Le déficit public ramené à 3,5% du PIB en 2015

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Le ministre des Finances Michel Sapin a déclaré dans un communiqué que le gouvernement a assuré en 2015 une réduction des déficits compatible avec le retour de la croissance.
Le ministre des Finances Michel Sapin a déclaré dans un communiqué que le gouvernement a "assuré en 2015 une réduction des déficits compatible avec le retour de la croissance". (Crédits : REUTERS/Eric Vidal)
L'objectif initial du gouvernement était de 3,8% mais celui-ci avait prévenu qu'il comptait faire mieux. La réduction du déficit s'est faite malgré une baisse des prélèvements obligatoires.

Un plus bas depuis la crise financière de 2008. Le déficit public de la France s'est élevé 77,4 milliards d'euros, soit 3,5% du produit intérieur brut en 2015, selon les premiers résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiés vendredi par l'Insee.

Le gouvernement avait laissé entendre clairement que le déficit public 2015 serait inférieur aux prévisions après les annonces successives de comptes de l'Etat et de la Sécurité sociale moins dégradés qu'escompté. Le déficit est inférieur à l'objectif de 3,8% du PIB fixé par le gouvernement alors que l'Insee a révisé à 4,0%, contre 3,9% annoncé précédemment, le chiffre de 2014.

Une meilleure gestion des dépenses

L'Insee explique cette amélioration par une meilleure gestion des dépenses, en hausse de 1,4% en 2015 contre 1,8% en 2014. Rapportée au PIB, la dépense publique a baissé de 0,5 point sur un an, à 56,8% du PIB.

Le déficit de l'Etat a été revu en légère hausse à 71,3 milliards d'euros contre 70,5 milliards annoncé dans un premier temps, après 75,3 milliards en 2014. Celui de la sécurité sociale a été ramené à 5,7 milliards (7,9 milliards en 2014) et les collectivités locales ont dégagé un excédent de 0,7 milliard d'euros (après un déficit de 4,6 milliards un an plus tôt) en raison d'une baisse de 4,6 milliards de leurs investissements.

     | Lire aussi Déficit public : une réduction "possible mais non acquise", prévient la Cour des Comptes

Baisse des prélèvements obligatoires

Dans un communiqué, le ministre des Finances Michel Sapin déclare que le gouvernement a "assuré en 2015 une réduction des déficits compatible avec le retour de la croissance". L'objectif de 2016 est un déficit public a 3,3% du PIB avant une baisse à 2,7% en 2017.

Après le "ras-le-bol fiscal" entraîné par les fortes hausses d'impôts au début du quinquennat de François Hollande, le gouvernement a entrepris de baisser l'impôt sur le revenu, de 3,2 millliards d'euros en 2015, ainsi que sur les entreprises à travers son pacte de responsabilité. A la faveur de ces baisses des impôts, le taux de prélèvements obligatoires est revenu à 44,5% du PIB contre 44,8% en 2014 comme en 2013.

     | Lire aussi Un impôt sur le revenu toujours plus concentré

La dette avoisine les 2.100 milliards

Cette baisse du déficit n'a toutefois pas permis de faire refluer la dette publique. Cette dernière a progressé de 56,6 milliards d'euros l'an passé pour atteindre 2.096,9 milliards, un nouveau record, soit l'équivalent de 95,7% du PIB contre 95,3% un an plus tôt.

(avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 28/03/2016 à 10:52 :
REDUIRE LE DEFICIE PUBLIC EN NE FINANCENT PLUS LES MAIRIES ET DEPARTEMENT QUI SONT LES PLUS INOVENT EN INVESTISSEMENT ET EN TERMES D EMPLOIE ET UNE FAUTE ECONOMIQUE? QUI VAS SURPIME ENORMEMENT D EMPLOIES ? ET INVESTIR DANS LES NOUVELLES ENERGIES ET LE BIO SONT VECTEUR D ENORME POTENTIEL D EMPLOIES? CE GOUVERNEMENT PREND DES VOIES ECONOMIQUE DANGEREUSE ET SUCIDAIRE POUR L AVENIR DES FRANCAIS???
a écrit le 26/03/2016 à 8:46 :
De toute façon on est dans la nasse avec un train de vie qu'on ne peut diminuer désormais. Des dépenses de l'Etat incompressibles ,à moins de changer de modele et radicalement.
a écrit le 25/03/2016 à 17:30 :
Vu les prévisions de l'INSEE il est préférable d'attdendre, il n'y a qu'a voir autour de soi pour comprendre la situation, de toute façon avec Sapin c'est nous qui ne comprenons rien???
a écrit le 25/03/2016 à 17:08 :
Allez voire votre banquier pour lui dire que vous avez réduit votre déficit budgétaire annuel à 3,5 alors que vous aviez prévu 3,8... Donnez lui un sourire et paraissez fier de votre annonce.
Vous allez voir la tête qu'il fait.
Voilà. il vous dira que vous êtes inconscient et que vous vous dirigez vers une banqueroute et que vous ne méritez pas de gérer autant d'argent car vous le faites mal.
Réponse de le 26/03/2016 à 9:22 :
Faux!
Tout dépend de vos ressources.
a écrit le 25/03/2016 à 17:03 :
Résumons sans langue de bois:
La situation s'empire.
Elle s'empire de plus en plus, (mais on essaye de nous vendre que ca aurait pu/dû être pire... Patience l'année n'est pas finie).
a écrit le 25/03/2016 à 14:04 :
Avec tous les milliards des évadés fiscaux et tous les milliards d'économies de l'État, je suis "surpris" que les chiffres ne soient pas meilleurs ? On est dans un système frauduleux de com à outrance et j'affirme que Sapin et les socialos endorment une fois de plus les sans dents :-)
a écrit le 25/03/2016 à 13:59 :
Encore un signe qui fait entrevoir la sortie du tunnel. La présidentielle va arriver a point pour qu enfin les choix soient actés. Avec un peu de marge de manœuvre budgétaire, ĺ univers des taux bas, un euro raisonnable et des cours du pétrole toujours bas, il faut a tout prix entreprendre les réformes douloureuses. Nous aurons les moyens de faire passer la pilule et etre d équerre avant la prochaine crise, qui ne tardera pas a mon avis. Si en plus la BCE et la commission européenne lance un plan juncker 2.0 après les élections francaise et allemande, on pourrait encore diminuer les effets récessifs des politiques qu il nous faut mener. Espoir à nouveau douché? On verra
a écrit le 25/03/2016 à 13:54 :
Curieux exercice journalistique que cet article: il reprend la Doxa sans analyse et/ou matière à réflexion !

Quid de la baisse du service de la dette en raison des taux ?
Quid de l'augmentation des prélèvements et/ou du pactole des "repentis" fiscaux?
a écrit le 25/03/2016 à 13:13 :
On n'est plus qu'à EUR 70'000'000'000 de l'équilibre.
Au lieu de jubiler, Sapin devrait se mettre au boulot et mettre de l'ordre dans les finances publics.
a écrit le 25/03/2016 à 13:05 :
Il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser.
Et on va bien rigoler quand les taux vont remonter : l'Etat est dans une situation qui ressemble beaucoup à celle de la monarchie dans les années 1780 : trop endetté pour avoir de l'autorité.
a écrit le 25/03/2016 à 12:26 :
Comme les lecteurs aguerris le savent, le rapport de la commission des prélèvements obligatoires établissent que 80 milliards du budget concernent le RSA et les allocations sociales contre 45 milliards d'euros d'IS , rsa que les jeunes de moins de 25 ans ne peuvent pas toucher et allocations que seules les familles nombreuses touchent et 60 milliards de niches fiscales 70 milliards de subventions directes et 40 milliards de cice réservées toutes aux grandes entreprises contre 45 milliards d'Impôts sur les sociétés . on a donc 250 milliards de dépenses . Avec les doublons de la fonction publique, on monte à 300 milliards . Donc en 7 ans on peut rembourser la dette . Lol
a écrit le 25/03/2016 à 11:51 :
"cette baisse du déficit n'a pas permis de faire refluer la dette publique..."
Faut-il croire que ceux qui nous abreuvent de telles paroles ne comprennent pas que pour diminuer la dette il faut faire des excédents substantiels (de grosses économies) .
a écrit le 25/03/2016 à 11:18 :
Avec l'augmentation des dépenses , fonctionnaires, emplois aidés etc , le déficit ne baissera pas rapidement,quant à la dette , elle est catastrophique et va pénaliser
durablement l'avenir de nos enfants.
a écrit le 25/03/2016 à 10:38 :
@ BONJOUR : Quel crédit peut on apporter à cette déclaration ? CE GOUVERNEMENT DEPUIS quatre ne fait que de nous mentir ? un mensonge de plus? rien d'étonnant !
a écrit le 25/03/2016 à 10:24 :
Lecture à croiser dans ce même e-journal dans la rubrique finances "la pression fiscale sur les ménages : le bilan". Même journal, même temporalité. La pression fiscale sur les ménages a bien augmenté.
a écrit le 25/03/2016 à 9:11 :
vu la trajectoire de la france, et vu les cadeaux distribues pour la presidentielle actuellement, je pense que la prevision sera revisee
a écrit le 25/03/2016 à 8:54 :
Voilà une grande vision de la dépense publique une baisse dans la hausse. Ce que je retiens toujours une dépense publique excessive le demi point n'est que le trait de la marge et encore il faudra attendre le rapport de la Cour des Comptes. Souvenons nous que cette Cour l'an dernier avait dénoncé un petit jeu malsain pour faire dire aux chiffres ce que le gouvernement voulait laisser croire. L'INSSE a reçu un "bilan" du gouvernement il n'a pas la main sur les comptes au niveau des ministères . Lorsque je lis une meilleure gestion des dépenses, non, la baisse due à la Sécu s'explique par de moins en moins de remboursements, pour le patient de plus en plus de dépassements d'honoraires avec une montée en puissance du chèque aux corps médical, pour les collectivités moins d'investissements donc moins d'emplois mais RIEN sur les dépenses de fonctionnement. M. Sarkozy avait essayé de nous "enfler" avec la baisse tendancielle de la hausse du chômage, là encore une fois on veut nous l'enfiler avec la baisse tendancielle de la hausse des dépenses. Un seul chiffre est à retenir avec sa courbe hélas toujours montante la dette qui avoisine les 2100 milliards, le reste n'est que du refrain politique insipide et sans valeur.
a écrit le 25/03/2016 à 8:47 :
L'art de manipuler les chiffres! Pour la soit-disant baisse des prélèvements, avec les impôts locaux en augmentation gigantesque, je n'ai rien vu!!! Et même encore une certaine augmentation !
Réponse de le 25/03/2016 à 15:28 :
Me voilà rassuré, j'ai hâte de recevoir mes impôts

quelle bande d'incompétents, et que dire des français qui subissent en silence

le général avait raison

les français dont des veaux
a écrit le 25/03/2016 à 8:37 :
Le déficit s'est révélé malgré une baisse des prélèvements obligatoires ? Pincez-moi, je rêve ! Les prélèvements obligatoires sont en hausse exponentielle depuis 2012 ! On lit des choses bizarres ces derniers temps !
Réponse de le 25/03/2016 à 12:26 :
et une bonne partie des hausses avaient été voter avant mai 2012.........

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