Le nombre de défaillances de PME au plus bas depuis 2008

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406 PME de plus de 50 salariés ont connu la défaillance en 2015.
406 PME de plus de 50 salariés ont connu la défaillance en 2015. (Crédits : Reuters)
Selon le cabinet Altares, la diminution du nombre de petites et moyennes entreprises en défaut de paiement ou soumises à une procédure de sauvegarde est le signe que "l'amélioration est enclenchée". Toutefois, les défaillances d'entreprises ont globalement augmenté de 0,8% en 2015.

En 2015, les tribunaux ont prononcé 63.081 jugements, contre 62.586 l'année précédente. Les procédures de sauvegarde ont reculé de 5,4%, tandis que les redressements judiciaires ont augmenté de 1,5% et les liquidations judiciaires directes de 0,7%. Le nombre de défaillances d'entreprises a augmenté de 0,8% en 2015. Sur le seul quatrième trimestre, le nombre de défaillances a augmenté de 1,6%, une "fausse note", après l'amélioration observée aux deuxième et troisième trimestres. Le premier trimestre avait en revanche enregistré un record, avec plus de 18.000 défaillances.

235.000 emplois menacés par 63.000 procédures collectives

"Pourtant des fondamentaux permettent d'apprécier une amélioration réelle sur l'année", a commenté Thierry Millon, directeur des études Altares, cité dans un communiqué.

Ainsi "406 PME de plus de 50 salariés ont connu la défaillance. C'est non seulement un nombre au plus bas depuis 2008 mais aussi une valeur comparable aux moyennes d'avant-crise. Moins de PME en procédure, c'est moins d'emplois perdus par des fermetures", a-t-il ajouté.

C'est un signe que "l'amélioration est enclenchée", selon Altares.

Toutefois, "les 63.000 procédures collectives de cette année menacent 235.000 emplois directs", a-t-il souligné.

Selon le cabinet, les difficultés se sont concentrées sur les petites entreprises au quatrième trimestre - 93% des défaillances concernent de très petites entreprises (TPE) - et essentiellement sur celles à destination du particulier, dans le commerce de détail, la restauration et les soins de beauté. En revanche, dans le bâtiment, l'industrie manufacturière ou le transport routier de marchandises, la tendance est à l'amélioration.

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Commentaires
a écrit le 26/01/2016 à 11:10 :
Encore une fois on fait dire au chiffre que tous va bien ....

Bref les entreprises sont en pleine forme attention à la crise qui arrive avec la chute du pétrole ca va piquer sec.
Comme d'habitude tous est préparer nouvelle hausse des impôts sur les Tpe et baisse de charge pour les grand groupes.

Triste France Sovietique
a écrit le 19/01/2016 à 12:45 :
Un jour quand il n'y aura plus de PME il n'y aura plus de défaillances de PME ... a force de tuer les entreprises petites et moyennes en France il n'y a pas lieu de s'étonner de ce chiffre. Je note au passage que les défaillances globales ont encore progressé en 2015 par rapport a 2014, et ce malgré les annonces plutôt positives des cabinets Altares ou Heuler-Hermes vers le mois de septembre (qui chaque année nous font croire que tout va mieux pour se raviser plus tard, peut être ces cabinets ont des clients publics chez qui il vaut mieux participer à la méthode Coué ..). Je note aussi que rien n'est fait pour que le carnage cesse: petit exemple stupéfiant > le CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) peut être demandé par une entreprise qui fait appel aux travailleurs détachés c'est quand même formidable de voir que l'état donne un avoir fiscal sur l'emploi d'un travailleur qui vient d'un autre pays de l'UE donc qui ne rapporte rien à la collectivité, et qui crée une concurrence déloyale qui fait couler les artisans Français. On voudrait le faire exprès qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Réponse de le 19/01/2016 à 16:19 :
"défaillances globales ont encore progressé en 2015 par rapport a 2014"
Défaillances augmentent chez les TTPE très très petites entreprises et chez les auto entrepreneurs, donc moins d'emplois concernés qu'en 2014 puisque pour les grosses TPE, ETI et GE, les défaillances régressent.
a écrit le 19/01/2016 à 9:42 :
Si les PME n'avaient pas été taxées et retaxées , selon la méthode de la gauche
Si les syndicats étaient resté à leur place, on aurait déploré moins de dépôts de bilan
donc moins de chômeurs , combien sont en prévision ?????? dans un proche avenir quand l'exécutif ferme les yeux ou ne veut pas choquer les syndicats, Il suffisait de porter secours au PME pas de fermeture, pas de chômeurs et la France reste compétitive
Les sommes investies pour sauver les entreprises sont inférieures à la formation des chômeurs, j'ai pu juger sur le terrain que cela ne marche pas
Réponse de le 23/01/2016 à 18:50 :
Heureusement que de 2002 à 2012, il n'y a eu aucune défaillance d'entreprises ??? Et pas d'impôt, pas de chômage, pas de déficit... Tout est arrivé le 6 mai 2012 à 20 h....

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