Le Livret A a perdu de sa popularité en 2015

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Le livret d'épargne a toutefois mis fin à une série de 8 mois de décollecte nette d'affilée en décembre.
Le livret d'épargne a toutefois mis fin à une série de 8 mois de décollecte nette d'affilée en décembre. (Crédits : © XXSTRINGERXX xxxxx / Reuters)
Les retraits des épargnants ont été supérieurs de 9,29 milliards d'euros aux dépôts l'année dernière. Les épargnants jugent trop faible son taux de rémunération, pourtant supérieur à ce que prévoit sa formule de calcul.

La popularité du livret A a encore fléchi au cours de l'année 2015, les retraits des épargnants ayant dépassé leurs dépôts à hauteur de 9,29 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année, selon des données publiées ce jeudi 21 janvier par la Caisse des dépôts. Ce compte d'épargne, qui est le plus répandu en France, a toutefois mis fin à une série de 8 mois de décollecte nette d'affilée en décembre, avec une collecte nette de 290 millions d'euros.

La tendance à la décollecte se confirme

En décembre 2014, le livret A avait enregistré plus de retraits que de dépôts, à hauteur de 290 milliards d'euros, mais l'année avait été globalement moins mauvaise avec une décollecte nette de 6,13 milliards d'euros. Les derniers mois de l'année sont généralement défavorables au livret A, dont les fonds sont souvent utilisés pour faire face au paiement des impôts ou aux achats de cadeaux pour les fêtes.

Taux de rémunération historiquement faible

Pénalisé par une rémunération jugée trop faible par les épargnants, tout en restant sensiblement supérieure au niveau de l'inflation, ce produit est atteint d'une décollecte depuis plusieurs mois. Son taux, révisé deux fois par an, a chuté à son plus bas niveau historique (0,75%) le 1er août 2015, alors qu'il n'était jamais passé sous le seuil symbolique de 1% depuis sa création en 1818. Il reste toutefois plus élevé par rapport à ce qu'il devrait être en théorie, si la formule permettant son calcul, qui repose beaucoup sur le niveau de l'inflation, était appliquée à la lettre. La semaine dernière, le gouvernement et la Banque de France avaient une nouvelle fois décidé d'y déroger, en maintenant le taux à 0,75% à compter du 1er février, alors qu'il aurait dû reculer mécaniquement à 0,5%.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 22/01/2016 à 4:42 :
je l ai deja ecrit, il s agit d une tres grosse erreur politique de laisser fixer aussi bas le taux du livret A .certes il a des raisons techniques mais les francais peuvent
legitimement estimer qu il est injuste et dommageable a leurs economies....pendant ce temps une petite minorite de la population francaise realise des profits grandissants grace notamment a la speculation....
a écrit le 21/01/2016 à 18:43 :
quitte a gagner 0 autant depenser
d'ailleurs c'est ce que veut la bce avec son QE
a écrit le 21/01/2016 à 17:05 :
On se demande vraiment pourquoi. Les Français sont d'éternels insatisfaits.
Réponse de le 21/01/2016 à 19:03 :
@maduro: j'ai déjà répondu maintes fois à cette question. 1) le système veut qu'aux présidentielles par exemple, l'élu obtient qu'environ 20 % des voix des inscrits, mais décide seul ensuite. Ce qui fait 80 % qui n'ont pas vote pour lui, n'est pas? On voit avec l'affaire de la FNAC que les syndicats qui représentent 10 à 15 % des travailleurs imposent leur vision. Cela fait 85 à 90 % à qui ont ne demande pas leur avis, n'est-ce pas ? 2) le système est vertical, c'est-à-dire que celui qui se trouve en dessous du chef n'a pas droit à la parole et doit la fermer. En Amérique du Nord, le système est horizontal, à savoir que quand on écrit à un supérieur, on reçoit une réponse d'égal à égal. Tant qu'on n'aura pas changé le système, on aura toujours nos 80% de mécontents :-)
Réponse de le 21/01/2016 à 23:53 :
Sauf que les 20% qui décident s'en contrefichent, je suis poli, que les 80% restants aient voix au chapitre puisqu'ils sont discrets. Qui ne dit mot consent. La majorité qui reste silencieuse donne les clefs du pouvoir.

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