Fin des 35 heures, de l'ISF... ce que le Medef attend très vite de Macron

 |   |  1227  mots
Le président du Medef, Pierre Gattaz, se félicite de l'élection d'Emmanuel Macron. Il soutient le recours aux ordonnances et  le presse d'agir vite pour supprimer les 35 heures, l'ISF, le compte pénibilité,etc. Le Medef se dit aussi d'accord pour que l'Etat intervienne provisoirement dans la gestion de l'assurance chômage
Le président du Medef, Pierre Gattaz, se félicite de l'élection d'Emmanuel Macron. Il soutient le recours aux ordonnances et le presse d'agir vite pour supprimer les 35 heures, l'ISF, le compte pénibilité,etc. Le Medef se dit aussi d'accord pour que l'Etat intervienne provisoirement dans la gestion de l'assurance chômage (Crédits : Reuters)
Le président du Medef presse Emmanuel Macron d'aller vite sur la suppression de l'ISF, du compte pénibilité de la retenue à la source. Il souhaite aussi la fin des 35 heures et se félicite du recours aux ordonnances.

Pierre Gattaz ne cache pas sa joie face à l'élection d'Emmanuel Macron. Pour le président du Medef, l'arrivée d'un « président de 39 ans, pro-européen et pro entreprise est une bonne nouvelle ». D'autant plus qu'il n'a pas du tout apprécié la tonalité de la campagne électorale « dont les débats ont été très inquiétants ». Seuls deux candidats trouvaient grâce à ses yeux : Emmanuel Macron et François Fillon. « Les autres ne proféraient que des mensonges, n'avaient pas de programme économique et avaient une totale méconnaissance de l'entreprise »...

Suppression de l'ISF, fin des 35 heures et du compte pénibilité, tout de suite

Le président du Medef est donc rassuré du résultat final mais inquiet sur l'état de la France. Et, bien entendu, il veut profiter de cette nouvelle ère politique pour pousser ses pions. Ainsi, l'organisation patronale a des idées très arrêtées sur les mesures qu'il conviendrait de prendre très rapidement « afin de libérer l'économie et de redonner confiance ».

Pour Pierre Gattaz, le mouvement des réformes doit se décomposer en deux temps : des mesures immédiates puis des mesures de fond qui méritent davantage de concertation. Mais quand on rentre dans le détail, ces mesures préconisées par le Medef ne collent pas toujours tout à fait avec les vœux d'Emmanuel Macron. On sent même poindre une amicale pression...

D'abord il demande la suppression immédiate des « usines à gaz », comme le prélèvement à la source car « les entreprises ne sont pas des collecteurs d'impôts » et le compte personnel pénibilité « qui est juste impossible à appliquer ». On notera qu'Emmanuel Macron vient de commander pour juin un audit sur le prélèvement à la source et qu'il avait annoncé durant sa campagne qu'il supprimerait le compte pénibilité pour l'inclure dans une sa future réforme globale des retraites avec l'institution d'un régime par points, la pénibilité pouvant donner droit à des points supplémentaires.

Bien entendu, Pierre Gattaz demande aussi la suppression immédiate des 35 heures et souhaite que toute latitude soit donnée aux entreprises pour fixer la durée du travail, sans borne légale. Concrètement cela signifierait que le seuil de déclenchement des heures supplémentaires varierait d'une entreprise à l'autre. Emmanuel Macron, dans son programme, n'évoquait pas la disparition pure et simple des 35 heures mais désirait plus de souplesse pour les entreprises..

Le Medef favorable au recours aux ordonnances, contrairement à  la CFDT

Sur l'ISF aussi, le président du Medef ne veut pas de demi-mesure, il milite pour sa disparition immédiate. On sait qu'Emmanuel Macron, lui, veut limiter cet ISF au patrimoine immobilier.

Enfin, un dernière vague de réformes « rapides » doit concerner le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif ; l'inversion de la hiérarchie des normes avec la prédominance de l'accord d'entreprise; l'instauration d'une instance unique de représentation du personnel et une baisse des du coût du travail sur « tous les salaires et pas seulement les plus bas ». Sur les trois premiers points, Emmanuel Macron est parfaitement en phase avec le Medef, puisqu'il compte, officiellement dès cet été, légiférer sur ces questions. En revanche, il est exact que dans le programme de campagne du président, il était prévu une transformation du Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en baisses pérennes des prélèvements sociaux des entreprises avec un coup de pouce pour les seuls bas salaires.

Bien entendu, pour mener vite et bien ces réformes, Pierre Gattaz estime que « les ordonnances sont un bon outil qui préserve le dialogue puisqu'il doit y avoir une loi d'habilitation et une loi de ratification ». Le président du Medef s'oppose frontalement sur ce point avec Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT qui, dans un entretien au quotidien « Les Echos » prévient le président :

« Le temps de la concertation est indispensable. Si Emmanuel Macron veut passer à la hussarde, ça ne marchera pas. Il se trompe s'il croit que légiférer par ordonnance dès la rentrée lui permettra d'éviter un conflit social ».

Emmanuel Macron devra donc choisir entre les deux voies proposées...

Par ailleurs, parmi les réformes de fond qui prendront plus de temps, Pierre Gattaz évoque la baisse des dépenses publiques, la réforme de la formation professionnelle, de l'enseignement et de l'apprentissage ainsi que... la réforme du marché du travail. On aurait cru que le Medef faisait une priorité de ce dernier point, avec sa vieille idée d'instituer un « contrat de travail agile ». Mais, en fait, ce que l'organisation appelle une « réforme de fond du marché du travail », c'est l'institution d'un véritable système de « flexisécurité » à « la danoise » où, en échange d'un risque d'accélération du turn-over, les salariés sont accompagnés et formés pendant les périodes de transition entre deux postes. Un dispositif encore dans les limbes mais dont on voit les prémices avec l'instauration du compte personnel d'activité (CPA).

 Gattaz favorable à l'intervention de l'Etat dans l'assurance chômage

Enfin, et ce n'est pas le moindre des sujets, Pierre Gattaz se retrouve en phase, du moins en partie, avec Emmanuel Macron sur la question de l'assurance chômage. Le président du Medef se dit « pas contre » le fait que l'Etat intervienne provisoirement dans la gestion de l'assurance chômage pour mener quelques réformes de fond que les partenaires sociaux ne parviendraient pas à mener via la négociation.

Du reste, au Medef, comme d'ailleurs chez certains syndicats, CFDT en tête, on reconnaît qu'un dialogue sera de toute façon nécessaire avec l'Etat pour régler un certain nombre de problèmes financiers qui participent au déficit (environ 4 milliards d'euros par an) de l'assurance chômage. De fait, la question de l'indemnisation du chômage des travailleurs français frontaliers relève de l'Etat. Tout comme le financement de Pôle emploi. Actuellement, l'Unedic (l'organisme paritaire qui gère l'assurance chômage) doit verser annuellement 10% de ses recettes (soit un peu plus de 3 milliards d'euros) à Pôle emploi. Pour les partenaires sociaux, cette quote-part est trop élevée et l'Etat doit davantage assumer ses responsabilités.

Reste qu'Emmanuel Macron a déjà mis un peu d'eau dans son vin. Au départ, il évoquait une « nationalisation » pure et simple de l'assurance chômage - et non pas provisoire comme semble le souhaiter Pierre Gattaz - ensuite, il a davantage parlé d'un « tripartisme » dans le pilotage du dispositif... Reste que dans son programme, Emmanuel Macron mentionnait aussi l'instauration d'un bonus/malus sur les cotisations chômage des entreprises en fonction de l'importance du recours aux CDD courts. Il n'est pas certain que le Medef soit totalement en phase avec le nouveau président sur ce point-là...

En tout état de cause, il est indéniable que l'organisation patronale regarde plutôt avec un œil bienveillant les intentions d'Emmanuel Macron, et ce n'est que justice tant ils partagent de nombreux points de vue. Mais il ne faudrait pas non plus que le Medef soit trop gourmand et trop impatient pour éviter d'amplifier les crispations qui ne vont pas manquer de se produire.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/05/2017 à 19:35 :
Donc le Medef est partisan de faire travailler de plus en plus les salariés pour la même somme.
L'ennemi restant le salarié cause de tous les vices.
Ca ne leur viendrait l'idée de faire des produits plus solides, plus beaux et accessoirement plus chers car la concurrence chinoise c'est du pipi de chat, de la gnognotte comme ce lave-linge Haier acheté près de 300€ il y a juste un mois qui ne démarre plus, ça ne serait jamais arrivé à une Vedette.
Il y a de la place pour nos produits, visiblement le medef sait plus demander de l'argent que de vendre.
Réponse de le 19/05/2017 à 9:05 :
Les usines chinoises ont été construites avec beaucoup d'investissement occidental, le fruit de notre travail. Nos multinationales ne vont donc pas essayer de concurrencer les usines chinoises sachant qu'elles leur appartiennent pour une bonne partie. Se faire subventionner en France (65 milliards par an) et faire de grosses marges en Chine est une stratégie gagnante-gagnante... D’où l'intérêt de défendre bec et ongle cette mondialisation qui permet de coloniser économiquement et pacifiquement les pays émergeant.
a écrit le 17/05/2017 à 11:10 :
Que Le Medef se rassure pour les fonctionnaires avec un président et un ministre énarques le gouvernement Macron ne va pas réformer l'état et la fonction publique ainsi que territoriale. les serviteurs de l'état pourront continués avec leur semaines de 32 heures de travail, leur absentéisme stratosphérique, leur congés au-dessus du légal, leur rémunération trop élevé par rapport à leur faible productivité, le service rendu médiocre, le m'en foutisme de l'usage contribuable, le naufrage de l'éducation national, les 35 retraites spécifiques inégalitaires et scandaleux, etc... les syndicats publiques préfèrent défendre leur égoïsmes, avantages et privilèges quittent à sacrifier les futures générations et mettre en faillite notre pays !
a écrit le 17/05/2017 à 9:36 :
Il est bien embêté, le Medef : il ne peut plus pousser de hauts cris.
Et on commence à s'apercevoir, en comparant les taux d'équipements des usines en robots, par exemple, que les patrons ne travaillent pas si bien que ça.
Réponse de le 19/05/2017 à 11:07 :
Vous savez posséder une armée de robots, c'était le cas ou je travaillais, oblige à disposer d'une très bonne équipe de maintenance qu'il faut correctement payer car le turnover est énorme, ce qui ne pose aucun problème en Suisse ou au Japon, mais en France payer un mec 3 à 4 fois le smic souvent plus cher que son chef, le patron à la mode medef ne comprend pas.
Parfois ils tentent de sous-traiter, mais ça part vite à la catastrophe, alors on préfère utiliser des gens au smic comme des machines avec des TMS qu'il faudra surement rembourser un jour.
Ben nous c'était un peu différent, une petite ville de Bretagne heureuse ou chacun a une autre activité et préfère son pays aux mirages parisiens, alors smic x 2, ça le fait.
a écrit le 17/05/2017 à 9:01 :
Le MEDEF veut une plus grande précarisation des employés, des salaires le plus bas possible, si possible la disparition de la Sécu et des retraites par répartition. Macron va leur servir sur un plateau d'argent.
L'augmentation de la CSG , comme celle-ci n'est qu'en parti déductible des revenus, c'est une augmentation déguisé de l'impôt, comme le transfert des cotisations sociales vers les mutuelles dont les primes sont imposés puisqu'elles ne sont pas déductibles des revenus.
Un système à l'américaine avec les résultats que nous connaissons en cas de crise financière, notamment sur les retraites.
Réponse de le 17/05/2017 à 9:16 :
Justement Macron a été très flou sur le fait que la hausse de CSG de 1,7% annoncée sera ou pas de la CSG déductible...
a écrit le 17/05/2017 à 7:39 :
La solution consiste à appliquer la note n°6 du CAE. Etudions cette note.
a écrit le 17/05/2017 à 1:41 :
Pourquoi Gattaz ne s'exprime pas sur le retard de paiements des grandes entreprise vis à vis des pme et qui est la cause de 25 % des faillites
ou sur le lien fèodal entre les grandes entreprises et leurs fournisseurs?

Une grande entreprise sur deux paient à 60 jours...

Plus facile de s'en prendre aux autres : les salariés...
a écrit le 16/05/2017 à 22:34 :
Le MEDEF est comme la GCT, un syndicat catégoriel qui veux tout sur tout sans penser au bien général ni a la France.
Réponse de le 17/05/2017 à 6:45 :
Sauf que le MEDEF représente une infinitésimale minorité d'oligarques quand un syndicat en général défend des dizaines de millier de personnes. Il y a donc une différence d'échelle sur le nombre de représentés et il y en a une autre sur les sommes captées (50 milliards pour le CICE).
Et on l'a vu dernièrement le MEDEF dispose pratiquement du droit de faire la loi ou plutôt de faire sa loi.
Réponse de le 17/05/2017 à 9:47 :
Le MEDEF a bien des défauts, mais il pense au bien général de la France, car le succès de la France c'est le succès des "méchants patrons".
ON peut ne pas être d'accord avec ses solutions, mais il ne faut pas tomber dans la caricature d'un MEDEF fossoyeur du pays, cela a des relents bolcheviques des années 20, on sait ce que cela a donné.
a écrit le 16/05/2017 à 22:09 :
Le Medef veut bien faire payer par les retraités et les cadres via la CSG , la réforme de l'assurance chômage. Bien entendu, une réforme qui donnera beaucoup de moins de droits aux salariés. Le Medef qui avait promis 1 million d'emplois à Hollande n'a pas tenu ses promesses. Ça ne sera probablement pas un partenaire fiable pour les discussions à venir.
a écrit le 16/05/2017 à 21:41 :
c est bien fait votez MACRON j espère qu il vous en fout plein la gueule
a écrit le 16/05/2017 à 19:44 :
Gattaz profite du CICE et a fait baisser les effectifs dans sa propre entreprise, au mépris des engagements du MEDEF. Cet homme est un voleur, qu'il porte des costumes ne change rien.
C'est un ayatollah néolibéral qui ose tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait...
a écrit le 16/05/2017 à 19:12 :
On s'en sort pas trop mal il n'a pas encore demandé le rétablissement de l'esclavage!!!
Réponse de le 17/05/2017 à 13:50 :
"il n'a pas encore demandé le rétablissement de l'esclavage!!! "

Bof. S'il le rétablissait la CFDT négocierait aussi sec le poids des chaînes...
a écrit le 16/05/2017 à 19:08 :
Les syndicats "ouvriers" ont souvent été critiqués parce qu'ils défendaient les salariés au moyen d'un droit qui s'appelle la grève. Le Medef, lui, utilise le terrorisme. Quel autre mot pour désigner les pressions que cette officine exerce sur TOUS les gouvernements? Cette secte remet en question systématiquement tous les droits acquis, ne veut pas payer l'impôt, c'est une usine à supprimer anti-démocratique puisqu'elle incite à passer par dessus la représentation Syndicale et Nationale!
A la dictature du Medef, je propose un retour à la lutte des classes et la dictature du prolétariat. Le Medef a déclaré la guerre au peuple travailleur, la résistance s'impose.
Réponse de le 16/05/2017 à 21:42 :
Super bien dit VALBEL89, tout à fait d'accord avec vous.
a écrit le 16/05/2017 à 17:44 :
« Les autres ne proféraient que des mensonges, n'avaient pas de programme économique et avaient une totale méconnaissance de l'entreprise ». Euh, 1) ils ne disaient pas plus de mensonges que Macron et Fillon, 2) ils avaient un programme qui ne plaisait pas à Gattaz, mais avaient tout de même un programme et 3) ils font tous les mêmes écoles et leurs conseillers ne se différencient que par la couleur de la chemise. Bon, on a bien compris que Gattaz est pro-Macron (qui n'est pas candidat à une entrée à la Cour du nouveau monarque), mais cela ne lui donne pas le droit de dire n'importe quoi :-)
a écrit le 16/05/2017 à 17:25 :
Butagaz se méprend sur les propos du président de la république. Il va étudier l'opportunité de supprimer l'ISF tout en réformant l’impôt sur le revenu. Mais les riches paierons peu ou prou à peu près la même chose qu'avec l'ISF grace à de nouvelles tranches. Sinon l'injustice sociale sera encore plus visible.
Concernant les 35h il n'a jamais été question de les supprimer, elles continuerons à être le référentiel légal en France, néanmoins des accords d'entreprise pourrons s'y substituer et devrons obtenir l'aval des salariés par référendum ou des instances représentatives du personnel. Les modalités sont à définir. Cependant cette mesure peut potentiellement bloquer le pays par des grèves et même peut-être des émeutes car revenir sur un acquis social n'est pas possible sans contrepartie. De plus augmenter le temps de travail ne permet pas d'embaucher, bien au contraire cela évite d'embaucher. 9 salariés au 39h cela correspond au dixième salarié qui ne sera pas embauché. Alors qu'au 35h vous auriez du avoir 10 salariés. Donc non cela ne favorise pas l'embauche, cela ne favorise que de meilleures marges pour les entreprises. En gros cette mesure permettra d'économiser 10% sur la masse salariale ce qui correspond à quelques dizaines de milliard en cadeaux sans contrepartie, pas d'augmentation de salaire, pas de semaines de CP supplémentaires pour les salariés qui vont devoir réorganiser leurs vies familiales, pas d'embauches supplémentaires, bien au contraire ... . Bref une arnaque pour les salariés.
Le compte pénibilité ne sera pas supprimé mais rendu plus lisible donc il y a une nuance de taille, aujourd'hui le référentiel est trop complexe pour établir un barème fiable il faut le simplifier.
Enfin la retenue à la source est pratiquée par tous nos voisins et par la majorité des pays dans le monde, elle permet de lutter contre la fraude, l'évasion fiscale et permet une meilleure lisibilité du budget de l’État. Pour les salariés elle permet d'éviter l’écueil du brut et du net ainsi que celui du avant/après impôts. Du coup le salaire négocié est du net d’impôts et cela fait très peur aux entreprises française qui ne veulent pas augmenter les salaires car bien entendu lorsque l'on négocie un salaire net d'impôts cela fait toute la différence, ce que l'on négocie c'est que l'on reçoit réellement.
Enfin s'il y a une baisse de revenu du citoyen, il est immédiatement réévalué concernant son impôt ce qui évite la ruine de nombreuses personnes chaque année dont l'entreprise fait faillite, qui se font licencier ou qui ont une maladie grave et qui sont tout de même obligés de payer leurs impôts sur l'année précédente. Idem si vous voulez partir pour travailler à l'étranger vous n'avez plus besoin de rembourser par anticipation tous vos impôts de l'année n-1.

Bref Butagaz tu cherches la grogne sociale, méfie toi cela risque d'arriver vite bonhomme et cela peut même mener à la faillite si on se souvient des nombreuses entreprises en 1968 qui ont été bloquées et qui ont mis la clé sous la porte peu de temps après.

Une bonne négociation avec des compromis et des avancées sera toujours plus utile et intéressante que de passer en force de manière illégitime et de bloquer la nation. Sans parler des dommages collatéraux économiques, matériels et humains d'un conflit social d'ampleur.

Nous ne sommes pas la grande Bretagne, les français ne sont pas moutons de Panurge et M.MACRON n'est pas TATCHER.

Bref, Wait & See.
a écrit le 16/05/2017 à 17:18 :
Butagaz se méprends sur les propos du président de la république. Il va étudier l'opportunité de supprimer l'ISF tout en réformant l’impôt sur le revenu. Mais les riches paierons peu ou prou à peu près la même chose qu'avec l'ISF.
COncernant les 35h il n'a jamais été question de les supprimer, elles continuerons à être le référentiel légal en France, néanmoins des accords d'entreprise pourrons s'y substituer et devrons obtenir l'aval des salariés par référendum ou des instances représentatives du personnel. Les modalités sont à définir. Cette mesure peut potentiellement bloquer le pays par des grèves et même peut-être des émeutes car revenir sur un acquis social n'est pas possible sans contrepartie. De plus augmenter le temps de travail ne permet pas d'embaucher, bien au contraire il évite d'embaucher. 9 salariés au 39h correspond au dixième salarié qui ne sera pas embauché. Alors qu'au 35h vous auriez du avoir 10 salariés. Donc non cela ne favorise pas l'embauche, cela ne favorise que de meilleures matges pour les entreprises. En gros cette mesure permettra d'économiser 10% sur la masse salariale ce qui correspond à plusieurs dizaines de milliard en cadeaux sans contrepartie, pas d'augmentation de salaire, pas de semaines de CP supplémentaires pour les salariés qui vont devoir réorganiser leurs vies familiales, pas d'embauches supplémentaires, bien au contraire ... . Bref une arnaque pour les salariés.
Le comte pénibilité ne sera pas supprimé mais rendu plus lisible donc il y a une nuance de taille, aujourd'hui le référentiel est trop complexe pour établir un barème fiable il faut le simplifier.
Enfin la retenue à la source est pratiquée par tous nos voisins et par la majorité des pays dans le monde, elle permet de lutter contre la fraude, l'évasion fiscale et permet une meilleure lisibilité du budget de l’État. Pour les salariés elle permet d'éviter l’écueil du brut et du net ainsi que celui du avant/après impôts. Du coup le salaire négocié est du net d’impôts et cela fait peur aux entreprises française qui ne veulent pas augmenter les salaires car bien entendu lorsque l'on négocie un salaire net d'impôts cela fait toute la différence ce que l'on négocie c'est que l'on reçoit réellement.
Enfin s'il y a une baisse de revenu du citoyen, il est immédiatement réévalué concernant son impot ce qui évite la ruine de nombreuses personnes chaque année dont l'entreprise fait faillite, qui se font licencier ou qui ont une maladie grave et qui sont tout de même obligés de payer leurs impôts sur l'année précédente. Idem si vous voulez partir pour travailler à l'étranger vous n'avez plus besoin de rembourser par anticipation tous vos impôts de l'année n-1.

Bref Butagaz tu cherches la grogne sociale, méfie toit cela risque d'arriver vite bonhomme et cela peut même mener à la faillite si on se souvient des nombreuses entreprises en 1968 qui ont été bloquées et qui ont mis la clé sous la porte peu de temps après.

Une bonne négociation avec des compromis et des avancées sera toujours plus utile et intéressante que de passer en force de manière illégitime et de bloquer la nation. Sans parler des dommages collatéraux économiques, matériels et humains d'un conflit social d'ampleur.

Nous ne sommes pas la grande Bretagne, les français ne sont pas moutons de Panurge et M.MACRON n'est pas TATCHER.

Bref, Wait & See.
Réponse de le 16/05/2017 à 17:42 :
Primo , si " Nous ne sommes pas la grande Bretagne"' , pourquoi terminer votre message par Wait & See.
Secundo, le prélèvement à la source pourquoi pas mais pas le boulgi boulga français qui est proposé.
Réponse de le 16/05/2017 à 19:27 :
@Marousan

...Et le Butagaz est inflammable. Une étincelle et Boum. Medef R.I.P.
a écrit le 16/05/2017 à 16:24 :
Sous l'ancien Régime, l'ouvrier travaillait moins de 20 jours pour payer ses impôts de l'année. Combien en faut-il aujourd'hui ? Même la monarchie n'osait pas saigner ses sujets autant que nos démocraties des illuminés de la connaissance universelle... ;)
a écrit le 16/05/2017 à 16:01 :
Il faudra que Gattaz nous explique comment baisser la dépense publique alors que bon nombre d'entreprises adhérentes du MEDEF vivent des commandes publiques !!!! (btp, défense, transport etc...)
Ce personnage est méprisable dans sa méthode qui consiste à réclamer en permanence sans jamais rien promettre en contre partie ...il n'y aurait plus aucune charges : impots, taxes, cotisations sociales etc...qu'il trouverait encore le moyen de dire que les entreprises sont trop imposées !!!!
a écrit le 16/05/2017 à 15:30 :
Toujours des solutions de courte vue pour faire comme les autres, on réforme pour atteindre un dogme, on ne s'adapte pas pour atteindre un but! Uniformisation!
a écrit le 16/05/2017 à 15:03 :
Et avec tout cela, on va faire plein de nouveaux produits qu'on pourra vendre très cherà l'étranger afin de pouvoir payer les retraites et les subventions des agriculteurs, des artisans...
Il est évident qu'en transformant les salariés en esclave sans droit, on va avoir plein de salariés très motivés, et heureux...
a écrit le 16/05/2017 à 14:49 :
supprimer l'ISF mais dans ce cas que les patrons du CAC40 cessent l'évasion fiscale et investissent à fond dans l'économie française. Mais j'imagine que pro forma, le off shore est plus rentable.
a écrit le 16/05/2017 à 14:26 :
Avec un président de droite, un premier ministre de droite ,des anciens LR ,UDI + une aile droite du PS ,cela devrait passer comme une lettre à la poste .Je viens d'entendre sur France Info ,l'avocat des salariés de TATI qui se plaint de ne pouvoir plus défendre les salariés suite à la loi El Khomri version edulcorée ,cela vous donne une idée de ce qui attends les salariés de ce pays dans peu de temps avec la version hard.
a écrit le 16/05/2017 à 14:23 :
Gattaz, représentant de l'oligarchie financière est un imposteur en s'affirmant défenseur de l'entreprise, c'est uniquement le défenseur des possédants de façon générale et c'est bien pour cela qu'à chaque fois qu'il prononce un mot 150 micros sont tendus devant lui.

Ce serait bien déjà en matière de représentation patronale d'avoir des vrais patrons et pas des représentants des riches européens, ça ferait un peu plus sérieux déjà.

Les patrons des PME sont tout autant concernés par l'accaparement des outils de production dans les mains de quelques uns, drame du néolibéralisme, que nous autres.

Faites nous aimer les patrons svp, démantelez le MEDEF et mettez nous des vrais patrons, de ceux qui se battent tous les jours pour leur entreprise, de ceux qui travaillent comme des acharnés pour défendre leurs bébés et qui connaissent la valeur des outils de production et du salaria qui quand ils virent du personnel c'est parce qu'ils y sont contraints et forcés et non seulement pour augmenter leurs propres revenus.

Alors certes ils sont hélas de moins en moins nombreux mais ce n'est pas en nous montrant systématiquement des pantins que cela ira mieux, merci.
Réponse de le 16/05/2017 à 15:25 :
Vous me faites économiser du temps car je voulais écrire exactement la même chose.

Gattaz n'a pas une vision de long terme pour l'entreprise et l'économie française. Il est assez imité dans sa réflexion.

Il défend les riches pas les entreprises!
Réponse de le 16/05/2017 à 17:11 :
Tout s'est rapidement détérioré quand même, mon père était un petit patron et quand les affaires étaient justes il prenait moins de salaire pour que ses employés soient toujours payés, par ailleurs il avait des amis patrons aussi me permettant d'assister à leurs conversations qui mises en perspective par rapport à aujourd'hui étaient complètement différentes. J'ai vraiment la sensation de deux mondes totalement différents.

Les aventuriers ont laissé la place aux comptables, pas étonnant qu'elle ne soit plus du tout sexy notre économie en plus d'être moribonde.
Réponse de le 16/05/2017 à 19:24 :
@Réponse de Citoyen blasé
J'ai été un "petit" patron pendant plus de 25 ans, ce que vous dites est la réalité. Les salaires des employés , les charges sociales, les impôts et taxes, les fournisseurs, les banquiers étaient la priorité. ..venait ensuite le patron, et parfois il n'y avait pas suffisamment de trésorerie pour payer tout le monde, avec la hantise que la Banque coupe les vivres...Alors quand Gattaz et ses compères, riches à millions viennent se plaindre et réclamer toujours plus d'avantages, je me dis que l'histoire va mal se terminer, que les fourches et les objets contondants divers ne sont peut-être pas rangées définitivement au fond des greniers. C'est toujours une étincelle qui provoque un incendie. Gattaz: ATTENTION!
Réponse de le 16/05/2017 à 21:37 :
Les patrons à l'ancienne faisaient des produits dont ils étaient fiers et mesuraient leur succès à l'accroissement du nombre de leurs employés, les patrons du jour se foutent complètement de leur produit, sont fiers de virer des employés et mesurent leur succès aux sommes qu'ils se mettent dans les poches.
Réponse de le 17/05/2017 à 8:39 :
Oui et certainement que si je suis devenu aussi critique c'est lié à cette expérience là, quand j'étais enfant du coup ces patrons étaient presque des héros pour moi, les gars ils n'avaient peur de rien ils critiquaient et rigolaient des impôts et autres taxes mais les payaient en France, quand les affaires étaient moins bonnes ils s'inquiétaient d'abord pour leurs salariés, dotés de caractères solides ils savaient remettre à la place leurs comptables, leurs avocats, les banquiers, les administratifs c'était eux qui décidaient non pas par attachement au lien dominant dominé mais parce qu'il le fallait tout simplement.

Bref ils ont une idée, l'ont faite germer, pousser puis voir grandir tout au long de leur vie avec un recul d'une grande dignité, ils avaient de la reconnaissance pour ceux qui les accompagnaient dans cette aventure parce que c'est une aventure, cela devrait en être une du moins.

De nos jours ils héritent de l'entreprise, ils se laisse guider par les avocats fiscalistes, leurs comptables, leurs banquiers n'importe qui pourraient faire ce qu'ils font ne pensant du coup qu'à leurs revenus puisque n'ayant que cela à faire.

Alors il y en a encore des passionnés mais c'est de plus en plus rare des responsables qui connaissent la valeur des choses, qui ne se laissent pas guider par facilité, le néolibéralisme c'est la priorité à la finance et pas à la production, c'est la priorité à la rente et non au travail.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :