Législatives 2017 : qui sont les derniers soldats Hollande ?

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A une exception près, les rescapés socialistes ont largement bénéficié de l'absence de candidature LREM dans leur circonscription.
A une exception près, les rescapés socialistes ont largement bénéficié de l'absence de candidature LREM dans leur circonscription. (Crédits : Jacky Naegelen)
Pas moins de douze ministres de François Hollande se sont faits sortir dès le premier tour des législatives, le 11 juin. La purge s'est poursuivie dimanche, avec seulement une poignée de rescapés. Ces derniers ont, pour la plupart, bénéficié de l'absence de candidat La République en Marche dans leur circonscription.

Benoît Hamon (Education), Aurélie Filippetti (Culture), Matthias Fekl (Intérieur)... les électeurs n'avaient déjà pas fait de cadeau aux ex-ministres socialistes au premier tour des législatives le 11 juin. Alliés inclus (EELV et PRG), pas moins de douze anciens membres des gouvernements du quinquennat de François Hollande avaient été éliminés.

La débâcle s'est poursuivie dimanche. Parmi les figures emblématiques de l'ancien exécutif, l'ex-ministre de la Santé Marisol Touraine s'est inclinée face à son adversaire de l'UDI dans la 3e circonscription d'Indre-et-Loire. Le duel entre Najat Vallaud-Belkacem et l'entrepreneur Bruno Bonnell (LREM) dans la 6e circonscription du Rhône, particulièrement scruté, s'est soldé par la défaite de l'ex-ministre de l'Education. Enfin, parmi les personnalité emblématiques, l'ancienne locataire de la rue de Grenelle, Myriam El Khomri, qui a porté la controversée loi travail, était candidate dans la 18e circonscription parisienne historiquement à gauche. Elle a été battue par le candidat Les Républicains. A noter également, la défaite de Jean-Jacques Urvoas (Justice) et d'Axelle Lemaire (Numérique).

Valls, Le Foll... les derniers rescapés socialistes

Si Myriam El Khomri n'a pu en profiter, à une exception près les rescapés socialistes ont largement bénéficié de l'absence de candidature LREM dans leur circonscription.

Manuel Valls

Valls annonce qu'il est reelu, france insoumise conteste

Battu à la primaire socialiste, rejeté par LREM à cause de ses trois mandats de député, puis lâché par le Parti socialiste, l'ancien Premier ministre ne démarrait pas sa campagne dans les meilleures conditions dans son fief, la 1ère circonscription de l'Essonne, marquée par les candidatures de Dieudonné et Francis Lalanne.

Sans opposition d'un candidat LREM, Manuel Valls avait terminé largement en tête au premier tour avec 25,5% des voix, soit près de huit points devant la candidat de La France insoumise (LFI), Farida Amrani. Dimanche, il est donné vainqueur avec 50,3% des suffrages, soit 139 voix d'avance sur sa concurrente. Des résultats que conteste cette dernière, qui doit déposer un recours ce lundi.

Stéphane Le Foll

Le foll soutient hamon mais pourrait voter macron

Proche de François Hollande, l'ancien ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll n'avait pas de candidat LREM face à lui. Après avoir rassemblé 30,3% des suffrages au premier tour dans la 4e circonscription de la Sarthe, il a battu dimanche son adversaire LR avec 54,9% des voix.

Delphine Batho

DELPHINE BATHO RAPPELLE L'ASPECT PRIORITAIRE DE LA REFONTE DU CODE MINIER

Arrivée deuxième le 11 juin, avec moins de deux points de retard sur son adversaire de LREM, l'ex ministre de l'Ecologie Delphine Batho a su refaire son retard. Elle a obtenu 56,9% des suffrages au second tour dimanche dans la 2e circonscription des Deux-Sèvres. Elle fait partie des rares socialistes à être parvenus à éliminer un candidat du parti du Président de la République, Emmanuel Macron.

George Pau-Langevin

George Pau-Langevin

LREM n'avait pas non plus opposé de candidat face à l'ex-ministre de l'Outre-mer, George Pau-Langevin, dans la 15e circonscription de Paris. Elle a largement remporté le scrutin dimanche avec 60,3% des voix face à la candidate de LFI.

Ericka Bareigts

Ericka Bareigts

Ericka Bareigts avait pris la succession de George Pau-Langevin à l'Outre-mer et était notamment en première ligne dans l'épineux dossier de la Guyane. Elle a été réélue avec 65,8% des voix dans la 1ère circonscription de La Réunion face au candidat LR.

Au PRG, Pinel et Girardin sortent gagnantes

Malgré leur participation au précédent gouvernement, les figures du Parti radical de gauche (PRG) sont sorties victorieuses de ce scrutin. Annick Girardin a battu son adversaire du parti Archipel Demain d'une courte tête, avec seulement 136 voix de plus, à Saint-Pierre et Miquelon. Ministre de la Fonction publique sous François Hollande, elle a été nommée ministre de l'Outre-mer dans le gouvernement d'Edouard Philippe le 17 mai. Cette victoire lui permet de conserver son poste.

L'ex-ministre du Logement et présidente du PRG, Sylvia Pinel l'a également remporté dans le Tarn-et-Garonne. Candidate à la primaire socialiste de janvier, elle avait soutenu Benoît Hamon lors de la présidentielle. Malgré cela, aucun candidat LREM ne lui a été opposé dans sa circonscription.

Enfin, membre du Parti écologiste, l'ex-secrétaire d'Etat chargée de la Biodiversité Barbara Pompili est également élue dans la Somme.

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Commentaires
a écrit le 19/06/2017 à 16:01 :
C'est intéressant d'avoir conservé des personnes comme Stéphane Le Foll ...et Manuel Valls sachant que la présidence d'E.Macron a elle seule est l'élection générique dont tout découle .
Ces personnalités ne sont pas coincée dans une idéologie surannée et ont envie de faire avancer les Français, tous, sans décourager les bonnes volontés, ils l'ont prouvé.
Reste à faire adhérer le plus grand nombre au programme du président.
Il y en d'autres dont on se serait bien passés.
On peut compter sur les extrémistes de gauche et de droite pour démontrer la justesse de leurs utopies quitte à faire plonger l'ensemble du pays dans le cahot pour parvenir à coller à leurs lunes.
Une des questions les plus graves à traiter c'est la modification de la représentativité des syndicats qui suralimentés font croire qu'ils sont représentatifs, ce qui est faux.
C'est probablement la cause de leur acharnement à empêcher une loi travail qui veut privilégier la négociation par entreprise ce qui du même coup met au chômage les centrales du début XX ème siècle avec leurs leaders, parfois moustachus, qui tiennent artificiellement de grands secteurs clefs de l'économie qui peuvent étouffer toute l'économie.
Réponse de le 19/06/2017 à 17:45 :
C'est bien mal connaitre l’économie mondialisée et les entreprises : tout se négocie (subventions, avantages fiscaux, paiement des infrastructures, et...) jusqu'à pouvoir délocaliser brutalement (en 48h) sans crainte et sans avoir à rendre de comptes. Donc vos moustachus ne sont que des feux de paille qu'on peut facilement écraser, écarter, museler. Décidément, faut être plus perspicace.
a écrit le 19/06/2017 à 13:22 :
Des Ministres socialiste éliminées. Je te jure sur la tête de ma mére, comme ils le disent, ça fait du bien au moral!
Réponse de le 19/06/2017 à 18:39 :
on en reparlera quand vous verrez la pluie de nouvelles taxes libérales qui vont vous tomber sur la tete.fini le social maintenant,on ne plaisante plus.
Réponse de le 19/06/2017 à 20:06 :
J'aime bien votre humour. Les socialistes ont augmentés les impôts comme jamais, et vous nous dite de faire attention aux "futures" taxes libérales.
A croire que vous venez de vous réveiller après 5 ans d'hibernation.
Réponse de le 19/06/2017 à 22:23 :
@ élu ps -

Parce que vous croyez qu'on plaisantait sous le règne de votre idole ? Une taxe est une taxe qu'elle soit libérale ou socialiste et ces derniers ne s'en sont pas privés. Les impôts ont méchamment explosé depuis 2012.
Comme disait le regretté Coluche : " Les socialistes ont eu tort de venir au pouvoir. Ils auraient dû faire comme Dieu : ne jamais se montrer pour qu'on continue à y croire ".
Réponse de le 20/06/2017 à 8:55 :
@élu ps: nouvelles taxes pour renflouer notamment les déficits abysmaux que laissent les socialistes :-)
a écrit le 19/06/2017 à 13:21 :
ce sont surtout les frondeurs qui ont été le plus sèchement battus. Les électeurs ont agi avec discernement en punissant ceux qui ont passé leur temps à pourrir par leur extrémisme le quinquennat de Hollande. Exit donc les Hamon, Filipetti, Guedj, Baumel, Cherki, Paul et consorts.
Réponse de le 19/06/2017 à 18:38 :
Bien fait pour les frondeurs, jamais vu de gens aussi stupide de toute ma vie, ça va leurs donner du temps, pour repenser comme faire la politique sans poignarder ses propres collègues et surtout quand on est au pouvoir.
Réponse de le 20/06/2017 à 7:56 :
Le problème est qu'en plus Hollande n'avait pas l'autorité requise pour leur clouer le bec. Après la tentative de motion de censure ils auraient dû être sanctionnés.
a écrit le 19/06/2017 à 13:17 :
Mais Hollande a quand même recasé à des postes clés les plus gros poissons, dont notamment Fabius et Jospin au Conseil constituionnel :-)
a écrit le 19/06/2017 à 13:07 :
Prochain article: le sort réservé aux frondeurs?
Réponse de le 19/06/2017 à 16:04 :
tous liquidés sans exception. Les électeurs ont préféré les originaux (LFI) à la copie (les frondeurs).
a écrit le 19/06/2017 à 11:45 :
on pourrait en dire autant pour LR
Par exemple Lionel Tardy pourtant a priori sympathique avant sa tribune odieuse a été battu.
il pourra retourner à son entreprise à temps plein

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