Emmanuel Macron : "Le modèle ne sera plus le CDI à vie dans la même entreprise"

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Pour Emmanuel Macron, le plafonnement des indemnités prud'homales et la "clarification" de la définition des licenciements économiques vont «permettre de sortir du dualisme du marché du travail en autorisant les plus fragiles à accéder à un CDI dès lors que l'employeur n'aura plus peur du coût de la rupture"
Pour Emmanuel Macron, le plafonnement des indemnités prud'homales et la "clarification" de la définition des licenciements économiques vont «permettre de sortir du dualisme du marché du travail en autorisant les plus fragiles à accéder à un CDI dès lors que l'employeur n'aura plus peur du coût de la rupture" (Crédits : Reuters)
Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, était jeudi 25 février l'invité de la "Matinale des travaux publics", un évènement co-organisé par "La Tribune" et la Fédération nationale des travaux publics. Le ministre a fermement défendu le projet de loi El Khomri au nom de la "souplesse nécessaire" à donner aux entreprises. Il a de nouveau plaidé en faveur du statut de micro entrepreneur. Il souhaite aussi des "débats de fond" sur tous les sujets avant la présidentielle.

"Accorder davantage de souplesse ""donner de l'autonomie" " transformer les difficultés en opportunités ", " abattre les barrières "... Ce jeudi 25 févier, invité de la « Matinale de la FNTP », un évènement co-organisé par « La Tribune » et la Fédération nationale des travaux publics, Emmanuel Macron a eu l'occasion de défendre sa vision "des réformes structurelles" nécessaires.

Après avoir dressé un panorama de la situation économique mondiale, marqué par le ralentissement inquiétant de la Chine et des autres pays émergents, et par la solide croissance américaine tirée par les gaz de schiste et la révolution numérique, le ministre de l'Economie a plaidé en faveur d'une Europe "davantage intégrée" et "d'une relance keynésienne au niveau européen, via un budget investissement élaboré au niveau de la zone euro" .

Un soutien appuyé au projet de loi El Khomri... qui porte son sceau

Mais, dans une conjoncture marquée par les débats que suscite le projet de loi El Khomri sur le code du Travail, c'est, bien entendu, la situation française qui a surtout retenu l'attention d'Emmanuel Macron. C'est peu dire que le ministre de l'Economie a apporté un soutien appuyé au projet de loi...que certains appellent d'ailleurs "El Macron".  Et pour cause, plusieurs dispositions sont marquées de son sceau. Il en va ainsi du plafonnement des indemnités prud'homales et de la clarification de la définition du licenciement économique dont il est l'instigateur.

Fidèle à son habitude, Emmanuel Macron a voulu faire œuvre de pédagogie pour justifier cette réforme. Pour lui, il faut de "l'adaptabilité" et de la souplesse pour les acteurs de terrain, via la négociation d'entreprise. Il décrit la situation actuelle comme "inefficace et injuste" avec "un chômage qui ne baisse pas depuis quinze ans en France. Seuls trois pays européens sont dans cette situation". Pour lui :

"il n'est pas normal que 90% des gens accèdent au marché du travail, via un CDD ou l'intérim. On ne peut pas bâtir sa vie, accéder à un crédit de cette façon".

D'où le besoin de réformer. Ce que fait le projet de loi sur le travail dont Emmanuel Macron a tressé des lauriers. L'inversion de la hiérarchie des normes (loi, accord de branche, accord d'entreprise) : "cela va donner plus de souplesse, plus de flexibilité et cela va inciter à négocier". Le référendum d'entreprise : "cela va conforter la validité d'un texte signé par des syndicats qui représentent 30% des salariés". La sécurisation des licenciements, via le plafonnement des indemnités prud'homales et la clarification de la définition du licenciement économique : "cela va permettre de sortir du dualisme du marché du travail en autorisant les plus fragiles à accéder à un CDI dès lors que l'employeur n'aura plus peur du coût de la rupture".

Pour lui, il est tout à fait légitime qu'un licenciement économique soit justifié par le besoin de maintenir la compétitivité d'une entreprise. Il ne lui paraît pas non plus choquant qu'un licenciement soit justifié "après deux semestres de perte de chiffre d'affaires ou deux trimestres de perte d'exploitation". Emmanuel Macron estime aussi que la réforme prud'homale - actée dans la loi qu'il a fait voter durant l'été 2015 - va également "sécuriser" et donner de "la visibilité" aux entreprises. Plus globalement, cultivant son image d'homme "moderne", Emmanuel Macron a défendu un code du travail new-look : "le monde change, le modèle ne sera plus celui du CDI à vie dans la même entreprise. Si on veut vraiment protéger les gens, il faut leur donner de l'autonomie".

Faciliter la création et la vie des entreprises

Et cette autonomie, elle passe selon lui par davantage de facilitation à accéder à l'entrepreneuriat. Il a réédité son idée de faire "sauter les barrières" à l'entrée de certaines professions quand "des questions d'hygiène et de sécurité ne sont pas en jeu".

"Ainsi, je ne comprends pas pourquoi on peut ouvrir un restaurant sans qualification, alors que l'on ne peut pas devenir boulanger, coiffeur, laveur de voiture, etc. sans avoir le CAP ou le BP requis. Je veux lever les barrières à l'entrée injustifiée et permettre qu'il y ait plusieurs voies d'accès à ces professions. Tous les jeunes ne sont pas faits pour l'enseignement ou même l'apprentissage".

Tout comme il veut que les changements de statut des entreprises soient « beaucoup plus souples et plus fluides pour leur permettre de grandir ». Privé de loi « Macron II » - de son vrai nom "Nouvelles opportunités économiques" (#Noé) - par François Hollande et Manuel Valls, Emmanuel Macron espère que la future loi Sapin II « sur la transparence et la modernisation de la vie économique » va reprendre un autre de ses dadas, à savoir le développement des micro-entrepreneurs (nouveau nom des auto-entrepreneurs).

Pour ce faire, il voudrait doubler les seuils de chiffre d'affaires réalisables sous ce statut (32.900 euros pour les prestations de services, 82.200 euros pour les activités commerciales). Une idée que ne semble pas vouloir retenir Michel Sapin, qui aurait cependant trouvé un accord avec Emmanuel Macron pour "gommer les effets de seuils", a expliqué le ministre des finances hier sur LCP en lissant sur deux ans le bénéfice du régime à condition de ne pas dépasser chaque année le double du seuil de CA.  Et pour en finir avec le débat sur la concurrence faussée entre les artisans et les micro-entrepreneurs - débat qu'il estime non fondé dans la grande majorité des cas -, Emmanuel Macron propose de donner un « droit d'option » aux artisans qui pourraient, à l'avenir, choisir entre conserver leur statut d'artisan ou bien opter pour celui de micro-entrepreneur.

"Vous pouvez compter sur moi"

Enfin, interrogé sur le rôle qu'il pourrait jouer lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron n'a bien entendu pas fait acte de candidature. Il a tout de même déclaré "vous pouvez compter sur moi"... pour participer sinon "à une primaire des Hommes" en tous cas à "une primaire des idées".

Et d'expliquer que les débats actuels "sont perclus par la défiance et les corporatismes. Il faut expliquer. Il faut adapter notre économie car il y a des bousculements radicaux qui doivent devenir des opportunités pour les individus. C'est ça le défi".

Enfin, faisant allusion à la récente tribune signée par Martine Aubry et d'autres dans les colonnes du quotidien Le Monde, il fait mine de comprendre la réaction de la maire de Lille : "La difficulté c'est que les sujets de fond n'ont pas été abordés lors de la campagne de 2012. Du coup, beaucoup peuvent se dire: ce n'est pas le projet pour lequel j'ai voté". Pour lui, l'impératif dans les quinze mois qui précèdent la présidentielle est de poser "tous les débats", "tous les défis" pour dire "ce que l'on propose avec quelles implications"... "La réforme brutale sans explication, ça ne marche pas (...) la réassurance [sic] naïve qui conduit à l'immobilisme ne fonctionne plus !".

Et donc, lorsqu'à deux reprises Emmanuel Macron a lancé à propos de ces nécessaires débats d'idées à venir "vous pouvez compter sur moi", ses "fans" ont voulu y voir un message, peut-être la possibilité d'une candidature...

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Commentaires
a écrit le 04/03/2016 à 13:30 :
Il restera heureusement toujours le contrat à durée illimité entre le parlement francais et le parlement européen, entre le parlement européen et le sénat (le sénat + la région, le sénat + la région + le département, le sénat + la région + le département + la mairie...)
Je suis dans le privé et j'en suis à ma cinquième entreprise, pas sûr que cela me réservera une place bien au chaud au sénat... Il y a très probablement beaucoup de choses à revoir en france. Il est par exemple parfaitement anormale que plusieurs générations de jeunes soit ainsi sacrifiés dans notre pays et tous le mal que je leurs souhaite est de trouver un job intéressant et bien rémunéré... ailleurs.
Mais que les donneurs de leçons commencent par faire le ménage chez eux. Qu'en est du CDIllimité de la fonction public? cœur de l'électorat socialiste. Non ce ne sont pas les textes de lois généraliste (électoraliste?) mille-feuilles qui s'empilent et surtout pas d'homme providenciel dont on a besoin en france. Mais de vrai négociations entre un syndicalisme à "l'allemande" et les directions des entreprises. Forme de dialogue qui n'existe pas en france. Et qu'il nous reste a créer de toute pièce !
a écrit le 29/02/2016 à 11:23 :
Il restera heureusement toujours le contrat à durée illimité entre le parlement francais et le parlement européen, entre le parlement européen et le sénat (le sénat + la région, le sénat + la région + le département, le sénat + la région + le département + la mairie...)
Je suis dans le privé et j'en suis à ma cinquième entreprise, pas sûr que cela me réservera une place bien au chaud au sénat... Il y a très probablement beaucoup de choses à revoir en france. Il est par exemple parfaitement anormale que plusieurs générations de jeunes soit ainsi sacrifiés dans notre pays et tous le mal que je leurs souhaite est de trouver un job intéressant et bien rémunéré... ailleurs.
Mais que les donneurs de leçons commencent par faire le ménage chez eux. Qu'en est du CDIllimité de la fonction public? cœur de l'électorat socialiste. Non ce ne sont pas les textes de lois généraliste (électoraliste?) mille-feuilles qui s'empilent et surtout pas d'homme providentiel dont on a besoin en france. Mais de vrai négociations entre un syndicalisme à "l'allemande" et les directions des entreprises. Forme de dialogue qui n'existe pas en france. Et qu'il nous reste a créer de toute pièce !
a écrit le 27/02/2016 à 20:22 :
Dixit un ministre qui sera toute sa vie engraissé par l'état. Bravo, je n'aimerais pas être son miroir à celui-là non plus.

Ils ont belle gueule nos "libéraux", tous des rentiers.
a écrit le 27/02/2016 à 19:12 :
Voilà une chose que le français qui n'a jamais mis les pieds en dehors de chez lui ne comprend pas, ou plutôt ne veut pas comprendre: CDI ne veut pas dire "contrat à durée infinie" mais "contrat à durée indéterminée". Cela peut être 5 ans comme ça peut être 20 ans. En France, quelqu'un qui est en CDI est 100% intouchable en dehors des grands plans de licenciement, quand bien même il n'est pas efficace ou quand bien même il y a mieux que lui pour le même poste. Des exemples de salariés gardés au chaud à tout prix malgré leurs mauvaises performances ou leur inutilité, j'en ai des tonnes. Cette surprotection du salarié, qui n'existe nulle part ailleurs, se traduit par un nombre d'embauches quasi nul en CDI, comparativement aux autres pays (90% de contrats en CDD et intérim chez nous...). Alors vous autres les CGT Sud FO de sortie arrêtez de hurler quand on vous dit que le CDI à vie c'était bon du temps de nos arrières-grands parents mais plus pour nous (même mon grand-père a fait 5 boîtes différentes en son temps). Arrêtez de rêver et retombez sur terre ! C'est trop vous demander on dirait ?
a écrit le 26/02/2016 à 17:20 :
L'ambition de nos élites de gauche (!) est également de faire travailler les gens au niveau du smic (ils considèrent que c'est déjà trop) mais sans les charges. Or, les charges, tant salariales que patronales, sont un "salaire différé" qui est versé dans nos boîtes de sécurité sociale (qu'elles pillent dès qu'elles en ont l'occasion, d'ailleurs). Donc, quand le salarié sera payé un smic sans charge, il ne sera plus cotisant à la sécurité sociale, dont plus indemnisé pour la maladie, la retraite, le chômage, les accidents du travail, etc. Donc on revient avant 1789. Il devra s'assurer lui même dans des assurances privées sur son maigre pécule. Proposer cela, ça veut dire pour le patron tirer des bénéfices en payant moins son salarié, et le précariser davantage. Actuellement, un patron réfléchit en coût chargé (salaires + charges, soit disons 2000 € pour le salarié Z). Bien sûr que s'il ôte les charges ça ne coûtera " plus que" 1200 euros. Et cela veut dire aussi que le salarié est bien moins payé, puisque son patron lui retire 40% de son revenu, son "salaire différé". Le but de la gauche est de casser la Sécu, et de revenir à l'esclavage. Quand le gvt a décidé de supprimer 7 points de cotisation aux agriculteurs, leur a t'il expliqué les conséquences que ça impliquait ? Du dumping social.
Réponse de le 27/02/2016 à 15:23 :
Vous n'avez rien compris, on compense par le budget général, ca ne sert pas à grand chose, vu que le problème n'est pas résolu, mais tous les intéressés sont contents et peuvent re voter comme on le souhaite !
a écrit le 26/02/2016 à 16:07 :
pour le prix d'un chauffeur de ministre, on peut avoir 40 ministres chinois ou polonais .
pas cher, travailleur et au ordre du peuple.
c'est l'avenir le uber politique !!
et au revoir macron, tu es ni rentable, ni productif et trop cher.
il te reste la prostitution, c'est comme la politique mais en plus digne et en plus propre.
Réponse de le 27/02/2016 à 15:19 :
Votre dernière proposition peut, peut-être, être envisageable pour ce ministre, il est mignon, mais pour un tas de ses collègues, ca ne va pas être évident ! je crains le pire !
a écrit le 26/02/2016 à 15:05 :
a créer le déséquilibre c'est les patrons qui vont pleurer car personne ne voudra plus bosser pour les engraissé.
ça va revenir au temps de la débrouille et du black. fini les moutons lier à un contrat bienvenu aux meutes de loups autonome et incontrôlable.
les patrons finirons sur la paille en se demandant pourquoi les salarier sont partie avec leur savoir faire.
eh oui ! 1 salarier qui part, c'est pas grave, par contre si sur 1 semaine vous avez 300 salarier qui quittent l'entreprise sur un coup de tête, c'est la fin de la boite .
Réponse de le 26/02/2016 à 16:58 :
Sauf s'il y a 300 chômeurs prêts à les remplacer... Et il y a du monde qui attend !
a écrit le 26/02/2016 à 13:40 :
"Le modèle ne sera plus le CDI à vie dans la même entreprise", je traduis : "avant y'avait 2 catégories de personnes : ceux qui avaient un boulot sûr ou relativement sûr, et ceux qui avaient un boulot précaire ou pas de boulot du tout. Maintenant, on va supprimer la différence, on va tous vous mettre dans la 2nde catégorie" !!
Réponse de le 26/02/2016 à 15:09 :
Il entend simplement par là un constat : la carrière à vie dans une entreprise n'existe plus dans le privé, même pour une personne en CDI. Et pas pour des questions de plans sociaux ou de précarité cachée. Dans mon parcours dans le privé je n'ai rencontre AUCUN, strictement AUCUN profil de moins de quarante ans, qui, malgré des CDI, n'a pas changé au moins deux fois d'entreprises. Ne serait-ce que pour obtenir un salaire plus élevé, il est devenu classique de changer d'entreprises tout les trois à cinq ans avant quarante ans, notamment pour la valorisation en terme de salaire. Et cette variété d'expériences est aussi appréciée par les entreprises car elle ouvre le point de vue. Si vous croyez que les jeunes rêvent de passer toute leur carrière dans la même entreprise, vous vous fourvoyez.
Réponse de le 26/02/2016 à 17:15 :
Travailler toute sa carrière fonctionnait très bien avant. C'est d'ailleurs cette particularité qui à fait la force de notre pays. On avait le choix de changer, ou pas. C'est connu : l'herbe est toujours plus verte ailleurs. Aujourd'hui, on veut nous imposer un mode de vie nomade, sans attaches culturelles et sociales. Les salariés sont plus vulnérables quand ils sont isolés : c'est le principe des sectes : isoler les individus pour les rendre plus malléables et dociles. Pour un salarié isolé et sans défense, toute contestation a des répercutions catastrophiques sur sa vie. Nous revenons à la dictature du marché du 19ème siècle.
Réponse de le 26/02/2016 à 18:11 :
Nous l'imposer? Je m'inscris en faux, je ne connais strictement personne qui pense faire carrière dans la même boîte toute sa vie ou en rêve.

Vous ne connaissez personne qui change d'entreprise ou de métier simplement à cause de cette sensation d'en avoir fait le tour, de ne plus réellement apprendre ou évoluer? Ou simplement parce que le temps passant, les attentes vis-à-vis de la vie change?
Réponse de le 26/02/2016 à 21:14 :
Il n'y a depuis longtemps plus qu'un secteur ou l'on fait toute sa carrière dans la même entreprise : Le fonctionnariat !
Réponse de le 28/02/2016 à 10:21 :
Il existe des individus qui rêvent de faire le même job toute leur vie : les politiciens qui nous disent de se reconvertir, ce qu'ils ne savent pas faire eux-même, et les fonctionnaires (le rêve d'une majorité de français :).
a écrit le 26/02/2016 à 11:10 :
Une petite question, Macron, au niveau de la flexibilité. Si je trouve un meilleur boulot mieux payé , je peux me casser sans tambour ni trompette de mon entreprise et ce du jour au lendemain ?
Réponse de le 27/02/2016 à 15:03 :
ben oui, tout dépends de ce qui est écrit dans votre contrat de travail, si vous en avez un !
Réponse de le 27/02/2016 à 19:26 :
Non. En tant que "sans dent" vous ne pouvez prétendre quitter votre entreprise du jour au lendemain mais vous devez un mois de préavis.
Comme ça on est sûr de vous tenir par les ... organes génitaux servant à la reproduction.
a écrit le 26/02/2016 à 10:37 :
Si le salarié ne doit pas rester à vie dans une entreprise, alors l'actionnaire devrait avoir la même contrainte, car une société est un bien social ou le salarié est actionnaire par son travail, et qui touche aussi un dividende par son salaire. Le vrai problème des entreprises, c'est le manque de flexibilité des actionnaires qui restent les mêmes sur plusieurs générations. Ces actionnaires deviennent de fait une monarchie moderne avec tous les travers de l'aristocratie.
a écrit le 26/02/2016 à 9:59 :
Les sociétés françaises qui ont un faible turn-over de leur personnel sont celles qui ont les meilleurs résultats (Airbus, Dassault...). C'est justement l'ancienneté et l'expérience qui en découle qui fait la performance. Et cette exception culturelle française a fait notre force. Donc, dire que la flexibilité est un gage de performance est de la pure propagande infondée. Elle a juste pour but de casser notre tissu social et industriel, pilier de notre nation, pour nous imposer une Europe fédérale, en contradiction à l'Europe des nations initiale.
Réponse de le 27/02/2016 à 15:08 :
Pour l'instant la conjoncture Aéro est favorable, mais je connais des fabricants de chaussures, et je ne sais pas si dans 5 ou 10ans, ils en fabriqueront toujours ? Si l'entreprise périclite, faudra bien que les employés fassent autre chose, et pas forcément des avions ...
a écrit le 25/02/2016 à 23:42 :
Quand va-t-on inventer le licenciement pour cause de CDI trop long ? Dix ans dans la même entreprise, ça suffira !
La fragmentation a été prise en compte, car à une époque la médaille du travail, je crois que c'était quatre employeurs maximum, mais devenu peu réaliste dans notre époque moderne et dynamique.
Réponse de le 26/02/2016 à 12:20 :
Modernité et dynamisme ne consistent pas nécessairement à papillonner. La stabilité peut être bonne aussi bien pour le salarié que pour l'employeur. Ce qui ne veut pas dire refuser le changement si nécessaire.
a écrit le 25/02/2016 à 23:21 :
ça fait juste 20 ans que ce n'est plus le cas....Il a pas inventé l'eau chaude le garçon.
Même s'il dit vrai sur plein d'autres sujets
Réponse de le 26/02/2016 à 8:35 :
C'est totalement vrai... Ca fait au moins 20 ans que cette idée n'existe plus. Même IBM dont c'était la règle immuable a du abandonner ce concept dans les années 90. Le pauvre petit chou est enfin sorti du cocon familial ? :-)
a écrit le 25/02/2016 à 20:59 :
Penser que l'on peut faire fonctionner une entreprise avec des salariés qui n'ont aucune garantie montre combien certains sont éloignés de la réalité du terrain. Ce dont les entreprises ont besoin ce sont des salariés engagés et motivés qui ne craignent pas de se faire virer à la moindre difficulté. Le 'matériel humain' est un rien plus complexe à mettre en oeuvre. Du gagnant gagnant et pas du gagnant perdant! Bien sûr, tant que le modèle libéral sera dominant la RH n'ait pas près de changer de point de vue. Encore faudrait il qu'ils en aient un d'ailleurs....
Réponse de le 25/02/2016 à 21:47 :
Perso, je fais venir des thaïlandais et ils n'ont pas peur de se faire virer car je leur pique leur passeport. En libéramisme, je m'y connais.
a écrit le 25/02/2016 à 20:52 :
"cela va permettre de sortir du dualisme du marché du travail en autorisant les plus fragiles à accéder à un CDI dès lors que l'employeur n'aura plus peur du coût de la rupture".

Joli phrase totalement contradictoire: si l'employeur peut à son gré rompre le contrat de travail on n'est même plus dans les conditions d'un CDD. Qui plus est, il est évident que les plus faibles auront la capacité de négociation nécessaire face à leur employeur. A moins que CDI ne veuille dire Contrat à Durée Interruptible....
a écrit le 25/02/2016 à 20:50 :
Bravo M. Macron pour cette excellente Matinale.

Et n'oublions pas que l'avenir de la France passe par nos enfants ! 1ère des réformes incontournables, que 100% sachent LIRE, ÉCRIRE et COMPTER en sortant du primaire et non 50% comme aujourd'hui. Leur meilleur diplôme pour réussir dans la vie !

Parole d'autodidacte.
Réponse de le 27/02/2016 à 15:13 :
C'est pas au Ministre Macron qu'il faut le dire : c'est aux instits du Primaire ! Ce sont eux qui apprennent à lire, à écrire, à compter, sauf que y a plus de pédagos qui parlent de syndicalisme, que d'accords du participe passé !!!
a écrit le 25/02/2016 à 20:07 :
Emmanuel Macron : "Le modèle ne sera plus le CDI à vie dans la même entreprise"

Macron découvre et veut faire croire qu'il a inventé l'eau tiède, l'eau froide et l'eau chaude ;

cela fait maintenant plus 20 ans que tout le monde a connaissance de ce qu'il blablate aujourd'hui tel un gamin "pas sec derrière les oreilles"..

Ces déclarations amateurs de Macron viennent confirmer combien ce gouvernement Valls est d'une accablante incompétence.
a écrit le 25/02/2016 à 19:25 :
Il est temps qu'il se rende compte que des carrières one shot dans la même entreprise, ça n'existe plus depuis la fin des années 90 !! Il était temps qu'il le dise aux jeunes générations...
a écrit le 25/02/2016 à 18:47 :
"ses "fans" ont voulu y voir un message"

Des "fans"en CDD ou CDI ?
a écrit le 25/02/2016 à 18:33 :
Le problème de la rigidité du travail en France est un problème réel et qu’il faudra bien un jour adresser. En revanche on peut se poser la question du meilleur timing et de l’objectif.
Un marché du travail flexible permet aux entreprises de s’ajuster rapidement à leurs conditions de marché et donc augmente leur chance de survie , donc de reprise forte et rapide quand le cycle repart. Par ailleurs elle doit être implémentée en partie haute du cycle pour permettre à la France car – l’exemple du Royaume Uni, du Canada ou de l’Allemagne l’a montré, ces politiques permettent surtout de faire baisser le chômage à des niveaux extrêmement bas lorsque la croissance est là. Alors que la rigidité française fait que malgré une croissance forte, le chômage ne descend jamais en dessous de 7%..
On en somme nous aujourd’hui ? dans un contexte de faible croissance, voire de récession, les entreprises ont accumulé des excédents de main d’œuvre , elles n’ont pas licencié autant que la baisse de leur activité pouvait le justifier, les capacités de productions sont excédentaires dans quasi tous les secteurs. La demande adressée aux entreprises françaises et européennes est insuffisante pour enclencher un cycle d’investissement. Donc si demain on flexibilise le marche en France, la toute première chose que feront la plupart des entreprises sera de licencier pour réduire leurs couts, et s’adapter à leur manque de débouchés. On aboutira à court terme qu’à une seule chose : une montée violente du chômage.
Cette montée brutale pourrait être compensée et « tenable » à court terme si par ailleurs des politiques pro croissance étaient mises en place en Europe. Mais la, le gouvernement n’a plus de munition, l’Allemagne refuse la relance. Le risque est d’alors enclenché un cercle vicieux en France, comme cela s’est produit dans le sud de l’Europe à savoir hausse du chômage, baisse de la consommation, baisse de la croissance, licenciements la boucle est bouclée. Sachant que la France est la deuxième économie d’Europe, qu’elle a une dette de 100% du PIB un tel scénario serait une catastrophe pour notre pays mais pour toute l’Europe également.
Réponse de le 25/02/2016 à 23:07 :
EXAT??? PLUS DE LICENCIMENT =MOINS DE VENTE= MOINS DE PRODUCTION= MOINS DE CROISANCE=AUGMENTATION DES IMPOTS ET TAXES= AUGMENTATION DE LA DETTE???EXT? EXT?
Réponse de le 28/02/2016 à 9:48 :
Il faut des offres différentes : des contrats ou modalités flexibles mais dont le coût intègre le financement de la sécurité des personnes par ailleurs, et des contrats peu flexibles mais moins chers. Les entreprises choisiront selon leur situation. C'est pourquoi il ne faut pas flexibiliser le CDI mais surtout baisser son coût (notamment par rapport au CDD).
a écrit le 25/02/2016 à 18:14 :
"Le modèle ne sera plus le CDI à vie dans la même entreprise"

On peut rappeler que Balladur en 1995 à déja plafonné pécuniairement la prime d'ancienneté des salariés à 15 ans maxi.Le Medef de l'époque avait applaudit cette mesure
en prétextant que peu de salarié dans le futur arriveraient à atteindre ce seuil dans les années à venir.
a écrit le 25/02/2016 à 17:45 :
Laisser les fonctionnaires tranquilles! et puis d'ailleurs puisque c'est si génial que ça, allez y passer les concours! avec 3% de réussite et des années de préparation avant de l'obtenir (suis à près sûr que vous ne le décrocheriez pas), tout ça pour être envoyé à 300 km de chez soi avec un traitement minable gelé depuis 6 ans et l'Etat qui passe son temps à rogner le peu qu'il vous donne. 11 ans dans le statut de cadre avec une rémunération principale qui dépasse à peine le SMIC ,payé à coup à coup de primes qui ne compte pas dans la retraite. Allez y vous aller voir ça fait rêver!
Cette année je vais déclarer un net imposable inférieur à celui de l'année précédente. Ah oui au fait je ne suis pas au 35h non plus mais à 36h 12 par semaine pour être exact et l'âge légal de la retraite est fixé à 62 ans et neuf mois pour que tout le monde arrête de fantasmer sur les pseudos avantages des fonctionnaires.
Enfin en ce qui concerne la stabilité de l'emploi, on ne devrait pas l'enlever au fonctionnaire mais pouvoir l'offrir à l'ensemble des travailleurs. Il n'y a pas d'avenir dans la précarité et je soutiens tous les salariés et milite contre le projet de loi El kromri à leur côté.
a écrit le 25/02/2016 à 17:36 :
D'accord pour une réforme en profondeur du CDI, mais pas sans une réforme du statut des salariés de la fonction publique
a écrit le 25/02/2016 à 17:29 :
"la solide croissance américaine tirée par les gaz de schistes"...J'ai dû louper une étape.
Je ne vois pas où est la "solide " croissance US, et si elle est aidée par un prix bas du pétrole, ce ne sont certainement pas les gaz de schistes qui contribuent. Au contraire ,
en regardant de près, les gaz de schistes sont dans une "bulle" qui, si les prix du pétrole ne remontent pas rapidement, va exploser, et avec du gaz dedans, ça va faire des dégâts sur la "solide croissance américaine tirée par les gaz de schistes". Au passage US GO HOME.
Réponse de le 25/02/2016 à 18:18 :
en comparaison à la notre elle est largement "excédentaire" entre 2.5 et 3% en rythme annuel c'est pas mal comparé à notre maigre 1% en 2015 et même au merveilleux 1.5% de notre si puissant voisin.
Réponse de le 25/02/2016 à 20:56 :
Bientôt avec l'éclatement de la bulle, on berra si ils font toujours autant de coissance. N'oublions pas le scandale Enron qui a montré que les malversations comptables sont de l'ordre de l'ordinaire dans le rêve américain. La solution trouvée par les USA face à l'éclatement de leur bulle : le traité transatlantique pour tondre leurs vassaux européens. Si cela ne marche pas ou après cela, il leur restera la solution de " la bonne guerre pour elancer l'économie ". Ils sont déjà prêts avec le bordel qu'ils foutent avec les puissances nucléaires indépendantes. Sauf que si il y a guerre nucléaire il ne restera plus grand chose de l'économie.
a écrit le 25/02/2016 à 17:05 :
Sur la forme : à force d'entendre ces litanies, nous finirions par les croire ? c'est le pari de la communication au marteau-pilon de MM Macron et Valls, lesquels emploient tous les sophismes.
Sur le fond, plusieurs choses :
> ces propositions d'affaiblir le CDI sont en passe de détruire le capital de nombreux salariés qu'est le contrat de travail CDI. En effet, les salariés n'ont pas le réseau relationnel des élites pour aller pantoufler ailleurs qu'à pôle emploi.
> les cotisations patronales à l'assurance chômage doivent aussi tenir compte de la volatilité du contrat de travail proposé.
> les entreprises ne font jamais assez de profitabilité : beaucoup d'entre elles recherchent une profitabilité supérieure à 10% avec une inflation nulle, comparé à une autre période ou la profitabilité avait 2 à 3% de plus que l'inflation.
> le facteur sociétal compte pour rien. Si la société se délite, tant pis !
a écrit le 25/02/2016 à 17:04 :
Ça a l air de le rendre content , s il y avait le plein emploi on pourrait y souscrire . . Et de plus ce serait un réel progrès pour l épanouissement de l individu .
Mais en temps de pénurie de travail cela devient une angoisse familiale pour tout être responsable , c est donc la preuve que cette politique est néfaste .
Et traiter de ringard les opposants, et d un cynisme éhonté .
Comme il n y a pas d échappatoire autre que le nationalisme ,le repli sur nos frontières , la mise en avant de nos TPE et artisans , à notre tour d étre méprisants pour ces ennemis de l intérieur.
a écrit le 25/02/2016 à 17:01 :
Macron ne fait que rabâcher le credo de la pensée unique en mastiquant des fausses évidences. Sauf qu'il n'est pas plus crédible que les autres de son troupeau.

Cela fait 30 ans que l'on réforme, toujours dans le sens unique d'une précarisation de l'emploi, de l'employé, de son salaire, de sa retraite, de sa capacité à accéder aux soins médicaux. Et que ceux qui en doutent comparent leur situation et leur espoirs avec ceux de ceux qui avaient le même âge qu'eux en 1980.

Et pour quels résultats macro-économiques? 30 ans que le chômage augmente, que la dette augmente, que l'industrie décline, que la bourse applaudit à chaque nouvelle charrette d'humains envoyés vers de "nouvelles opportunités" comme on dit chez les DRH. 30 ans de régression de la tolérance, de la vie démocratique et maintenant un parti national socialiste qui est aux portes du pouvoir.

Le néo-libéralisme a échoué, c'est une évidence. On a une crise financière ou monétaire tous les deux ans. La zone Euro qui fonctionne selon les principes de la dérégulation n'a fonctionné que 10 ans avant que son dysfonctionnement ne soit criant et rien ne sera possible tant que le politique ne reprendra pas la main sur le marché.
a écrit le 25/02/2016 à 16:55 :
Une fois rentré dans la grande maison Etat,on n'en sort plus...donc on se plaint ...on est pauvre....on pleure...on veut pas payer pour les autres...qui font les 100 pas à P.Emploi...ils n'ont que ça à faire qu'ils disent....nous on soutient ceux qui sont derrière les guichets car ils sont déprimés...sinon ils n'auront que l'arrêt maladie...pour se venger des déficits créés par les chômeurs...faudrait quand même pas abuser... nous faire cotiser pour eux...ils ont encore le culot d'aller voir les syndicats....on dirait des migrants...ben quoi...on est où ??? Y'a plus de code du travail....on n'a pas besoin de ça nous ....l'état nous protège..! Eux c'est sûr le MEDEF va les chouchouter...!!!
a écrit le 25/02/2016 à 16:44 :
Les banques et l'immobilier vont en souffrir d'une situation comme ça, pas de stabilité, pas de visibilité bah...

On connait tous le résultat.
a écrit le 25/02/2016 à 16:40 :
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec E Macron. Le modèle d'avenir c'est surtout une entreprise qui n'a plus beaucoup de personnel en propre (hormis des gens à haute valeur ajoutée qui peut-être devront plutôt être fidélisés) et qui fait travailler des personnes en missions ou à la tâche. Tout l'enjeu est donc de développer des entreprises gestionnaires de compétences et de moyens généraux qui elles contractualiseront en CDI des personnes intérimaires ou travaillant temporairement sur des emplois partagés (c'est déjà un peu le cas sur des tâches simples ou sur des activités qui ne relèvent pas du coeur de métier). Pour que ceci se développe encore beaucoup plus qu'aujourd'hui, il faut baisser très significativement le coût du CDI surtout au voisinage du SMIC sans nécessairement le flexibiliser. C'est la seule façon de traiter la sécurité des personnes que ce projet de loi ne traite pas et que les entreprises ne sauront plus traiter.
a écrit le 25/02/2016 à 16:20 :
C'est une injustice insupportable pour le secteur privé ..! car pendant ce temps là ...les fonctionnaires ont un CDI à vie ...avec plein d'avantages....!
Réponse de le 25/02/2016 à 16:54 :
Il faut traiter les fonctionnaires comme les autres : sécuriser le salaire par un organisme centralisé mais développer leur mobilité d'un service à l'autre. Ces fonctionnaires peuvent être payés par l'organisme central parce que celui-ci peut facturer les administrations à l'acte en effectuant un suivi des livrables des fonctionnaires. Ce que les gens attendent c'est d'être SECURISES ; sécuriser les gens ne signifie pas sécuriser leurs emplois et c'est cela que le gouvernement ainsi qu'une majorité de français n'ont pas compris.
Réponse de le 25/02/2016 à 18:41 :
Dans le privé ,des millions de salariés ont eu un CDI jusqu à la pré-retraite comme dans les années 90/2000 ( près de deux millions dont beaucoup de cadres d'ailleurs )ou leur retraite effective en particulier dans les grands groupes et principalement la génération des années 40 jusqu'à 55 environ .Ensuite cela devient plus dur pour ceux nés en 60/70 ou déjà les plans de départ se succèdent pour eux des 56 ans.Dans les grands groupes ,il y a aussi des avantages , bon CE ,intéressement, restaurant d'entreprise ,participation, CV , voiture de fonction etc..
a écrit le 25/02/2016 à 16:11 :
Bref il faut fusionner CDI et CDD et n'avoir qu'un seul contrat unique
=> Licenciement autorisé sans aucune contrainte mais avec forte indemnité: 3 mois + 1 mois par année d'ancienneté, plafonnée a 120k€ et 15 mois de salaire
- indemnité pour tous qq soit le statut, la société, la raison du licenciement (sauf faute grave)
- plus de parachute doré
- salarié tres bien payé sont effectivement moins bien protégé (a cause du plafond en euros) mais ils trouveront généralement plus vite du travail

Les sociétés qui veulent des contrats courts vont devoir passer uniquement par des prestataires (car 3 mois a verser sur un CDD c'est cher)
=> un prestataire est en CDI dans une société de prestation

Suppression des interimaires et remplacement par des prestataires (c'est le meme fonctionnamenet pour le client mais pour l'employé cela garanti un CDI dans une société - aujourd"hui ce n'est pas le cas la société d'interim n'embauche pas les interimaires en CDI)

Plus besoin de l'assurance chomage (la prime de licenciement suffisant dans la majorité des cas) remplacer par des crédits a taux 0
=> plus d'abus sur les allocs chomages (intermittent, interimaire, frontalier, entrepreneur...)
=> plus de deficit et moins de cotisation
Réponse de le 25/02/2016 à 16:59 :
Oui c'est à peu près ça mais vous voyez bien qu'on n'a pas besoin de flexibiliser le CDI puisqu'on passera des contrats de prestation à des sociétés qui fourniront la main d'oeuvre qui elle est en CDI. Par contre, pour que ça prenne, il faut baisser le coût du CDI (par l'impôt négatif et la TVA sociale).
a écrit le 25/02/2016 à 15:53 :
Vivement que le suivant tienne le même langage pour les fonctionnaires !!!

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