Le made in France est-il trop cher et pas assez innovant ?

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Les produits français sont jugés trop coûteux
Les produits français sont jugés trop coûteux (Crédits : Reuters- Stephane Mahe)
Une enquête de l'institut COE-Rexecode dresse un tableau mi-figue mi-raisin de la compétitivité française dans le secteur des biens d'équipement.

Que vaut le made in France ? Les résultats de l'enquête compétitivité de 2015 menée par l'Institut Coe-Rexecode sont clairs : les 477 importateurs européens de biens d'équipement français interrogés jugent leur prix trop élevés. Un déficit de compétitivité que ne compense pas leur valeur ajoutée.

Les critères retenus pour départager la France et ses neufs grands concurrents mondiaux sont les suivants : la qualité des produits, l'ergonomie et le design, le contenu en innovation technologique, la notoriété, les délais de livraison, l'ensemble des services associés aux produits, la variété des fournisseurs, le prix des produits, le rapport qualité-prix, et l'indicateur synthétique de qualité " hors-prix ".

Une position médiane

" L'enquête 2015 montre que les biens d'équipement occupent une position médiane sur les critères hors-prix, à l'exception toutefois du critère « variété des fournisseurs » où les positions vont de 7ème (pour les biens intermédiaires) à 11ème (pour les biens électriques et électroniques). Les biens intermédiaires et mécaniques sont ainsi au 2ème rang en termes de délais de livraison et de services associés, derrière l'Allemagne. Les trois catégories de biens d'équipement sont à la 4ème ou la 5ème place pour le critère « qualité ». Il convient en outre de relever la bonne performance des biens intermédiaires en terme de rapport qualité prix (2ème place) et des biens d'équipement mécanique en terme d'ergonomie et de design (2ème place également) ", détaille le rapport.

Un constat global mitigé

Le made in France gagne-t-il en compétitivité au fil des années ? " Depuis l'enquête menée en 2013, l'évolution des positionnements est également contrastée selon les produits. Les biens intermédiaires gagnent quatre places en qualité prix et trois places sur les services associés. Ils gagnent une place sur le prix, et en perdent une en terme de qualité et d'ergonomie-design. Les biens mécaniques gagnent pour leur part trois places en ergonomie design, deux places en services associés, mais en perdent cinq sur le rapport qualité prix. Enfin, la place des biens électriques et électroniques semble stabilisée sans évolution significative avec une qualité moyenne et des prix jugés élevés ", constate Coe-Rexecode dont le constat global est assez mitigé.

Au regard des résultats de cette enquête, les produits français sont jugés de qualité moyenne, avec des prix élevés, voire très élevés pour ce qui est des biens électriques. Par rapport à ses principaux partenaires, la France se situe ainsi derrière l'Allemagne pour l'ensemble des produits et sur l'ensemble des critères, à l'exception du prix pour les biens intermédiaires et mécaniques.

Les parts de marchés se stabilisent

Point positif, en dépit de ces défauts du made in France dans ce secteur précis des biens d'équipement, l'économie tricolore a cessé de perdre des parts de marchés l'année dernière.

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Commentaires
a écrit le 18/05/2016 à 7:48 :
L'aura de la France à l'étranger est grand mais nos industriels n'ont pas su en profiter. Si on prend l'exemple de la voiture, les marques allemandes, japonaises et coréennes ont pris les marchés. Quand on demande aux gens (à l'étranger) pourquoi ils n'achètent pas de voitures françaises, après un silence signifiant sans doute que l'on se demande ce que l'on va bien pouvoir répondre, les arguments sont : pas connues, chères sans doute, pas intéressantes par rapport aux autres, bref ni compétitives ni attractives. Pourtant, l'une des marques françaises a mis son moteur en 1° place en formule 1 pendant des années, les deux autres ont dominé ou dominent les rallyes.
Il y a donc à la fois un problème d'industrie, d'attractivité de la voiture et de mise en valeur du produit. L'état ne peut pas non plus faire la promotion de la voiture française à l'étranger si elle ne séduit pas! Combien de dizaines d'années a -t-il fallu à certains constructeurs pour se rendre compte que ses productions n'intéressaient personne alors que ce sont sans doute de bonnes voitures!
Le prix? quand on voit quelle remise est faite sur certains véhicules par les mandataires, on se dit que le prix pourrait baisser fortement ce n'est donc pas une question de compétitivité par les prix.
Si on prend l'habillement, les commerçants disent que ce sont les consommateurs qui ont coulé cette branche française en n'achetant pas! Si les marques françaises avaient été assez innovantes, produisant des vêtements de qualité à prix contenu, elles auraient survécu! Cependant qui va acheter un pull made in France beaucoup plus cher s'il fait des bouloches après avoir été porté deux fois alors que dans le même temps, le pull "importé" vaut 6 fois moins cher et est plus présentable dans la durée?
La encore, les industriels ont été incapables de s'adapter, de moderniser leur production et de faire la chasse aux prix élevés!
On pourrait prendre l'exemple du meuble où les industriels ont été incapables de prendre le tournant des demandes des acheteurs. Qui va acheter un meuble de style ?
L'autre problème est que les PME qui produisent des biens ayant un intérêt (vendables) n'ont pas du tout l'ambition de se développer et d'exporter.
Et que penser des délocalisations? là ou l'état pourrait intervenir ce serait de taxer très lourdement une entreprise qui délocalise créant ainsi du chômage en France, et, à contrario, alléger substantiellement les taxes des entreprises qui relocalisent, embauchent et exportent.
a écrit le 06/02/2016 à 15:43 :
La France a de très bon entrepreneur qui fabrique d'excellents produits si on les laissaient faire.
Par contre la France a aussi de très mauvais politicien et beaucoup trop de fonctionnaire qui tourne en rond tout la journée.
Il faut faire des choix, soit les politiciens le font soit cela doit venir de l'extérieur. J'ai peur que ce sera ce dernier et nous n'aurons plus de choix de notre destin.
a écrit le 05/02/2016 à 22:28 :
Il y a quelques années l'état c'est occupé de la batelerie, Il n'y a presque plus de bateau sur les voies navigables, puis il s'est occupé de la machine outil résultat plus de machine outil française, il s'est occupé du transport ferroviaire, des voies en triste état, des TER rarement à l'heure un TGV non rentable, des trains de banlieue lamentable.

J'arrête là mais j'aurai bien d'autre point. Il est important de supprimer le ministère de l'industrie et celui de l'économie. deux domaines qui dépendent des entreprises. Plus l'état s'occupe d'un sujet plus nous allons à la catastrophe. Quelque soit les gouvernements car ce sont les fonctionnaire qui gère le pays.
a écrit le 05/02/2016 à 19:35 :
Quand j'ai acheté des prises électriques pour le système de télécommande (pour éviter la veille, un par un, allumer un appareil sans brancher/débrancher) j'ai eu à choisir entre un modèle 'banal' à 1 euro made in china et une autre, de marque française bien connue, à 6 euros. Il m'en fallait dix, ai pris les Françaises parce que c'est durable et une seule fois, mais on sent la différence à la caisse.
Il existe des chaussures fabriquées en France, parfois ressemelables mais 'chères' (300-500€). Qui les achètera si on en trouve à 60€, à jeter au bout d'un an ? Pas grand monde, surtout qu'on pourra changer de style, de couleur à chaque fois. Les garder 20 ans, c'est du passé, nous sommes devenus modernes !
Ma TV Brandt (35cm couleur) a duré 28 ans (ai refait une soudure, et aussi remplacé le transfo THT (boutique nord Paris)). Ça serait impensable, même si comme les ordinateurs, on pouvait faire une mise à jour/évolution logicielle (MPEG4), de garder un appareil aussi longtemps (et ça ne fait pas tourner les usines). Les progrès technologiques accélèrent.
a écrit le 05/02/2016 à 19:32 :
Crise ou pas crise, les riches sont toujours plus riches.
Plus vous ciblez le haut de gamme dans les produits ou les services, plus vous traversez les crises facilement et plus vous exportez facilement à condition d'aller bagarrer à l'export. Les marchés à l'export se méritent !
Haut de gamme = marge importante
> investissement importants = croissance et 1er de la classe.
> salaire haut de gamme = acheteur haut de gamme = croissance
> moyens haut de gamme pour l'état et les communes = financement de grand projets haut de gamme = attractivité et savoir faire (services d'expertise avancés) = investisseurs étrangers, touristes, salons, expositions, congrès, étudiants = croissance = chômage à 4 ou 5 %, et avec de vrais emplois.
.....
Cela passe par un système d'apprentissage et de formations puissant, avec des débouchés réels, et la modernisation permanente de l'outil productif !
Donc, numérisation maxi et sécurité informatique au top aussi.
Acheter des supers outils numériques c'est parfait, encore faut-il qu'ils soient bien adaptés (personnalisés) aux outils industriels, bien sécurisés, avec de bonnes formations.
Ne pas s'endormir, toujours avoir un ou deux coups d'avance et se remettre en question! Ca vaut évidement pour les fonctionnaires, les patrons et les syndicats.
La France hiberne depuis 20 années, elle commence tout juste à émerger!
Tout le monde est plus ou moins responsable de ce fiasco!
C'est l'heure d'arrêter les postures et de bosser collectif.
Et pour certains, tout simplement commencer à bosser après arrachage de la toison de mammouth au creux de leurs mains.
a écrit le 05/02/2016 à 18:42 :
le made in FRANCE il est ou a part l aéronautique est les crémes a bronzér on ne fabrique pas la motocuture les motos les traceurs les engins de travaux public les pompes a béton et tout le reste pour faire du made in françe il faudrait revoir la formation du personnel
a écrit le 05/02/2016 à 16:48 :
Comme nos gouvernants, Ils sont trop chers et pas assez innovants!
Mais au fait, qui dirige les entreprises ? Au lieu de toujours pleurer Mr Gattaz ferait mieux de galvaniser ses troupes et d'animer ses " capitaines d'industrie". En fait les grandes entreprises surfent dans le sillage de Hollande à flairer les bons coups de la mondialisation et les PME rament à la merci de ces grandes entreprises. Ca me fait aussi penser à l'écart entre la banque de détail et celle d'investissement. Pas la même cour de jeu. Tout l'effort doit porter sur les PME et rien pour Dassault, Airbus, Total, PSA, ...qui saccagent à coup de plans sociaux l'industrie française moribonde.
a écrit le 05/02/2016 à 16:43 :
Le " Made in France " ? Euuuhh...que fabriquons-nous, de l'électro-ménager, du matériel photo grand public, des motos, des ordinateurs, de la téléphonie, j'en passe et des meilleurs ? NON, rien de tout cela.
a écrit le 05/02/2016 à 15:26 :
On ne pourra que souligner la ringardise d'une telle étude généralisante. Cet organisme proche du Medef ou quasi Medef donne encore une fois une vision négative de notre pays dans ses procédés pour obtenir des subventions. C'est son rôle, ne nous abandonnons cependant pas à en prendre les patins. Il existe 66 secteurs d"activité, les journalistes doivent les lister et les comparer au niveau mondial. Pourquoi la méthode employée n'est-elle pas bonne - encore une fois ce n'est pas son objectif- ? Elle compare des secteurs sur lesquels nous ne sommes pas réellement présents par stratégie, nous n'y investissons plus, les acteurs en place y sont donc moyens ou faibles. Ensuite pétrole et automobile surpondèrent en masses et chiffres l'ensemble des items de l'étude. Ainsi si vous êtes excellent dans votre secteur, vous vous retrouvez qualifié de moyen au global. Personne ne fait ça ailleurs, en public surtout, bien au contraire, une entreprise moyenne sera qualifiée d'excellente car l'on ne doute pas qu'elle progressera. Enfin se croise une attitude sociologique : les français saluent un produit étranger d'un "ça va" ou s'en trouvent plus ou moins satisfaits voire le trouve formidable car ils l'on acheté pour cette caractéristique afin de distinguer ou tout simplement ne s'en préoccupent guère, alors que nos voisins sont nettement plus sectaires, ils dénigrent aussitôt un produit étranger, ici français car ils savent qu'il s'agit d'un concurrent de leur pays, donc à battre, ils sont plus business. Cette enquête qui n'interroge que des importateurs retrace donc cette pratique et ne tient pas compte des éléments stratégiques évoqués. Le Medef devrait se poser la question de savoir si la mauvaise image de notre pays que répètent les étrangers ne vient pas de cette attitude négative qu'ils adoptent en France même, purement corporatrice au lieu d'exportatrice.
Réponse de le 05/02/2016 à 17:07 :
Tout à fait d'accord, voir mon commentaire. Au sujet de l'automobile, non seulement la France produit d'excellentes voitures en France, mais les équipementiers français sont "au top" : exemples : Faurecia, Plastic Omnium, Montupet, Michelin... Etc Mais les Francais ne le savent pas ou préfèrent encenser des produits non français par goût de la différence ou marqueur socio-économique....
a écrit le 05/02/2016 à 15:11 :
L’enquête de l’Institut Coe-Rexecode identifie un retard de compétitivité à cause de prix trop élevé et de manque de valeur ajouté.
Il y a pourtant des méthodes efficaces et éprouvées pour à la fois faire baisser les coûts et augmenter la valeur client, applicables sur les biens d’équipent comme aux autres produits et services industriels. Les démarches d’analyse de la valeur, de conception à coût objectif, de recherche de positionnement valorisant donnent des résultats spectaculaire. On fait par exemple baisser très régulièrement de 20 à 30% les coûts d’un nouveau produit par rapport à l’ancien en reconcevant de façon simplifiée, ajustée au besoin réel, avec des standards. Et une réflexion approfondie sur le besoin du client permet d’accroitre la valeur perçue de façon souvent beaucoup plus importante que les coûts engagés.
Alors il faut cesser de considérer le « made in France » dans une tentative d’amalgamer toutes les problématiques, le secret de la compétitivité est dans un travail sur la pertinence et l’optimisation dans la conception des produits.
a écrit le 05/02/2016 à 14:35 :
Les biens d'équipments et vétements ne sont pas forcément plus cher que des jeans ou vétements de marques!! et souvent de meilleur qualité..
Il faut surtout que le gouvernement se réveille sur l'étiquetage de l'origine des produits !!!!
Ce n'est pas normal que lorsque l'on achète des produits bio, il n'y est aucune réference du pays ou ils ont été preparé ou cueillis....
Réponse de le 05/02/2016 à 15:03 :
Euh..."le slip français" a 30€ piece...comment dire..
a écrit le 05/02/2016 à 14:22 :
Les erreurs principales des 30 dernières années n'ont pas été faites par les politiques mais par les comex des entreprises françaises qui, compte tenu de leur profil, se sont plus intéressés au "cost killing" qu'à la recherche de bons produits. On a voulu vendre des produits moyens en sous-traitant systématiquement à l'étranger. Il aurait fallu vendre de la qualité pour partie et du low cost pour une autre partie....et ne pas non plus sous traiter n'importe quoi : réinternaliser pour la qualité et subventionner le SMIC pour reprendre ensuite progressivement aussi du low cost. Le redressement de ces 30 années d'erreur et de financiarisation des entreprises sera long...
a écrit le 05/02/2016 à 14:09 :
Question de la Tribune : Le made in France est-il trop cher et pas assez innovant ?

le problème se situe au niveau des mille-feuilles parapubliques qui prétendent s'occuper d'innovation en France ;

en effet,

les agences blas blas banquets, les faux centres de faux experts auto proclamés

et tous ces pseudos fonctionnaires mauvais à tout bons à rien de l'ex Anvar déguisée en Oseo puis en BPI qui flinguent les projets innovants dont ils ne comprennent rien de facto par leur incompétence et leur inculture auxquels il convient d'ajouter leur manque d'allant au travail, privilégiant leur train de vie personnel au travers de leurs emplois quasi fictifs et leurs vacances perpetuelles
Réponse de le 05/02/2016 à 21:13 :
Bien résumé, pour expliquer le déclin
a écrit le 05/02/2016 à 13:46 :
@bruno_bd : et à part critiquer, quelles sont vos propositions constructives pour promouvoir notre économie et nos emplois ?
a écrit le 05/02/2016 à 13:38 :
Si la France a encore des idées, elles sont dans les technologies de pointe, mais bien peu dans les biens de consommation courante, hors ce qui importe pour la croissance d'un pays, c'est en majorité sa consommation interne. Sur ces secteurs concurrentiels, les français sont mauvais : produits finis à la chinoise, fiabilité moyenne, tarifs "exorbitants" (pour nettement plus cher que les produits importés), relation client déplorable, frais de transport ahurissants, le made in France ne fait pas franchement envie : il manque un peu de tout, c'est juste moyen. Si les entreprises qui fabriquent et commercialisent ces biens de consommation courante veulent remonter la pente, il va falloir faire beaucoup plus d'efforts et être moins prétentieux : le consommateur n'est plus le paumé ou l'ignorant d'il y a 20 ans, il va falloir intégrer cet état de fait dans la tête des entrepreneurs. Soit le produit est bon, commercialisé au juste prix avec un SAV digne de ce nom et ça "pourrait fonctionner", soit vous allez droit dans le mur. Inutile de se faire de fausses idées.
a écrit le 05/02/2016 à 13:14 :
Coe-Rexecode a également analysé une réforme de la fiscalité permettant de basculer la fiscalité du travail (de la production) sur une fiscalité énergétique (sur la consommation). Il faut rapprocher les deux études. Voir le document: réforme fiscale et retour de la croissance.
a écrit le 05/02/2016 à 12:45 :
La France est compétitive assurément, du savoir faire, des idées et de bons produits globalement. Des charges moins élevées que dans les pays similaires et plus d'aide CIR CICE...Ce qui manque, ce sont des entrepreneurs qui prennent des risques. La génération des années 70 80 est loin et les capitaines d'industries n'ont pas été remplacés. Le constat étant le même en Italie. Les entreprises sont dirigées par la finance qui par définition n'aime pas le risque donc l'innovation, l'investissement pour proposer de nouveaux produits de qualité. L'exemple le plus comique est notre ministre des finances qui n'a pas quitté son poste de haut fonctionnaire tout en étant à la banque Lazard puis au gouvernement. Comme les PDG avec les parachutes. Les risques sont pris par les allemands, coréens...et par des petits entrepreneurs francais qui ont la foi.
Réponse de le 05/02/2016 à 13:08 :
"Des charges moins élevées que dans les pays similaires"
Vous en êtes vraiment sûr ????
Réponse de le 05/02/2016 à 13:49 :
Oui assez d'accord. Les charges et la réglementation sont des boulets, c'est incontestables. Mais il ne faut pas oublier non plus les grands groupes qui ont pillé leurs sous traitants (pression sur les prix, retards de paiement, vol de process). Sans parler, comme vous dites, de patrons de PME assez conservateurs et qui ont souvent rechigné à innover.
Réponse de le 05/02/2016 à 13:49 :
Cet article met l'accent sur le positionnement des produits français dans la relation entre le rapport Qualité/Prix et la Concurrence.

Partant, votre commentaire paraît éloigné de ce propos.

Mais là encore ce n'est pas un problème. En revanche ce qui est triste est l'erreur consistant à dire la Finance est responsable du mauvais positionnement des produits français. Quand l'insee indique, de plus plus de 30 ans déjà, que l’économie française est constituée, pour plus de 80 %, de PME et TPE gérées par leurs fondateurs ou les héritiers de ceux-ci.

Par conséquent, l'idée que les banques ou les établissement financiers supplémenteraient la bonne gestion des entreprise témoigne tout au plus de votre souhait de disculper les entrepreneurs incapables de trouver la croissance là où elle se trouve (création de valeur, nouveaux marchés...).

H.
Réponse de le 05/02/2016 à 17:29 :
puisque vous savez quoi faire et avez du courage alors montez votre entreprise.... un chef d'entreprise qui en a, lui!!!!!
Réponse de le 07/02/2016 à 0:53 :
Jeanluc, dans votre réponse vous m'invitez à créer mon entreprise. Or, je entrepreneur avec 37 salariés, depuis 2009, et vous ?
a écrit le 05/02/2016 à 11:13 :
Personnellement je ne suis pas déçu par les produits français. L'alimentaire est d'excellente qualité, l'habillement tout à fait bien, y compris mes "Weston"... J'ai une montre Pequignet depuis 25 ans, parfaite, je ne prends que des Michelins, et mes voitures françaises se sont révélées performantes, fiables, pratiques... Ma chaudière est ELM LeBlanc, sans problème, mon four de Dietrich... Je ne comprends pas les Francais qui se "tirent dessus" tout le temps...et mes amis et compatriotes du Benelux ont la même incompréhension.....(ps selon une enquête internationale récente, les produits des 3 pays les plus appréciés sont : USA, Japon, France...) mais la France ne fait pas de "National branding", plutôt du "French bashing"....C'est curieux !!!!
Réponse de le 05/02/2016 à 11:23 :
Etes-vous si sûr que votre voiture "française" soit fabriquée en France (ce même que vos pneus Michelin d'ailleurs...) : si c'est une Twingo, un Captur, une Latitude , une 108, une C1, une Picasso... c'est même certain que non, si c'est une Megane, une Clio c'est 50-50%. Et même si c'est le cas, êtes vous sûr que l'écran tactile ou le GPS, ou encore le système d'injection si c'est un diesel qui l'équipent soit en quoi que ce soit français (c'est même le contraire qui est certain).
a écrit le 05/02/2016 à 10:25 :
Le futur et la chance de la France c'est "France Qualité" comme l'Allemagne la décidé pour ses produits allemands il y a 20 ans, il est temps d'en prendre le chemin dans le BIO a l'export par ex puisque nous avons fait le choix du non OGM !
Réponse de le 05/02/2016 à 11:17 :
A part que le bio voire le sans-OGM n'ont jamais apporté la moindre preuve d'une meilleure qualité ni d'une meilleure salubrité. C'est donc plus une question d'image que de réelle qualité. Autrement dit des produits de luxe comme les parfums Dior, les sacs Vuitton ou les carrés Hermes. Il est d'ailleurs significatif que la France, trop peu compétitive, ne s'en sorte sur ses gammes-là, sur lesquelles la compétitivité-coût n'est que de peu d'importance (peu importe que le prix de revient d'un carré Hermes à 200€ soit de 1 ou 4€...).
Réponse de le 05/02/2016 à 18:10 :
L'Allemagne a des fermes/usines de 1000 vaches qui nous inondent d'un produit pas cher et de mauvaise qualité.
Tout n'est pas aussi blanc et noir de part et d'autre.
Réponse de le 05/02/2016 à 22:12 :
En moyenne, les fermes allemandes possèdent 54 vaches, voir http://www.meine-milch.de/kuh-iz/wie-viele-milcherzeugende-betriebe-gibt-es-in-deutschland

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