Emmanuel Macron est-il « apte » à libérer l'économie ?

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La libération de l'économie est en marche. Pour le meilleur ?
La "libération" de l'économie est en marche. Pour le meilleur ? (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Dans un entretien accordé au Monde, le ministre de l'Economie fournit quelques détails sur ses propositions pour libérer l'économie et l'emploi. Reste à savoir s'il saura tirer les leçons du passé récent.

Bon sang ne saurait mentir. Rapporteur général en 2008 de la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali, Emmanuel Macron veut également faire souffler un vent de liberté sur l'économie française. Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde daté du 7 janvier, le ministre de l'Economie affirme que, parmi les propositions contenues dans le projet de loi sur les "Nouvelles opportunités économiques" (Noé), figurent plusieurs mesures consistant à revenir sur " les exigences excessives en matière de qualifications professionnelles pour exercer certains métiers dès lors qu'il n'y a pas de risque pour la santé ou la sécurité du consommateur et des travailleurs  ".

" Notre choix c'est d'ouvrir notre économie et de créer davantage de mobilité sociale", poursuit-il en voulant casser "des corporatismes, des rigidités, la capture de certains marchés par les ' insiders' ", c'est-à-dire ceux qui ont un travail, poursuit le ministre.

Une source d'inspiration

Des propos directement inspirés par les propositions et les conclusions de la Commission Attali, qui plaidait notamment pour la mise en concurrence de certains métiers, via notamment l'ouverture des professions réglementées. La fronde des taxis avait fait reculer le gouvernement de François Fillon.

" Des réglementations obsolètes créent un climat défavorable à la croissance quand bien même elles ne concernent qu'un nombre limité de domaines, car elles maintiennent la perception que certains secteurs restent durablement abrités alors que tous les autres doivent s'adapter. Au moment où notre pays a besoin de mobiliser toutes les énergies collectives pour procéder aux bouleversements nécessaires, aucune activité ne peut être s'exonérer de l'effort collectif. L'ouverture des professions réglementées pourrait offrir des opportunités professionnelles non seulement aux entrepreneurs innovants et aux salariés qualifiés, mais aussi dans certains cas aux salariés les moins qualifiés et à un grand nombre d'exclus du marché du travail ", expliquait la Commission.

Les artisans dans le viseur ?

Quels pourraient être les secteurs " libéralisés " par le ministre de l'Economie ? Un certain nombre de professions artisanales sont dans le viseur. Déjà frappées par la concurrence de l'autoentrepreneuriat, qu'elles jugent déloyales, de nombreuses professions devraient mal vivre l'arrivée de ces nouveaux entrants, même si cette stratégie sert l'objectif de créer des emplois pour le plus grand nombre.

La proposition 209 du rapport de la Commission Attali plaidait pour la suppression de l'exigence du brevet professionnel pour ouvrir un salon de coiffure et sa substitution par un CAP ou cinq années de pratique sous la responsabilité d'un titulaire du CAP. Si cette proposition devait être retenue, on peut s'attendre à une guerre des ciseaux de la part des 150.000 coiffeurs exerçant en France.

En attendant d'en savoir plus sur les intentions précises du ministre de l'Economie, on peut d'ores et déjà anticiper la grogne que ces mesures pourraient provoquer. Surtout si le gouvernement gère cette prochaine ouverture des marchés aussi mal que celle imposée dans le secteur des taxis.

Un secteur complètement déboussolé

Aujourd'hui, la concurrence dans ce secteur est réelle, sans que l'on sache vraiment qui, à part les clients, sont les véritables gagnants. Entre les taxis et les VTC, les tensions sont très fortes. Une journée de mobilisation des taxis est prévue le 26 janvier pour dénoncer la concurrence jugée déloyale des VTC. Entre les VTC et les prochains VTC qui ne seront pas soumis aux mêmes exigences dans le domaine de la formation, les crispations sont également tendues.

Pourtant, la concurrence n'aurait dû apporter que joies et bonheurs. A qui la faute ? Aux méchants taxis ? Aux méchants VTC ? A l'américain Uber et aux entreprises du secteur qui profitent des failles des systèmes juridiques pour se développer ? Le fautif est l'Etat, tout simplement.

L'exécutif a en effet beau jeu de plaider pour l'ouverture de certains marchés à la concurrence. Mais quels sont ces résultats ? La loi Macron 1 a libéralisé le secteur du transport par autocars. Selon ses calculs, cette mesure permettrait la création de 2.000 à 3.000 emplois - la fourchette est large, à dessein, ce qui permet de limiter la marge erreur - mais qui en sont les principaux bénéficiaires ? Essentiellement les cinq ténors du marché, c'est à a dire la filiale de la SNCF Ouibus (ex-IDBus), le réseau de Transdev Isilines, l'allemand Flixbus, la compagnie britannique Mégabus et le réseau interrégional Starshipper. En fait, c'est un oligopole que Bercy a créé.

De l'utilité de la prospective

Il est plus délicat de la mettre en oeuvre de façon intelligente et responsable. Quand la Commission Attali plaidait pour la libéralisation du secteur des taxis, elle proposait parallèlement d'augmenter le nombre de plaques qui sont, faut-il le rappeler, le patrimoine, la retraite des chauffeurs. D'autres mesures étaient également prévues pour apaiser les chauffeurs de taxis, notamment l'autorisation globale de la maraude. Certes, les taxis s'étaient opposés à ces propositions. Mais elles avaient au moins le mérite d'exister.

L'arrivée des Jump, Heetch Uber et autres a été sauvage. Bien que l'exécutif se soit doté depuis longtemps de cellules, voire parfois de ministères dédiés à la Prospective qui publient des rapports sur la France dans 20,30, 40 ou 50 ans, il a été incapable d'anticiper l'arrivée d'UberPOP, l'application qui permet à tout un chacun d'utiliser son véhicule et de devenir taxi quelques heures, " pour travailler plus " et donc " gagner plus " ! Pire, cette solution a été saluée par Emmanuel Macron qui estimait en décembre 2014 qu'il ne fallait pas interdire UberPOP à Paris, oubliant que le chauffeur UberPOP était totalement exploité. Aujourd'hui, le ministre déclare que grâce à Uber, " des gens souvent victimes de l'exclusion choisissent l'entrepreneuriat individuel - [ils vont pouvoir goûter aux joies du RSI ! -] parce que pour beaucoup de jeunes aujourd'hui, c'est plus facile de trouver un client que de trouver un employeur ". A qui la faute ? Aux jeunes ? Ou au gouvernement qui n'a pour seule solution contre le chômage des jeunes les allègements de charges pour les moins bien payés d'entre eux ? Et de poursuivre : "ils se lancent, ils travaillent plus, la rémunération ne suit pas toujours mais ils ont accès à l'activité économique et à des perspectives de mobilité ". Edifiant. Il faudra qu'Emmanuel Macron explique comment un jeune qui se lance peut s'en sortir quand " la rémunération ne suit pas toujours ", et comment il peut être mobile.

Espérons que le gouvernement, qui joue les apprentis libérateurs de l'économie, tire les leçons du passé très récent.

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Commentaires
a écrit le 09/01/2016 à 17:05 :
CASSE LES DROITS DES TRAVALLIEURS ET DES CORPORATIONS NE CRERONT PAS D EMPLOIES ? JE PREFERE MACRON DERRIERE LES NOUVELLES STAR COPS. POUR AIDEES LES NOUVELLES TECHNOLOGIES QUI SERONT LES EMPLOIES DE DEMAIN. QUE DANS LE DEREGLEMENT DES DROITS EXISTENT???
a écrit le 08/01/2016 à 19:05 :
Seriez-vous prêts à faire venir chez vous des électriciens ou des plombiers non qualifiés parlant français sans savoir l'écrire et de ce fait incapables de faire un devis ou une facture au risque de provoquer un incendie ou une fuite d'eau chez vous ?
a écrit le 08/01/2016 à 18:47 :
2) (…) Je ne m’attends pas à quelque chose d’intéressant de la part de cette personne.
En utilisant le système en place, il faut élire des représentants ( députés, sénateurs, maires, conseillers régionaux, etc) qui ne jouent pas que le jeu des banques. En effet, les élus qui promettent une amélioration de notre économie ou du social dans les conditions bancaires nationales et internationales actuelles se trompent, ou nous trompent sciemment.
Je ne préconise pas un retour à la « planche à billets », mais un équivalent.
D’ailleurs, pourquoi a-t-elle été abandonnée ? Parce que le président qui a succédé au général de Gaulle sortait d’une banque internationale bien connue et l’a décidé ; mais il décéda. Son successeur, toujours vivant, a poursuivi ce plan de fragilisation de l’économie, et a fait emprunter le pays sur les marchés financiers pour la première fois en 1974 (il me semble). On ne s’en est jamais vraiment remis.
Donc : l’astuce financière est de mettre en circulation des liquidités, pour un montant correspondant exactement à la valeur de produits ( c’est-à-dire à du travail effectif), et en aucun cas pour rembourser des dettes, telles que celle de la France envers un autre pays. (…).
a écrit le 08/01/2016 à 18:42 :
(1) Je ne suis pas sûr que cette personne va vraiment améliorer quoi que ce soit pour les citoyen(ne)s ! C’est un banquier d'affaires, donc il va sauvegarder, et plus surement renforcer les avantages des gros banquiers, malgré une dernière loi apparemment en notre faveur, et qui est tout simplement l’annulation d‘un abus bancaire patent.
La manière de survivre des banques est très simple sur le fond. Les banquiers ont artificiellement compliqué leur méthodes pour que nous soyons submergés, et qu'ainsi on ne comprenne pas tout.
Constatons aussi la complexité de l'économie officielle : des experts qui se succèdent, et des crises presque continues depuis 1973 ; un prix Nobel d'économie attribué par ... la Banque de Suède ; n’est-ce pas bizarre ? Des « pros » qui prodiguent leurs conseils avisés à nos élus… et pas d’amélioration vraiment sensible depuis 42 années ?
Certes, la situation de l’individu dépend aussi de son dynamisme et de sa compétence.
Mais que faire si les taxes ne favorisent pas l’emploi et que la masse monétaire est insuffisante ? Si les difficultés rencontrées n’incitent pas les individus à se lancer ?
La gratuité d’un compte bancaire reste donc, je le crains, de la poudre aux yeux. Ce qu’il faut, c’est favoriser, déclencher une relance économique profitant au pays en entier, avec un essor comparable à celui des Trente glorieuses ( les années de 1945 à 1974 en France ). Il est vrai qu’alors on se servait de la planche à billets, et tout allait très bien : la Banque de France était au service du pays (…)
a écrit le 08/01/2016 à 11:58 :
"Les copains d'abord". C'était en 1964, le plein emploi, la France unie et ouverte. Tous copains. Aujourd'hui, la corruption et les barrières divisent le peuple. Chacun son statut spécial protégé. Dernière innovation, les vrais nationaux et les binationaux. Un français né à l'étranger est suspect, de même qu'un étranger né en France. Le quadrillage sécuritaire et le repli identitaire des français progresse.
La liberté qui est la ressource fondamentale du plein emploi est considérée comme trop "coûteuse".
a écrit le 08/01/2016 à 9:48 :
Macron porte parole de Hollande en direction du centre pour chercher une alliance en vue des élections de 2017 . Il leur dit ce qu il ferait si ils votaient pour lui .Problème le centre n a pas l air d entendre , il faut dire que la musique doucereuse d un certain Juppé les anesthésies et les postes a pourvoir sont plus nombreux de son coté , face a la cohorte des prétendants PS .
a écrit le 08/01/2016 à 4:57 :
Libérer la croissance et opérer un suicide agricole en sous-compétitivité alors qu'au cycle de Doha on signe en sous-compétitivité alors qu'au cycle de Doha on signe pour la fin des subventions agricoles.
Libérer la croissance quand on fait la moitié des allemands et le quart des américains, n'est-ce pas une évidence?
Avons-nous un souci de compétence à l'export ou bien de valeurs douteuses?
L'Europe entre 2005 et 2011 en 7 ans fait moins d'export que les américains pour un pib élevé, n'est-ce pas une zone boulet à faible croissance pour l'humanité?
N'avons-nous pas un souci de maltraitance alors qu'on ferait des suicides sur lieu de travail comme par exemple en avion ou dans des hôpitaux?
La France en idh ne serait pas dans les 20 premiers ne fait-on pas de grandes dépenses pour de petits résultats?
L'immoralité du baby-boom n'est-elle pas un scandale à forte productivité et petite croissance, la paresse instituée à 604 par habitant en baisse de pib par tête et indice bi mac élevé, n'entend-on pas des absurdités du type l'inflation crée la croissance et l'Etat crée l'emploi... avec plus d'impôts?
On pourrait imaginer un programme protestataire à 5,7 millions de pré-retraites et une application du traité de Maastricht en remboursement dette comme font les allemands, de la croissance sans dette.
Faire des dettes pour faire baisser les salaires, augmenter les prix réglementés des médicaments et diminuer l'accès aux soins, on augmente les salaires, a-t-on travaillé plus, en quoi est-ce d'intérêt?
La moralité du baby-boom n'est-elle pas en cause avec la discrimination aux diplômés dans l'emploi et qu'on critiquerait la politiques d'aides et subventions à 70%.
a écrit le 07/01/2016 à 15:51 :
Ou comment "libérer" l'économie du 21 ième siècle avec les schémas de pensée du 19 ième siècle et les raisonnements du 20 ième.
Et libérer l'économie pour qui ?
Le monde change, la mondialisation est un artifice pour cacher la financiarisation outrancière du monde. Et si, on rapatrié la majeur partie de nos fabrications en Chine vers l'Europe, juste pour voir. Les marges bénéficiaires fondraient un peu, mais dans tous les cas elle vont fondre.
a écrit le 07/01/2016 à 14:24 :
Réponse Non....!, les mutants du capitalisme vers le socialisme ...n'ont jamais relancé durablement une quelconque économie dans le monde ...par contre l'inverse est validé dans le temps et l'espace...
a écrit le 07/01/2016 à 14:24 :
Réponse Non....!, les mutants du capitalisme vers le socialisme ...n'ont jamais relancé durablement une quelconque économie dans le monde ...par contre l'inverse est validé dans le temps et l'espace...
Réponse de le 07/01/2016 à 18:47 :
Quel exemple? L Allemagne et ses 1€ Job?
Un modèle de justice social
a écrit le 07/01/2016 à 14:16 :
UN "socialiste" Macron qui veut appliquer les methodes liberales à une corporation,,l'artisanat, qui peste en permanence contre tout ce qui a un caractere social, c'est jubilatoire....
Alllez les gars vous louez le liberalisme, vous devriez etre satisfait...
a écrit le 07/01/2016 à 14:16 :
UN "socialiste" Macron qui veut appliquer les methodes liberales à une corporation,,l'artisanat, qui peste en permanence contre tout ce qui a un caractere social, c'est jubilatoire....
Alllez les gars vous louez le liberalisme, vous devriez etre satisfait...
Réponse de le 09/01/2016 à 16:57 :
EXAT???
a écrit le 07/01/2016 à 13:29 :
s'il parvient aux responsabilités il faudra qu'il s'attaque avec urgence aux statuts archaiques des artisans commerçants.il faut rendre obligatoire un bilan de compétence dans ces professions souvent occupées par des gens peu scupuleux et peu qualifiés.idem pour les auto-entrepreneurs qui en plus travaillent en quasi exonération de charges sociales(a peine 13%,soit une paille).Macron est probablement qualifié pour débloquer ces rentes de situation et casser tous ces cartels d'un autre age(essayez d'appeler unplombier si vous etes en panne le dimanche!)
Réponse de le 07/01/2016 à 15:18 :
quand va-t-on enfin casser la cartel des élus PS ?
Réponse de le 07/01/2016 à 18:40 :
Toutes les entreprises grandes ou toutes petites doivent etre nationalisés par confiscation. le statut de fonctionnaire pour tous les français. Les artisans et commerçants sont des profiteurs et exploiteurs, les plombiers comme vous le précisez camarade P.S, sont parmi les pires. Ils font la semaine de 4 jours à 28h payés 80h. Le modèle économique et social Nord-Coréen est le seul modèle sain. Le Vénézuela l'a compris. Ne soyons pas plus inconséquents que ces deux grandes Démocraties, et Patries des Droits et de la Dignité Humaine au Monde.
a écrit le 07/01/2016 à 13:15 :
Tant qu'on ne réduit pas la dépense publique de 10 points et qu'on ne supprime pas 1 million de postes de fonctionnaires on ne peut rien espérer et ça n'arrivera pas avant la faillite terrible de l'état. Le socialisme est le pire mal pour une économie moderne. On va le voir...
a écrit le 07/01/2016 à 12:15 :
En fait les lois dites Macron sont équivalentes à soigner l'économie Française comme un malade atteint d'un cancer avec un traitement homéopathique. Cela peut fonctionner mais il ne faut pas être pressé.
a écrit le 07/01/2016 à 10:06 :
Au mieux ses recettes auront créé 3000 emplois, à peu près rien. Mais on continue ...
a écrit le 07/01/2016 à 8:21 :
50 000 taxis seront bientôt devant ton petit ministère.
Réponse de le 07/01/2016 à 8:57 :
Toujours la même méthode: la menace (une sorte de terrorisme et de prise en otage!) pour défendre l'inacceptable malheureusement avec un gouvernement sans courage politique cela marche!
a écrit le 06/01/2016 à 23:49 :
La stabilité de la fiscalité et la stabilité des normes sont des demandes récurrentes des patrons de PME, qui veulent se projeter, investir pour grandir et exporter. Or, pas un seul responsable politique ne traite de ces sujets (hors campagne présidentielle) ! Et si tout gouvernement s'astreignait très formellement à respecter des périodes de stabilité fiscale et normative totale de 5 ans minimum ?
L'année 2016 commence fort : les entreprises sont contraintes légalement de souscrire à une assurance santé complémentaire pour leurs salariés. Non pas qu'avoir une assurance santé d'entreprise pour ses salariés, en plus du régime général, soit un mal, mais que ce soit une obligation de plus est tout à fait aberrant ! Une entreprise qui ne récompense pas, voire qui méprise ses salariés, a vocation à couler par perte de compétence et de dynamisme, à plus ou moins long terme en fonction du comportement de ses concurrents et des nouveaux entrants de son secteur.
Par une lâcheté, devenue routinière du gouvernement Hollande, les effets de seuil qui entravent la croissance en taille des entreprises sont toujours bien en place. Ces blocages persistants pénalisent l'économie française gravement, car notre économie est toujours incapable d'atteindre le niveau d'exportation auquel la France pourrait prétendre, déjà du fait de ses savoir-faire et de sa notoriété internationale !
Réponse de le 07/01/2016 à 1:21 :
Vous avez dit l'essentiel du mal français qui conservera ses rigidités, quelle que soit la majorité. 5 ans de stabilité fiscale, sociale, normative, c'est trop peu. Les décideurs raisonnent au minimum à 10 ans. Le quinquennat n'est pas adapté à La France. Il faut en finir avec un pseudo-président, candidat obsessionnel dès son élection. Il faut un septennat non renouvelable, et rallonger le mandat des députés à 7ans renouvelables.
a écrit le 06/01/2016 à 19:20 :
Tout cela est completement inutile.
Mr. Macron n´y croit pas non plus.
Il n´est pas un imbecile dogmatique qui pense qu´il suffirait de donner des miettes aux entrepreneurs que ceux-ci se mettent a prendre des risques et invetissent a tout va.
Car il sait, que les entrepreeurs ne vont pas aller s´endetter et prendre des risques sans qu´ils aient le moindre espoir raisonnable qu´ils seront recompensés pour cette prise de risques et pour leur talent et leur merite.
L´experience des entrepreneurs est que les fruits de leurs efforts sont d´abord spoliés par la classe politique sous toutes les formes posibles pour gonfler la fonction publique par leurs adherants et leurs coleurs d´affiches.
Il suffit de regarder l´evolution de cette fameuse machine publique a broyer les fruits du travail des salariés et de leurs patrons.
Mais Mr. Macron a les pieds et mains liés par l´UMPS.
Tant que les politiciens ne vont pas annoncer la liquidation de 30% de fonctionnaires, il n´y a guere d´espoir que la machine economique se remette en marche.
Réponse de le 07/01/2016 à 1:13 :
Vous avez résumé le mal français. Et accessoirement, Macron qui est la danseuse à bluff de son Maitre à l'Elysée, n'y croit évidemment pas. J'ai toujours ! voté sans exception, meme référendum en répondant à la question posée. C'est FINI. Je me déplacerai dorénavant que pour les élections locales. Droite, Centre, Gauche, Extremes : je ne crois personne.
Réponse de le 08/01/2016 à 11:11 :
Vous n’avez pas tort, mais vous semblez croire que seul l’état se charge de broyer les fruits du travail des salariés et de leurs patrons ; vous oubliez que les fruits du travail des salariés sont déjà eux-mêmes allègrement confisqués par le patron et les actionnaires. Quelques miettes tout au plus restent à ceux qui créent réellement la richesse. Il suffit de consulter les courbes chiffrant le partage de la valeur ajoutée des entreprises pour voir qui en profite, et quelle est la tendance suivies ces dernières décennies.

La machine économique ne se remettra pas en marche en supprimant du fonctionnaire, puisque son vrai problème est l’exclusion de la majorité des français au profit de quelques centaines/milliers de profiteurs ayant confisqué l’essentiel des richesses.
Réponse de le 08/01/2016 à 11:11 :
Vous n’avez pas tort, mais vous semblez croire que seul l’état se charge de broyer les fruits du travail des salariés et de leurs patrons ; vous oubliez que les fruits du travail des salariés sont déjà eux-mêmes allègrement confisqués par le patron et les actionnaires. Quelques miettes tout au plus restent à ceux qui créent réellement la richesse. Il suffit de consulter les courbes chiffrant le partage de la valeur ajoutée des entreprises pour voir qui en profite, et quelle est la tendance suivies ces dernières décennies.

La machine économique ne se remettra pas en marche en supprimant du fonctionnaire, puisque son vrai problème est l’exclusion de la majorité des français au profit de quelques centaines/milliers de profiteurs ayant confisqué l’essentiel des richesses.
a écrit le 06/01/2016 à 19:01 :
Macron ignore le role de l'énergie dans le développement économique: l'énergie remplace le travail en assurant des gains de productivité. On a le travail, le capital et l'énergie.
Réponse de le 07/01/2016 à 15:21 :
vous radotez
a écrit le 06/01/2016 à 18:49 :
le premier handicap de la France c'est la masse salariale de sa fonction publique . Il n'y a pas d'issue sans un élagage massif .
a écrit le 06/01/2016 à 18:22 :
Rassurez-vous, le message de haine et de lutte des classes a été entendu, et reçu 5/5
" C'est vrai que je n'aime pas les riches, et je considère que l'on est riche à partir de 4000eur par mois " " Mon ennemi c'est la finance ". Les jeunes diplomés, Les talents, les milliardaires ou millionnaires ou foyers dits aisés, continuent leur exode. Ils sont si bien traités partout ailleurs. Les ennemis économiques intérieurs de la France, sont les meilleurs amis et " invités " de nos concurrents qui se frottent les mains. La France perdu deux places dans le classement des premières puissances économiques. Le déclin et déclassement français est irréversible : à fustiger avec haine, sans cesse les " aisés " suppression du quotient familial, et des allocations familiales, et donc flambée de l'impot sur le revenu. Ces Français sont de plus en plus nombreux à acquérir la Nationalité de leur nouveau pays. L'on a honte d'avouer ou de dire à l'extérieur que l'on est français.
Réponse de le 07/01/2016 à 10:23 :
Tout à fait d'accord avec vous. Je vis au Portugal comme "retraité RNH" depuis un an et d'ici 5 ans je demanderai la nationalité Portugaise pour ne plus être assimilé à tous les bons Français d'origine.....X qui massacrent des Français. Et tous ces individus se moquent pas mal de notre déchéance de Nationalité.
a écrit le 06/01/2016 à 18:21 :
Rassurez-vous, le message de haine et de lutte des classes a été entendu, et reçu 5/5
" C'est vrai que je n'aime pas les riches, et je considère que l'on est riche à partir de 4000eur par mois " " Mon ennemi c'est la finance ". Les jeunes diplomés, Les talents, les milliardaires ou millionnaires ou foyers dits aisés, continuent leur exode. Ils sont si bien traités partout ailleurs. Les ennemis économiques intérieurs de la France, sont les meilleurs amis et " invités " de nos concurrents qui se frottent les mains. La France perdu deux places dans le classement des premières puissances économiques. Le déclin et déclassement français est irréversible : à fustiger avec haine, sans cesse les " aisés " suppression du quotient familial, et des allocations familiales, et donc flambée de l'impot sur le revenu. Ces Français sont de plus en plus nombreux à acquérir la Nationalité de leur nouveau pays. L'on a honte d'avouer ou de dire à l'extérieur que l'on est français.
a écrit le 06/01/2016 à 18:13 :
Toujours le même discours de ces soi-disants "réformateurs".Que les artisans et professions réglementées passent à la caisse car il ne s'agit que de cela.On détruit leur gagne pain et miraculeusement 5 millions d'emplois sont crées,la croissance de la France sera alors de 5 à 8 /° par an.Quid de la reforme de la fonction publique et territoriale.Quid des économies à tous les niveaux de l'état.On nous ressert un remake de la fable de La Fontaine,"les animaux malade de la peste".Faisons payer les autres pendant ce temps on nous oubliera.S'il y a des rentes elles sont au niveau politiques,dans les grandes entreprises,dans la fonction publique.Tout cela sent le rance.
a écrit le 06/01/2016 à 17:41 :
Pour cela , il faudrait virer 50 % des députés PS et écolos. Macron est social démocrate
et est très éloigné de la pensée marxiste. Par ailleurs , il est distant vis à vis de la lutte des classes.
Réponse de le 08/01/2016 à 11:13 :
Il n’est pas distant de la lutte des classes. Il est en plein dedans. Et fait tout ce qui est en son pouvoir pour favoriser sa classe : celle des profiteurs.
a écrit le 06/01/2016 à 17:39 :
Bien entendu on ne va pas lui dire que c'est mal, mais les mesures proposées pour régler les problèmes de la France sont l'équivalent d'une cuillère à café pour nourrir une baleine. Alors elle aura le temps d'en crever, mais pas avant 2017 peut-être.
a écrit le 06/01/2016 à 16:59 :
Des rémunérations qui ne suivent pas toujours... Consternant. Balancer ça comme ça, sans se rendre compte de ce qu'il dit.

Les VTC sont d'ailleurs aux abois car Uber a diminué les tarifs pour contrer la concurrence de Heetch et compagnie. Ils se pensaient "entrepreneurs", mais ce sont seulement des travailleurs payés à la tâche. Uber n'a pas peur des mouvements sociaux, car ce ne sont pas ces salariés. S'il veut demain se retirer d'un marché, pas de prime de licenciements, il a juste à fermer son application et son site web dans ledit pays. S'il veut baisser les tarifs, il baisse le prix de la tâche. Pas de syndicats, pas de contre pouvoir.

C'est CA, le bonheur pour tous !

En attendant, quelques milliardaires continuent de toucher des centaines de millions (soit plusieurs millions par semaine !) sans que cela n'ait l'air de préoccuper qui que ce soit.
Réponse de le 08/01/2016 à 11:15 :
Au contraire, cela préoccupe beaucoup nos hommes politiques, qui font tout pour que cet état perdure. Ce monde libéral et capitaliste merveilleux, où seuls 1% des hommes détiennent 50 % des richesses du monde, où seuls 20% des hommes détiennent 80% des richesses du monde, leur convient bien, puisqu’ils font eux-même partie de ces 1%.

Plus le gâteau grandit, plus il est confisqué par les mêmes. Pire, plus le gâteau grandit, plus la fin de notre civilisation approche, puisque cela implique également une destruction continue et irréversible de notre environnement.
a écrit le 06/01/2016 à 16:52 :
Macron est une vitrine, et est utile à " Moi Président Je " (17 fois ) dans sa stratégie Obsessionnelle de réélection. Des effets d'annonces, du verbe, et rien d'autre. Valls le recadre en permanence ( et cela vient toujours de l'Elysée ) Et il faut compter avec la majorité parlementaire P.S : le P.S le plus Archaique et Gauchiste du monde, et l'Elysée a besoin des Gauchistes pour ses élections. Tout est trop tard. Tous les décideurs économiques grands et petits attendent prudemment l'année prochaine : les nouvelles règles qui suivront la présidentielle.
a écrit le 06/01/2016 à 16:35 :
en ce qui concerne les taxis, il faut pas exagerer : les plaques de taxis sont donnees GRATUITEMENT par l etat. Que les chauffeurs s amusent a se les revendrent entre eux n est pas le probleme de l etat, pas plus que c est le probleme de le tat qu un epicier ne puisse revendre son fond de commerce en partant a la retraite car un supermarche s est installe a cote de chez lui ...
a écrit le 06/01/2016 à 16:35 :
en ce qui concerne les taxis, il faut pas exagerer : les plaques de taxis sont donnees GRATUITEMENT par l etat. Que les chauffeurs s amusent a se les revendrent entre eux n est pas le probleme de l etat, pas plus que c est le probleme de le tat qu un epicier ne puisse revendre son fond de commerce en partant a la retraite car un supermarche s est installe a cote de chez lui ...
a écrit le 06/01/2016 à 16:27 :
Fascinant : les libéraux refusent d'être libéralisés !
Surprenant : les régulateurs essaient de déréguler !
Résultat : que des mécontents...

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