Budget, commerce extérieur, production industrielle : les chiffres du jour

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Selon Bercy, le déficit budgétaire de l'Etat atteignait 66,4 milliards d'euros fin mai, contre 65,7 milliards d'euros un an plus tôt.
Selon Bercy, le déficit budgétaire de l'Etat atteignait 66,4 milliards d'euros fin mai, contre 65,7 milliards d'euros un an plus tôt. (Crédits : © XXSTRINGERXX xxxxx / Reuters)
Ce vendredi, plusieurs statistiques ont été publiées. Elles témoignent de la fragilité de la reprise actuelle.

Selon l'Insee, le PIB progresserait de 1,6% cette année. C'est bien mieux qu'en 2016, année au cours de laquelle l'activité a augmenté de seulement 1,1%. Cette performance doit être relativisée puisqu'une baisse du pouvoir d'achat des ménages et une érosion du taux de marge des entreprises sont anticipées.

Les statistiques publiées ce vendredi témoignent de la fragilité de la reprise actuelle. Commençons par la bonne nouvelle. Selon l'Insee, la production industrielle a progressé de 1,9% en mai en France, après un repli de 0,6% en avril. La production manufacturière a également rebondi de 2%, après une baisse de 1,3% en avril, a précisé l'institut statistique dans un communiqué.

Le secteur automobile est dynamique

"Cette inversion de tendance est tirée par les matériels de transports (+7,4%), en particulier l'automobile (+9,6%)", indique l'Insee. Les difficultés de GM&S seraient donc une exception dans cette filière ?

Ce n'est pas le seul secteur à tirer son épingle du jeu. "La plupart des industries ont aussi enregistré une hausse de leur production en mai, comme l'agroalimentaire (+1,1%), le textile (+3,8%), la chimie (+2,6%) ou la métallurgie (+1,1%)", poursuit  l'Institut. En revanche, l'industrie pharmaceutique affiche un repli de 1,1% et la production de machines et d'équipements a de nouveau diminué, de 1,5%.

Sur le trimestre mars-avril-mai, la production industrielle ressort en hausse de 1,9% par rapport à la même période en 2016, et celle de l'industrie manufacturière progresse de 2,6%. "Les perspectives sont bien orientées", indiquent les économistes de Barclays qui visent une hausse du PIB tricolore de 1,7% cette année et de 1,9% en 2018.

Le commerce extérieur toujours en difficulté

Si le made in France augmente, il a toujours du mal à se vendre hors de nos frontières. enregistré par les Douanes, la baisse du déficit commercial de la France ne s'explique que par la vente du paquebot de croisière Meraviglia et au niveau élevé d'exportations d'avions. De fait, le déficit a baissé de 700 millions d'euros par rapport à avril, pour s'établir à 4,9 milliards d'euros. En janvier, le déficit commercial avait atteint 8,1 milliards d'euros, un niveau record. Sur douze mois, le déficit cumulé a atteint 58,7 milliards d'euros, contre 48,1 milliards pour la même période en 2016...

Les dépenses budgétaires augmentent

Alors que le nouveau gouvernement entend réduire la dépense publique en 2018, celle-ci continue d'augmenter actuellement. Selon Bercy, elles se sont élevées à 167,6 milliards d'euros fin mai, contre 165,3 milliards au 31 mai 2016. Résultat, le déficit budgétaire de l'Etat atteignait 66,4 milliards d'euros fin mai, contre 65,7 milliards d'euros un an plus tôt.

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Commentaires
a écrit le 07/07/2017 à 12:19 :
c'est sûr que la reprise est fragile. avec des tas de boulets autour : "free riders" européens, US et UK sur la défensive, les BRICS qui sont une catastrophe, la décadence de Japon ou Corée Sud, etc...
a écrit le 07/07/2017 à 11:54 :
C'est l'économie mondiale qui est moribonde, à trop concentrer les capitaux et outils de production dans quelques mains qui en plus échappent à la redistribution fiscale via les paradis fiscaux, les gens ne peuvent plus rien faire, ni créer d'entreprise étant donné que les banques ne se prêtent qu'entres riches ni consommer étant donné que l'esclavagisme néolibéral imposée par les politiciens achetés par les fortunes de ce monde ne fait que restreindre notre pouvoir d'achat.

L'échec cuisant de la ridicule et obscurantiste "politique de l'offre". Vous pouvez produire beaucoup et pas cher si les gens n'ont pas d'argent ils n'achèteront pas.
Réponse de le 07/07/2017 à 13:08 :
Affirmatif !! mais puisque l'INSEE et Lenglet vous disent, c'est du sur a 100/100%!!!!!!

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