Commerce extérieur : les mois se suivent et se ressemblent

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C'est assez rare pour être ssouligné, le secteur aéronautique a pesé sur le commerce extrieur tricolore en novembre
C'est assez rare pour être ssouligné, le secteur aéronautique a pesé sur le commerce extrieur tricolore en novembre (Crédits : © Pascal Rossignol / Reuters)
En novembre, le déficit commercial s'est élevé à 4,6 milliards d'euros. C'est 300 millions de moins qu'en octobre. Les gains de compétitivité procurés par la chute des cours du brut et l'appréciation de l'euro face au dollar sont toujours sans effets notables.

Bonne nouvelle ! En novembre, les exportations ont progressé plus vite que les importations. Quand les unes ont augmenté de 3%, les autres, ont progressé de 2%. C'est assez rare pour être souligné. Toutefois, toute euphorie doit être maîtrisée.

En effet, en dépit de cette « performance », le déficit commercial s'est réduit de 300 millions d'euros par rapport au mois d'octobre, selon les Douanes. Mais il s'élève tout de même à 4,6 milliards d'euros, l'aéronautique et la chimie ayant « décroché ». « Sauveurs » réguliers du commerce extérieur tricolore, ces deux secteurs ont vu leurs entreprises procéder à d'importants achats à l'étranger, ce qui réduit l'excédent commercial affiché par le secteur.

Le commerce extérieur pèse sur la croissance

Sur les douze derniers mois cumulés, le déficit commercial a atteint 45,6 milliards d'euros, bien loin des 58,4 milliards d'euros affichés en 2014. Il faut bien que les effets positifs de la chute des cours du brut se signalent quelque part.

Car il faut bien admettre que les gains de compétitivité de la baisse du prix du baril procure, cumulée au repli de l'euro face au dollar, ont peu d'effet sur le commerce extérieur. Au cours du troisième trimestre, celui-ci a retiré 0,7 point de PIB à la croissance.

Heureusement que la consommation des ménages résiste et que l'investissement des entreprises retrouvent quelques couleurs. Sinon, les objectifs de croissance du gouvernement, pourtant modestes - 1,1% en 2015 et 1,5% en 2016 - seraient difficilement atteints.

Une fenêtre de tir actuellement favorable

Le problème, c'est que cette fenêtre de tir ne durera pas indéfiniment. Si le prix du brut remonte, si le dollar cède du terrain face à la monnaie unique, le déficit commercial pourrait à nouveau tutoyer les sommets atteints en 2011 et 2012, années au cours desquelles il s'est élevé à 74,5 - un record - et 67,5 milliards d'euros.

Il n'y a plus qu'à espérer que ces ceux phénomènes ne se déclenchent pas en même temps. On peut aussi espérer que le nombre d'entreprises exportatrices remonte enfin.

Depuis le début des années 2000, il oscille entre 100.000 et 130.000, à comparer aux 3 millions d'entreprises recensées en France. L'Italie, qui affichait un excédent commercial de 43 milliards d'euros en 2014 compte environ 200.000 entreprises exportatrices. L'Allemagne et ses 300.000 entreprises exportatrices a dégagé un excédent de 217 milliards d'euros en 2014.

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a écrit le 08/01/2016 à 18:00 :
Ma conclusion hâtive, le Président et son gouvernement a passé son temps à me mentir en 2015 sur l’alignement des planètes et son effet sur l’économie et le taux de chômage.


Fin janvier, nous allons avoir le taux de chômage final pour 2015 en additionnant les catégories A+B+C territoires outre mers compris. Et surement découvrir que notre « cher Président » nous a encore menti sur l'inversion de la courbe.
a écrit le 08/01/2016 à 15:19 :
Les entreprises françaises sont tellement bien en France qu'elles ne se donnent pas la peine d'aller exporter... On a le meilleur patronat du monde...Plein d'idées sur le chômage, et toujours prêts à critiquer le soi-disant système français, mais incapable de créer des représentations commerciales à l'extérieur, en particulier aux USA et dans les pays émergents : c'est peut-être qu'à l'étranger, les charges sont trop élevées ?
Réponse de le 09/01/2016 à 10:10 :
@ Renee Monti, Vous n'avez rien compris. Les entreprises Francaises ont bien plus que des representations commerciales exterieurs, Elles produisent a l'etranger et evitent un impot sur les benefice de 33.33%.
a écrit le 08/01/2016 à 14:55 :
On dirait que l'article a été rédigé par un enfant de 12ans : quelques d'incohérences (comme signalé pas jason13), mais surtout un style d'écriture pitoyable. Dommage! Monsieur Piliu, faite vous aider ...
Réponse de le 11/01/2016 à 10:00 :
C'est bien de donner des leçons au rédacteur mais il me semble que sur votre texte qui ne fait que 3 lignes vous avez mis un d de trop. On dit quelques incohérences et non quelques d'incohérences. Imaginez sur une réponse nécessitant plus de vocabulaire on en compteraient combien de fautes ! Alors un peu de recul ce serait parfait.
Réponse de le 12/01/2016 à 8:51 :
Pour compléter la première réponse la formule Monsieur Piliu, faites vous aider et une formule de langage parlé et non écrite. Il aurait fallu comme vous aimez donner des leçons écrire par exemple: demander la correction du texte ou bien demander de l'aide tout simplement à une personne compétente.

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