E-commerce en France : un bilan positif pour le premier trimestre 2017

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Le e-commerce connait une croissance forte en France.
Le e-commerce connait une croissance forte en France. (Crédits : Visrox Inc)
La Fédération de l'e-commerce et de la vente à distance (Fevad) tire un bilan des ventes sur Internet en France, pour le premier trimestre 2017. Des résultats positifs, dus au succès des ventes sur mobile, mais aussi à la fréquence d'achat des consommateurs.

Le commerce fait son nid sur la toile. Sur les trois premiers mois de l'année, les ventes sur Internet en France ont atteint la somme record de 20 milliards d'euros, soit 2,5 milliards de plus qu'il y a un an. La Fédération de l'e-commerce et de la vente à distance (Fevad) dresse son bilan trimestriel, et enregistre une augmentation de 14,2% pour les ventes en ligne par rapport à la fin de l'année 2016. Une croissance en constante progression depuis presque sept ans, dopée par les changements de mode de consommation des Français de plus en plus séduits par l'achat en ligne. D'après Médiamétrie, les Français seraient aujourd'hui plus de 36 millions à commander en lignesoit 1 million de plus qu'il y a exactement un an.

Chiffre d'affaire de l'e-commerce français au 1er trimestre

Moins de gros achats, plus de petites dépenses

Depuis 2010, les bons résultats de croissance du commerce en ligne se conjuguent avec une forte augmentation du nombre de transactions sur la toile. Ainsi, en sept ans, ce chiffre a été multiplié pratiquement par quatre, passant de 72 à 209 millions sur un seul trimestre. En effet, cela fait maintenant deux ans que la croissance trimestrielle moyenne du nombre de transactions en ligne (produits et services) s'est maintenue à 23%. Un acheteur en ligne réaliserait désormais plus de neuf transactions en moyenne par trimestre, contre sept il y a deux ans.

Bien que les achats sur Internet se multiplient, ils n'ont pas d'impact sur le montant du panier moyen d'un consommateur connecté. A 69 euros aujourd'hui, contre 73 au début de l'année dernière - soit une baisse de 5% -, le panier en ligne se rapproche un peu plus encore de celui que l'on remplit en magasin - 62 euros -, ce qui démontre, d'après la Fevad, une banalisation progressive de l'acte d'achat sur Internet par rapport au commerce traditionnel. Les consommateurs préfèrent payer des produits moins chers, mais en plus grande quantité, reproduisant ainsi le modèle de consommation des marques propres dans nos grandes surfaces. Ce nouveau schéma a pour conséquence directe l'augmentation importante du nombre de sites marchands actifs, avec plus de 20.000 sites supplémentaires par rapport au début de l'année 2016, soit un total de 206.800 pour le premier trimestre de 2017.

Une activité boostée par le mobile et les ventes entre particuliers

Pour analyser ces résultats, la Fevad s'est aidée de l'indice du panel iCE 100, qui compte le chiffre d'affaires réalisé directement par plus de cent sites de produits grand public. L'écart avec l'année dernière n'est que de 1%, mais il signale, de la même manière, que les ventes entres particuliers - avec des sites comme eBay ou LeBoncoin -se soient accélérées de 14% pour ce début d'année, contre 9% au premier trimestre de l'année dernière. Cet écart peut s'expliquer par le regain de confiance des Français pour l'économie collaborative : avec 83% des sondés (étude IDATE) qui affirment leur confiance dans ce type de plateforme.

L'autre facteur primordial à l'origine de la bonne santé économique du secteur se trouve être la montée en puissance du mobile. En effet, les ventes sur l'Internet mobile (smartphones et tablettes, sites mobiles et applications) n'ont jamais été aussi élevées qu'en ce début d'année. L'indice iCM, destiné à mesurer les ventes du secteur mobile, révèle un bond de 31% par rapport au premier trimestre de 2016. Aussi, les sites du panel iCE 100 réaliseraient 27% de leur volume d'affaires sur terminaux mobiles, soit un gain de cinq points sur un an. Le montant des ventes réalisées avec nos outils mobiles est presque dix fois supérieur à celui d'il y a cinq ans. Des données positives et de bonne augure, pour un secteur économique en plein essor.

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Commentaires
a écrit le 20/07/2017 à 21:30 :
Ce qui incite l'achat en ligne, c'est pour éviter la circulation sur la route et le monde dans les magasins et obliger de commander avant, c'est vraiment une perte de temps et trop de stress.

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