Lactalis : accord trouvé sur le prix du lait avec les producteurs

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(Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
La troisième réunion de négociation a permis d'aboutir à un compromis, après une semaine de conflit et de blocages.

Le géant Lactalis et les organisations de producteurs de lait sont parvenus à un accord mardi. Selon Sébastien Armand, vice-président de l'Organisation de producteurs Normandie Centre, le prix de la tonne sera désormais fixé à "290 euros en moyenne". La semaine dernière, Lactalis avait proposé un prix de 280 euros, qui avait été rejeté. Jusqu'à présent, l'industriel achetait le lait 256,90 euros la tonne, l'un des prix les plus bas du marché.

Cet accord intervient après deux négociations infructueuses la semaine dernière à Paris et Laval. Plusieurs actions de blocages avaient été menées devant les sites de Lactalis dans la Manche, l'Orne, ou encore l'Île-et-Vilaine. Sur Twitter, le Premier ministre Manuel Valls salue "une sortie de crise positive pour le secteur laitier".

Augmentation progressive

Concrètement, le prix de la tonne augmentera de 5 euros tous les mois jusqu'à parvenir à 300 euros en décembre, pour une moyenne annuelle de 275 euros. "Le prix du lait négocié par le groupe Lactalis pour les prochains mois est largement supérieur à son environnement économique et à ses principaux concurrents coopératifs, dont la répartition d'activités est proche de la nôtre", souligne de son côté Michel Nalet, porte-parole du groupe, dans un communiqué.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/08/2016 à 14:25 :
Jusqu'à la prochaine crise dans 6 mois, les actionnaires milliardaires ont leurs milliards pour pouvoir attendre et faire une longue guerre d'usure.

Cette économie est une pitrerie.

Par contre notons comme hier ils affirmaient qu'ils ne cèderaient pas et dès aujourd'hui ils cèdent, comment ne pas être inquiet avec des girouettes effrayées placées à la tête de notre économie ? On comprend pourquoi ils ont peur des syndicats, même d'un syndicat pro agro-industrie, mais quand la faim se fait sentir la menace se fait plus sérieuse, à méditer.
Réponse de le 30/08/2016 à 17:05 :
vous avez raison, il y aura une crise dans 6 mois ,parce que cette solution n'en est pas une, et que le secteur ne se reforme pas.

notons que des agriculteurs qui affirment avoir un coût de prés de 350€ la tonne signe pour "en moyenne " 280...Un syndicaliste expliquait hier que l'enjeu n’était pas tant que Lactalis paye plus, mais que les autre ne décident de payer moins, pour rester aussi compétitif..
De toutes façons, personnes ne semble donner plus de 300€ la tonne, . donc aucun producteur, sauf sur des hyper niches, ne s'en sort...
donc à moyen terme, re-belote.
Réponse de le 30/08/2016 à 20:07 :
Les producteurs veulent bien aussi... Pourquoi ne s'offrent ils pas tous ensemble quelques employés et des magasins de proximité pour faire de la vente en directe, voir même un camion (comme outiror) mais pour la nourriture, BoufDirecte par exemple qui ferait les petites villes pour livrer des colis(pour la viande par exemple) et vendre en directe quelques produits comme légumes, fruit, lait. Et surtout le faire à des prix abordables, ils se plaigne qu'on leur achète leur viande à 6 euros voir même moins, moi du bœuf vendu en direct à 10 à 12 euros ça me vas largement et eux y gagnerait deux fois plus...

Alors oui ils se plaignent mais pourquoi ne font ils rien de si simple pour que les acheteurs que nous sommes y gagnons et que eux qui son vendeurs y gagnent aussi?
a écrit le 30/08/2016 à 13:34 :
Le lait coule à flot en Europe et encore une fois les paysans français vont assister à la montée en puissance des polonais , allemands et autres hollandais . Ce n'est pas Lactalis qu'il faut accuser mais l'incapacité de notre agriculture à créer des exploitations de taille critique. Le label " produit en France " ne suffira pas , le consommateur est averti et trouve son compte à acheter au meilleur rapport qualité prix . Les agriculteurs ne sont pas les derniers à se fournir en produits étrangers ...
Réponse de le 30/08/2016 à 14:21 :
ce que vous écrivez est incompréhensible.

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