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Egalité hommes-femmes : L'Oréal en tête de 3.000 sociétés mondiales

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Sodexo décroche la 4e place, Société générale est classée 14e.
Sodexo décroche la 4e place, Société générale est classée 14e. (Crédits : REUTERS/Gonzalo Fuentes)
La France compte trois grandes sociétés dans le Top 15 dressé par l'organisation Equileap dans 23 pays. Mais la France dans son ensemble ne décroche que la 8e place.

Globalement, sept autres pays font mieux que la France. Mais le meilleur élève en matière d'égalité hommes-femmes est une société française. Tel est le tableau qui ressort du classement inédit publié mardi 11 avril par l'organisation britannico-néerlandaise Equileap. L'étude évalue à l'aune de 19 critères d'égalité de genre (leadership, gestion des carrières, équilibre entre vies professionnelle et privée, politiques salariales et de santé etc.) quelque 3.000 entreprises avec une capitalisation boursière individuelle de plus de 2 milliards de dollars.

L'Oréal se positionne en tête, suivie par Pearson (Royaume-Uni) et la National Australia Bank. Le fleuron français de l'industrie cosmétique figure aussi parmi les six seules sociétés du Top 200 enregistrant, dans le pays du siège social, un écart salarial entre hommes et femmes égal voire inférieur à 3%. Deux autres grands groupes français se hissent dans le Top 15 : Sodexo, qui décroche la 4e place, et Société générale, classée 14e. Engie, 27e, est suivie par Areva et BNP Paribas. Biomérieux (39e), Sanofi (44e), Orange (49e) et Air Liquide (50e) sont les autres sociétés françaises du Top 50.

La Norvège au top

Des 23 pays développés analysés, le meilleur est néanmoins la Norvège, dont 58% des entreprises passées en revue atteignent le Top 50. La Suède, les Pays Bas, la Finlande, la Grande Bretagne, l'Australie et l'Espagne devancent la France, dont seulement 13% des grandes sociétés font partie des 200 meilleures. L'Europe se distingue notamment pour ses politiques en matière de parentalité : la majorité des sociétés offrant des congés de maternité de plus de 14 semaines (3/4 du Top 200) voire des congés de paternité de plus de deux semaines (2/3) sont européennes.

Première étude transversale, ce classement révèle également que le secteur le plus égalitaire est celui de la communication, suivi par la finance et les services (9%). L'industrie et la technologie et l'énergie font en revanche figure de mauvais élèves.

Orienter les investissements

Destinée aux sociétés elles-mêmes comme à leurs employés, aux acteurs privés et aux autorités publiques, l'étude se propose d'accélérer le mouvement vers l'égalité hommes femmes qui, au rythme actuel, ne serait atteinte qu'en 2133 selon le World Economic Forum. Elle inclut des fiches individuelles permettant aux entreprises concernées de mieux comprendre leur notation et les outils d'amélioration, ainsi que des indices utilisables par les investisseurs pour diversifier leurs porte-feuilles et par les gouvernements pour choisir leurs fournisseurs.

"Equileap est convaincu que le dividende de genre n'est pas encore entièrement pris en compte dans les prix de marché et dans les stratégies d'investissement", explique l'étude.

Le travail est d'ailleurs encore long. Aucune entreprise n'a obtenu plus que 22 points sur 35 ni n'a dépassé le niveau B. Dans les sociétés du Top 200, en moyenne, les femmes occupent encore 20% des postes de direction (contre 10% pour l'ensemble). Dans six seulement ce pourcentage atteint ou dépasse 50%.

Women For Future

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Commentaires
a écrit le 11/04/2017 à 18:01 :
On prône l'égalité homme, femme, mais ne vous étonnez pas si dans l'UE de Bruxelles, zone administrative, la solution est de rabaisser l'homme au niveau de la femme, c'est a dire vers le moins disant social, la compétitivité du sous développement, l'équivalent d'une désinflation!
Réponse de le 11/04/2017 à 23:49 :
Ce n'est pas d'hier que les hommes regardent avec mépris les progrès des femmes dans leur lutte pour l'indépendance financière. Ils ont souvent déserté les métiers auxquels elles parvenaient.
Mais si les hommes refusent de devenir désormais médecins, dentistes, pilotes de chasse, astronautes ou PDG d'une société du CAC 40, demain, il ne leur restera plus qu'à devenir homme au foyer.
Faut dire que certains hommes ont tellement l'habitude de rabaisser les femmes en achetant leurs attentions, comme si elles n'étaient que des personnes vénales que les voir devenir indépendantes les rend mal à l'aise. C'est tellement plus facile un rapport de force qui est fondé sur un dimorphisme sexuel et une dépendance financière que des relations qui sont fondées sur l'échange, le respect, l'équité...

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