Le coworking explose en Île-de-France

 |   |  444  mots
Un espace de coworking situé dans le quartier de Bastille, à Paris.
Un espace de coworking situé dans le quartier de Bastille, à Paris. (Crédits : Businessoféminin)
Les espaces de coworking se multiplient à Paris et dans le reste de la région Île-de-France. Une nouvelle forme de travail plus collaborative qui séduit entrepreneurs et indépendants.

La région parisienne s'est transformée en véritable vivier pour les créateurs de nouveaux espaces de coworking. Le cabinet de conseil immobilier Arthur Loyd publie aujourd'hui un rapport qui répertorie tous les lieux fonctionnant sur ce modèle novateur et très prisé. Les grands acteurs de l'immobilier souhaitent désormais conquérir un marché parisien prometteur, qui verra plus de 70 000 m2 d'espaces de coworking - soit l'ensemble de sa superficie actuelle - sortir de terre, rien que pour l'année 2017. Ainsi, en seulement cinq ans, le nombre d'espaces de ce genre en Île-de-France est passé de 20 à 177, soit une augmentation de 167%.

Une croissance impressionnante, qui s'explique par l'engouement des startups et des freelance pour ce nouveau mode de travail, très adapté aux "digital natives" (18-30 ans). En effet, d'après une étude menée en 2014 par l'Edhec, seulement 7% d'entre eux se verraient travailler dans un bureau classique, lorsque plus de 70% ne se reconnaissent pas dans les entreprises traditionnelles et préféreraient travailler à leur compte. De plus, à l'heure du digital et des nouveaux outils numériques, le lieu de travail doit répondre lui aussi aux aspirations propre à cette génération. Le coworking a l'avantage de favoriser le travail collaboratif, mais aussi de proposer une offre de services très intéressante, notamment pour les freelance.

Où, et à quel prix ?

L'infographie du cabinet Arthur Loyd précise les endroits les plus prisés des espaces de coworking au sein de la capitale. Le centre de Paris, les grands boulevards, mais aussi les quartiers de Bastille et République sont les zones où se concentrent le plus de "petits" espaces de coworking, lorsque les plus grands espaces se cantonnent aux lieux classiques des secteurs d'affaires, comme Opéra, la Gare de Lyon, ou La Défense.

Infographie Arthur Loyd

L'une des principales distinctions entre ces deux types d'espaces reste le tarif proposé. En effet, les espaces de coworking indépendants s'avèrent être moins onéreux puisqu'ils tournent autour du prix moyen de 401 euros pour un poste résident, lorsque les principales firmes du secteur, comme Wework, Nextdoor, ou Kwerk, proposent un coût de 493 euros par mois en moyenne. Bien entendu, la surface globale des espaces de coworking proposés par ces entreprises reste largement supérieure aux petits espaces, allant de 99 à 500m2. Toutefois, toujours selon Arthur Boyd, les ouvertures d'espaces de coworking ne devraient pas représenter plus de 3% du volume total de transactions de bureaux en Île-de-France cette année. De nombreux propriétaires d'immeubles de bureaux pourraient cependant capter pleinement la création de valeur de toutes ces entreprises, et surfer eux aussi sur la vague du coworking.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/07/2017 à 11:38 :
"en seulement cinq ans, le nombre d'espaces de ce genre en Île-de-France est passé de 20 à 177, soit une augmentation de 167%"
Petite rectification : augmentation de + 785% (calcul d'un taux d'évolution) ;)
a écrit le 19/07/2017 à 10:39 :
Les espaces de coworking sont une excellente solution pour le télétravail. J'en ai choisi un à proximité de chez moi dans le Val-de-Marne à Alfortville et c'est un vrai bonheur de se rendre au bureau à vélo. En plus ça permet de rencontrer d'autres personnes et d'autres professions, c'est très intéressant.
a écrit le 18/07/2017 à 7:44 :
Je crois que ce qui explose est surtout l'énorme connerie de langage et d'idées décousus "nouvelle mode" qui s'entêtent à envahir tous les espaces publics. La loi Toubon a interdit un temps l'usage de termes étrangers dans la langue française utilisé dans des colonnes publiques lorsqu'un terme français existe et peut le remplacer, avant de devenir une recommandation. C'est symptomatique de la bouillie sans identité et du "co-travail" sans frontière que l'on veut nous faire avaler à tous propos. Non Mr Gadaud, je ne suis pas franglais et veux vivre avec ma langue de Molière. Allez vivre en Grande Bretagne puisque vous en êtes un inconditionnel.
Apprenez aussi que les lieux mutualisés d'activités professionnelles ont existé bien avant le moyen âge et bien avant que les normands aient colonisé l'ile qui nous fourgue autant d'anglicismes.
a écrit le 17/07/2017 à 23:29 :
Cow, d'accord, c'est boeufs. Mais orking, ça veut dire quoi..??
a écrit le 17/07/2017 à 16:43 :
P.S.: Notons que le coworking et la suppression de la hiérarchie ne peuvent pas être mis en place au sein d'une oligarchie étant donné qu'elle mettrait tous ses nombreux emplois fictifs sous son nez, quel manque de respect !
a écrit le 17/07/2017 à 16:41 :
Il est évident que cela ne peut que faire foisonner l'imagination. C'est dans la coopération, l'entraide et la solidarité que naissent les idées. Par ailleurs de voir travailler les autres ne peut que nous inciter à travailler nous mêmes.

Heureusement que le dogme néolibéral interdit la suppression de la hiérarchie sinon, égaux entre eux, les gens travailleraient à n'en plus finir. Vite le petit chef frustré pour nous dégouter de ce que l'on fait !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :