Croissance : Sapin maintient (malgré tout) les prévisions pour 2016

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"Nous pensons que notre objectif de croissance est parfaitement en ligne avec la réalité", a assuré le ministre des Finances, ce lundi, lors d'un point presse à son retour du "G20 Finances" réunit à Shanghai les 26 et 27 février.
"Nous pensons que notre objectif de croissance est parfaitement en ligne avec la réalité", a assuré le ministre des Finances, ce lundi, lors d'un point presse à son retour du "G20 Finances" réunit à Shanghai les 26 et 27 février. (Crédits : Reuters Christian Hartmann)
En dépit du contexte international (ralentissement chinois, chute des prix des matières premières, instabilité sur les marchés), le ministre des Finances a réaffirmé lundi son objectif d'une croissance de 1,5% cette année en France.

Alors que les prévisions de croissance pour 2016 ont déjà été revues à la baisse pour 2016 (par le FMI, l'OCDE...), le ministre des Finances Michel Sapin, lui, a réaffirmé l'objectif de 1,5% de croissance en France cette année.

La France moins exposée que d'autres au contexte international

La situation internationale "ne remet pas en cause" l'objectif de 1,5% de croissance fixé par le gouvernement, a estimé lors d'une rencontre avec des journalistes M. Sapin, de retour d'une réunion du G20-Finances consacrée notamment aux risques pesant sur l'économie mondiale.

La "France est moins concernée par le ralentissement mondial" que d'autres pays, car nous partons d'un niveau de croissance très faible, a expliqué le ministre.

Objectif de croissance "en ligne avec la réalité", malgré "le risque"

Selon Michel Sapin, la reprise de l'activité en France est aujourd'hui essentiellement due à des facteurs endogènes, comme la consommation intérieure et l'investissement, et donc peu dépendante des aléas extérieurs.

"Je ne dis pas que nous ne sommes pas du tout sensibles" à la situation internationale, a souligné M. Sapin, reconnaissant qu'il y avait "toujours un risque" qu'elle pèse sur l'activité en France. Mais "nous pensons que notre objectif de croissance est parfaitement en ligne avec la réalité", a-t-il ajouté.

1,2% de croissance en 2016, selon l'OCDE

Pourtant, la plupart des grandes institutions internationales ont revu à la baisse ces dernières semaines leurs prévisions de croissance 2016 pour la France, en raison des menaces sur l'économie mondiale, sur fond de dégringolade des cours des matières premières et de turbulences boursières.

D'après l'OCDE, la croissance ne devrait ainsi pas dépasser 1,2% cette année dans l'Hexagone. Pour la Commission européenne et pour le FMI, elle plafonnerait à 1,3%. Le gouvernement, lui, a décidé de maintenir sa prévision inscrite dans la loi de finances pour 2016, à 1,5%.

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 01/03/2016 à 8:32 :
Vouloir que la flèche atteigne le centre de la cible n'est pas un crime, mais savoir qu'elle a de fortes chances de ne pas l'atteindre parce que les vents sont tournoyants, est plus important.

Espérons seulement qu'il ne basera pas le budget 2017 sur ses objectifs, mais sur une analyse plus réaliste et prudente de la réalité économique.
a écrit le 29/02/2016 à 23:24 :
C'est normal qu'il ne va pas changer les prévisions de croissance, autrement il doit refaire tout les calcules du déficit et de la dette et au pire il devra faire des économies quelque part. (ou augmenter les impôts)
C'est plus simple de dire que s'est la faute à pas de chance que le déficit est plus élevé que prévu.
Réponse de le 01/03/2016 à 13:22 :
Avec des taux d'intérêt négatifs, on peut réfléchir au coût de notre dette... En extrapolant avec la même logique, un banquier qui nous accorde un prêt devrait maintenant nous payer des intérêts à nous les clients. Mais non, il nous facture des frais de tenue de compte, ce banskster. Mais au niveau de notre déficit... Des taux négatifs, ça pourrait faire notre bonheur ! (Mais aussi pousser certains à un endettement fatal ...). À méditer.
a écrit le 29/02/2016 à 19:02 :
Et dire que ces gabarits on fait les meilleures écoles, si ce n'était grave cela préterait à sourire (Charlot)
a écrit le 29/02/2016 à 17:36 :
il n'est plus a un mensonge pres, celui la!
en fait quand sa prevision ne va pas se realiser il expliquera ' ah ben ca on n'aurait jamais pu imaginer'
a écrit le 29/02/2016 à 16:40 :
Qu est ce qu il risque !
Il n y sera pas de sa poche !
a écrit le 29/02/2016 à 16:38 :
Quand on voit ses précédentes prévisions.... franchement cela tient plus de la boule de cristal et de la méthode coué que du réalisme économique au même moment le ministre du budget britannique reconnait que le ralentissement de la croissance mondiale aura un impact sur les finances publiques mais M. SAPIN lui maintient ses prédictions.
a écrit le 29/02/2016 à 16:31 :
Cela ne lui coûte rien de maintenir ses prévisions, il sera parti au moment des résultats! Ils en ont rien a ciré de l'avenir de la France, ils ne voient "leur avenir" que par l'UE de Bruxelles!
a écrit le 29/02/2016 à 16:06 :
un sapin illuminé qui nous fout les boules et qui croit au Père noel.

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