Docteur Hamon, Mister Montebourg (et vice versa) : comment différencier les programmes ?

 |   |  1365  mots
Bien que parfois concrètes et chiffrées, les propositions de Montebourg se résument pour l'heure à des verbatims de discours et d'interventions télévisées, assez peu détaillées
Bien que parfois concrètes et chiffrées, les propositions de Montebourg se résument pour l'heure à des verbatims de discours et d'interventions télévisées, assez peu détaillées (Crédits : REUTERS/Christian Hartmann)
A trois semaines du premier tour de la primaire de la gauche, les candidats peaufinent stratégie et programme. Mardi, Arnaud Montebourg a mis en ligne ses propositions. Sur la question du régime politique, de l'Europe, de la loi Travail et de l'écologie (entre autres), l'ancien ministre de l'Economie est proche des positions d'un autre ancien camarade au gouvernement, Benoît Hamon. Un constat qui renforce les questions autour de la pertinence de deux candidatures issues de la gauche du parti.

Entre Noël et le jour de l'an, en pleines vacances scolaires, Arnaud Montebourg a dégainé ses 70 propositions pour la France. Et ce n'est que le commencement, prévient l'ancien ministre de l'Économie. D'autres suivront dès le début de l'année, à quelques semaines du premier tour de de la Belle alliance populaire, prévu les 22 janvier. Bien que parfois concrètes et chiffrées, ces propositions se résument pour l'heure à des verbatims de discours et d'interventions télévisées, assez peu détaillées. Dans la section "protection des fleurons industriels français" et "création de nouveaux champions de l'industrie européenne", par exemple, on lit simplement que "le projet sur lequel [il] souhaite rassembler ces pays (européens, NDLR), c'est la fin de l'austérité et la fin de la politique stupide qui interdit toute aide d'État et bâtir de nouveaux Airbus".

Lire aussi : Présidentielle 2017 : qui sont les candidats à la primaire de la gauche ?

Les lignes directrices sont en  revanche clairement définies : refonte de la République, de l'Europe et priorité au "made in France", sous toutes ses formes. Et force est de constater que l'ancien député de Saône-et-Loire rejoint sur nombre de points centraux l'autre principal candidat classé à la gauche du Parti socialiste : Benoît Hamon, dont le programme est disponible depuis quelques semaines. Revue de détail des points communs, et des (quelques) différences notables.

Abrogation de la loi Travail, adieu 49.3 (ou presque)

Tous deux démissionnaires du gouvernement Valls I en août 2014, Montebourg et Hamon se retrouvent sur le rejet d'une partie du bilan de François Hollande. Dans les deux programmes, on note la volonté d'abroger purement et simplement la loi Travail et de modifier le 49.3, article de la Constitution invoqué six fois en cinq ans pour la loi Macron et la loi Travail. Arnaud Montebourg propose de limiter son recours au vote du budget, alors que Benoît Hamon propose en plus la création d'un "49.3 citoyen". À noter qu'ils ne sont pas les seuls puisque Manuel Valls, pourtant Premier ministre au moment des six utilisations, souhaite également le limiter...

En finir avec la Ve République

Près de 60 ans après l'élaboration de la Constitution de 1958, les deux candidats veulent ouvrir le VIe chapitre de l'histoire républicaine. Du côté de Montebourg, l'idée serait d'organiser un référendum dès l'été 2017, de réformer le Sénat - réduit à cent sénateurs tirés au sort parmi les citoyens - et d'instaurer le septennat non renouvelable "car nous avons l'impression que la France est en permanence en campagne présidentielle". Le septennat unique et le Sénat citoyen sont également présents dans les propositions de Benoît Hamon, qui souhaite en parallèle limiter le cumul des mandats dans le temps et inviter les citoyens à participer à l'élaboration des lois ainsi qu'à la répartition du budget. Les signataires de la motion B des "frondeurs" en 2015 se rejoignent sur l'instauration d'une fraction de proportionnelle lors des élections législatives. Arnaud Montebourg est en revanche le seul des deux à souhaiter la réduction du nombre de députés. L'ancien ministre de l'Éducation, lui, voudrait rendre effective la reconnaissance du vote blanc : "Si la somme des votes blancs et des abstentions atteint la majorité absolue, l'élection doit être annulée et un nouveau scrutin doit être programmé."

"Pas cette Europe-la !"

Autre sujet sur lequel les deux anciens ministres s'entendent : l'Europe. Lorsque Montebourg propose de suspendre la directive "travailleurs détachés", Hamon veut une harmonisation fiscale européenne et l'adoption d'un traité social européen pour mettre fin "au dumping social" et créer un SMIC européen "à hauteur de 60% du salaire moyen". Même constat sur l'austérité, "inefficace", et la relance par l'investissement. Relativement absente du programme d'Arnaud Montebourg, qui prévoit de renégocier les accords du Touquet et de recenser les capacités d'accueil des mairies, la question des réfugiés est omniprésente dans celui de Benoît Hamon, pour qui il apparaît indispensable de modifier les règles de Dublin sur le droit d'asile, d'éliminer les obstacles à l'intégration des réfugiés et de mettre en place un visa humanitaire pour une protection temporaire. La protection des lanceurs d'alerte est en revanche une priorité pour les deux hommes.

Le "made in France", pierre angulaire du programme économique de Montebourg

Sans surprise, le "made in France" occupe une place de choix dans le programme de l'ancien ministre du Redressement productif, qui avait notamment proposé la nationalisation des hauts fourneaux de Florange à François Hollande. En vain. Montebourg candidat propose donc d'attribuer 80% des marchés publics aux PME implantées en France, de soumettre à l'État les investissements étrangers les intérêts stratégiques du pays - via un décret "made in France" et "d'"exercer un contrepoids patriotique au sein des grands groupes du CAC 40".

L'investissement pour l'écologie, priorité de Benoît Hamon

"Je ne serai plus jamais socialiste sans être écologiste", déclarait Hamon le 22 novembre. Une position mise en évidence dans ses propositions : sortie du diesel et passage à 50% d'énergie renouvelable d'ici à 2025, mise en place d'un plan zéro déchet et une place centrale accordée à l'Etat pour la "révolution énergétique". Le député des Yvelines souhaite par ailleurs interdire les pesticides dangereux et les perturbateurs endocriniens. Sous une présidence Hamon, la priorité de l'attribution du foncier agricole serait part ailleurs donnée aux projets bio et agroécologiques.

L'écologie occupe également une place importante dans le programme de son concurrent. Arnaud Montebourg souhaite en effet :

  • investir 100 milliards d'euros pour la rénovation thermique des bâtiments et le développement des transports propres,
  • injecter 20 milliards d'euros pour la relance écologique dans les territoires,
  • s'opposer à l'exploitation du gaz de schiste (sur ce point, Montebourg a revu sa position, beaucoup plus rigide qu'en janvier 2014),
  • créer un fonds d'investissement public pour soutenir les entreprises françaises de production d'énergie renouvelable.

Le revenu universel, principal point de divergence

Pour tendre vers l'éradication de la grande précarité, Benoît Hamon souhaite la création d'un revenu universel d'existence. D'un montant de 750 euros à terme, celui-ci serait versé à tout un chacun, quelque soit son niveau de revenu. Une proposition synonyme de renoncement, selon les partisans d'Arnaud Montebourg. "Pour beaucoup d'économistes libéraux, le revenu universel, c'est une façon d'accepter le chômage de masse dans un monde numérique où l'on sait bien qu'il y aura moins de travail", a affirmé le député de la Nièvre Christian Paul. "Déserter la question du chômage [...], se résigner d'une certaine façon, c'est le problème, d'ailleurs, le désaccord que nous pouvons avoir avec Benoît Hamon sur le revenu universel", a-t-il poursuivi, avant de préciser que son candidat présenterait ses mesures pour éradiquer le chômage de masse la semaine prochaine.

La jeunesse et la culture, grandes absentes (pour le moment) du programme de Montebourg

Au rayon jeunesse, des propositions d'Arnaud Montebourg, pas grand chose. Un service national obligatoire (civil, humanitaire ou militaire) qui ouvrirait le droit à un micro-crédit de 5 à 10.000 euros et puis... c'est tout. De son côté, Benoît Hamon propose la création d'un service public du soutien scolaire, la valorisation de l'Enseignement supérieur et le développement de la mixité sociale dans les écoles. La prévention contre le cannabis (qu'il souhaite légaliser), l'alcool et le tabac font également partie de ses plans.

Côté culture, Hamon prévoit d'allouer 1% du PIB au secteur et la création de lieux artistiques puridisciplinaires sur tout le territoire. Montebourg, pour sa part, n'a encore rien proposé.

Le droit de vote des étrangers aux élections locales, encore et toujours

Promesse de François Hollande en 2012, proposition de loi déposée par la gauche en 2000, promesse de François Mitterrand en 1981 puis en 1988, le droit de vote des étrangers non ressortissants de l'Union européenne est présent dans les deux programmes. Rebelote dans cinq ans ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/01/2017 à 6:22 :
La question, c'est de savoir s'ils auront le courage de quitter l'Euro pour pouvoir ne serait-ce qu'appliquer leurs programmes. Le cœur du problème est ici pour faire une autre politique que l'austérité.
Réponse de le 02/01/2017 à 13:30 :
Quitter une monnaie n'a évidemment jamais relancé durablement une économie. Dans le cas de l'Union européenne ce serait en plus une situation pire qu'avant dans le monde tel qu'il est devenu, donc option absurde comme tous les économistes le disent même si certains pensent qu'il n'y aurait pas de choix car c'est actuellement l'Europe des "Nations" donc pas assez de volonté de faire aller l'Europe en avant. C'est pourtant le meilleur choix d'avenir que de faire une confédération ou un mix Confédération/Fédération européenne selon les sujets.
Réponse de le 02/01/2017 à 13:38 :
L'€, bouc émissaire facile. Ce n'est pas l'€ mais les 2200 milliards de dette publique accumulée qui empêche toute autre politique qu'une austérité qui sera d'autant plus dure qu'on tardera à la mettre en place (Hollande a réussi l'exploit de temporiser 5 ans et de transmettre la patate chaude à son successeur). Mais maintenant il suffit que les taux remontent de 1 à 2% pour rendre la situation intenable. A moins que votre idée soit de faire sauter la barre des 3% (critère discutable d'ailleurs : 3% de déficit en haut de cycle c'est BEAUCOUP trop ; c'est pour l'avoir oublié qu'on se retrouve actuellement avec une dette si importante) et donc faire encore et toujours plus de déficit. Alors il faut aussi répondre à la question : hors €, qui accepterait de prêter à la France à un taux raisonnable pour boucler ses fins de mois ? S'il devait y avoir une sortie de l'€, il faudrait se préparer à une méga austérité car il faudrait rapidement dégager un excédent primaire significatif pour ne plus dépendre du bon vouloir des marchés financiers.
Réponse de le 02/01/2017 à 18:24 :
Oui sortir de l'Euro pourrait être violent et faire peur. Cela nécessiterait sans doute de devoir nationaliser certain pan de l'économie ou la banque de France. Voir même sortir de l'UE.

Personnellement, l'Europe m'a servit 2 fois cette année pour mes voyages, le reste je paye pour aider des chômeurs a mieux vivre. Demain, on va détruire mon contrat de travail parce qu'on ne peut pas dévaluer.

Je trouve leurs programmes honorable mais je pense qu'ils sont absolument inapplicable en l'état actuel de l'Europe. Je ne peut pas croire qu'ils ne s'en rendent pas compte, je me demande s'ils ne nous prennent pas pour des idiots.

Je vois bien M. Montebourg arriver face a Mme Merkel, Junker, Raroy ou autre et leurs demander de faire avancer l'Europe et demander du social Européen. Ils vont lui rire au nez et lui faire la moral. Le lendemain se sera les "recommandations" de l'Europe son programme, comme pour M.Hollande et comme le fera sans doute M. Filion.

Il n'y aura rien pour nous en bas avec ces deux là.
a écrit le 01/01/2017 à 21:20 :
Avec ces compromis entre partis en désaccord sur tout, " pour goutter à la Soupe de Palais " Conciliabules, manoeuvre d'état-major APRES parodie d'élections par des sans-dents dégoutés. FORMIDABLE très bien : le gouvernement sera renversé deux fois par an : on sera BIEN moins harcelé. A ceci près qu'ils sont tous deux de vieux COMMUNISTES, ET FISCALISTES, et MARXISTES-LENINIISTES, comme AUBRY ET MARTINEZ
a écrit le 31/12/2016 à 23:59 :
Montebourg ne travaille pas autant ses dossiers que Hamon. Donc pour un programme assez proche Hamon s'est avéré meilleur ministre et très certainement meilleur candidat. On le voit également dans les détails des projets. Aucun ne sera élu mais quitte à choisir mieux vaut Hamon à mon avis ou mieux de Rugy.
a écrit le 31/12/2016 à 23:30 :
po! po! on est mal patron .
a écrit le 31/12/2016 à 17:19 :
Sortir du diesel !? Encore une de ces mesures idéologiques qu'il sera impossible juridiquement de tenir - la France ne pourra interdire la vente de véhicules diesel qui seront homologués au niveau européen, et qui seront sous les seuils de pollution fixés par la réglementation. Ah, si seulement nos politiques étaient un peu plus compétents techniquement...
Réponse de le 31/12/2016 à 23:56 :
Faux : il suffit de taxer le diesel et de soutenir l'électrique et le tour est joué. C'est ce qui est progressivement fait d'ailleurs et encouragé par l'Union européenne à juste titre vues la pollution et les importations fossiles (50% encore en France). On constate d'ailleurs la forte baisse des ventes de diesel et la forte hausse de l'électrique (plus rapide qu'historiquement celles des hybrides). Le tout est de laisser le temps au secteur diesel de s'adapter. Ce n'est donc pas une "interdiction" mais une transition.
a écrit le 31/12/2016 à 10:48 :
Les deux ont un programme crédible, mêlant à la fois social et investissement dans des secteurs d'avenir, économiquement et en termes de maintien de travail : développement des PME, énergies renouvelables, agriculture, industrie, etc... Par contre pour la "protection des fleurons industriels français", c'est déjà moins crédible. Vu que le protectionnisme freine souvent l’évolution, il peut être contre productif. La nouvelle industrie consiste aussi à accepter de fabriquer des robots, qui remplaceront à terme la main d’œuvre. Un grand écart qu'il faudra assumer et expliquer. Dans tous les cas il faut arrêter le protectionnisme de façade et les postures stériles.
Hamon semble déjà avoir pris la mesure de l'impact de la révolution numérique sur l'ancienne économie et sur l'emploi.

Il faut aussi reformer les institutions, ou plus exactement les us et coutumes des politiques. La proportionnelle semble obligatoire, ne serais que pour arrêter ce mouvement de balancier entre droite et gauche qui devient stérile. Cela obligera les élus, quelque soit leur bord, à trouver des compromis au lieu de passer leur temps à se quereller comme des enfants. Il est peu être temps de passer à l'age adulte de la politique.

Par contre je n'ai rien vu sur les réformes des services publics. Pour qu'ils restent publics il faut qu'ils soient réellement au service du public et qu'ils soient aussi performants que le privé. Le régalien devrait aussi être redéfini et renforcé, avant qu'il ne soit trop tard.
Réponse de le 01/01/2017 à 14:54 :
La République c'est l'Egalitarisme Absolu : dans les millions de magasins d'Etat et entr artisanales publiques de batiment, ou coiffeur d'Etat...., Agriculture d'Etat, hôpitaux, écoles, fonction publique...etc.... QUE DES ROBOTS ent TOUT et Tout : psy, assistantes sociales, infirmières, policiers, gendarmes, liquidation de l'armée. Et le meme revenu pour TOUS : donc fermer toute industrie ou magasin de moyenne gamme, et luxe banni. Dacia Logan, bridée à 60 km/h : seule auto légale. Proportionnelle : les sujets voteront, ensuite, les partis s'accorderont pour concocter des majorités selon les circonstances de la semaine en cours.
Réponse de le 01/01/2017 à 17:12 :
Et semaine à 12H POUR TOUs : lundi+mardi ( 7H-13H ) Petits et grands, payés 39H, par les Robots d'Etat : tout étant nationalisé-confisqué.FERMETURE GENERALISEE SANS AUCUNE EXCEPTION, de la france , du mardi 13H00 au lundi 6H59mn 59 Secondes.. REVENU IDENTIQUE PAR PERSONNE. Nationalisation-Confiscation de TOUT, depuis la boulangerie, la coifferiie, le cordonnier.......ET TOUTE HABITATION OU GARAGE.
a écrit le 31/12/2016 à 9:24 :
CES DEUX / LA / C EST OREL ET ARDI DU SOCIALISME? IL PROMETTENT SANS EXPLIQUE OU CHIFRES? AU LIEUX DE DEMISONE ILS AURAIS DU SE BATTRE A L INTERIEUR DE LEUR PARTI? ILS SONT DESORME CONDANNE A VEGETTER PENDANT CINQ ANS/ PAYEZ GRASSEMENT PARS NOS IMPOTS COMME BEAUCOUP D IMCAPBLES POLITIQUE DE DROITE COMME DE GAUCHE???
a écrit le 30/12/2016 à 20:13 :
De l'incantation et du pipeau. S'il suffisait de décisions politiques pour préserver les fleurons industriels français et créer de nouveaux champions de l'industrie européenne, on peut imaginer que ce serait fait depuis longtemps. Autre exemple qui prouve la profonde incompréhension de Montebourg des problèmes économiques, ce n'est pas tant l'UE mais l'OMC qui empêche les aides d'état. Et bon courage pour exporter quoi que ce soit si on sort de l'OMC. Enfin pour un SMIC européen, pourquoi pas, mais il faudrait l'accord des 26 autres pays. Et cet accord serait sans doute impossible au niveau du SMIC français à 60% du salaire moyen mais à un niveau bien plus faible : la plupart des pays n'ont aucune de créer comme en France un chômage massif en raison d'un SMIC beaucoup trop élevé.
a écrit le 30/12/2016 à 18:20 :
Hamon/Montebourg, même combat c'est-à-dire ZÉRO IDÉE : C'est du moins ce qui se dit au P.S....preuve qu'il y a chez les socialo quelques éclairs de clairvoyance.

Anyway, c'est la droite dure qui va diriger la France pour 5 ans, alors le reste......

Bonsoir.
Réponse de le 30/12/2016 à 19:35 :
Le grand n'importe quoi démagogique et désordre comme jamais. Avec ces deux Communistes du Parti Socialiste, la france déclassée, est là sous terre.
Réponse de le 30/12/2016 à 20:15 :
Fillon n'est sûrement pas la droite dure, qui d'ailleurs n'existe pas en France. Il n'a rien d'un libéral, ultra ou pas.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :