant tout financier selon l'association. Avec un prix moyen de 1.550 euros par oreille (80% des malentendants équipant les deux), la dépense totale pour un appareillage auditif complet s'élèverait à 3.100 euros. Etant donné que l'Assurance-maladie ne prend en charge que 120 euros par appareil -les complémentaires remboursent jusqu'à 330 euros- les patients conservent à leur charge une dépense de totale de 2.200 euros (1.100 euros par oreille).

La facture enfle également du fait du système de forfait pratiqué par les prothésistes, qui n'est plus obligatoire depuis l'adoption de la loi Macron du 6 août 2015. Jusqu'alors, lorsqu'un appareillage était prescrit par l'ORL, il était prévu que le prix des appareils (choisis et adaptés par l'audioprothésiste) comprenne également le suivi et les réglages afférents, durant toute la durée de vie de l'appareil (5 ans environ).

Cela "revient à payer d'avance une prestation qui ne sera parfois pas utilisée", dans les cas où l'audioprothésiste part en retraite, où le patient décède ou cesse simplement de porter ses appareils, critique l'UFC-Que Choisir.

Mais si ces "prestations indissociables" sont désormais séparées du prix de l'appareil, l'Assurance maladie n'a toujours pas adapté son système de prise en charge. "Pour accéder au remboursement, il faut toujours acheter en bloc" déplore Matthieu Escot, responsable des études à l'UFC-Que Choisir.

     | Opinion 70 ans après sa création, où va la sécu ?

 Prothésistes, fabricants, ORL, quels rapports ?

Les "obscurs liens d'argent" entre les audioprothésistes et les médecins ORL d'une part, et les fabricants d'autre part, posent également problème à l'UFC-Que Choisir. L'association de consommateurs réclame ainsi une plus grande transparence. L'ORL étant (dans 30% des cas selon l'étude) celui qui prescrit l'appareillage et oriente son patient vers un prothésiste, leurs relations sont scrutées à la loupe. Des pratiques similaires à celles observées entre médecins et laboratoires -notamment des cadeaux et avantages en nature octroyés lors des congrès professionnels- sont régulièrement dénoncées par les associations de malentendants, comme Surdi 13. Pour son président Jacques Schlosser, interrogé par 66 Millions d'impatients :

"Si Audika ou Amplifon (les deux leaders du marché français ndlr) financent un ORL pour aller à un grand congrès international, c'est bien avec l'espoir qu'en retour l'ORL enverra certains de ses patients vers ces enseignes. Pour le président de l'association Surdi13, chaque malentendant qui s'équipe d'appareils dans ces enseignes paie ainsi un impôt caché aux ORL. Ces pratiques ne devraient plus avoir cours aujourd'hui."

Mêmes accusations du côté de l'UFC-Que Choisir. Les fabricants de prothèses, qui peuvent devenir propriétaires des enseignes d'audioprothésistes, comme lors du rachat d'Audika par le Danois William Demant en février dernier, ne sont pas en reste : "La contrepartie est claire : mettre en avant leurs produits" plutôt que d'autres marques.

Ce phénomène d'intégration verticale, qui se fait en contrepartie d'une augmentation des ventes de produits de l'entreprise propriétaire ou créancière, se réalise aujourd'hui dans la plus parfaite opacité.

Quant aux prix des prothèses, ils dissuaderaient selon l'UFC un tiers des malentendants (soit 2,1 millions) -parmi lesquels de nombreux retraités- de s'équiper, et ce malgré leur besoin. Contrairement à l'association 60 Millions de Consommateurs qui plaidait dans une étude de novembre 2014 pour une revalorisation des remboursements de l'Assurance-maladie, l'UFC-Que Choisir pointe du doigt les audioprothésistes, qui détiennent le monopole sur la vente et l'adaptation des appareils.

Une "pénurie savamment entretenue" ?

Ces professionnels ne seraient pas suffisamment nombreux pour répondre aux besoins de la population, expliquent les auteurs de l'étude, qui préconisent de faire passer leur nombre de 3.100 aujourd'hui à 7.150, afin de permettre de lisser et les salaires et les prix. L'UFC-Que Choisir demande donc aux ministères de la Santé et de l'Education un relèvement du numerus clausus introduit à la rentrée 2015 (seuls 199 nouveaux professionnels seront formés cette année).

Le président de l'Unsaf, le syndicat national des audioprothésistes, Luis Godinho, a vivement réagi dès lundi, dans un communiqué, où il dénonce "un rapport biaisé au détriment des patients". Il y explique notamment que les chiffres avancés par l'UFC-Que Choisir concernant une prétendue pénurie se situent dans la norme européenne :

 "Le nombre d'audioprothésistes en France est suffisant pour un bon service aux patients. La France dispose de 3.100 audioprothésistes pour 65 millions de personnes. L'Allemagne en a 4.850 pour 81 millions d'allemands. Serait-il utile de disposer de 7.150 audioprothésistes, soit 47% de plus qu'en Allemagne pour une population inférieure de 16 millions de personnes ?"

Notons toutefois que les estimations de l'UFC et de l'Unsaf se fondent sur une étude EuroTrak France 2015 "conçue et exécutée par Anovum (Zurich) sous l'égide de l'Association Européenne des Fabricants d'Aides Auditives (EHIMA)".

Des marges supérieures à celles de l'optique

Pour l'UFC-Que Choisir il faut également se pencher sur la question des marges. les appareils sont revendus "4,5 fois leur prix d'achat", (311 euros pour un seul appareil en sortie d'usine, indique-t-elle) soit une marge brute moyenne de 78%. Une fois les divers frais et salaires déduits, la marge nette se situe entre 15 et 18% (si la prestation est délivrée entièrement avec suivi pendant cinq ans). Soit un niveau supérieur à celui, "déjà rentable du secteur de l'optique", précise l'association.

     | Opinion Mettre fin à la fraude chez les opticiens

Grâce à la "pénurie" de professionnels, les salaires sont en début de carrière deux à trois fois plus élevés que ceux des autres professions de santé à niveau d'études comparables (Bac+3), dénonce l'étude, ce dont l'Unsaf se défend.

 A bon entendeur...

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Commentaires
a écrit le 30/09/2015 à 18:15 :
Depuis les années 80, avec la mise sur le marché des baladeurs et des chaîne Hi-fi super puissantes, notamment dans les voitures et les boîtes de nuit, tous les scientifiques alertaient que les générations de la fin du XXe siècle seraient sourdent à l'âge de 40 ans... On y arrive!
Il était évident que le marché des prothèses auditives allait donc exploser et rien n'a été fait par les pouvoirs publiques pour enrayer cette catastrophe.
Devant l'acharnement de ces mêmes pouvoirs contre les opticiens, ceux-ci se tournent vers ce qui sera leur planche de salut pour continuer à faire des supers profits et avec eux des profiteurs.
Qui faut-il donc blâmer?
Réponse de le 07/06/2016 à 20:33 :
Les études épidémiologiques montrent une stabilité de la prévalence de la perte d'audition chez les 40-60 ans. Une explosion du nombre de malentendants dans cette catégorie relève de la légende urbaine. Il existe deux explications possibles a cette stabilité, bien que le phénomène ne soit pas encore totalement compris:
1- les capacités de protection de notre oreille interne ont été sous estimés. L'oreille interne ne serait pas aussi sensible que prévue au sons forts.
2- le déclin auditif lié à une utilisation des baladeurs est largement compensé par la généralisation de l'utilisation des protections auditives dans le monde professionel.

Cependatn le marché de l'audioprothèse augmente en raison de l'arrivée des papyboomers à l'âge auquel la plupart des gens se font appareiller c'est à dire 70 ans. une augmentation des patients ayant la quarantaine n'est pas retrouvée en pratique. Pour faire face à cette demande accrue, le nombre d'audioprothesiste formé à doubler en 3 ans. On est loin du numerus clausus sclérosé que nous décrit l'article.
En espérant vous avoir éclairé sur la question.
a écrit le 30/09/2015 à 11:01 :
Le plus grave dans ce processus de soin, c’est que le remplacement des prothèses doit s’effectuer tous les 5 ans. Et bien sûr, le patient n’est pas en mesure de juger si cela est nécessaire.
Autre problème, on doit passer par un ORL avant d’aller chez un audioprothésiste, ensuite il n’y a pas de suivi par l’ORL y compris lors du besoin de renouvellement. Si l’audioprothésiste n’est pas performant ou pas honnête, il n’y a personne pour le constater.
Lorsque j’ai eu mes prothèses, j’ai trouvé cela extraordinaire puis ma satisfaction a baissé. Est-ce que mon cerveau s’est habitué (probablement mais cela n’explique pas tout) ou à force de modifier les réglages le résultat s’est dégradé. Et au bout des 5 ans on me dira qu’il faut changer les prothèses et débourser plus de 3000€.
Au cout des prothèses, il faut ajouter le remplacement des piles, tous les 5 jours pour mes prothèses, plus les produits d’entretien.
Comme le suivi est inclus dans le prix d’achat, il n’est pas possible de changer d’audioprothésiste sauf lors du renouvellement, à condition de passer par un ORL ce que je conseille
Réponse de le 07/06/2016 à 20:51 :
L'évaluation de la vétusté de vos aides auditives peut être effectuée par une chaine de mesure. Il s'agit d'un équipement de mesure couteux que l'audioporthésiste doit posséder dans son centre.

L'obtention d'un équipement audioprothétique nécessite une ordonance de l'ORL. Cette précaution sépare le prescripteur et le fournisseurs de l'aide auditive. Il s'agit d'un mécanisme visant limiter les abus qui découlerait d'une association prescripteur-vendeur. Le même fonctionnement existe pour une grande partie des biens medicaux ( medicaments, verres optiques,...)

Si vous souhaitez effectuer une visite de contrôle à la suite de votre appareillage, rien ne vous empêche de consulter un médecin ORL.

la non dissociation de la vente de l'équipement et du service apres vente est une obligation légale. Dissocier la vente de l'équipement du service n'aboutirait pas forcément à une baisse des couts. Par contre, elle entraine une augmentation de l'inégalité de soins, les patients les plus difficiles à appareiller payeront des services beaucoup plus chers.
a écrit le 30/09/2015 à 2:50 :
Laissons les grandes surfaces vendre ces petits appareils qui n'ont rien à voir avec la médecine
Réponse de le 30/09/2015 à 11:33 :
exat, beaucoup d abus, seul les riches peuvent se les paye, les yeux et le oreilles sont un probleme de sante public , le gouvernement devrais intervenir sur ses gros problemes de sante, ,,??
Réponse de le 07/06/2016 à 21:01 :
Les grandes surfaces ont déja essayées d'en vendre sans succès jusqu'à maintenant leurs succursales ayant toute fait faillite.
N'oublions pas qu'un appareillage qui n'est pas adapté par un professionnel qualifié est aussi utile qu'une voiture sans moteur.

Le renoncement de l'appareillage en raison du prix est une difficulté spécifique au marché français. Elle s'explique par plusieurs facteurs:
- un manque de remboursement de la part de la sécurité social et des complémentaires. Les remboursements sont plus faibles que pour le dentaire ou l'optique
- facteurs culturels. Les français ne veulent pas payer pour leur santé, estimat qu'ils ont déja cotisés pour cela.
Le prix des aides auditives pratiqués en France est inférieur à la moyenne européenné. La prothèse auditive est l'un des rares dispositif médicaux dont le prix baisse chaque année.
Je rappelle également que les patients bénéficiant de la CMU ont une prise en charge totale de leurs appareils.
a écrit le 29/09/2015 à 19:35 :
Bonjour Renaud,
c'est sympa des fois de se renseigner un peu avant, ou alors dtes nous qui sont vos amis audio car à mon avis si ils n'ont pas de contraintes au niveau des mutuelles et pas de reglementation (devis normalisées ect...) je ne sais pas où ils travaillent.
Pour les prix que vous annoncez ils sont bien sur infondés, des prix d'achats pareils n'existent plus depuis longtemps.
a écrit le 29/09/2015 à 19:22 :
le pb de l'ufc, c'est que quand les gens gagnent de l'argent ils ralent, font tt pour faire voter des lois qui amenent un secteur au tas................ oui et c'est aussi les premiers a se plaindre que les secteurs qui n'ont plus de marge ' n'investissent pas assez' ( raffinage, telecom, etc.........)
alors s'ils veulent gagner un peu en credibilite ils devraient poser les bons pbs au lieu de gesticuler en permanence
concernant les malades, on a bien compris qu'il y a toute une frange de la population francais e qui n'a pas cotise qui ne peut pas se payer ca et voudrait se le voir offrir pdt que d'autres payent plein pot apres avoir cotise de tous les cotes et s'etre fait explique qu'ils n'ont droit a rien, bon ca c'est du classique
a écrit le 29/09/2015 à 17:29 :
J'ai 2 amis en audio : ils me disent tous deux qu'ils sont les opticiens d'il y a quelques années : pas encore de réglementation, pas de contrainte du côté des mutuelles qui pousseraient les prix vers le bas, et pas/peu de concurrence. Ils sont plutôt à 3500€/mois. Pour des appareils effectivement achetés 200-300€ et vendus 2000€.
a écrit le 29/09/2015 à 17:12 :
Le syndrome auditif qui touche beaucoup de français est la presbyacousie
Elle affecte progressivement la perception des hautes fréquences.
Pour corriger, il suffit d'un amplificateur, amplifiant les fréquences perdues.
Il est tout a fait possible a l'aide d'une application smartphone, d'un casque audio adapté de mesurer un audiogramme, et de programmer un petit amplificateur digital grâce au résultat de l'audiogramme.
Notre business plan était prêt. Prix de revient de l'aide auditive ( prix de fabrication) commence à 100€ en faible volumes et on peut envisager de descendre vers 20€. On estime les prix de revient des aides auditives de grande marque entre 50 et 100€. On visait un prix de vente grand public de 300€. Qu'est-ce qui empêche cela ? La règlementation. Il est interdit d'amplifié de plus de 20db ( sauf si on passe par un audio prothétiste, et il est interdit d "adapter" l'appareil a un audiogramme. Seul l'audio prothésiste y est autorisé. Ajouter un numérus clausus et vous avez tout compris.. Une nouvelle rente. Pour information, notre Business Model existe dans d'autre pays.

Et la solution de notre ministre de la santé ? la blague des tarifs sociaux !!! Liberez la rente et les prix baisseront drastiquement !!!!
Réponse de le 09/10/2015 à 20:10 :
Bonjour M Cayote
Quelle est votre produit? Pouvez-vous me transmettre votre adresse mail. Car je suis dans cette problématique de me prendre un appareil audio. C'est vrai que je me pose également des questions, au vus des prix pratiqués. IL est possible d'acheter un système comme le votre sans passer par la sécurité sociale. En toutes connaissance de cause, et de manière responsable. Sans passer par les législations qui nous étrangle. Lorsqu'une personne désire acheter une bouteille de wisky ont ne lui fait pas de problème et pourtant c'est dangereux pour sa santé? Il en est de même pour les personnes qui désirent s'équiper d'un système tel que le votre il ne fait pas d'infraction à la loi dans la mesure où il achète le produit de manière éclairer et responsable. Merci de répondre à mon courrier. Bien à vous
Réponse de le 04/04/2016 à 11:40 :
idem qu elle est votre produit ?
Réponse de le 07/06/2016 à 21:10 :
Ce produit est distribué en France. Son adoption reste marginal car les résultats sont médiocre en raison d'une absence de suivi correcte. Il s'agit d'assistant d'écoute et non d'aides auditves.
En plus d'une amplification limitée à 20 dB, ce produit bénéficie d'un antilarsen de mauvais facture. Cela aboutit à un sifflement récurent de l'appareil ce qui réduit drastiquement son confort d'écoute.
Je ne vais pas faire la liste des défauts techniques de ces systèmes. Ils n'ont pas le même prix que les aides auditives, ils ont pas les mêmes résultats non plus. Vous pouvez toujours les essayer si vous voulez vous faire une idée.
a écrit le 29/09/2015 à 16:14 :
Dites moi, une petite chose que je n'ai pas comprise ! J'ai lu tout à l'heure sur un autre journal qu'une prothèse auditive coutait 331 euros à fabriquer.... donc en gros 2 prothèses ... coûtent plus cheres à fabriquer que 3 i[tel]phone 6 (prix estimé à 201 euros) ???? Y'a pas un "léger" problème, là ?
Réponse de le 30/09/2015 à 11:43 :
Tout le monde se gave, audioprothésistes mais aussi fabricants d appareil
a écrit le 29/09/2015 à 16:11 :
Le prix "sortie d'usine" oscille entre 120 et 150 euros. Pour les proposer 330, il faut déjà engraisser un intermédiaire.
a écrit le 29/09/2015 à 15:58 :
Le probleme en France c'est que la "gratuité" des soins profitent surtout aux professions médicales et para-médicales qui s'en mettent plein les poches parce que leur patients ne paient rien chez leur médecin généraliste.
Une fois que leur médecin leur diagnostic un probleme de santé, le patient se voit obliger de faire appel aux autres professionnels de santé et là encore une partie ou la totalité est à nouveau payé par la Sécu ou leur mutuelles.

Conséquence : les professionnels de ce milieu chiffrent facilement parce que les gens se sentent dans l'obligation de se soigner et/ou seront remboursés de leur frais médicaux.

Là, avec les prothèses auditives, les gens sont mal remboursés mais ils se sentent dans l'obligation de se soigner. Du coup les audio-prothésistes en profitent en appliquant des tarifs salés, de belles marges sur le dos des patients et de la sécu qui paie qu'en meme 120 euros par oreilles !
a écrit le 29/09/2015 à 14:36 :
audio prothésistes, pharmaciens, notaires, taxis ..., société sclérosée et comment un pays très riche s'appauvrit lentement.
Réponse de le 29/09/2015 à 19:24 :
vous avez une vision tres 19eme siecle de votre pays
tous ces gens ont paye un droit ( a l'etat) pour pouvoir exercer, maintenant on leur coince le kiki, et de plus en plus font... faillite
le pb, il est au niveau de l'etat!
Réponse de le 30/09/2015 à 9:32 :
@Churchill j'aimerai bien que vous m'expliquiez quels droits ont payés les notaires taxi etc. à l'Etat? gerardc27 a raison de dénoncer ces corporatismes archaïques qui perdurent et qui sont en quelques sortes des rentes de situations. C'est plus facile pour certains de taper sur les bénéficiaires du RSA que d'admettre ces abus!
Réponse de le 30/09/2015 à 12:05 :
Votre conception de l'appauvrissement d'un pays mériterait au minimum une publication.Je vous invite à la développer le plus rapidement possible car il semblerait que vous avez la réponse que tout le monde cherche.Je pense qu'il faudra rajouter à votre liste,les fonctionnaires,les politiques,les 35 heures,,les planqués,les tires au flanc,la grande distribution...ect.A propos quel est votre job?
a écrit le 29/09/2015 à 14:33 :
Alors ce micro matériel auditif coûte aussi cher qu'une très performante chaine HI-Fi...
Quant au 311 euros sorti usine, j'ai un grand doute, à comparer avec un smartphone ou un ordinateur au de gamme.
Réponse de le 07/06/2016 à 21:14 :
le prix de la partie électronique que vous évoquez représente qu'une partir minime du coût de l'aide auditive. La majeur partie des couts est liée au devellopement des algorithmes de traitement du signal. Sans ces algorithmes, une aide auditive pourrait être vendue aux alentours de 300-400 euros.

Ces couts de devellopement sont extremement lourd ce qui a entrainé au fil des années à une concentration des fabricants. Aujourd'hui, ils osnt plus que 6. Est ce qu'il profite d'une situation oligopolistique pour faire monter les prix, c'est possible.

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