Commerce extérieur : malgré la baisse du coût du travail, les exportations reculent

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La France ne compte que 121.000 entreprises exportatrices selon les Douanes et l'Allemagne 310.000.
La France ne compte que 121.000 entreprises exportatrices selon les Douanes et l'Allemagne 310.000.
Pour quelques économistes et une partie du patronat, le niveau élevé du coût du travail en France a longtemps expliqué la perte de compétitivité du "made in France" sur les marchés étrangers. Depuis, bien que le coût du travail ait reculé, les exportations continuent de sombrer.

La solution était là, sous nos yeux ! Pour expliquer la perte de compétitivité-prix des produits français, certains économistes, bien relayés par une partie du patronat, Medef en tête, ont longtemps expliqué qu'elle trouvait son origine dans le niveau trop élevé du coût du travail. Un coût  qui a sans conteste augmenté rapidement au cours des années 2000, progressant bien plus vite qu'en Allemagne, le principal partenaire et concurrent de la France.

Selon les données d'Eurostat compilées par COE-Rexecode, le coût du travail horaire dans l'industrie et les services marchands s'élevait à 24,42 euros en France et à 26,34 euros en Allemagne en 2000. En 2004, il est passé à 28,67 euros en France et a reculé à 27,76 euros en Allemagne. Les efforts de modération salariale réclamés aux salariés allemands depuis le début 2003 commençaient à produire leurs effets, renforçant la compétitivité prix des produits allemands, produits qui bénéficiaient depuis longtemps d'une compétitivité hors-prix redoutable. Depuis, le coût du travail horaire en France a toujours dépassé celui observé en Allemagne. C'est toujours le cas, sauf dans l'industrie manufacturière. A la fin 2014, il s'élevait à 37,10 euros en France contre 38,43 euros  outre-Rhin !

Avec l'entrée en vigueur du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), la France a donc résolu en partie son désavantage concurrentiel avec son principal rival sur les marchés étrangers. Après l'Allemagne et sa stratégie de désinflation compétitive, c'est au tour de la France de mettre en place une politique permettant à ses entreprises de tailler des croupières à leurs voisines, notamment européennes et allemandes en particulier. La solidarité économique au sein de l'Union européenne est encore à construire...

Un avantage très récent

Certes, l'avantage pris par les entreprises françaises est très récent. Il faudra donc attendre quelques semestres, voire quelques années avant qu'elles regagnent les parts de marché perdus depuis 2000. Néanmoins, au regard des commentaires de certains économistes et du patronat sur le niveau du coût du travail en France, on aurait pu s'attendre à une petite augmentation des exportations tricolores, d'autant plus que le coût du travail s'est à nouveau réduit depuis le 1er janvier avec l'entrée en vigueur d'allégements de cotisations patronales et la passage de 4% à 6% du taux du CICE.

Et pourtant. Au premier trimestre, les exportations ont reculé de 0,9%, en dépit de l'avantage compétitif hors zone offert par la dépréciation de l'euro face au dollar et le repli des cours du brut. En 2014, les exportations ont certes augmenté de 2,4%. Mais cette progression est inférieure à celle du commerce mondial qui, selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a avancé de 2,8%. La France a donc encore perdu des parts de marché l'année dernière. Son déficit commercial s'est élevé à 53,8 milliards d'euros quand l'Allemagne affichait un excédent de 217 milliards d'euros, en hausse de 11%.

Pas une seule explication

Comment ? Le niveau jugé trop élevé du coût du travail ne serait donc pas la seule explication aux résultats catastrophiques du commerce extérieur français, en déficit chronique depuis 2003 ? Il n'expliquerait pourquoi la part de marché de l'Allemagne dans le commerce mondial s'est stabilisée aux alentours de 10% quand celle de la France n'a cessé de reculer pour passer sous les 3% !

Sans nul doute, les déboires du commerce extérieur français trouvent en partie leur explication dans le niveau du coût du travail mais ce n'est pas la seule cause. Ils trouvent en effet leurs origines dans un ensemble de facteurs. La structure du tissu productif et exportateur doit être évoquée. La France ne compte que 121.000 entreprises exportatrices selon les Douanes et l'Allemagne 310.000.

Sachant que la France compte 3,6 millions d'entreprises, ce sont donc seulement 4% d'entre elles qui ont exporté l'année dernière. Sur ce nombre, une sur deux exporte régulièrement... En Allemagne, 80% des entreprises exportatrices sont des PME, des ETI et des grands groupes. En France, 95% des exportateurs sont des microentreprises et des PME.

La taille moyenne des entreprises est également un élément à prendre en compte. Si le nombre d'entreprises est à peu près égal - un peu moins de 3,6 millions en France, un peu plus en Allemagne - 94,3% des entreprises tricolores ont moins de 10 salariés, contre 80,3% en Allemagne. Cette différence est visible quelque soit la taille des entreprises, comme en témoigne les données compilées par Natixis.

Taille des entreprises

La France, un nain industriel

La puissance allemande repose également sur la structure de son appareil exportateur. En 2014, la valeur des exportations allemandes s'est élevée à 1.133,6 milliards d'euros, dont 60% ont pris la direction de l'Union européenne. C'est également le cas des exportations françaises. Mais la valeur de celles-ci s'est élevée à 437 milliards d'euros seulement l'année dernière. Autre symbole de la puissance industrielle allemande, notre voisin est l'un des rares pays industrialisés à avoir réussi à augmenter la part de la valeur ajoutée de son industrie par rapport au PIB. Selon la Banque mondiale, elle s'élevait à 30,7% en 2013, contre 30% en 2001. Elle atteignait 22,9% en 2001 en France et 19,8% en 2013. Les errements de la stratégie industrielle de la France - le ministère de l'Industrie a un temps été supprimé lors du quinquennat précédent - laisse notamment des traces.

Repenser le soutien public à l'export

Le soutien public à l'export doit-il être repensé ? Sans nul doute. En attendant que Business France, produit de la fusion entre Ubifrance et l'Agence française des investissements internationaux (AFII) monte en puissance, l'efficacité des dispositifs publics est largement sujette à caution. Publiée en 2013, un sondage réalisé par l'IFOP pour les opérateurs spécialisés du commerce international (OSCI) est particulièrement éclairant. Seuls 39% des dirigeants d'entreprises considéraient alors le système comme efficace, un tiers seulement le jugeait clair, compréhensible et adapté au contexte économique actuel. Ils étaient 42% à le juger mal articulé entre opérateurs publics et privés. Résultat, 78% des chefs d'entreprise se chargaient eux même de la commercialisation de leurs produits à l'exportation. " La construction d'un système français qui a mobilisé des moyens publics importants par tous les gouvernements successifs n'a pas répondu à l'attente des entreprises ", notait alors l'OSCI qui constatait le paradoxe suivant: plus l'entreprise a de l'ancienneté à l'export et plus sa taille augmente, plus elle recourt à des prestations d'appui. " Ce sont donc les entreprises les plus expérimentées et les plus performantes à l'export qui font le plus appel aux dispositifs de soutien, par opposition aux primo-exportateurs et exportateurs irréguliers ", observait l'OSCI. La situation s'est-elle améliorée depuis ? Personne n'a la réponse.

Dans ce contexte, quelles sont les solutions pour que le commerce extérieur se redresse ? Un jour - mais quand ? - les réformes, les dispositifs et les programmes régulièrement annoncés et lancés par le gouvernement produiront probablement leurs effets. Citons le Grand emprunt, le crédit impôt-recherche, le CICE, les pôles de la compétitivité, la création de Bpifrance et de Business France, la Nouvelle France industrielle dont Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie lancera la seconde phase lundi à Nantes... La liste est longue. En attendant, réduire le coût du travail reste la seule solution...

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Commentaires
a écrit le 20/05/2015 à 11:34 :
mettez un sac de 30kg sur le dos de Lemaitre et demandez lui de gagner le 100m en compet internationale !!!!
pas étonnant, on les les handicaps les plus lourds de la planète : impôts et charges, lourdeurs administratives, code du travail et ses 11 000 articles, une honte, pire que la corée du nord !!!
il y a la moitié de la france qui est "en angleterre", dans le dynamisme, la prise de risque, l'adaptation...et l'autre moitié "dana la russie d'avant Gorbatchev" à dépenser, taxer, imposer, recruter... en se gavant d'argent public pris sur le dos de l'autre moitié qui créé la richesse... cherchez l'erreur !!
a écrit le 20/05/2015 à 5:20 :
Et la qualité et le suivi des gammes et des produits ???
a écrit le 20/05/2015 à 5:01 :
La France n'a jamais réussie a dégager d’excédent commercial durable depuis au moins 1945.
La France (le Francais) est culturellement un pays agricole et sédentaire, peu tourné vers le grand large (mauvaise maîtrise des langues étrangères, pas de tradition d’émigration contrairement a l'Allemagne, L'Italie, et GB) et marchande (mépris pour le commerce et de l'Industrie/ survalorisation de l'administration).
L'industrialisation a débutée plus tard (second empire),qu'ailleurs en Europe et est restée somme toute superficielle. Encore aujourd'hui des régions entières sont déconnectées des échanges internationaux.
http://ec.europa.eu/eurostat/web/regions
Réponse de le 20/05/2015 à 9:57 :
@keizer : c'est affligeant de connaître aussi mal son pays !!! C'est une photo des années 1700 ( et encore !!!) que vous proposez là !!! Il faut travailler un peu...
Réponse de le 20/05/2015 à 11:30 :
ah bon ? air liquide, total, renault, citroen, vivendi, orange, les banques...etc... ne travaillent que sur la creuse et la corréze ???

je suis d'accord que les pme ont du mal à sortir du territoire, que la culture enseignée à l'école n'est pas le dynamisme et l'audace, et pour cause ...et que les grands groupes ne travaillentpas assez avec les pme en complémentarité à l'étranger, une énorme différence avec l'allemagne...
Réponse de le 20/05/2015 à 13:19 :
Pourtant j'ai rien inventé :

"La France en Chiffres"
Olivier WIEVIORKA (prof Normal Sup)

http://www.amazon.fr/La-France-en-chiffres-Collectif/dp/2262027412
Réponse de le 20/05/2015 à 18:12 :
Interessant. Je ne peux qu'approuver concernant les pietres capacités en langues des français, qui de ce que j'en vois représentent un gros frein a l'export !
a écrit le 19/05/2015 à 23:39 :
12 ans de déclin de la compétitivité, depuis les 35h et la hausse brutale du cout du travail, dont les Allemands se réjouissaient dans la presse, donc de chute des marges, donc de chute de l'investissement faute de marge, aggravant un peu plus encore la baisse de compétitivité 5fois plus de robots en Allemagne qu'en France. Des entreprises Françaises qui préfèrent plafonner à 49 salariés, et limiter leur croissance pour ne pas dépasser cet effectif : au 50ème c'est 70 obligations et règlements et charges en plus. Or les entreprises les plus exportatrices en Allemagne sont les grosses P.M.E dont La France ne veut pas, par ces mesures dissuasives
Réponse de le 20/05/2015 à 5:27 :
Vous avez raison ; ces effets de seuil stupides sont dévastateurs et anti-économiques que ce soit pour l'export comme pour le marché intérieur !!!. Bercy à tout à revoir. Les décisions et règlementations de ce ministère bastion sont aberrantes et d'un autre siècle (plus du XIX siècle que du XXIème....). A quand le changement ???
Réponse de le 20/05/2015 à 8:32 :
@pierre 62 ;Les 35 h n'ont rien à voir dans l'affaire et n'ont représentées aucun surcout pour les entreprises .Leur cout a été integralement compensé par des allegements de charges sociales pris en charges par le budget de l'état .Ces allegements ne devaient durer que 5 ans et Chirac les a pérennisés .De plus ,la France est classée seconde au niveau mondial en ce qui concerne la productivité horaire ,le recul de nos exportations n'est donc pas lié au taux horaire mais à nos produits mal placés .Il ne faut pas propager de fausses idées .
Réponse de le 20/05/2015 à 9:54 :
Vous avez raison, mais.... Il n'y a pas de recul des exportations !!! L'article comme souvent à une teinture politique et peu de travail et d'information de fond !!! Le recul est en valeur relative, mais il n'échappe a personne, sauf aux journalistes, que depuis 20 ans il y a de nouveaux acteurs sur le marché mondial !!! En valeur absolue, Fr. est toujours le n.6 ou n.5 mondial (UK est n.10 ou 11). Quant au "recul" du 1er trimestre 2015, c'est purement conjoncturel et du au creux des livraisons aéronautiques en début d'année après de tres fortes livraisons en décembre 2014... Quand même, ce n'est pas difficile d'aller sur le site des Douanes !!!!
Réponse de le 20/05/2015 à 15:35 :
"Quant au "recul" du 1er trimestre 2015, c'est purement conjoncturel et du au creux des livraisons aéronautiques en début d'année après de tres fortes livraisons en décembre 2014.."
Mais précisément vous mettez le doigt sur un problème qui est l’extrême dépendance de notre commerce extérieur a l’aéronautique.
A part l’aéronautique et les vins & spiritueux il n'y a pas grand chose.
a écrit le 19/05/2015 à 21:52 :
Encore un journaliste qui s’interroge, mais qui croit toujours que la solution viendra exclusivement de l’Etat :
« Un jour - mais quand ? - les réformes, les dispositifs et les programmes régulièrement annoncés et lancés par le gouvernement produiront probablement leurs effets »
Evidemment il ne sait pas que l’élément principal est la pertinence du Plan Produits de l’entreprise…. !
a écrit le 19/05/2015 à 21:36 :
Chiffres du 1er trimestre 2015 (douanes) :
Les importations progressent mais la facture énergétique plombe à nouveau le solde commercial en mars.
Exportations:
Janvier: - 2,4%
Février: + 1,5 %, 37,3 Md d'euros, tirées par le rebond des livraisons de matériels de transport (aéronautique, spatial) et des ventes de la chimie.
Mars: + 0,9 %, 37,6 Md
Importations:
Janvier: 40,53 Md d'euros.
Février: 40,90 Md.
Mars: + 3,1 %, 42,17 Md. Les achats d’hydrocarbures naturels ont alourdi la facture d’un milliard d’euros.
............
Les exportations aéronautiques souffrent à la fois d’une baisse des livraisons définitives d’Airbus et d’une réduction de moitié du montant des envois d’avions en cours de finalisation en Allemagne.
De plus, aucune vente de satellite n’est intervenue en mars, alors que le montant des contrats de février atteignait 300 millions d’euros.
À l'inverse, les ventes de l’industrie automobile ont été dynamiques. Après l’Allemagne et le Royaume-Uni, la hausse des livraisons d’automobiles s’est étendue aux autres grands partenaires de l'UE : Belgique, Italie et Espagne. Hors UE, une poussée des ventes, pour de moindres montants, a été observée aux États-Unis, au Kazakhstan et au Japon.
En ce qui concerne les ventes de produits pharmaceutiques, elles « s’avèrent très fermes », soulignent les Douanes. Sous l’effet d’un rebond des exportations et d’une diminution des importations, ce secteur est le seul qui voit « son solde commercial s’améliorer sensiblement ». Les ventes ont progressé à nouveau hors UE, notamment à destination des États-Unis, de la Chine et de Singapour.
...........
Le déficit cumulé des 12 derniers mois (de mars 2014 à mars 2015) atteint - 51,2 milliards d'euros.
En 2014, le déficit commercial de la France s'est établi à - 53,8 milliards d'euros.
La contraction du déficit de 2,6 Mds d'euros sur les 3 premiers mois.
a écrit le 19/05/2015 à 21:20 :
S'agissant du coùt du travail en France, on en revient toujours au seul COUT HORAIRE du travail pour établir des comparaisons avec nos voisins Allemands.
Si, en effet, les coùts horaires sont comparables entre les deux pays, on oublie toujours que la DUREE ANNUELLE DU TEMPS DE TRAVAIL du salarié français est très inférieure à celle de son homologue allemand. Et cela fait toute la différence. Pour conserver des marges de rentabilité suffisantes, l'industriel français ne peut pas rivaliser avec les produits d'Outre-Rhin qui, à qualité égale, seront presque toujours moins chers que les siens.
Réponse de le 19/05/2015 à 21:43 :
@FERRES JP
Vraiment n'importe quoi!
Les organismes européens et internationaux tiennent compte automatiquement du nombre de jours travaillés dans leurs comparaisons, qui sont soit mensuelles, soit annuelles. (hors productivité ou cout horaire).
Réponse de le 20/05/2015 à 11:39 :
@ferres JP : exact, si on parle de coût horaire, on ne parle pas de la masse salariale, c'est un autre paramètre, tout comme il faut aussi intégrer le coût de la non flexibilité (recours tribinaux, le business des syndicats, charges RH..) et encore moins de la lourdeur administrative, le coût du code du travail, des tonnes de régles que produit l'usine fantome...

en fait nos administratifs et politiques (même milieu de zombies) veulent faire des employés privés des fonctionnaires de l'entreprise.... le drame de ce pays
Réponse de le 20/05/2015 à 12:46 :
@FERRES JP
Effectivement, si on regarde la durée annuelle du temps de travail, la France serait plutôt en fin de peloton
Mais il est difficile d’en tirer des véritables conclusions car il y a des nombreuses études qui évaluent ce temps de travail de manière différente. Du coup elles ne disent pas toutes la meme chose

Coe-Rexecode a évalué en 2013, la durée effective annuelle de travail des salariés à temps complet : 1 536 heures en France pour l'ensemble des salariés contre 1 580 heures en Allemagne et en Belgique. Elle ne prend en compte que les travailleurs à temps plein alors que le temps partiel est massivement utilisé chez certains de nos voisins
Sinon une différence de 44h sur une année peut-elle expliqué la différence de compétitivité ?

Une autre étude de l’OCDE indique qu’en 2013 le temps de travail annuel en France est de 1478h. Cette étude concernent les travailleurs à temps plein mais également à temps partiel et incluent heures supplémentaires (payées et non payées), congés payés ou encore jours de grève, situent aussi la France en queue de peloton en Europe.
Mais la France n’est pas le pays où l'on travaille le moins dans l'année car on trouve notamment, plus bas dans le classement… l'Allemagne là encore (1 387 heures), les Pays-Bas (1 380 heures) ou encore la Norvège (1 407 heures).

Et on oublie dans ces études l’impact du temps de travail des fonctionnaires ou de certaines entreprises dites publiques. Il faudrait des études ne prenant en compte que les entreprises privées.

On critique beaucoup les 35h. Mais 15 ans après leur application, les effets néfastes auraient du etre absorbés par les gains de productivité et les diverses mesures correctives qui ont assouplies les 35h. On oublie aussi que lorsque les 35h ont été mises en oeuvre que certaines entreprise allemandes etaient à la semaine de 4 jours, dont WV, qu’entre 1984 et 1990 les allemands ont signés de nombreux accords prévoyant un passage de 40 à 38 ou 35 heures hebdomadaires, avec des réductions du temps de travail négociées au cas par cas.
La France n’a fait que suivre l’exemple de l’Allemagne
La grande différence avec la France est que cette réduction du temps de travail a été négociée entre les syndicats et les entreprises alors que chez nous elle a été imposée par la loi. Mais peut-on penser qu’en France il aurait été possible d’arriver au meme résultat par la négociation ?
On oublie aussi que les 35h ont aussi apportées des mesures de flexibilité comme l’annualisation du temps de travail. Si la loi a imposé les 35h, sa mise en place a été négociée dans les entreprises. Certaines entreprises ont pu ainsi définir des périodes creuses et des périodes pleines ou le temps de travail hebdomadaire variait en fonction de l’activité. Et les 35h ont apportés des exonérations de charges sociales
Et aussi on oublie que sous le gouvernement Juppé il y a avait un dispositif pour passer de la semaine de 5 a 4 jours.

La réduction du temps de travail n’était pas une aberration française mais un constat partagé par beaucoup. Et cette idée est toujours d’actualité. Elle va meme s’imposer quand on pense aux futurs gains de productivité que l’automatisation et la robotisation va apporter. Et l’impact sera beaucoup plus fort que dans le passé. Mais Il va falloir repenser le mode de financement des dépenses sociales. Celui ne pourra pas s’appuyer uniquement sur le travail.
Le taux de chomage et la mise en cause de l’action de l’état n’est qu’une vision politique permettant de critiquer le camp d’en face. On refuse de voir ou sont les vrais problèmes.
a écrit le 19/05/2015 à 21:00 :
Avant d'avoir quittè la France, j'avais une entreprise de construction de machines pour faire les sacs en plastique. J'exportait 90 % de ma production et faisait moi-meme la recherche d'agents à l'etranger. Un jour la SOFACE (compagnie française pour le credit à l'exportation) est venue pour me demarcher. On m`assurait sur toutes les ventes, meme celles realisee dans des pays ou il n' y avait aucun risque et on prelevait 7 % sur mes ventes. Voila une des raison non citee. J' ai dit non et suis parti en Amerique Latine.
Réponse de le 19/05/2015 à 21:28 :
Vous êtes donc devenu un entrepreneur en Argentine ? ou c'est au Mexique? en Bolivie ? ou peut-être même qu'à Cuba….
Réponse de le 20/05/2015 à 3:18 :
No au Nicargua tout simplement.
a écrit le 19/05/2015 à 18:50 :
La croissance de la France est en bonne voie, et l'excellente gestion de ce gouvernement prouve, s'il en était encore besoin, que sa politique est la bonne. Déjà nous allons bientôt rattraper l'Allemagne, et la France redevient moteur de l'Europe. Ajoutez à cela des baisses d'impôts exceptionnelles pour tous les français, le moral est au beau fixe.... Ce gouvernement a parfaitement résolu les problèmes laissés par la législature précédente.
Réponse de le 19/05/2015 à 20:57 :
Troll!
Réponse de le 19/05/2015 à 21:30 :
Ce qui me touche, parfois, c’est que je me demande pourquoi il n’y a que chez vous que l’on voit tantôt une critique acide, tantôt une connerie insensée vis-à-vis des propos d'un collègue…
Réponse de le 20/05/2015 à 11:48 :
vous avez raison sur un point, ce gouvernement ne fait pas d'erreur puisqu'il ne fait rien !!! après 3 ans de laxisme, uniquement la hausse des impôts qui ont massacré le pouvoir d'achat et la compétitivité des entreprises, la loi macron, un bon début mais critiquée par les marxistes, hollande fait un peu d'affichage mais a décrété roue libre jusqu'à la fin du quinquennat, pas de vagues !! la culture de tout énarque qui donne satisfaction aux syndicats au chaud...

donc peu importe l'accélération de la débâcle puisque on a toujours le record d'europe d'impôts et charges, ce qui prouve qu'il n'a rien à faire du peuple, il a seulement soif de pouvoir...il faudra qu'il soit jugé contre ce crime envers la société
a écrit le 19/05/2015 à 18:28 :
encore un article décliniste,probablement rédigé par un journaliste libéral.la réalité est toute autre.cela fait un mois qu'on nous rabache que les français ne foutent plus rien,que les ponts de mai sont un scandale.la vérité est que notre croissance s'accélère et que celle des pays dits vertueux style allemagne ralentit!notre modèle socialiste n'est peut etre pas si mauvais que cela!
Réponse de le 19/05/2015 à 19:06 :
le modéle socialo-marxiste qui finance le social par la dette tout en ayant un monde administratif et politique qui gaspille à tour de bras et ruine le pays est une catastrophe.

la cour des comptes signale la gabegie publique par dizaines de milliards, les responsables non seulement restent en place mais n'en tiennent pas compte.
si on traite ces gaspillages (environ 200 milliards de gains) de ce monde politico-administratif qui se gave d'argent public = l'argent pris au privé saigné, on repart avec 3% de croissance et 2 millions de chomeurs en moins.

la reprise en france est due uniquement à la baisse du pétrole et de l'euro, tout le monde le sait, et il ne peut pas y avoir de reprise temps que l'étau des impôts et charges dont on a le record, continuera à étouffer le ménages et les entreprises..ceux qui ont fait les réformes ont de bien meilleurs résultats, on est les derniers à végéter dans le laxisme et l'immobilisme suicidaire

donc tout va mal pour le citoyen, sauf, vous avez raison, tout va bien pour les politques bonimenteurs gavés d'argent public...mais plus que 2 ans !!!
Réponse de le 19/05/2015 à 19:54 :
On ne juge pas de l'état réel d'une économie sur la valeur du PIB.

Le nombre de défaillances d'entreprises, le taux de chômage réel ont beaucoup mais alors beaucoup plus de sens la croissance du PIB qui peut se faire via... de l'endettement (super le PIB augmente mais la charge de la dette aussi, génial!). Le PIB est depuis pas mal d'années déjà pointé du doigt comme n'étant pas fiable, a fortiori pris seul.

Une croissance à 1% sur une courte période ne veut rien dire, absolument et strictement rien.

Enfin cet article n'est pas pessimiste, il interroge sur cette étrangeté du fait que le coût horaire baisse comparé à l'Allemagne mais ne dope pourtant pas nos exportations. C'est une excellente question. D'ailleurs, sa valeur est bien plus profonde que les querelles politiciennes et la propagande.
Réponse de le 19/05/2015 à 20:04 :
socialo-marxisme, gabegie, vegeter, laxisme, immobilisme, bonimenteurs.
vous auriez pu prendre la peine de répondre par autre chose que des clichés. d'une part pour le respect des lecteurs, et d'autre part pour vous forcer au moins une fois a réfléchir.
a écrit le 19/05/2015 à 18:21 :
5 millions de chômeurs, + 15 000 par mois, 2000 milliards de dette, 5000 hors bilan, record d'europe d'impôts et charges qui plombent le pouvoir d'achat et la compétitivité, donc l'emploi,
record de dépenses publiques qui plus est, contreproductives puisque tous les résultats sont en baisse : illettrisme, baisse des niveaux scolaires...record mondial dans les lourdeurs administratives,
11 000 articles du code du travail, services publics et politiques désorganisés, redondants, mille feuille, une vraie usine fantome qui absorbe toute la richesse produite par le privé pour la transformer en dette, toutes les caisses sociales en déficit, déficit du commerce extérieur, et un exode massif de cadres, jeunes diplômés, start up...la france qui passe de la 5eme à la 6eme place en PIB, elle sera 9eme en 2020....

total laxisme, totale roue libre dans le monde politico-administratif, une débâcle économique sans précédents...qui peut s'en étonner ?, merci qui ?
Réponse de le 20/05/2015 à 8:38 :
@la plus grande debacle........!Arretez vous allez provoquer une syncope à élu PS ....
a écrit le 19/05/2015 à 18:19 :
le diagnostic est simple, les solutions tout autant :

la france a le record européen voire mondial d'impôts et taxes, donc destruction du pouvoir d'achat et de la compétitivité des entreprises,
dans ces conditions il n'y a aucune reprise économique possible, éventuellement à la marge quand d'autres seront en prospérité..

donc il faut baisser drastiquement les dépenses publiques

chance inouïe par rapport à ceux qui doivent faire de la vraie austérité : la france repose sur un gisement de gaspillages publics par dizaines de milliards !!cf rapports de la cour des comptes, ocde, pisa..environ 200 milliards (mille feuille, antiperformance de l'éducation nationale, nos élèves nous coutent 30% de plus que les autres pays avec résultats en déroute..) surmédication, mutuelles, financement des syndicats, ...

donc il suffit de faire ces réformes et gains de dépenses publiques sans toucher aux prestations sociales pour repartir à 3% de croissance et 2 millions de chômeurs en moins

la démonstration est claire, ceux qui ont réformé au bon moment caracolent en téte (allemagne, angleterre), ceux qui sont en train repartent bien (irlande, portugal, espagne..), et les derniers de la classe à n'avoir rien fait s'enfoncent...(france, gréce)

hollande prmet des réformes mais empêche de les faire (cf fiscalité de ayraud), il n'a rien fait pendant 3 ans, a eu peur de la mini loi macron, donc dit roue libre jusqu'en 2017, tant pis pour les sans dents... un crime contre la société..
a écrit le 19/05/2015 à 17:22 :
Quand notre "commerce extérieur" s'effectue vraiment a l'extérieur, on a pas de trace a l'intérieur! Sans frontières certaine notion sont a revoir!
a écrit le 19/05/2015 à 15:58 :
Et si la réponse se trouvait du côté du code du travail, notamment les seuils sociaux? Il n'y a pas que la question du coût, il y a aussi les considérations administratives et les normes. L'instabilité législative, qu'en est-il en Allemagne?

Le problème des chiffres, c'est qu'il est possible de leur faire dire ce que l'on veut, il suffit d'oublier un aspect, même en étant de bonne foi, pour que l'analyse soit faussée.

Il me semble bien avoir lu, il y a quelques années, une interview d'entrepreneur; il avait quitté la France à cause des seuils sociaux (notamment le passage de 49 à 50 salariés). Il admettait un coût légèrement supérieur en Allemagne, mais des conditions administratives et bancaires plus favorables malgré un droit du travail très protecteur aussi (il pointait aussi du doigt une différence significative dans ses relations avec les syndicats : ils sont bien plus réalistes outre-Rhin).

Si le système bancaire est plus favorable, si les seuils sociaux n'existent pas, si les syndicats sont plus réalistes, si les normes et les lois sont plus stables, c'est infiniment plus rassurant pour les entreprises que l'agitation perpétuelle que l'on peut observer en France, ne serait-ce qu'au travers des médias.

Les Allemands, sont-ils aussi amateurs de lois émotionnelles et de petites phrases que les politiciens français? Perdent-ils leur temps à commenter le livre d'un philosophe (sans l'avoir lu, semble-t-il, en plus)? Les syndicats sont-ils prêt à sacrifier une entreprise pour préserver leur idéologie ou participent-ils au sauvetage de l'entreprise en faisant preuve de pragmatisme?

Enfin, concernant l'export, il me semble bien que les entreprises allemandes n'hésitent pas à s'associer pour gagner à l'export. En France, j'ai déjà entendu des entrepreneurs faire remarquer l'absence de synergies dans les stratégies à l'export.
a écrit le 19/05/2015 à 15:55 :
Le prix n'est pas le seul facteur de compétitivité d'un produit . L'innovation et la qualité sont des facteurs tout aussi importants, sinon plus. Qui achètera un produit pas cher mais de mauvaise qualité, si son concurrent est un peu plus cher mais de bien meilleure qualité ?
Contrairement à d'autres pays, trop de dirigeants d'entreprises françaises ont privilégié le court terme, sans doute motivés par les bonus indexés sur les résultats immédiats. Il en a résulté une chute de la recherche et du développement, ainsi que des investissements. A long terme, c'est mortel. Mais avant que leur entreprise meure ces PDG seront déjà partis avec leur retraite chapeau et leur parachute doré : "après moi le déluge" semble être leur devise...
a écrit le 19/05/2015 à 14:51 :
Y aura-t-il un mouvement protestataire en 2017 contre les pipos qui fabriquent le chômage? Avec un directeur général d'assemblée des diplômés français?
a écrit le 19/05/2015 à 14:45 :
Pourquoi l’Etat ne relance-t-il pas l’export en positif alors qu’on parle croissance ? On joue à l’ETAT VEAU, la mENArchie, je fais ce que je veux et au diable les français ? Si la croissance est d’intérêt général pourquoi fait-on sous la moyenne sans remise en cause systémique ? Les dispositifs nationaux à l’export ne pourraient-ils pas être améliorés avec plus de fonctionnaires alors que nous faisons un commerce négatif. C’est des paroles de palais ? On est à village people économy à la croissance subventionnée ? L’Etat n’est pas au service de la société, il la vampirise. On fait des communications sur des plans jeunes la garantie jeunes 10 000 en 2014, mais 800 000 entrent dans la vie active… ne fait-on pas dans l’Etat destructeur de la vie humaine l’Etat KMERDE d’oppression politique et les disparitions citoyennes par radiations arbitraires ?
a écrit le 19/05/2015 à 14:31 :
cet article est quand même extra si l'on rapproche le titre et la conclusion:
Commerce extérieur : malgré la baisse du coût du travail, les exportations reculent donc on pourrait en déduire que la baisse du coût du travail n'est pas la solution eh bien non puisque la conclusion c'est: En attendant, réduire le coût du travail reste la seule solution... L'idéologie libérale a de beaux jour devant elle! Toujours plus pour le capital et moins pour le travail
a écrit le 19/05/2015 à 14:27 :
L'Etat n'est-il pas menteur contre performant, anti social et lent sur la relance du commerce export?
Ne détruit-il pas le travail des fonctionnaires export? La baisse de la monnaie fonctionnerait en Allemagne dès 2014 et pas en France? L’Etat fait-il dans la promotion des destructeurs de l’économie alors qu’on risques de bulles spéculatives avec le qe ? Aura-t-on un dégraissage massif et une saine croissance ? En Europe le parlement fait truquer les comptes de certains pays, des millions de chômeurs, on appelle cela démocratie ? a quand un peloton d’exécution pour la médiocrité de la croissance ?
a écrit le 19/05/2015 à 14:22 :
L'Etat n'est-il pas menteur contre performant, anti social et lent sur la relance du commerce export?
Ne détruit-il pas le travail des fonctionnaires export?
La baisse de la monnaie fonctionnerait en Allemagne dès 2014 et pas en France?
a écrit le 19/05/2015 à 14:21 :
Pour exporter encore faut-il avoir une production soutenant la comparaison avec la concurrence. Prix mais aussi qualité, robustesse, design emportant le choix de l'acheteur potentiel. Concurrence ce mot inconnu des "zélites" qui nous gouvernent puisqu'elles n'y sont pas soumises.
a écrit le 19/05/2015 à 13:58 :
Baisse de l'euro demandée a corps et a cris par Montbourg et Valls l'année dernière.
Hausse du coût des importations sans effets benefiques sur l'export: une dévaluation ca appauvri par rapport au reste du monde. surtout pour un pays qui n'a pas d'industrie
la France a dévaluée 13 fois avant la création de l'euro avec les résultats que l'on sait
a écrit le 19/05/2015 à 13:50 :
L'Etat pourrait truquer les comptes de l'export pour faire de bons chiffres, comme il truque le pib.
a écrit le 19/05/2015 à 13:43 :
Ne devrait-on demander à monsieur l’énargot de croissance sous la moyenne G7, pourquoi l’export se réduit, alors qu’on a baissé la monnaie et qu’il a augmenté en Allemagne dès 204, n’est-on pas LENT, bêtes, abêtis, démotivés, maltraités ? L’Etat n’agit-il pas contre la société française ?
a écrit le 19/05/2015 à 13:22 :
Les zélites et l'Etat relance l'export, c'est pour 2025?
a écrit le 19/05/2015 à 13:07 :
L’export se réduit en France, en 2014, il augmente de 200 à 217 milliards en Allemagne compte tenu de la baisse de l’euro, sommes-nous suicidaires ou bien Néron est-il de mèche avec Crassus ?
Ou bien il faut le FRANC?
Réponse de le 19/05/2015 à 13:22 :
Nous n avons plus d industrie la baisse de l'euro augmente juste le coût des importations
Le retour au franc avec un d'évaluation de 30 % serait du même type
a écrit le 19/05/2015 à 13:01 :
Les exportations reculent, avons-nous un problème de portage, d’embauche de fonctionnaires d’export, de politique d’offre bidon, de croissance inventée par l’administration, de valeurs douteuses qu’on veut exporter, ou bien un gouvernement caf d’incompétents traitres sociaux anti France ? L’Etat relance-t-il la croissance ou bien l’Etat ment et persécute la population pendant qu’on fait la fête dans les palais à fabriquer le chômage comme les pays au Sud de l’Europe en désindustrialisant ? Ne fait-on pas dans l’Etat traitre vampire social. Je m'enrichis au détriment des français...
a écrit le 19/05/2015 à 13:00 :
Voila le resultat de 30 ans de lourdeurs administratives ,usines a gaz du code du travail impossibilités de licencier sans y laisser un bras
Il faut etre un peu fou pour investir en France alors que les frontieres sont grande ouverte
Réponse de le 19/05/2015 à 15:43 :
.c est les industriels qui ont en partie scié la branche ou ils étaient assis .faire de la finance a été le livre de chevet de certains et les allemands eux ont développés au lieu de fermer .résultat du jour on a plus rien, chercher bien l erreur !
a écrit le 19/05/2015 à 12:17 :
A quoi ça sert de parler croissance, la dépense augmente et le périmètre du déficit est truqué.
a écrit le 19/05/2015 à 12:14 :
Baisser le coût du travail, oui!, mais celui de qui?
A force de passer les salaires au rouleau compresseur, on ne trouve plus de salariés très qualifiés expérimentés disponibles.
Quand on voit des techniciens dans des métiers ou il faut 5 ans minimum d'expérience partir bosser dans une mairie, on ne peut que se poser des questions.
Personnellement dans mon métier, les quelques contrats en intérim dans le bâtiment ou il n'y a pas besoin de savoir faire grand-chose me rapportaient le double d'en usine ou maintenir des lignes entièrement automatisées en production était un challenge continuellement renouvelé à 3000 euro l'heure de panne.
Faire comme la menuiserie industrielle du village d'à côté, 200 employés, aujourd'hui fermée, des techniciens presque au smic, la benne qui se remplit plus vite que les palettes des produits partis avec des défauts.
Vaux mieux se la couler douce chez hyper U!
a écrit le 19/05/2015 à 12:01 :
De moins en moins de TPE-PME sur le marché, donc potentiellement moins aussi à exporter. On aura peut être des succès sur le volet armement (rafale, etc... Mais si c'est comme pour les porte avions russes ça va être compliqué)...
Par ailleurs, je ne pense pas que, passer de 26.34 (en 2000) à 27.76 (en 2004) soit un recul, mais plutôt une progression (voir l'article). Si nos comptables comptent de cette manière, ça va être dur de tout comprendre !
a écrit le 19/05/2015 à 11:34 :
Certes, il y a le fait de ne pas parvenir à vendre à l'étranger!
Mais une des raisons importantes de la baisse de nos exportations est le fait que des entreprises françaises, qui produisaient en France, ont délocalisé leur production!
Résultat:
- on ne peut pas exporter ce qui est produit à l'étranger, mais on exporte depuis les pays étrangers où nous produisons, et on favorise la balance commerciale de ces pays-là;
- on doit importer pour nos besoins, ce qu'on produit nous-même à l'étranger!
Réponse de le 19/05/2015 à 13:01 :
EXAT??? LES FRANCAIS SONT TROP MATERIELISTE ? SEUL COMPTE ¨POUR EUX LA RENTABILITE IMEDIATE ? LE PROBLEME C EST QUE TOUT LE MONDE EN SUBIT LES CONSECANCES ET LES INCONVENIENT ???
Réponse de le 19/05/2015 à 20:09 :
verite. la prochaine fois que vous postez un commentaire sur internet, assurez vous d'avoir pris un Lexomil et d'avoir lu la netiquette avant.
a écrit le 19/05/2015 à 11:27 :
Qui a un instant pensé que le bénéfice du CICE allait aux entreprises exportatrices ?
Il n'y a que très peu d'entreprises de taille intermédiaire en France (moitié moins qu'en Allemagne) l'industrie s'est effondrée, l'investissement ne repart pas. Enfin qui dit + 0,6% de croissance en France tirée par la consommation presque uniquement, dit importations et non pas exportations. Donc nous continuerons longtemps à avoir une balance du commerce extérieure très déficitaire.
a écrit le 19/05/2015 à 11:09 :
Quelle est la part de ce "coût du travail" dans le prix final ? J'avais lu une fois 15%. Une différence de quelques % sur ces 15% ne fait pas une grosse différence. Les différences de compétitivité semblent plus à chercher dans les relations entre grands groupes et PME, ou dans la capacité des dirigeants à écouter autre chose que leur ego.
a écrit le 19/05/2015 à 10:59 :
Pas étonnant. La fiscalité et le social socialistes détruisent les entreprises. Plus de marges, plus d'investissements, plus de confiance, l'appareil productif se meurt alors que l'appareil improductif aimé de la gauche se régale. La France est en chute libre. Il faut attendre la rupture et la révolution libérale pour reconstruire dans quelques années. La transition provoquera pleurs et grincements de dents.
a écrit le 19/05/2015 à 10:59 :
"En France, 95% des exportations sont réalisées par des microentreprises et des PME" hum...cela se saurait! Et serait un réel facteur d'optimisme. N'est ce pas plutôt 5% des exportations par les micro et pme et 95% par les grandes entreprises francaises?
a écrit le 19/05/2015 à 10:47 :
Sans oublier les facteurs culturels. Beaucoup d'entrepreneurs ne pensent que dans un cadre franco-français et ne se tournent pas vers l'export. Sans oublier le fait que l'aspect commercial est souvent négligé. Ni le manque de coopération entre PME et/ou donneurs d'ordres. Les entreprises allemandes chassent en meute à l'export, alors que les boîte françaises sont plus individualistes et donc beaucoup moins efficace.
a écrit le 19/05/2015 à 10:34 :
Pour la énième fois on vient de se rendre compte avec le réforme de l'école que notre système d'éducation doit grandement évoluer car il privilégie et motive les meilleurs(futurs exportateurs?) et stigmatise et assiste la grande majorité des autres. En France aussi l'apprentissage est une tare et un signe d'infériorité pas en Allemagne où tout le monde a sa place. Les entreprises marchent à cette aune et exportent in fine au "Poitou" pas au "Pérou".
Réponse de le 19/05/2015 à 10:57 :
A croire que c'est le président qui s'occupe personnellement du dossier !
a écrit le 19/05/2015 à 10:25 :
Bonjour,
Le problème n'est pas uniquement la résultante du coût du travail qui est à présent identique à l'Allemagne dans le secteur industriel mais plutôt d'une inadéquation entre l'offre française et la demande mondiale.
D'autre part la montée en gamme des produits industriels complexes n'a jamais été opérée en France alors que de nombreux pays asiatiques nous concurrencent à présent sur les mêmes segment industriels et dans les même gammes de produits avec un coût de la main d’œuvre ainsi qu'une taxation qui sont plus faible. Seul ressort l'innovation par la recherche et les brevets et la montée en gamme et en qualité des produits.
Enfin notre pays a délaissé tout le segment de l'électronique au profit des USA et de l'Asie, la résultante c'est que nous n'avons aucune marque d'électronique grand public française, nous n'avons pas non plus un grand nom de l'informatique alors que même la Suisse a logitech, Taiwan a MSI et d'autres, les USA ont Apple et nous ... rien. Archos aurait pu devenir une structure intéressante mais non au final aucune marque ne rayonne vraiment dans l'imaginaire collectif mondial lorsqu'on parle de la France sauf peut-être le TGV et le concorde (qui n'est même plus produit) et heureusement de plus en plus Airbus mais qui est un projet européen plus que français.
Nous vendons beaucoup de service et pas assez de matériel, il faut rééquilibrer la balance en favorisant de nouveau le tissu industriel et en assouplissant sérieusement la taxation et l'imposition au sein de ce secteur mais également en permettant aux PME/PMI française de nouer des partenariats avec des universités et centre de recherches français et européens pour innover et mener des recherches de pointe à des coûts raisonnables.
Au moins au Japon par exemple Sony a un marché interne japonais qui lui assure de la croissance sur lequel elle s'appuie pour ensuite exporter les produits qui fonctionnent. En France i n'y a pas d'esprit de consommation local car il n'y a pas d'offr et de ce fait on achète US ou asiatique. TV, électro-ménager, informatique, Gadgets tout est importé ce n'est juste pas du tout rentable pour les comptes de la nation et pour la fierté nationale.
Je préfèrerais de loin acheter un TV 4K de qualité française que d'acheter une TV japonaise ou coréenne mais comme il n'y a pas d'offre et surtout pas de marque rayonnant dans l'imaginaire collectif ce n'est pas possible, idem pour électroménager, pour l'informatique etc ... . Tout est à construire.
a écrit le 19/05/2015 à 10:05 :
A cause de l'augmentation des charges salariales, les patrons Français se sont vu obligés de recruter low-cost. Mais quand vous avez des ingénieurs dégoûtés par leur revenus, la motivation disparaît rapidement. La situation de l'Allemagne est très mal expliquée : Ce pays est partie d'un très haut niveau de qualité qui lui a laissé une marge de manoeuvre pour faire baisser les salaires, sans que le client ne perçoive une baisse de la qualité. Cependant, aujourd'hui la main d'oeuvre low-cost a des répercussion sur l'innovation qui est fortement ralentie. La baisse de qualité allemande devient aussi perceptible. Le miracle Allemand n'est donc qu'un effet d'inertie, un mirage qui déforme les réalités économiques et sociales.
a écrit le 19/05/2015 à 9:39 :
"Pour quelques économistes...bla bla bla" !!! Le problème est beaucoup plus simple: quand on a des produits et services que les gens recherchent, on vend...quel que soit l'âge du capitaine, le coût de la main-d'œuvre ou la valeur de la monnaie :-)
Réponse de le 19/05/2015 à 10:44 :
Allez, allez... Formons de futurs petits intermittents du spectacle dans les collèges (merci nadjat) et subventionnons les bien...
Comme il n'y aura plus d'emplois industriels en France, ils pourront s'occuper à aller assister aux spectacles des uns des autres !
a écrit le 19/05/2015 à 8:57 :
Malgré le coût "exorbitant" de la main d'oeuvre, la chine investi dans des entreprises française. Serait-ce que le niveau de qualité est à la hauteur du salaire ?
a écrit le 19/05/2015 à 8:55 :
En France on focalise trop sur les groupes du CAC 40 ,fierté nationale et censés etre de fleurons.
Ce succès est en trompe l'oeil car la plupart des boites du CAC se sont internationalisée non pas en exportant un savoir faire Français mais en privilégiant l'achat de concurrent étrangers.
A part Airbus,LVMH,Hermes, et peut etre L'Oreal, peu de retombées en terme d'exportations et d'emplois en France. Quand aux fameuses ETI pour faire simple on en a pas. donc rien a exporter
a écrit le 19/05/2015 à 8:47 :
Voilà un de nos boulets économico/politique décrit dans le texte ! " repenser le soutient public à l'export " dit 'il...! voilà l'évocation en direct...d'une des tares françaises de l'économie dirigée et de l'assistanat pour tous ...sans parler en amont de 3 ans de matraquage fiscal ,donc de pénalité et de croissance zéro ...assorti forcément en UE et à l'international de perte de parts de marché ...! toujours très couteuses et difficiles a reconquérir.....
a écrit le 19/05/2015 à 8:45 :
Cet article omet plein d infos. En france il nous manque surtout un tissu pme dense qui voit long terme, et quoi qu on facce ca prendra des annees a se mettre en place. A chaque fois c est la meme chanson, on change un pion et on veut un resultat sous 6 mois....
Réponse de le 19/05/2015 à 10:24 :
Malheureusement, l’industrialisation et la mondialisation ont fait en sorte que la plupart des PME coulent pour prendre leur part de marché et aujourd'hui vendre encore plus cher que les PME le faisait...
a écrit le 19/05/2015 à 8:36 :
"le coût du travail horaire dans l'industrie et les services marchands s'élevait à 24,42 euros en France et à 26,34 euros en Allemagne en 2000. En 2004, il est passé à 28,67 euros en France et a reculé à 27,76 euros en Allemagne." Curieux: passer de 26.34 à 27.76 n'est pas reculer.
Réponse de le 19/05/2015 à 10:29 :
Tous dépend de qui ont / a bénéficié de cette augmentation. Aujourd'hui ont voit que tous les salaires sont figés voir réduit (par les nouvelles taxes par exemple comme la CSG à sa création) et ce à cause de la crise... ; quand aux "grands patrons", pas de problème les bénéfices dégagé (malgré la soit disant crise) leurs permette de petite augmentations comme pour Mr Gattaz qui demande pourtant une réduction du salaire minimum et des charges...
a écrit le 19/05/2015 à 8:34 :
On sait depuis pas mal de temps que beaucoup de produits français sont mal positionnés quand au rapport qualité/prix .Les produits français sont positionnés qualitativement trop bas et donc concurrencés de plein fouet par des produits similaires fabriqués dans des pays à bas cout .Il faut monter en gamme comme les allemands ont su le faire dans tous les domaines et depuis pas mal de temps ,ce qui donne à leurs produits une réputation de haut niveau qui fait vendre .Le marché est mondial ,les classes moyennes/superieures, anciennes ou émergentes, existent dans tous les pays et ce sont elles qui sont solvables et acheteront plus cher le produit de leur choix !Les marques allemandes sont trés bien positionnés sur ces créneaux pas les françaises et ceci explique cela .
Réponse de le 19/05/2015 à 10:34 :
Il faut bien avouer que la qualité n'y est pas mais que le prix oui... Entre une voiture dites "française" et une voiture étrangère il y a une sacré différence d'équipement et de prix... Et qu'on arrête de nous dire qu'elles sont produite en France car la plupart ont déjà exporté leur production ne laissant que le stricte minimum en France sans compter que des étrangères sont produite en France (comme NISSAN Micra) et ne coutent pas plus cher pour autant...
a écrit le 19/05/2015 à 8:29 :
Bravo on vient de decouvrir le fil a couper le beurre. Le prix n'est qu'un element d'un bien, et si les produits francais s'exportent mal c'est aussi parce que l'offre est d'une qualite mediocre voire mauvaise.
a écrit le 19/05/2015 à 8:25 :
on n'aurait JAMAIS imagine qu'un pays qui met ses grosses boites dehors en les traitant de sales capitalistes, decourage l'investissement par une fiscalite punitive, et dispose de plein d'entreprises de petites taille sous capitalisees voit ses exportations baisser!
outre le fait qu'entre 2000 et 2012 le nombre d'entreprises exportatrices a ete divise par 2, tout le monde a bien compris la philosophie ' business friendly a la francaise' en application depuis avril 2012!
Réponse de le 19/05/2015 à 19:45 :
L'état n'a pas mis Arcelor (dont il a financé de nombreux sites industirels il y a 30 ans), ni Péchiney, ni la division énergie d'Alstom entre-autre parmis beaucoup d'autres. Ce sont des dirigeants extérieurs aux secteurs aux questions (enarque, X et cie généralement) qui ont décidé tout seul (vu l"éclatement de l'actionnariat et le nombre de fonds de pension, ce ne sont pas les actionnaires auxquels on aurait pu se fier pour le futur à long terme de ces entreprises) de vendre. Certainement avec d'excellentes contreparties, leurs très gros salaires ne leur suffisant apparemment pas. Le règne de l'égoïsme dans les pseudo-"élités" francçaises et la négation de l'intérêt collectif, voilà le premier mal dont souffre la France. Et ce ne sont pas les fachos du FN qui resoudront le problème en désignant des bouc-émissaires innocents.
a écrit le 19/05/2015 à 8:17 :
Ces comparaisons a l'Allemagne sont ridicules. Certes, il y a des choses a changer. Mais cet article pêche par omission (autres pays européens, tenadance microeco récentes...).
a écrit le 19/05/2015 à 7:49 :
Ce qu'oublie de préciser cet article c'est que les PME allemandes familiales ont pu se développer et prospérer grâce à des facilités de transmission notariales et fiscales entre héritiers inconnus en France leur assurant pérennité et stabilité. Les réformes de Schroeder ont fait le reste.
Réponse de le 19/05/2015 à 10:13 :
ETI
France : 4000 (et encore 2500 réellement indépendante)
Allemagne : 14 000
Italie : 7000 ( a vérifier)
merci l'ISF
Réponse de le 19/05/2015 à 19:40 :
Aucun rapport. Les riches français sont avant tout des rentiers ! Là est la vraie raison et pas ailleurs. Des restes de l'époque de l'ancien régime.
Réponse de le 19/05/2015 à 19:47 :
Le niveau très élevé de l'immobilier et la faiblesse de la bourse en France illustre bien ce comportement rentier.
a écrit le 19/05/2015 à 7:33 :
"La France, un nain industriel" ce sous titre résume à lui seul l’état de la France actuelle. Elle est désindustrialisée depuis 30ans avec bon nombre de sites de production qui ont ferme ou sont partis à l’étranger. Il ne faut pas s’étonner qu'il y ait uniquement des petites entreprises pour sauver les meubles. Et encore à ce rythme même celles-ci risquent tôt ou tard d'y passer si rien n'est fait. L'idée de regrouper/fusionner des PME/PMI/TPE, dans une logique internationale, pour essayer d'en faire des sociétés plus grosses leur permettant d'avoir plus de poids sur le marché mondial ne passe pas. Certains ne veulent pas évoluer et pleureront à la fin lorsqu'ils se feront racheter par des chinois en forme ou fermer car la concurrence aura tout dévoré.
Réponse de le 19/05/2015 à 8:13 :
On pourrait bien se poser la question aussi si la perte de compétitivité du "made in France" sur les marchés étrangers doit-elle seulement s'expliquer par le coût du travail – et la qualité, la fiabilité ne jouent-elles pas un rôle aussi ?
a écrit le 19/05/2015 à 7:33 :
Le problème viens du fait que les entreprises ne trouvent pas de vrai relais au sein des ambassade. Les CCI devraient déployer une force de frappe commerciale à l étranger, ça serait plus rentable pour les économies locales que de maintenir ouverts 3 ou 4 aéroports vide en activité.
Réponse de le 19/05/2015 à 8:55 :
@rico ,pas besoin des ambassades ,ni des CCI ,c'est du temps perdu et de l'argent fiscal dépensé pour rien , simplement diminuer tous les prélèvements fiscaux de 35% et /ou les aligner sur la moyenne UE , mais calculer sur 27 pays (sans la France)......pour ne pas fausser la moyenne;...!
Réponse de le 19/05/2015 à 9:09 :
Ubifrance accompagne correctement ceux qui veulent exporter comme j'en ai fait plusieurs fois l'expérience.
Banques frileuses pour les PME, mauvais positionnement et aussi médiocrité de pas mal de dirigeants d'entreprise issus du moule énarque-HEC-X arrivant directement à la tête d'entreprise sans réelle expérience du terrain (tout l'inverse de l'Allemagne). Un bel exemple est Anne Lauvergeon, mais Tchuruk avec son entreprise sans usine était pas mal non plus. J'ai travaillé chez Areva mais aussi dans des boites dirigées par des ingénieurs ayant gravi les échelons et la différence était flagrante en terme de positionnement et d'efficacité managériale et stratégique.
Le coût du travail vieille rengaine de la partie archaïque du Medef n'arrive qu'après, mais il est sur que quand on ne fait que du moyen de gamme, ça a plus d'importance que dans le haut de gamme.

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