JO Paris 2024 : à la conquête du CIO !

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Depuis samedi, la commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO) jauge le projet parisien.
Depuis samedi, la commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO) jauge le projet parisien. (Crédits : Reuters)
Après avoir visité les installations de Los Angeles la semaine dernière, la Commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO) est en déplacement à Paris. Lundi, les onze membres du jury ont découvert le projet parisien. Mardi matin, ils rencontré Emmanuel Macron, le président de la République avant de poursuivre leur tournée d'inspection.

Le sport est cruel. Lundi soir face à la Slovénie, les hockeyeurs français ont gagné. Mais ils sont éliminés. Ils ne verront pas les quarts de finale du championnat du monde de hockey sur glace. Cette élimination est néanmoins porteuse d'espoirs. Certes, Cristobal Huet, l'emblématique gardien tricolore et Laurent Meunier, le capitaine des Bleus ont joué leur dernier match en bleu contre les Slovènes. Mais la relève semble assurée avec des gens de la trempe et de la classe de Da Costa, Roussel ou encore Auvitu.

Bref, la vie continue pour le hockey sur glace français, assuré après ces championnats de conserver sa place au sein de l'élite mondiale, qui, avant son tour d'honneur et au rythme de la Marseillaise a tenu à rappeler son soutien à la candidature de Paris pour l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Face aux membres de la commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO), les hockeyeurs ont joint leurs mains pour dessiner une Tour Eiffel , symbole de la candidature parisienne.

De Versailles à L'Elysée

Emmené par le Suisse Patrick Baumann, les onze membres du jury, qui voteront le 13 septembre à Lima pour départager Paris et Los Angeles, et les responsables techniques du CIO ont probablement dû apprécier le geste, comme ils ont dû goûter l'invitation impromptue de l'Elysée. En effet, décidé à témoigner de son soutien au projet parisien, Emmanuel Macron, le président de la République a reçu la délégation du CIO ce mardi matin, précisant qu'il serait également à Lausanne et à Lima où les prétendants passeront leurs deux derniers grands oraux.

Ce rendez-vous est venu s'intercaler dans un agenda surchargé. Depuis samedi, les membres de la commission d'évaluation du CIO enchaînent les visites d'inspection et les entretiens avec le comité d'organisation de Paris 2024. Accueillis par les athlètes et les grandes stars du sport français qui portent la candidature de la capitale, le CIO a navigué lundi de Saint-Denis au Stade de France au Parc des Princes et Jean Bouin en, passant par le Champ-de-Mars et Versailles.

Quel est leur premier sentiment ? Après avoir loué la démonstration de force de Los Angeles, où ils étaient la semaine dernière, les membres du CIO ont salué les atouts de Paris 2024.

"On était très contents de voir beaucoup de champions olympiques, du monde, d'Europe. Il est évident que la passion et l'enthousiasme pour ces Jeux et pour les différents stades est grande et impressionnante", a déclaré lundi Patrick Baumann.

"Au centre de tout cela, il y a beaucoup de passion, et c'est ça qui ressort, cette passion qui anime toutes les structures autour du Comité de candidature", a prolongé Christophe Dubi, le directeur des jeux Olympiques au sein du CIO.

Pas de faiblesses

"Tout est là !", ont salué lundi les experts du CIO à l'issue d'une visite des sites qui accueilleraient les JO-2024 en cas de succès de la candidature de Paris, dont ils ont loué la "passion et l'enthousiasme".

"Pour trouver des points de faiblesse, il faut vraiment pinailler. On a eu la confirmation qu'avec le Champ de Mars, le Grand Palais, Roland-Garros, tout est là !", a expliqué Patrick Baumann, également secrétaire général de la Fédération internationale de basket, lors d'un point presse tenu lundi à Roland-Garros, dernière étape de la journée débutée au troisième étage de la Tour Eiffel, monument qui offre une vue sur de très nombreux sites. Baumann a également souligné que la Cité du cinéma, lieu de restauration et cœur du Village olympique à construire sur l'Ile-Saint-Denis, représentait "un édifice extraordinaire, parfaitement adapté aux besoins".

"Ce village est une étude à long terme que la Ville de Paris a faite pour le développement de cette partie de sa ville", a ajouté Patrick Baumann qui, la semaine dernière, avait jugé "hallucinantes" les installations visitées à Los Angeles.

Au sein du comité d'organisation parisien, on note avec plaisir que l'accueil chaleureux de Paris semble faire la différence avec le strass et les paillettes de Los Angeles.

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Commentaires
a écrit le 21/05/2017 à 10:10 :
A qui va profiter tous ces investissements...cela va profiter d'abord à ceux qui vivent de la publicité pour certaines entreprises françaises et internationales où il y aura un retour sur investissement !
Une fois que cela sera fini, ça va être la gueule de bois pour les parisiens où il faudra rembourser ces investissements qui n'auront servi qu'une fois pour les JO ! Rappelez vous ce qui s'est passé pour le Brésil....catastrophique!
Il ne s'agit pas d'un repli sur soi mais simplement d'être prudent devant des investissements importants et de se dire qu'est ce qu' on fait après...
Il n'y a qu'a constater la gestion actuelle de la ville de Paris dirigée par Mme Hidalgo ! C'est un exemple !
a écrit le 17/05/2017 à 21:29 :
Désolé de ne pas m'être relu avant l'envoi de mon post précédent, mais je suis particulièrement excédé par le NON permanent et le repli sur soi de ce pays. S'il y a une ville capable de candidater à de grands évènements dans ce pays, c'est la seule ville monde, Paris.
a écrit le 17/05/2017 à 21:02 :
Soyons clairs avec l'expo de 2025 et les JO de 2024, les investissements a,annoncés depuis des années et toujours différés seront obligés d'être faits dans les transports (le grand paris express, lex extensions de lignes de métro, etc....). A défaut, ses investissements seront étalés dans le temps, ce que la région capitale ne peut plus se permettre. Le réseau de transport restera après les jeux et l'expo de 2025 si nous les obtenons, à défaut nous sommes assurés qu'un nouveau calendrier avec une livraison dans 20 ans sortira. Alors les grincheux. Il faut savoir de temps en temps saisir les bonnes occasions. 90% de installations sont là. Par contre, nous ne maîtrisons pas les couts liés à la sécurité. Regardons comment Londres s'est transformée? Il est temps que le boulet qu'est le 93 connaissent enfin des investissements massifs, c'est l'intérêt des deux riches départements voisins que sont le 92 et la ville de Paris.
Le CIO devrait ne froisser personne en attribuant simultanément les JO de 2024 et e 2028. A croire, que ce pays qui a accueilli dans un passé récent des évènements de grande ampleur est incapable d'en faire autant. Depuis combien de temps attendons nous des investissements massifs dans le réseau de transport? Il est dommage que nous devions accueillir de grands événements mais en général lorsqu'il y en a pas l'argument est tout trouvé, ce n'est pas urgent d'aller aussi vite. On en a vu le résultats avec le RER E dont la prolongation vers Mantes La Jolie était prévue dès l'origine mais il y a 20 ans, lorsque le pétrole valait 12 dollars, on a abandonné ce projet d'extension vers l'ouest. Les usagers des trains de banlieue sont il satisfaits du report aux calendes grecques de cette extensions vers Mantes La Jolie? Poser la question c'est y répondre. Sur l'expo universelle c'est du financement privé. Dès lors que ces événements permettent de rattraper à l'échelle grand V les sous investissements en transport, en logement depuis 20 ans, nous sommes gagnants.

Sur les JO, l'essentiel de ce qui reste à construire est dans le 93, donc la ville de Paris n'investit que très peu contrairement au dossier de 2012 qui était dans le 17ème. Dernier point, l'argent rentre dans les caisses de la ville puisque les chinois, américains et Qataris continuent à racheter des pans entiers de la ville lumière. Hidalgo n'est pas ma tasse de thé mais sur les JO, Paris s'en tire à bon compte avec moins d'investissements directs qu'en 2012 mais va récolter beaucoup compte tenu de son image. Il faut être sérieux les étrangers viennent en Ile de France pour la ville de Paris, Disney et Versailles. Les autres villes n'existent pas. Enfin, depuis le début de l'année 2017, les hôteliers, les grands magasins parisiens voient bien les asiatiques, les américains etc... revenir dépenser de l'argent dans la capitale et ses villes satellites de moindre notoriété.
a écrit le 17/05/2017 à 3:23 :
Des princesses et des coiffures, gèle ta couronne et des idées avec du gel en béton, plus tu investis dans l’eden pur des libertés vers la passion de l’action plus tu es potentiellement riche à ne rien faire.
Ok coral, OK corail?
Nos romanciers seront-ils pour nous décrire un monde avec des maisons qui parlent à leurs occupants?
a écrit le 16/05/2017 à 19:06 :
les seuls à se réjouir de ces jeux sont les élus en mal de notoriété et quelques athlètes dont c'est le gagne -pain ; pour les contribuables payeurs et les parisiens qui devront les subir c'est une autre paire de manche
Réponse de le 16/05/2017 à 20:57 :
Vous avez raison et ce que la majorité des parisiens ne savent pas, c'est que la capitale est en très grande difficulté financière.. avec Mme Hidalgo, c'est silence radio et pour cause... !!
La vérité va t elle surgir de toute cette panade ?
a écrit le 16/05/2017 à 17:07 :
Peut-on accepter qu’on publie que l’Europe serait une course d’ânes promus directeurs ?
https://www.bing.com/images/search?
L'Europe est-elle une forme de tocarland?
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