"La France va mal", le Medef veut "redonner espoir" aux Français

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Pierre Gattaz s'est dit un peu désespéré de voir que les hommes politiques ne parlaient pas de la révolution numérique, du réveil africain, ou encore des filières d'avenir.
Pierre Gattaz s'est dit "un peu désespéré" de voir que les hommes politiques ne parlaient pas de la "révolution numérique", "du réveil africain", ou encore "des filières d'avenir". (Crédits : © Robert Pratta / Reuters)
S'appuyant notamment sur la consultation de 20.000 chefs d'entreprises et les réflexions de 80 groupes de travail en régions, le Medef a publié un livre intitulé "Le monde change, et la France?", énumérant les sept défis à relever selon lui d'ici à 2020.

Le Medef a donné le coup d'envoi de sa contribution au débat, en vue de la présidentielle. Devant la presse, l'organisation patronale a présenté, par la voix de Pierre Gattaz, sa vision des 20 prochaines années et les défis à relever selon lui, avant la publication en décembre de ses propositions de réformes aux candidats à l'élection.

"Nous sommes arrivés à un moment où on doit, à douze mois d'une élection présidentielle, réexpliquer un projet pour la France, une ambition enthousiasmante, conquérante pour le pays. On le voit bien, la France va mal, les gens se castagnent, défilent, il n'y a plus de vision, les gens n'ont plus d'espoir en France. Il faut redonner cet espoir car nous sommes un grand pays, nous avons des atouts formidables."

Un "grand chantier" pour les "principaux défis"

S'appuyant notamment sur la consultation de 20.000 chefs d'entreprises et les réflexions de 80 groupes de travail en régions, le Medef a publié un livre intitulé "Le monde change, et la France?", énumérant les sept défis à relever selon lui d'ici à 2020. Mondialisation, construction européenne, transition énergétique et développement durable, filières d'avenir, numérique, entrepreneuriat et épanouissement des hommes et des femmes, figurent ainsi parmi les points à travailler et sur lesquels il faut "engager un grand chantier", selon le Medef.

Pierre Gattaz s'est dit "un peu désespéré" de voir que les hommes politiques ne parlaient pas de la "révolution numérique", "du réveil africain", ou encore "des filières d'avenir".

"Je n'ai vu aucune vision sur ce qui se passera dans 5, 10, 15, 20 ans" dans les discours des candidats, a-t-il déploré.

"Il faut réexpliquer la mutation du monde, le monde s'accélère, les mutations s'accélèrent", a-t-il plaidé, jugeant que cela permettrait aux Français "d'accepter les réformes fondamentales qu'il faut faire" et clamant que l'entreprise est "le vecteur du changement fondamental du pays".

(avec AFP)

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a écrit le 24/06/2016 à 14:01 :
"La France va mal", le Medef veut "redonner espoir" aux Français : AH-AH-AH-AH-AH ! Après Hollande et Sarkozy qu'on va pouvoir recycler en Laurel & Hardy, Pierre Gattaz pense pouvoir remplacer Louis de Funès ! Voilà au moins un domaine dans laquelle la France est championne : l'humour (mais pas toujours de bon goût)!!
a écrit le 22/06/2016 à 15:00 :
Pour une fois, il y a un petit point sur lequel je suis d'accord avec lui. C'est qu'il n'y a plus d'homme d'Etat ayant de l'envergure et une vision à long terme de la France et des projets à mener. C'est le rôle d'un Président normalement.
Aujourd'hui , ça vivote sur les faits divers au quotidien
a écrit le 22/06/2016 à 10:32 :
Le Medef n'est pas plus représentatif des dirigeants des entreprises que la CGT n'est représentative des pauvres ouvriers. Il s'agit de défendre les privilèges des grands patrons qui tirent leur pouvoir du capital et de l'emploi qu'ils contrôlent, contre les privilèges des chefs syndicaux qui tirent leur pouvoir des ouvriers protégés potentiellement très nuisibles. Reste la majorité silencieuse qui regarde le match et voudrait bien tirer son épingle du jeu.
a écrit le 22/06/2016 à 9:10 :
Ce qui change c'est vrai c'est le contenu du travail. On est amené à travailler sur des projets, le cas échéant à distance, souvent pour le compte d'entreprises différentes. Ce que beaucoup n'ont pas encore compris par contre, c'est que cela n'était pas incompatible avec une sécurité de la rémunération garantie par un seul contrat de travail. C'est ce que font les SSII mais c'est ce que commencent à faire aussi les sociétés d'interim avec le CDI interimaire. La vision du "free lance" auto entrepreneur généralisée à tous comme le suggère NKM est une vision de "cadre de la banlieue ouest". En réalité c'est la société de services qui va se développer en proposant en B2B des compétences à des petites entreprises agiles et innovantes qui n'ont pas vraiment le temps de se préoccuper de réglementation RH. Quant aux non cadres, quand les dirigeants auront-ils enfin compris que leur rémunération doit être sécurisée ?
a écrit le 22/06/2016 à 8:39 :
La premiere chose que le MEDEF dvrait faire serait d'ecarter ce monsieur gattaz.
Agressif, tres peu consensuel, arrogant.
Cette organisation d'un autre temps typiquement francaise est inutile pour les enjeux d'aujourd'hui.
a écrit le 22/06/2016 à 7:51 :
Voir les 7 défis de Gattaz et du MEDEF pour 2017...

"La France va mal", le Medef veut "redonner espoir" aux Français...
Questions
Est-il raisonnable qu'au 21 siècle quelques-uns décident du sort de tout un peuple...?
Est-il juste qu'un joueur de foot ou un patron touche 45000 euros/jour (Renault), parfois beaucoup plus et qu'on demande à un retraité qui a trimé toute sa vie de serrer la ceinture avec à peine 1000 euros/mois...?
Est-il normal que le président actuel parte au minimum avec une retraite de 35800/mois et que des salariés touchent à peine le SMIC...?
Est-il démocratique qu’une Commission Européenne non élue décide de lois (loi dite El Khomri) tirant le niveau de vie des citoyens vers le bas ?
L'esclavage est fini... L'heure est à un juste partage des avoirs et des devoirs pour le bien être tous et de chacun(e)...
Monsieur GATTAZ est-il capable de comprendre cela ?
J’ai un doute…
a écrit le 21/06/2016 à 20:58 :
- très bonne position de la France au classement Thomson Reuters Top Innovators.
- très bonne position au récent classement Reuters des instituts de recherche publics.
- très bons résultats au Deloitte Fast Technology 500 EMEA depuis quelques années.
- 4e position du classement e-Government Survey 2014 de l'ONU.
- Paris classée 1ère métropole mondiale en capital intellectuel/innovation par PWC en 2014 (Cities of Opportunity).
- bons classements AT Kearney (FDI Confidence Index et Gobal Cities Index).
- réseau mobile de Paris meilleur que Londres ou NY, d'après étude américaine récente (Obama avait de même vanté le rapport qualité/prix de l'Internet français, l'année dernière).
- magazine L'Expansion, 09/2012 : les Français d'IBM ont écrasé leurs collègues d'autres nationalités en efficacité de développement d'applications.
cohérent avec le haut niveau de productivité de la France.
- bon classement au Glass-Ceiling Index de The Economist.
- taux d'investissement public supérieur à la moyenne européenne, assez supérieur à ceux de l'Allemagne et du UK (Eurostat).
- taux d'investissement des entreprises françaises apparemment plus élevé que celui des entreprises allemandes (et anglaises, bien sûr), d'après Eurostat.
- très bon système de santé (cf. récente étude Eurostat sur les décès évitables, par exemple, info signalée par Marco1) ;
modèle favorisant un taux de fécondité plus élevé que celui des autres pays développés. et si les Français font des enfants, c'est qu'ils ne doivent pas être si pessimistes.
- plus de 175 milliards d'Euros de dispositifs fiscaux/sociaux dérogatoires en faveur des entreprises (rapport Conseil des Prélèvements Obligatoires 10/2010, auquel il faut a priori ajouter les mesures Hollande).
- industrie de Défense/high tech à la pointe ;
la France est le "new best friend" des US sur le plan militaire notamment (dixit le Financial Times).
- dette des ménages limitée (50% du PIB), favorable à la croissance future d'après étude OCDE récente (dette de 90% ou bien plus chez les anglo-saxons, scandinaves, néerlandais, suisses...) ;
la dette des ménages français était considérée comme la plus solide dans le cadre des stress tests bancaires de 2014 (article The Telegraph, 27/10/2014).
- inégalités de revenus limitées et qui progressent moins que chez les autres (Morgan Stanley, 11/2015) ;
part de la classe moyenne de 66% contre seulement 50% aux US (cf. France Stratégie), ou 60% en Allemagne (cf. DIW Berlin).
éléments favorables à la croissance future.
- taux de pauvreté avant transferts sociaux inférieur à Allemagne, UK, Scandinaves... (Eurostat, année 2014).
- taux de pauvreté après transferts de 13,5%, assez inférieur à Allemagne, UK, US... (Eurostat ; étude "Inequality perceptions & reality" de IW Koeln).
- 7% de travailleurs pauvres ("low wage earners"), contre 20 à 25% en Allemagne, UK, US, Canada, Irlande... (OCDE, Eurostat).
- taux de pauvreté au sens OCDE parmi les plus faibles.
- proportion de jeunes (chez les 25-34 ans notamment) vivant chez les parents parmi les plus faibles (Eurostat, UK ONS, US Census, étude Goldman Sachs 12/2015) ; les jeunes sont majoritaires à dire que cela va mieux pour eux (sondage Europe1/Ifop de ces jours-ci : article La Tribune).
- construction de logements supérieure à la croissance du nombre de ménages (350 000 contre 240 000), contrairement au UK qui construit très peu.
Les Echos écrivaient aujourd'hui que 9 Français sur 10 sont contents de leur logement, je crois.
- culture de l'entrepreneuriat qui se développe ; il est devenu assez simple de créer une entreprise en France.
- http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/44/actualite/point-de-vue/fabrice-cavarretta-la-france-est-un-paradis-pour-entreprendre-06-05-2016-291068.php

etc...

pas si mauvais.
Réponse de le 22/06/2016 à 0:08 :
avant les elections on va nous seriner que tout va bien et après ce sera la vérité !!!!!!!!!! et là il faudra se tenir !!!!!!
a écrit le 21/06/2016 à 20:55 :
Le monde change mais le patronat français pas du tout .Son envie de massacrer le code du travail et d'en demander toujours plus pour précariser les salariés le demontre .Il se trouve pourtant que tous les salariés sont des consommateurs et que nous sommes assis ,y compris et surtout les entreprises ,sur la société de consommation .Si les consommateurs/salariés que nous sommes continuent d'avoir peur ,peur d'etre facilement licenciés ,alors ça change tout .Nous allons économiser à fond ,et qu'importe le carnet de commande des entreprises!Si tout plonge ,les licenciés finiront par demander des comptes à des gens comme Gataz,à ceux qui les ont licenciés!Economisez tous ,économisez à fond car demain ,ni la sécurité de l'emploie ,ni les indemnisations chomage ne vous protegeront contre la misere et la pauvreté qui vous guette soyez en sur .......
a écrit le 21/06/2016 à 20:43 :
verbiage.
"il faut engager un grand chantier" = on veut toujours plus de sous pour l'immo/BTP (cf. récents articles sur Latribune.fr). :-)
"l'entreprise est le vecteur du changement fondamental" : effectivement, il faut du changement chez les entreprises. exemples de tares :
- les acteurs de l'immobilier/BTP ont encouragé la dépense publique et la bulle. la bulle immobilière se dégonfle depuis 2012, d’où PIB et emploi en berne...
- les grands groupes dominent largement notre économie (études récentes de l'INSEE) ; ils étouffent nos PME/ETI (cf. Médiateur interentreprises, ou le livre de Philippe Manière de 2012) et rachètent systématiquement les "pépites" les plus dynamiques (cf. Flash Economie Natixis, 06/2011, N°473).
- le Journal des Chambres de Commerce écrivait en 1914 : "si la hardiesse et l'esprit d'entreprise paraissent être les qualités dominantes du commerce allemand, la prudence et le souci de sa sécurité paraissent être celles du commerçant français" (Enjeux Les Echos, 06/2014).
une étude de l'INSEE de février 2008 concluait que nos PME, bien que rentables, préfèrent thésauriser et distribuer des dividendes plutôt qu'entreprendre.
Geoffroy Roux de Bézieux disait en 2011 dans Enjeux Les Echos : "les patrons sont schizos. ils s'en prennent à l'Etat, mais dés qu'ils ont un problème ils l'appellent au secours".
les entrepreneurs ont la trouille de ce que l'on peut dire sur eux à l'étranger (cf. récente déclaration de Chris O'Brien sur la French Tech : http://objectifnews.latribune.fr/innovation/start-up/2016-06-09/-entrepreneurs-francais-ne-pretez-pas-attention-a-ce-que-le-monde-pense-de-vous.html).
a écrit le 21/06/2016 à 18:23 :
Et à nouveau, c'est reparti !!! La France va mal !!! Ça devient lassant, ce truc éculé des politiques et du Medef.. Il y a des gens qui sont dans la m..., les chômeurs, mais pour le reste, Gattaz devrait arrêter de dire des bêtises... On se demande vraiment comment un type comme cela peut diriger convenablement une entreprise....ce tout va mal, mais avec moi, ce sera l'Amerique, est insupportable.
a écrit le 21/06/2016 à 18:18 :
Les gazouillis de Gattaz sont du même niveau que les jeux de billes de Hollande et les bavardages incessants des membres du gouvernaillement de VallsAyrault
a écrit le 21/06/2016 à 17:28 :
Gattaz petit garçon polymorphe, a bien évidemment consulté les grands groupes industriels et financiers cosmopolites, se foutant comme de sa première chemise des TPI et TPE, et qui se plaignent que leurs affaires ne marchent pas forcement comme ils le voudraient, à cause évidemment de ces feignants de Français qui ne comprennent pas qu'il faut qu'ils en bavent pour leur bien être !
a écrit le 21/06/2016 à 17:27 :
@BOUJOUR M. GATTAZ très bonne analyse MAIS LA FAUTE QUI ???
a écrit le 21/06/2016 à 17:25 :
"La France va mal", le Medef veut "redonner espoir" aux Français...
Est-il raisonnable qu'au 21 siècle quelques-uns décident du sort de tout un peuple...
Est-il juste qu'un patron touche 45000 euros/jour ( Renault) et qu'on demande à un retraité qui a trimé toute sa vie de serrer la ceinture avec à peine 1000 euros/mois.
Est-il normal que président actuel parte avec une retraite de 35800/mois et que des salariés touchent à peine le SMIC...
L'esclavage est fini... L'heure est à un juste partage des avoirs et des devoirs pour le bien être tous et de chacun(e)...
Monsieur GATTAZ est-il capable de comprendre cela ?
Réponse de le 22/06/2016 à 0:11 :
allez-y : montrez nous !!!!!!!!! creez votre boîte !!!!
a écrit le 21/06/2016 à 16:30 :
Le monde change ? Mais quel monde ? Celui du fric ?

Jamais la planète n'aura été aussi dévastée que maintenant.

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