Commerce extérieur : un déficit au plus bas depuis 2009

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Les ventes vers les pays de l'Union européenne ont augmenté de 2,2% en 2015.
Les ventes vers les pays de l'Union européenne ont augmenté de 2,2% en 2015. (Crédits : © Reuters Staff / Reuters)
Le déficit s'est réduit à 45,7 milliards d'euros en 2015 grâce à une importance hausse des exportations et un allègement de la facture énergétique.

Le déficit commercial de la France s'est réduit l'an dernier pour s'établir à 45,7 milliards, un plus bas depuis 2009, contre 58,3 milliards un an plus tôt, selon les statistiques publiées vendredi 5 février par les Douanes.

Les exportations ont progressé de 4,3% en 2015 (la hausse ne dépassait pas 0,1% en 2014), dans un contexte de raffermissement de la demande mondiale et de dépréciation de l'euro. Cette hausse a notamment été entretenue par le dynamisme des ventes dans l'aéronautique (+11,4%) et l'automobile (+8,7%).

Les exportations hors UE dans le vert

Les ventes vers les pays de l'Union européenne ont augmenté de 2,2% en 2015 après une hausse de 1% en 2014. Les exportations vers les pays tiers (hors UE) ont bondi pour leur part de 7,4% après avoir reculé en 2014 de 1,6%, "à la faveur de la dépréciation de l'euro", expliquent les Douanes.

Comme en 2014, l'amélioration observée en 2015 résulte de l'allègement de la facture énergétique, qui a diminué de 14,6 milliards d'euros d'une année sur l'autre en raison de la poursuite de la chute des cours du pétrole. Un point noir néanmoins : le déficit manufacturier s'est en revanche accru de 2,6 milliards d'euros, avec notamment un tassement de l'excédent sur les produits agricoles.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 05/02/2016 à 18:19 :
Une très bonne des américains qui parlent désormais de "OiImagedon" s'agissant de la chute des prix du pétrole. Amusant.
a écrit le 05/02/2016 à 16:06 :
Cela aurait été intéressant de voir les exportations or UE, pays par pays.
Réponse de le 07/02/2016 à 10:34 :
voyez le site Eurostat pour ce niveau de détail
a écrit le 05/02/2016 à 15:36 :
80% de la baisse est due a des facteurs externes (euro et pétrole), soit 20% d'amélioration''pure''. Continuons a acheter français.
a écrit le 05/02/2016 à 14:44 :
toujours une bonne nouvelle a prendre, en plus d'une accélération de la demande d'interim !
a écrit le 05/02/2016 à 11:33 :
Autre chose, les exportations hors UE ont manifestement été dopées par la forte baisse de l'€, qu'on peut même trouver un peu bas (le bon cours qui assure la neutralité monétaire est aux alentours de 1,15-1,17$).
a écrit le 05/02/2016 à 11:31 :
reste que le pétrole est à peu près revenu à son prix de la fin des années 90, époque où la France était en large excédent, et donc que le "trou" résiduel, essentiellement dû aux échanges avec l'UE, est apparu depuis. C'est donc bien la conséquence évidente de la perte de compétitivité-coût depuis cette époque, dont la cause est sans doute à rechercher du côté des 35 heures et autres mesures inconsidérées du même genre, comme le renforcement unilatéral des contraintes environnementales.
Réponse de le 05/02/2016 à 17:29 :
1°) Si les 35 h avaient été la raison de la baisse de la compétitivité prix, il aurait fallu les supprimer de 2002 à 2012. Et ne pas se rendre compte le 6 mai 2012 à 20 h que c'était soi-disant, une catastrophe.

2°) En plus ceci est faux. Les coûts salariaux français ont dérapé, en particulier face à l'Allemagne, à partir de 2002.En particulier à cause de la politique de SCHRODER. Mais il ne fallait pas hésiter à faire la politique de SCHRODER, là encore, de 2002 à 2012. Comme cela, on aurait pu voir si cela marchait.
a écrit le 05/02/2016 à 10:29 :
il faut voir quel sera le niveau de l'excédent des services.

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