Euro et inflation : mythes et réalités

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Selon l'Insee, les prix à la consommation ont augmenté de 1,4 % en moyenne par an.Un rythme moyen nettement inférieur à celui observé entre l'après-guerre et le milieu des années 80 (+ 10,1 % par an en moyenne).
Selon l'Insee, les prix à la consommation ont augmenté de 1,4 % en moyenne par an.Un rythme moyen nettement inférieur à celui observé entre l'après-guerre et le milieu des années 80 (+ 10,1 % par an en moyenne). (Crédits : © XXSTRINGERXX xxxxx / Reuters)
La hausse des prix a-t-elle accélérée depuis la mise en circulation de l'euro ? Certains le pensent. Une étude de l'Insee fait un point sur la question.

Depuis 2002, la question agite les débats de comptoir : les prix ont-ils explosé depuis l'avènement de l'euro en 2002 ? Une étude dévoilée mercredi par l'Insee détaille la variation des prix depuis cette date. Et...

Selon l'Institut, les prix à la consommation ont augmenté de 1,4% en moyenne par an. "C'est nettement inférieur au rythme moyen de l'après-guerre au milieu des années 80 (+10,1% par an en moyenne). C'est aussi un peu moins qu'au cours des quinze années précédentes (+2,1% entre 1986 et 2001), période au cours de laquelle le contre-choc pétrolier, les baisses de TVA, les politiques de convergence et de stabilité des prix, suite au traité de Maastricht, avaient permis d'entrer dans une phase d'inflation modérée qui dure encore", détaille cette étude, précisant que cette hausse est comparable à celle mesurée en moyenne dans la zone euro sur la même période (+1,7% en moyenne par an).

La périodes des Trente glorieuses est révolue

Après avoir rappelé que les rythmes d'inflation fluctuaient beaucoup lors des Trente glorieuses, impactés par les mesures de contrôle et de régulation des prix, l'Insee constate que la période actuelle se caractérise par de faibles fluctuations de prix d'une année sur l'autre.

De fait, au cours des quinze dernières années, l'inflation n'a dépassé le seuil de 2% qu'à quatre reprises (2003, 2004, 2008 et 2011), avec des causes extérieures souvent bien identifiées. Ce fut le cas en 2003, 2004 et 2008 lorsque des variations de conditions climatiques ont stimulé les prix des produits alimentaires frais. Ce fut aussi le cas en 2008 et en 2011 lorsque, sous le coup des incertitudes géopolitiques, les cours du brut se sont envolés.

"Inversement, l'inflation a quasiment stagné en 2009, 2015 et 2016, avec à chaque fois un effet prépondérant du repli des cours internationaux de matières premières, notamment du pétrole", observe l'Insee, précisant que depuis 2002, l'indice d'inflation sous-jacente, qui exclut ces composantes volatiles de l'indice des prix, est lui aussi devenu peu fluctuant et modéré (+1,2% en moyenne depuis 2002, +0,5% depuis 2013).

Un risque de déflation

Le niveau d'inflation fut alors si faible que, lors des années récentes, c'est le risque déflationniste qui était fortement envisagé. Il aurait fallu que les salaires reculent pour créer une situation de déflation.

"Dans cette perspective historique, l'inflation des années qui ont suivi le choc du passage à l'euro au 1er janvier 2002 n'a pas été atypique. La conversion en euros des prix en francs a certes entraîné une hausse des prix, via notamment le basculement vers de nouvelles grilles tarifaires psychologiques en euros. Mais les évaluations menées à partir des données microéconomiques de prix ont conclu à un impact modéré du passage à l'euro, de l'ordre de +0,1% à +0,2% sur les prix ", précise l'étude, citant ses travaux économétriques précédents.

Une perception biaisée ?

Pourtant, il existe une différence très nette entre les variations des prix à la consommation et la perception de celles-ci par Monsieur-tout-le-monde, probablement accentuée par le fait que les salaires ont quasiment progressé à un rythme inférieur à celui de l'inflation.

L'Insee avance deux explications.

"Cette divergence entre mesure et perception a longtemps perduré et ne s'est résorbée qu'au cours des années récentes. Plusieurs explications de cet écart persistant ont été avancées. Tout d'abord, l'indice des prix à la consommation se réfère à un panier de consommation moyen alors que les consommateurs retiennent probablement leur propre structure budgétaire. L'évolution des prix calculée avec des paniers différents de consommation (ceux d'un ouvrier ou employé urbain, par exemple) diffèrent cependant peu de l'inflation moyenne au cours des quinze dernières années. Ensuite, les ménages accorderaient plus d'importance aux prix en hausse qu'aux prix en baisse ou stables car ce sont les premiers qui peuvent constituer une menace pour l'équilibre de leur budget."

L'Insee avance une autre explication : le consommateur observe d'autant mieux les variations de prix que les produits sont achetés plus fréquemment. Ainsi, il est par exemple plus particulièrement sensible aux hausses du prix du pain qu'aux baisses des appareils électroménagers. Réalisée en 2002, une précédente étude de l'Insee a montré que l'effet d'arrondi lors du passage à l'euro a été nettement haussier pour les produits fréquemment achetés. Il a été de +0,3 point sur le pain et la pâtisserie, de +1,5 point pour la consommation dans les cafés, entre autres, mais légèrement baissier pour les gros appareils électroménagers.

"Enfin, la divergence accrue entre mesure et perception pourrait résulter de ce que les ménages ont gardé ancré dans leur mémoire le dernier prix connu en francs : ainsi pour la baguette, par exemple, ils auraient tendance à comparer son prix actuel (0,87 euro en moyenne) à son dernier prix de 2001, d'en moyenne un peu plus de 4,30 francs (0,66 euro). Par nature, cet écart s'amplifie au fil des ans à mesure que la date du passage à l'euro fiduciaire s'éloigne ; un tel ancrage dans le temps n'est susceptible de se produire qu'à l'occasion d'un changement de monnaie ", poursuit l'étude.

De fait, la hausse de 32% sur le prix de la baguette depuis le passage à l'euro pourrait sembler anormalement élevée. Mais elle correspond en fait à une hausse annuelle moyenne de seulement 1,9% par an. Une progression certes un peu plus rapide que l'inflation d'ensemble mais sans rupture brutale par rapport à la décennie précédant le passage à l'euro.

Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont eu tort

Cette mise au point est utile car elle permet de combattre les idées reçues sur l'euro, qui peuvent nourrir le sentiment anti-européen.

Le 7 février 2012, suivi par plusieurs journalistes, Nicolas Dupont-Aignan, le candidat de Debout la République faisait ses courses dans un supermarché de Lille. A sa manière, il souhaitait ce jour-là célébrer le vingtième anniversaire de la signature du Traité de Maastricht. De quelle manière ? En montrant la différence entre le contenu des deux chariots qu'il avait remplis : le premier tel qu'il aurait été si la France avait conservé le franc ; le second avec les produits aux tarifs d'alors.

Selon lui, le second était deux à trois fois moins rempli que le premier, ce qui lui permettait d'aboutir à la conclusion suivante : "Le passage du franc à l'euro a facilité une hausse des prix scandaleuse ", tout en dénonçant "l'arnaque" provoquée par la monnaie européenne.

Il n'est pas le seul à s'en prendre à l'euro. Avant lui, Jean-Marie Le Pen, lorsqu'il était à la tête du Front national, puis sa fille Marine ont également attaqué la monnaie européenne.

Le 24 mars 2017,  Marine Le Pen a une nouvelle fois fait de l'inflation un sujet de campagne. "Je le dis solennellement à cette antenne : les prix ont explosé quand on est passé à l'euro", a asséné la candidate du Front nationale à l'élection présidentielle. On sait désormais que Marine Le Pen, comme son allié Nicolas Dupont-Aignan, avaient tort.

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Commentaires
a écrit le 29/05/2017 à 12:02 :
Faudrait prendre en compte les prix sur la france entiere et pas que paris. La baguette de pain qui a doublé de prix depuis l'euro c'est quand même révélateur.
Et je parle pas du litre d'essence qui frolait les 7F pendant les grêves. Maintenant il est à 10F et ça n'emeut plus personne ....
a écrit le 29/05/2017 à 9:59 :
je suis du genre a rester pragmatique mais je constate que si si en rapport avec les avancees technologiques le prix d'un televiseur ; d'un vehicule ou autres apareils divers les prix ont peut etre baisses il n'en est pas moins vrai que je n'en achete pas tous les jours
par contre des pommes de terres ou des pattes a 1.5 euros le kg soit 10 francs ;alors la jamais je n'aurais pu croire cela avant 2002
je le constate d'autant plus que mon père a cette epoque avait garde le prospectus d'un supermarche et le resultat est tout a fait edifiant
a écrit le 29/05/2017 à 0:03 :
Bon, en lisant les commentaires, on se rend vite compte que ce n'est pas une étude de l’Insee qui va changer la vision que les français ont du passage a l'euro.
Ils y sont bien attaches a leur préjugés et rien ne peut les faire changer d'avis, parce que EUX ils savent mieux que toute la science et les chiffres empiriques. Ils l'ont vu de leur propres yeux cette hausse démentielle. Et comme tout le monde le sait, la perspective individuelle, avec tout les biais qu'elle implique vaut toujours mieux qu'une vue globale et une étude d'un institut reconnu.
Réponse de le 29/05/2017 à 3:18 :
Bien vu.
a écrit le 28/05/2017 à 12:19 :
L'euro a généré une hausse des biens de consommation et en corolaire des baisses de salaires sans précédent ;

C'est dans ces conditions que la catégorie des travailleurs pauvres a émergé et se répand de façon dramatique ;

C'est dans ces conditions que l'esclavage nouveau a surgit et se répand de façon dramatique ;

C'est dans ces conditions que l'agriculture et l'industrie se sont effondrées de façon dramatique ;

C'est dans ces conditions que le chômage s'est aggravé de façon dramatique ;

A l'évidence l'Euro n'a eu que des effets néfastes pour les Français des classes moyennes et des effets dramatiques pour les modestes
a écrit le 28/05/2017 à 9:51 :
Merci monsieur Fabien Piliu pour cet article
@kjmfr a écrit le 26/05/2017 à 17:14
@gérard le 26/05/2017 à 20:47

Voici l'historique de indice des loyers basé sur coût de la construction.
https://www.bdm.insee.fr/bdm2/affichageSeries?idbank=001515333&page=tableau&request_locale=fr
Cet indice a augmenté moins que l'inflation durant la période considérée.

Vous confondez hausse des prix (loyer) et investissement (achat d'un bien).

A titre de comparaison sur l'investissement: durant la période période 1999 à 2016, la valeur du fonds Euro (placement "pépère") d'une assurance vie bien connue a doublé hors inflation.

Le problème actuel est le risque de déflation et la BCE injecte des sommes considérables dans le système financier pour tenter d'obtenir au taux inférieur et voisin de 2%.

Cordialement
Réponse de le 28/05/2017 à 13:12 :
àBernardino:je suis propriétaire,comme beaucoup.J'ai acheté et vendu plusieurs résidences principales,a chaque fois j'ai doublé sur 10 ans.Pourquoi je ne me suis pas enrichi?Parce qu'a chaque fois que j'ai vendu pour acheter un bien plus confortable.Aujourd'hui j'ai un pavillon acheté autour de 190000 euros.Si on m'avait dit il y a 25 ans qu'il faudrait mettre 1.3 millions de francs pour un pavillon moyen ,je ne l'aurai jamais cru,c'était plutot le prix d'un chateau en province
a écrit le 28/05/2017 à 1:00 :
Et les prix de l'immobilier ?
a écrit le 27/05/2017 à 11:54 :
Pas besoin de calculs compliqués, avec le taux de change (6,65957), regardez la différence de prix des voitures entre en francs (2006) et maintenant en euros, 18 FOIS PLUS, pour des véhicules qui devraient être en électrique moins chers et compliqués à fabriquer ! Les industriels surpayés... perdent la tête !

Je prône la voiture tandem trois roues, profilée, hybride légère gaz naturel à moins de 10000 euros, et une façon très réaliste de circuler avec elles sur autoroutes :
- https://safeearthsolutions.wordpress.com/recharge-de-vehicules-electriques-par-bandes-dinduction-en-by-pass-de-stations-services/
Réponse de le 28/05/2017 à 9:44 :
J'ai du mal a vous suivre. En 1993 ma Peugeot 106 XN (avec des équipements très en dessous d'une Dacia de base actuelle) coutait dans les 55 kF soit 8200 € euros (en euros actuels ça doit faire un quart à un tiers de plus). Je dirais qu'à équipements comparables les voitures ont en fait plutôt baissé.
Sinon je partage votre intérêt pour les voitures électriques, mais à mon avis les bandes à inductions sur les autoroutes seraient plus intéressantes (mais l'un n’empêchant pas l'autre, c'est l’intérêt du système) pour du transport en commun (type cars interurbains électriques) plutôt qu’individuel.
a écrit le 26/05/2017 à 20:08 :
Tout à fait d'accord, (le lien INSEE n'est il pas : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2854085)
Il suffit de reprendre n'importe quel tableau de bord d’évolution de l'inflation pour se rendre compte que l'Euro n'est pas le problème. On pourrait même assurer le contraire, puisque depuis le passage à l'Euro l'inflation semble mieux maitrisée. Comme quoi il faut se méfier des discours simplistes des populistes de tous bords.

Certes il a pu y avoir quelques secteurs avec des comportements opportunistes lors du passage à l'Euro, c'est malheureusement valable quelque soit la monnaie.

Le risque de basculer dans une conjoncture déflationniste est beaucoup plus grave.
D'ailleurs plus personne ne se risquerait à mener une politique volontairement déflationniste, surtout si on est déjà endettés (voir la crise des années 30 aux USA).
On peut se demander si ce n'est pas ce que l'Europe est en train de reproduire, à moindre échelle, avec la Grèce. En lui imposant une cure d’austérité trop rigoureuse, cela a plongé le pays dans une grave récession et a accentué la perte de compétitivité. C’est une politique stérile, mais c’est un peu comme s’il fallait faire un exemple. Un anthropologue avait parlé de "rite sacrificiel".

Il est aussi intéressant de comparer les graphiques d’inflations entre pays depuis un demi-siècle. L’Allemagne a subi plus de pics d’inflation, dont l’un je présume en raison de l’intégration de la RDA, qui était en état de total délabrement économique

Avec la remontée des cours du pétrole, on a un exemple de l’intérêt de l'Euro, cette hausse nous impacte d'autant moins que notre monnaie est forte. Si on avait une monnaie dévaluée, cela surenchérirait automatiquement nos achats en matières premières.
D’après les graphiques, il suffit de voir l'impact des chocs pétroliers pour se rendre compte qu'ils sont inflationnistes.
Bien pire, on constate que les plus fortes inflations se produisent lors de périodes de guerre. Cela devrait inciter les nationalistes belliqueux à se montrer un peu plus modestes et à éviter les conflits plutôt qu'à les provoquer.
Réponse de le 28/05/2017 à 8:59 :
L inflation n est l ennemie que des égoïsmes .
L inflation est l amie d une économie saine .
a écrit le 26/05/2017 à 17:14 :
J'imagine que l’Insee a fait cette étude sur les prix seuls des biens de consommation en traitant à part le prix du logement... Pourtant l'inflation immobilière a radicalement changé à partir de 1999 avec une moyenne de 5% par an. Bien sûr :
1. cela n'a pas changé les prix à la consommation mais a considérablement baissé le pouvoir d'achat et donc gonflé virtuellement tous les prix à la consommation (dans des proportions forcément élevées puisque 1/3 du budget est consacré au logement)
2. cela ne semble pas commencer au moment du passage à l'Euro mais plutôt en 1999. On peut néanmoins émettre et étudier l'hypothèse que le passage à l'Euro a catalysé cette inflation immobilière.

Par rapport au premier point la même étude de l'Insee mais sur le pouvoir d'achat serait la bienvenue, on y verrait peut-être des choses intéressantes sur 1999-2013 comparé aux périodes précédentes... Une sur-inflation de l'immobilier de 3% (5% d'inflation au lieu de 2%) représente une inflation virtuelle de 1,5% sur les biens de consommation du fait du transfert de budget des biens de consommation vers le budget logement. Plus d'argent dans l'immobilier c'est moins d'argent pour consommer et donc c'est le même effet que si les prix à la consommation avaient augmentés.
Réponse de le 26/05/2017 à 20:47 :
+1.Voila ce que n'importe quel économiste honnete devrait dire.Les calculs d'inflation de l'INSEE sont risibles s'ils ne tiennent pas compte du prix du logement.L'inflation devrait prendre aussi en compte l'inflation des impots et taxes qui a une incidence sur les autres prix
Réponse de le 28/05/2017 à 20:06 :
Exact. Excellente remarque. Ce qui compte est le revenu disponible pour la consommation courante après avoir enlevé les dépenses incompressibles. Et dans celles-ci il y a aussi, l'eau, l'énergie, les ordures ménagères, les impôts locaux et nationaux... Il y a aussi les méthodes de calcul de l'évolution des prix dont on se garde bien de parler : par exemple, la baisse des prix sur les biens électronique est une baisse calculée. Quand vous achetez un ordinateur pour la bureautique (ex), celui-ci est quasi le même prix que 5 ans auparavant (sauf à acheter une tablette ou un portable avec écran mini). Mais un coefficient de correction à la baisse est appliqué pour tenir compte de la hausse des performances. Sauf qu'au final, cette hausse de performance ne sert pas forcément à grand chose et d'autre part ce qui compte est bien la véritable somme dépensée. Pas la somme corrigée du coefficient car le revenu restant après achat ne tient pas compte du prix corrigé du coefficient mais du seul prix payé. Évidemment, quand on commence à se pencher comme nous un peu plus sur le sujet, les conclusions de ce type d'articles apparaissent au mieux comme simplistes...
a écrit le 26/05/2017 à 16:26 :
Le problème, c'est que jusqu'en 1983, les salaires étaient indexés sur l'inflation, que le système par répartition des retraites était plus avantageux jusqu'à la réforme Balladur( plus de cotisations = moins de points) . Depuis , il y a décrochage et les salariés et les retraités ont eu une réelle baisse de leurs revenus. L'arrivée de l'euro a amplifié le problème, il suffit de regarder le prix d'une baguette.
a écrit le 26/05/2017 à 15:16 :
Le prix d une baguette était 0,68 euro en 2002 et maintenantt 1,05 jugez vous vous même
Réponse de le 26/05/2017 à 19:02 :
@ Hubert Bonisseur de la Bath
Conclusion, je fais mon pain avec de la farine biologique écrasée à la meule de pierre, achetée directement chez un agriculteur/meunier. Du pain au levain (renforcé quand même avec un minimum de levure)...Je ne fais pas du pain tous les jours et le levain c'est compliqué! Tous les 4 jours environ je "sors "un pain pour environ 2 € (ingrédients et énergie de cuisson). Des pains complets avec des farines T65 ou T85 + un peu de farine de seigle.
Résultat, un pain digeste au subtil goût de miel (le seigle?) qui se conserve 4/5jours enveloppé dans une serviette. C'est pas "gratuit", c'est quand même du temps...Et j'ai bien cherché pendant 6 mois la recette idéale. Mais quand on aime on compte pas" Hein?
Réponse de le 26/05/2017 à 20:49 :
Le café en hausse de 45 %

On peut comprendre les ménages car leur ressenti semble bien reposer sur une réalité. En effet, selon les relevés de prix de l'UFC Que Choisir du mois de janvier 2012, une baguette de pain ordinaire, qui coûtait 4,39 francs soit 67 centimes d'euros avant l'euro, coûte désormais 85 centimes : une augmentation de 27 %. Le café au comptoir, s'affichait à 4,98 francs (76 centimes), contre 1,10 euro, soit 45 % de hausse. Des augmentations que la seule inflation et la flambée des matières premières n'expliquent pas. D'autant que lorsque le quintal de blé a rechuté, le prix de la baguette, lui, n‘a pas reculé. Les artisans boulangers expliquant que c'était désormais l'énergie (gaz, électricité) pour faire chauffer leur four qui augmentait à son tour. En économie, ce phénomène s'appelle l'effet cliquet, qui empêche tout retour en arrière.
Réponse de le 27/05/2017 à 21:22 :
En 2001 un forfait de 2h de téléphonie mobile +50 SMS c'était 245F soit 37,40€. Aujourd'hui c'est 2€ (et les SMS sont illimités). Avec la différence vous pouvez acheter 34 baguettes.
a écrit le 26/05/2017 à 15:06 :
Une étude de l'Insee fait un point sur la question... biaisée

Allons bon, voyons, les Français font des constats de bon sens :

avant l'euro :

- les couples pouvaient payer leurs habitations en empruntant sur 5ans à 7 ans, maxi 15 ans

- les couples pouvaient payer les études de leurs enfants

- la catégorie des travailleurs pauvres n'existait pas

- les agriculteurs vivaient de leur travail, bien ou moyennement, mais ils en vivaient

- les français partaient en vacance pour 1 mois l'été


après l'euro :

- les couples payent leurs habitations en empruntant sur 15ans minimum plus souvent sur 20 ans à 25 ans jusqu'à 30 ans

- les couples ne peuvent plus payer les études de leurs enfants qui se trouvent obligés de travailler en semaine, le soir, pour des salaires de misère exploités tels des esclaves nouveaux

- la catégorie des travailleurs pauvres qui se lèvent tôt pour gagner la misère se répands toujours plus

- les suicides d'agriculteurs ont dépassé les 600 suicides

- les français saucissonnent leurs vacances en 1 semaine par ci par là

L'Insee peut accepter allègrement de devenir une régie publicitaire manipulée par la Macronitude,

les Français sont intelligents, ils ont des yeux pour voir, constater, et ils paient durement leur subsistance
Réponse de le 28/05/2017 à 9:24 :
Vos souvenirs des années 80-90 diffèrent visiblement des miens. Par exemple, il me semble que le taux de locataires était plus élevé et que moins de jeunes faisaient des études supérieures. Ce qui me fait penser qu'il n'était pas si facile que ça d’être propriétaire ou de faire des études. Le lien avec l'Euro n'est pas immédiat non plus (en 20 ans il n'y a pas juste eu le passage à l'euro qui a impacté l'économie). Je vois mal par exemple par quel mécanisme le passage à l'Euro serait responsable de l’augmentation du prix de l'immobilier (à la rigueur ça a peut-être joué sur les taux d'intérêt ?).
Réponse de le 28/05/2017 à 20:02 :
un peu excessif mais pas totalement faux. Mais est ce du a l euro ?
L explosion des prix de l immobilier est surtout du a la politique du logement cher (PTZ, Scellier, puis Pinel). Certes le fait d avoir des taux d interts bas a aide les prix a s envoler mais c est pas la seule raison. Apre stout la RFA n a pas eut cet effet alors que la GB (hors euro) a vu aussi ses prix s envoler.
De meme la baisse des salaires est surtout du a la mondialisation et au declin economique de l industrie francaise. A force de ne plus fabriquer grand chose, ca se paie !

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