Emploi : une pénurie de main d'oeuvre à prévoir dans le numérique

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Selon des chiffres de la Commission européenne, 8% de la population active en France n'a aucune compétence numérique et 27% possèdent un niveau faible.
Selon des chiffres de la Commission européenne, 8% de la population active en France n'a aucune compétence numérique et 27% possèdent un niveau faible. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) appelle à une transformation en profondeur de la formation professionnelle pour faire face aux risques du manque de compétences dans le secteur des technologies.

Les entreprises pourraient être rapidement confrontées à une pénurie de main d'oeuvre dans le numérique. D'après un rapport du Conseil d'orientation pour l'emploi consacré à l'automatisation, la numérisation et l'emploi, les compétences exigées dans le secteur du numérique seront de plus en plus techniques à court terme. Ce rapport publié mercredi soir fait suite à un premier livré en janvier qui estimait que moins de 10% des emplois étaient "très exposés aux mutations technologiques et risquaient d'être supprimés mais que près de la moitié devront évoluer". Et le sujet des compétences devient central à un moment où les métiers qualifiés dans les pays développés pourraient se retrouver menacés par l'automatisation du travail dans quelques années.

> Lire aussi : Robots : les emplois qualifiés menacés dans les pays développés

Une pénurie évaluée à 80.000 emplois

Les auteurs du rapport estiment que 80.000 emplois pourraient être vacants d'ici 2020 en France. Cette évaluation concerne seulement les domaines du numérique et de l'électronique. Elle ne couvre pas les pénuries susceptibles d'être rencontrées dans l'ensemble du secteur des nouvelles technologies.

Pour fournir cette estimation, les experts se sont basés sur les travaux réalisés par le cabinet Empirica pour le compte de la Commission européenne. D'après le cabinet, la pénurie de main d'oeuvre est déjà estimée à 60.000 rien qu'en 2017 et l'offre de compétences devrait rester insuffisante dans les années à venir.

D'après une enquête réalisée par Pôle emploi en 2017, "58 % des projets d'embauche dans les familles de métiers de l'informatique sont considérés comme 'difficiles'". Le document rappelle néanmoins que cette pénurie devrait être moindre que dans d'autres pays européens comme le Royaume-Uni (161.000 emplois vacants) ou l'Allemagne (150.000 emplois vacants) d'ici 2020.

Par ailleurs, les actifs ne disposent pas des compétences suffisantes pour répondre aux besoins des entreprises.

"Tous les actifs ne possèdent pas, loin s'en faut, le socle de compétences numériques générales : au moins un tiers de la population active ne dispose que d'un niveau insuffisant. [...]Un grand nombre d'actifs en emploi - 13 % des actifs - ont un niveau de maîtrise, à la fois en numératie et en littératie (*), qui est susceptible de les mettre en difficulté dans un environnement de travail et une économie largement numérisés."

Selon des chiffres de la Commission européenne, 8% de la population active en France n'a aucune compétence numérique, 27% un niveau faible, tandis que 33% ont un niveau de base et 29% un niveau supérieur.

Des besoins en nouvelles compétences techniques

Pour faire face à ce défi sur le marché du travail, l'institution préconise de plus en plus de compétences expertes dans les domaines liés à la révolution technologique (numériques, compétences liées à l'automatisation, et scientifiques en général). Le COE explique que "l'écart entre l'offre et la demande de compétences numériques et scientifiques expertes est significatif et qu'il va croissant". D'après les données produites par LinkedIn pour le Conseil, les compétences les plus demandées correspondent à la gestion et l'exploitation des données, celles liées à la programmation et enfin celles liées à la conception et la maintenance de logiciels.

Par ailleurs, le COE, qui s'est notamment appuyé sur les organismes collecteurs mais aussi sur des données du réseau social Linkedln, souligne :

"Le besoin d'adaptation en continu des compétences des individus sera central. [..] Cela exigera aussi une compétence fondamentale pour tous les actifs : savoir s'adapter en apprenant tout au long de leur vie, et être aidés à le faire."

Le COE plaide ainsi en faveur d'un "Grenelle des compétences". Au sein de cette instance, les chantiers pourraient être nombreux. En effet l'organisation préconise une meilleure connaissance des compétences, "une amélioration du système d'orientation scolaire et professionnelle, de la réforme du système de certification professionnelle, de l'adaptation de l'offre de formation à l'évolution du contexte technologique".

Alors que le gouvernement Philippe veut s'attaquer à "une réforme en profondeur" de la formation professionnelle, les acteurs de l'emploi devraient surveiller avec attention les propositions mises sur la table par l'exécutif pour le secteur du numérique.

 > Lire aussi : Automatisation : peu de disparitions d'emplois, mais beaucoup d'évolutions

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(*) Selon l'OCDE, la littératie est l'aptitude à comprendre et à utiliser l'information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d'atteindre des buts personnels et d'étendre ses connaissances et ses capacités.

La numératie correspond à la capacité d'une personne de comprendre et d'utiliser des données mathématiques à l'école, au travail et dans la vie de tous les jours ; par exemple, pour utiliser de la monnaie et établir des budgets, pour utiliser des mesures en cuisine ou pour lire une carte.

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a écrit le 23/09/2017 à 19:24 :
Coach, conseiller, maitre praticien, consultant, formateur, gourou: tout le monde peut se régaler sur les 32 milliards de la formation professionnelle. Plus le cout de la formation est élevé, plus l'intérêt de celle-ci est élevé (si c'est cher, c'est bien). Si l'inspiration vient des USA ( exemple PNL), il faut doubler les prix !

résultats: on manque d'informaticiens correctement payés mais on ne manque pas de chomeurs non indemnisés.
Réponse de le 24/09/2017 à 9:32 :
@casse du siècle : au mieux, la PNL pourrait être classée dans la catégorie « communication ». Mieux communiquer est certes un plus, mais certainement pas une formation professionnelle. Entre souhaiter embobiner les gens grâce à la PNL et devenir politicien et avoir une véritable carrière professionnelle avec des résultats dépassant sa propre personne, il y a plus qu’un fossé :-)
Réponse de le 24/09/2017 à 14:22 :
La PNL est une imposture qui utilise du vocabulaire scientifique pour fabriquer à souhait des concepts pseudo-thérapeutiques. On peut tout y mettre et tout y trouver avec de l'imagination ( mouvement des yeux, effet miroir, cervau droit/gauche) . Lorsque la PNL a été testée sérieusement, TOUTES les analyses publiées montrent que c'est du VENT…mais cela se vend très bien. Les partisans de la PNL n'ont jamais apporté les preuves de ce qu'ils allèguent en dehors de quelques témoignages ( complaisants) .
Ces faux psy, manageur de l'âme, coach, consultants, communicants ou thérapeutes ne sont ni titulaires d'un master, ni praticien hospitalier, ni neurologue, ni linguiste. Ils achètent un papier dans des organismes incontrôlés.

L'un me confiait : "Tant que je gagne très bien ma vie avec ça… Le reste RAB !"

En 2015 tout un groupe de chercheurs et d'universitaires a écrit au secrétariat d'Etat à la santé et au ministère de l'éducation nationale afin de les alerter sur l'entréisme à l'Université de formations de ce type ( dont la PNL).

On a eu le sang contaminé, le Médiator où il a fallu des années et des années avant que l'appareil d'Etat y mette son nez.
a écrit le 23/09/2017 à 19:12 :
Toujours simple, on a en France pour les salariés les Organismes Paritaires Collecteurs Agréés, pour les professions libérales des Fonds d'Assurance Formation. Les agents de la fonction publique bénéficient d'un crédit annuel d'heures de formation professionnelle, appelé Compte Personnel de Formation.

Pour les chômeurs: le département dispose parfois de son propre organisme de formation ( Maison de la Promotion Sociale ), la région a son Plan Régional (achat de formation par appels d'offre à des organismes privés ou publics), l'Etat via ses agences de Pôle Emploi peut proposer des formations dans le cadre du Compte Personnel d'Activité.

D'après le dernier rapport de la Cour des Comptes, il n'existe quasiment aucun contrôle dans la passation et l'attribution des marchés, des organismes financeurs et des organismes de formation (contenu des formations, contrôle des qualifications des formateurs, des bilans comptables ...).
a écrit le 23/09/2017 à 16:10 :
Ce genre d'articles sur la pénurie d'informaticiens réapparaît tous les ans mais pendant ce temps , les salaires stagnent ... et les ssii prospèrent ... .
Rapporté au nombre d'habitants , la France en ait d'ailleurs la championne de monde...
Maintenant , si on étudie les chiffres , on remarque qu'en EURO CONSTANT , le pouvoir d'achat des professions de l'IT en France a baissé de 25% depuis les années 2000 tandis qu'aux USA , il a augmenté de 35% , ce qui a eu pour conséquence de transformer un métier noble dans les années 80: ingénieur informaticien en actuellement un statut de grouillot base pour entreprises du CAC 40 en mal de digitalisation ...
Les seuls à avoir tirer les marrons du feu en France dans le secteur sont les commerciaux que se sont lancés à tour de bras dans la création de ces agences d'interim de luxe qu'on nomme ssii , renommées ensuite pour faire plus djeuns ESN ...

Conclusion , nos amis du SYNTEC font bien leur boulot mais on peut quand même s'interroger sur le statut de l'informaticien expert en France par rapport aux USAs et l'impact que cela a eu sur la non création d'entreprises leader dans le digital ...
INQUIETANT !!!!
a écrit le 23/09/2017 à 8:49 :
Il suffit d'aller sur le site web de Pôle Emploi pour y trouver plus de 130 formations en Programmation Neuro Linguistique sur l'ensemble du territoire. Ce truc est une imposture venu évidement des Etats Unis, condamné à de multiples reprises par la MIVILUDES, l'INSERM, la Cour des Comptes, la presse scientifique internationale, le monde universitaire. La site de PE indique lui-même que le taux de retour à l'emploi à la suite du suivi de ces "formations" est très faible.

On continue à mettre des chômeurs dans des formations parking voire dangereuses qui font les choux gras de charlatans au lieu de les former à l'informatique par des organismes sérieux afin de leur permettre de retrouver un emploi. Pourquoi ?

On verra si le Presd Macron aura assez de courage pour s'attaquer à cela…et y parvenir…
Réponse de le 23/09/2017 à 9:55 :
"On verra si le Presd Macron aura assez de courage pour s'attaquer à cela…et y parvenir…"

Cela m’étonnerais , ce sont les mêmes :

Des députés qui se prêtent à un jeu de rôle, un foulard sur la tête, en prononçant des mots-concepts en anglais, cela aurait pu être un sketch des Monty Python. La scène a pourtant bien eu lieu ce lundi 18 septembre, aux Docks d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, où les députés macronistes organisaient, jusqu'à ce mardi, un séminaire politique d'un genre nouveau. Le séminaire "teambuilding".
Au menu, pas le moindre discours à la tribune, mais une succession d'ateliers inspirés par l'univers des "start-up". Autour de thèmes tels que "se rencontrer et commencer à construire une aspiration de groupe" ou "Nous et notre écosystème", près de 290 élus du parti d'Emmanuel Macron (sur 313) ont échangé de façon ludique… pour faire avancer leurs idées.Le séminaire "team building" des députés macronistes : 250.000 euros aux frais du contribuable
Réponse de le 23/09/2017 à 11:02 :
La PNL est aussi sérieuse que l'astrologie, les tarots, l'EFT, la morphopsychologie, la boule de cristal... Quelques journées de "formations" en PNL vous permettront d'acheter un papier sur lequel vous serez "Maitre Praticien en PNL". Cela n'a aucune valeur en France, aucune reconnaissance officielle sur le plan international malgré les boniments des vendeurs de formations ( "reconnu par l'Association Internationale de …." ou la "Fédération Européenne de …").
On peut imaginer l'effet dans des esprits clairs d'avoir le sentiment d'être titulaire d'une "maitrise" ou d'un "master" ou d'un "mastaire".
Réponse de le 23/09/2017 à 12:48 :
@formations...: la PNL, c’est la tentative de meilleure compréhension de son interlocuteur pour essayer de le manipuler. Tant et si bien que les entretiens d’embauche en Amérique du Nord ont lieu dans des salles neutres. Plus question donc de dire « oh, vous avez de beaux enfants et ils ont l’air tellement intelligents ». Il n’en reste pas moins que comprendre ce qui se passe est important. Pour le reste, 1) quand il y a de l’argent à se faire, on se bouscule au portillon, même s’il n’est pas très moral de profiter de la détresse des chômeurs et 2) on trouve dans toute profession des charlatans :-)
Réponse de le 23/09/2017 à 19:34 :
L'équivalent du CNRS américain après examen, désapprouve l'usage de la PNL
a écrit le 22/09/2017 à 21:50 :
oui bien-sûr pénurie de jeune payés des clopinettes que l on vire des qu ils veulent être augmenté ou qui en on marre de travailler en mobilité constante...mon bof inge en info à 38 ans a passe un cap d électricien pour ouvrir sa boîte d électricité ...il regrette pas ce milieux...cqfd
a écrit le 22/09/2017 à 21:14 :
Dans l'informatique depuis 20 ans, je constate qu'on traite les profils techniques comme des sous employés par rapport à leurs homologues managers, commerciaux, chef de projet, ...
Comparez les salaires des ingénieurs développeurs, architectes français avec leurs homologues américains, suisses, anglais, allemands, ... et vous verrez vite de quoi je parle.
Certains éditeurs se vantent même d'avoir les développeurs les moins chers d'Europe.
Quant à la formation, le niveau en Anglais est tellement bas en France que de nombreuses personnes ne sont pas capables de se former aux dernières technologies voire de passer des certifications qui sont souvent en Anglais.
A force de mépriser les profils techniques, on se retrouve avec des jeunes qui sont de moins en moins capables de suivre , des managers qui ne pensent qu'à leurs objectifs financiers. Au USA il n'est pas rare que les développeurs au sens larger soient mieux payés que les commerciaux ou les managers, et qui domine la scène IT ?
Je suis désolé de vous le dire mais la France n'est qu'au début d'un déclin dans l'IT: les géants du Cloud débarquent en france en 2017 avec Amazon , Microsoft Azure. Leurs offres de service sont tellement énormes que je donne pas cher des champions français ...
a écrit le 22/09/2017 à 16:11 :
Idem pour la production électronique :
http://www.usinenouvelle.com/article/la-production-electronique-francaise-confrontee-a-une-penurie-croissante-de-main-d-oeuvre.N589823
a écrit le 22/09/2017 à 15:59 :
Secteur qui délocalise aussi beaucoup dans les pays à bas coûts , type Bulgarie, Tchequie etc..
Réponse de le 23/09/2017 à 9:10 :
@lachose: tout à fait. Beaucoup ne savent pas que par exemple, les grands groupes ont délocalisé leur comptabilité en Inde. La technologie est aussi une question de masse et de salaires. Les grands pays (démographiquement) produiront toujours proportionnellement plus d'ingénieurs (1% de Chinois, c’est déjà plus que la population active en France) et par conséquent fabriqueront plus de robots et de programmes informatiques. Ces pays en pleine expansion auront aussi les moyens financiers de leur politique, car taxer par exemple les Chinois à 2 euros, c’est encaisser 3 milliards, alors qu’il faut taxer les Français à des taux bien plus importants pour obtenir le même résultat. C’est donc bien de faire l’éloge des nouvelles technologies, mais la solution au problème du chômage massif ne consiste pas seulement à dire que les gens ne sont pas formés au numérique et à je ne sais quoi d’autre. Quant aux petits boulots actuellement effectués dans les pays à main-d'œuvre quasi gratuite, ils disparaitront totalement, remplacés en effet pas des robots :-)
a écrit le 22/09/2017 à 15:52 :
Qu’il y ait des écarts et des pénuries de main d’œuvre entre la formation initiale et les besoins des entreprisse, soit.
Quoi que, s’il y a un secteur où les Universités peuvent facilement former les étudiants à la programmation ou à la gestion de projets, c’est bien l’informatique car « cela ne mange pas de pain ».
Les formations d’ingénieurs dans de grandes écoles privées sont mieux cotées mais à quel prix l’année scolaire ? Avec l’arrivée des Mooc il y a une forme de démocratisation, nécessitant beaucoup de motivation de la part des apprenants et de la part des institutions, ou branches, qui valident ces cursus.

Par contre que les entreprises se plaignent d’un manque de niveau suffisant en technologies numériques de leur personnel… Vu les montants dépensés dans la formation professionnelle, on pourrait se demander si tout cela est bien géré, mais aussi si les entreprises elles mêmes ont entendu parler du management par les compétences.
On peut aussi admettre que les moutons à cinq pattes sont rares, je n’en ai jamais rencontrés, par contre du personnel en besoin de formation j'en ai vu beaucoup.
a écrit le 22/09/2017 à 15:41 :
il va y avoir de la pénurie parce-que l'informatique/le numérique font partie des "métiers à la con", les métiers vides de sens dont les gens ont marre. on a vu pas mal d'articles là-dessus ces derniers temps (article de Ouest France fin août, par ex., sur les israéliens de la high tech qui se mettent à l'artisanat, le bio).

quelques données qui contredisent l'étude de l'OCDE (Skills Outlook 2017) à laquelle se réfère le COE pour alerter sur un prétendu manque de compétences des Français :

- très bons classements de la France en R&D/innovation
Clarivate/Thomson Reuters Top 100 Global Innovators (3e derrière US et Japon, devant l'Allemagne ; pas de UK), Reuters des Instituts de R&D (CEA en 2e position, et 3 Instituts dans le Top 10), Top 100 Reuters des Universités innovantes (France, pays européen le plus représenté), Deloitte Tech Fast 500 EMEA (France, 1er pays pour la sixième année consécutive), PWC Cities of Opportunity (Paris, 3e métropole mondiale en capital intellectuel/innovation), Robocup Soccer (ENSEIRB Bordeaux vainqueur en 2016 & 2017), etc...

- l'effort de R&D du secteur manufacturier français porte majoritairement sur le "high tech" (données OCDE dans "The UK R&D Landscape", University of Cambridge, 2012).
La France a un meilleur ratio brevets obtenus/demandes de brevets que USA, Allemagne, Corée Sud, Suède, Danemark, Finlande, Pays-Bas, Suisse, Canada, UK ou Chine (d'après les World Intellectual Property Indicators de l'OMPI). D'ou le bon résultat au classement Clarivate/Thomson Reuters Top 100 Global Innovators.

- Magazine L'Expansion, 09/2012 : les ingénieurs français d'IBM se sont montrés bien plus efficaces que les collègues des autres pays dans le développement d'applications. Cohérent avec le très bon classement de la France en productivité horaire (OCDE).
Les formations françaises à la programmation informatique sont au top (CodinGame).
La France tend à remplacer des jobs moyennement qualifiés plutôt par des jobs plus qualifiés, alors que le UK tend à remplacer plutôt par des moins qualifiés ("UK economy shows shift to low-skilled jobs", Financial Times, 01/2015).

- John Chambers (Cisco) disait en juin 2016 que la France est en pointe dans la numérisation (grâce notamment à l'impulsion du gouvernement), avec l'Inde et Israël. Les US n'ont pas de "game plan" selon lui.
Le nombre d'entreprises des secteurs "high tech" a doublé en France entre 2009 et 2015 (Eurostat), seuls les Pays-Bas ayant fait aussi bien parmi les pays développés de l'UE. D'ou la domination française du classement Deloitte Tech Fast 500 EMEA ces dernières années, probablement.
La France est bien classée en e-Government et open data (UN e-Government Survey ; OECD's Government at a Glance ; Latribune.fr, "Open Data : la France en 2e position en Europe", 11/10/2016).

- Les Français ont été classés 3e à l'Euroskills 2016 (championnat des Métiers/de l'Apprentissage), devant Allemagne et UK.
Trois Français dans le Top 10 des patrons les plus performants au monde (Harvard Business Review, 2016).
Trois Français dans le Top 10 des dirigeants d'entreprise les mieux payés au Japon (Bloomberg, 07/2016).
Seuls 23% des diplômés français du supérieur ont un "non graduate job" contre 58% au UK, 38% en Espagne, 35% en Suède et Irlande (Chartered Institute of Personnel & Development, 2015). Près de 50% aux US (McKinsey, 2013 ; Careerbuilder, 2014).
Réponse de le 23/09/2017 à 6:09 :
merci pour ce commentaire qui apporte des éléments éclairants . Ca nous change du quotidien du forum composé très majoritairement de râleurs , qui n'y connaissent rien en éco mais qui savent mieux que les autres avec leurs arguments bidons

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