Le niveau des défaillances d'entreprises reste extraordinairement élevé

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Malgré la reprise, le niveau des défaillances reste toujours très élevé
Malgré la reprise, le niveau des défaillances reste toujours très élevé (Crédits : Reuters)
Le nombre de défaillances a reculé de 1,7% en novembre sur un an. La reprise économique est trop faible pour faire réellement reculer la sinistralité des entreprises.

La reprise est progressive. Trop progressive, et pas assez brutale. Résultat le nombre de défaillances reste très élevé.

Selon la Banque de France, le nombre de défaillances cumulées sur douze mois s'élève à 62.163 à la fin octobre. Soit une baisse de 1,7%. En novembre, cette tendance se confirmerait si les données provisoires de la banque centrale devaient se confirmer. Une baisse de 1,9% du nombre des défaillances est anticipée.

D'importantes disparités sectorielles

Plusieurs secteurs commencent à entrevoir tout particulièrement la sortie de crise. Il s'agit de l'information et communication dont les défaillances ont reculé de 8,7 % en octobre sur les douze derniers mois cumulés. C'est également le cas du transport (- 6,6 %), de l'industrie (- 5,4 %), du soutien aux entreprises (- 4,8 %), du commerce (- 3,6 %), de la construction (- 2,1 %) et des activités immobilières (- 1,7 %).

En revanche, la situation est toujours aussi délicate dans l'hébergement et la restauration qui enregistre une hausse de 4,8 % des défaillances sur la période. C'est également le cas dans le secteur de l'enseignement, la santé, l'action sociale et les services aux ménages (+ 3,5 %).

Plus de défaillances qu'en 2009

Cette embellie est à relativiser. Le niveau des défaillances reste toujours très élevé. Il était à 62.429 en 2013, 61.214 en 2012, 59.719 en 2011, 60.561 en 2010, 61.025 en 2009, année au cours de laquelle le PIB avait reculé de 2,5%.

Autre enseignement de cette enquête, le recul des défaillances augmente avec la taille de l'entreprise. Ainsi, les défaillances cumulées diminuent de 0,8% dans les microentreprises, de 7,8% pour les PME et de 25,4% pour les ETI et les grandes entreprises.

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Commentaires
a écrit le 12/01/2016 à 10:52 :
La logique numérisée c'est du manichéisme aveugle. Sans plus de réflexion, dont sur le contenu des numérateur et dénominateur, l'on fonce bille en tête sur l'hyper-hyper segmentation fracturante des entreprises en tâcherons ubérisés, mécanisés.
a écrit le 12/01/2016 à 8:55 :
Je suis frontalier c'est pas avec ce que j'achète en France que je vais relancer l'économie. Je fais comme tout le monde je regarde mon intérêt personnel.
a écrit le 12/01/2016 à 7:36 :
Réponse sur mes sources : evolution de l'emploi : Eurostat 8/01/2016 ; taux d'investissement des entreprises non financières : Insee 2015 et Eurostat ( tx d'inv. = FBCF/VAB). Je ne cherche pas à convaincre, je vous indique seulement des données statistiques...
a écrit le 11/01/2016 à 22:46 :
J'ai même entendu dire qu'il y avait une crise économique mondiale depuis 2008. Vous dire...
a écrit le 11/01/2016 à 19:50 :
Quand il n'y aura plus d'entreprise, le nombre de défaillances tombera à zéro. Patience donc, et positivons en attendant!
Réponse de le 11/01/2016 à 22:19 :
on crée quand même 550 000 entreprises (dont 165 000 sociétés) sur 1 an.
a écrit le 11/01/2016 à 19:12 :
c'est sur que des entreprises sous capitalisees ( en clair ' qui n'ont pas un sale actionnaire negrier pret a remettre au pot quand ca derouille') et pas rentables 'sinon c'est du vol ultramedef ultralaborieux sur le dos des syndicalistes de la fonction publique', c'est pas forcement ce qu'il y a de mieux pour pas deposer le bilan!
la france recolte ce qu'elle seme, ca ne fait pleurer personne, sauf elu_ps! moi ca me fait rire ( et ce qu'il y a au bout du tunnel c'est le fn...que ceux qui ont seme ca assument leurs responsabilites..... ca me fera rire aussi)
que les jeunes partent et que les chefs d'entreprises comprennent qu'il faut aller creer du business ailleurs, tt le monde s'en portera mieux ( sauf les syndicalistes qui s'en foutent plein les fouilles avec la secu et la formation)
Réponse de le 11/01/2016 à 19:58 :
qui dit qu'elles sont sous-capitalisées ?
quand tu parles de rentabilité, tu fais référence à la marge ? c'est pas la même chose. une étude INSEE disait en février 2008 (avant la crise) que les PME françaises sont rentables, mais peu entreprenantes (elles distribuent des dividendes et thésaurisent).
depuis, il y a le dégonflement de la bulle immo/BTP qui a fait pas mal de dégâts.
a écrit le 11/01/2016 à 18:40 :
Eh bien sûr, les quatre ans de politique socialiste que nous venons de subir n'y sont pour rien ? Et les visionnaires de La Tribune Santi, Piliu, entre autres, n'ont rien vu venir ?
a écrit le 11/01/2016 à 18:22 :
Oui exact, c'est trop... Mais il faut mettre cela en perspective, à savoir combien y en a t-il de crées ? Eh, bien, de l'ordre de 45 000... Par mois !!!! Alors, bien sûr, ce sont de nouvelles entreprises à la mortalité élevée, mais quand même le disproportion est telle que l'on doit bien en trouver 5000 par mois qui survivent...c'est la même chose, par exemple, pour l'investissement des entreprises. Les économistes de "bazar" sautent sur leur siège comme des cabris, en déplorant le manque d'investissements...sans indiquer le taux d'investissement actuel... !!! A savoir, pour les entreprises non financières, un taux parmi les plus élevés de l'UE : 23,1%.. Contre 21,7% moyenne UE...
Réponse de le 11/01/2016 à 20:09 :
oh oui, c'est d'ailleurs pour cela que nous sommes l'un des 4 pays européens à voir son chômage augmenter ou EXPLOSER, sa dette exploser, son déficit rester très haut, oui vous avez raison tout s'améliore (second degré) même les liquidations baissent à la hausse. Vu d'une entreprise et non pas de son fauteuil. quand à votre stat sur l'investissement donnez nous la source svp car je n'ai absolument pas la même que vous (par les banques).
Réponse de le 11/01/2016 à 23:03 :
@Réponse
comme dit Maduf, on crée 550 000 entreprises (dont 165 000 sociétés).
le taux d'investissement de nos entreprises en % du PIB est effectivement supérieur à la moyenne de l'UE et de la zone Euro, supérieur à celui de l'Allemagne depuis qques années, bien supérieur à celui du UK (Eurostat).
notre taux d'investissement public est assez supérieur à la moyenne européenne, près du double de celui de la Germanie, bien supérieur à celui du UK (Eurostat).

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