Le "burn out" va être officiellement défini

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(Crédits : DR)
Un groupe de travail va être mis en place pour que soit défini médicalement le burn out et établir la manière de le traiter, annonce Marisol Touraine

Un groupe de travail réunissant médecins, experts et chercheurs va être mis en place pour définir "médicalement le burn-out et la manière de le traiter", a annoncé dimanche la ministre de la Santé Marisol Touraine lors de l'émission "Le Grand Jury" sur RTL/Le Figaro/LCI.

"Il est temps de regarder les choses en face. La souffrance au travail, c'est une réalité que l'on ne peut plus escamoter", a estimé la ministre, interrogée sur la proposition de loi du député socialiste Benoît Hamon en faveur d'une reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle.

Définir ce que c'est que cette maladie


"Benoît Hamon a raison d'alerter sur ce sujet, mais avant d'en faire une maladie professionnelle, il faut définir ce que c'est que cette maladie", a expliqué Marisol Touraine, car "médicalement, nous n'avons pas de définition" et "pas de réponse" sur la manière de la soigner.

"Je vais donc mettre en place dans les prochaines semaines un groupe de travail -médecins, experts, chercheurs - pour définir ce qu'est médicalement le burn-out, la manière de le traiter, et après la ministre du Travail verra", a-t-elle indiqué.

Faciliter la reconnaissance des cas de burn out


La proposition de loi du député socialiste suggère de faciliter l'instruction et la reconnaissance individuelle des cas d'épuisement professionnel par les comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles.

L'Académie de médecine a pour sa part réclamé dernièrement davantage de recherches sur le burn-out, un concept flou non reconnu à ce jour comme une pathologie médicale, alors même qu'il donne lieu à des symptômes désormais connus comme l'épuisement émotionnel ou la dépersonnalisation.

Les estimations sur le nombre de personnes touchées en France par le burn-out vont de 30.000, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS), à trois millions, d'après un cabinet spécialisé dans la prévention des risques. A ce jour, aucun pays n'a encore reconnu le burn-out comme maladie professionnelle.

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Commentaires
a écrit le 22/02/2016 à 12:35 :
Il existe un mot français pour ceux qui n'aiment pas écorcher notre langue: l'épuisement.
Mais ça fait tellement plus pseudo-scientifique de parler de "burn out". Comment, vous ne savez pas ce qu'est le burb out ? Mais vous êtes un has been !.
Réponse de le 22/02/2016 à 13:20 :
Burn-Out est référencé dans les centres et moteurs de recherches.Vous cliquez vous avez 10 000 000 de résultats.

Epuisement n'est pas référencé.
Vous cliquez vous avez 0.75 Résultat dont trois pubs débiles.
Et je n'ai jamais prétendu que les toubibs sont nazes en anglais. Ils le sont.

Le Monde Moderne va très vite...Je sais...c'est comme ça qu'il survit.
a écrit le 22/02/2016 à 10:08 :
N’avons-nous pas de bonnes décisions, si on fait dans la fatigue au travail, existe-t-il une forme de traite de l’être humain ? Pour avoir inventé l’emploi non rémunéré, ne devrait-on protester contre des maltraitances évidentes contre des diplômés, certains seraient mal considérés à tort, il parait que parfois il faut-même payer pour bénéficier d’une expérience, peut-on accepter cela ? Le baby-boom n’est-il pas coupable d’une forme d’oppression de la population et existe-t-il une maltraitance généralisée quand le taux de suicide est élevé ? Diplômés français accepte-t-on l’emploi non qualifié ou le stage non rémunéré qui pourrait faire l’objet de poursuites? Accepte-t-on des salaires inférieurs alors que les autres pays payent mieux ? L’Europe est-elle Adolf Hitler et Caucescu à la fois anti-jeune et anti-croissance ? On publie un sondage étrange qui dit que 75% des français n’auraient pas confiance dans les institutions, l’Europe a-t-il une attitude anti-française ? La croissance faible de l’Europe n’est-elle pas la démonstration d’un problème de compétence du Parlement de Bruxelles ?
a écrit le 22/02/2016 à 9:53 :
"burn out" ? Au niveau du code du travail, ils ont déjà " run a stoplight"
a écrit le 22/02/2016 à 6:53 :
Il faut revoir " les temps modernes" de Charlie Chaplin.
Il y a la scène de "l' engrenage", qu' on pourrait aujourd'hui , et a juste titre qualifier de "Burn out" .

C est donc la scène où Charlot donne de la clé a molette sur une chaine de montage qui va de plus en plus vite. Un contremaitre reçoit un appel pour augmenter la cadence au maximum, pose son interphone et actionne un levier puis un autre.
La machine accélère illico, Charlot n arrive pas a suivre la cadence et désorganise toute la chaine (celui qui sertit prend du retard a cause de Charlot, et doit aller encore plus vite !).
Finalement , il est englouti par la machine, il fait corps avec elle, on le voit continuer a boulonner dans les entrailles de la machine. Il ne peut pas voir qu' il est une sorte de rouage qui tourne dans la machine, seul le spectateur peut le voir.
Quand il en sort il est changé et se comporte étrangement, il continue a boulonner là ou il n y a pas de boulons , le nez de ses collègues par exemple...
Il est hospitalisé.
A sa sortie de l' hôpital le médecin lui conseille "d' y aller doucement et d' éviter toute excitation".
Mais il est pris par hasard dans une manif puis, pris pour un meneur, il est mis en prison.

Si Charlie Chaplin, metteur en scene , avait augmenté le rôle du médecin dans cette histoire, contemporaine des conséquences de la crise de 1929 aux US (new deal de Roosevelt face au chômage ), et l' ascension des totalitarismes en Europe, ce film serait vite devenu soporifique.
Le film est sorti en 1936.
Il montre le paradoxe suivant : dans un monde devenu une gigantesque machine, ceux qui se comportent comme des machines sont la norme et ceux qui ne s' y font pas sont anormaux, et doivent donc être guéris de leur humanité.

J' espère que nos médecins ne vont pas tremper là dedans, car ils risqueraient, de faire un burn out; il faudrait en effet, qu' ils auscultent toutes celles et ceux qui continuent a boulonner frénétiquement, sans même s' en rendre compte, plutôt que d' écouter le simple conseil amical, de ne pas trop s' exciter, se surmener.

On pourra toujours trouver une définition du surmenage au travail, puis des lois et règlements qui le médicalisent pour en faire le seul problème de l'individu qui ne peut plus le supporter, et qu' on devrait soigner médicalement, plutôt qu' un trouble social, qui relève d' autres champs de la connaissance (anthropologie , sociologie , politique).
Un médecin anglais appelé Cameron discute en ce moment d' une thérapie 1 appelée Brexit ou d' une thérapie 2 qui , tout en restant une sorte de Brexit, est surtout une intensification de cette Europe là pour ceux qui sont pris dedans.

Espérons que les médecins ne vont pas tremper dans ce ennième enfumage /engrenage à déshumaniser
a écrit le 21/02/2016 à 20:45 :
La souries a frapper mari sol
a écrit le 21/02/2016 à 18:57 :
Un domaine où nous sommes en retard par rapport aux USA.
Définir un Burn-Out.
La France est un pays qui a peur de la névrose...d'une simple névrose...Alors , le reste...je vous laisse deviner. La Nef des Fous , Michel Foucault.
D'où la mauvaise prise en charge et une ghéttoisation des souffrants.

Le Burn-Out est l'effort , si intense , dans le travail , que le patient n'a plus la force morale de le poursuivre. On n'en guérit pas , pour une profession donnée.
a écrit le 21/02/2016 à 18:43 :
Si on met dans la définition du burn out à la française, l'hyper ras le bol que l'on peut avoir des hommes et femmes politiques, ringards et cupides, des journalistes aux ordres dans les chaines publiques, des faux amuseurs, vrais clown tristes des émission de télévision racoleuses, et d'une manière générale toute la bien pensance casse pied, qui nous soule avec sa morale de superette, alors je suis pour. Mais ce serait tout de même étonnant que tous ces gangs de malfaisants se tirent une balle dans le pied.

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