Les nouvelles capitales régionales... et les villes qui ne le sont plus

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Le gouvernement ne souhaite pas que la notion de capitale régionale signifie systématiquement la concentration en son sein de toutes les administrations.
Le gouvernement ne souhaite pas que la notion de capitale régionale signifie systématiquement la concentration en son sein de toutes les administrations. (Crédits : La Tribune)
Le nom des 13 chefs-lieux provisoires des futures régions françaises a été confirmé lors du Conseil des ministres. Neuf villes perdent leur statut de chef-lieu : Amiens, Metz, Caen, Poitiers, Limoges, Clermont-Ferrand et Montpellier.

Un choix attendu et sans surprise. Lille (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), Rouen (Normandie) et Dijon (Bourgogne-Franche-Comté) ont été choisies comme capitales régionales, selon la liste des capitales encore provisoires arrêtée vendredi 31 juillet en Conseil des ministres.

Elles rejoignent les chefs-lieux provisoires des futures régions françaises aux côtés de Bordeaux (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes), Toulouse (Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées), Lyon (Auvergne-Rhône-Alpes) et Strasbourg (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine), toutes confirmées comme capitales des nouvelles régions nées du redécoupage territorial. Paris (Île-de-France), Marseille (Provence-Alpes-Côtes-d'Azur), Ajaccio (Corse), Rennes (Bretagne), Orléans (Centre) et Nantes (Pays de Loire) viennent compléter cette liste.

Dans l'opération, neuf villes perdent leur statut de chef-lieu : Amiens, Metz, Caen, Poitiers, Limoges, Clermont-Ferrand et Montpellier.

Carte de France des 13 villes désignées chef-lieu provisoires des nouvelles régions.

Un avis à confirmer par les nouvelles assemblées régionales

Ces désignations ne sont toutefois pas définitives, comme nous l'écrivions en mars. Au mois de décembre, les élections régionales se dérouleront dans le cadre des nouvelles circonscriptions. Enfin, au plus tard en juin 2016, les nouvelles assemblées régionales sorties des urnes donneront un avis sur le sort des chefs-lieux définitifs et se prononceront sur l'emplacement des hôtels de régions, c'est-à-dire les capitales régionales (lieu du pouvoir décentralisé). Le gouvernement arrêtera alors par décret la liste des chefs-lieux définitifs au plus tard le 1er juillet 2016. 

De fait, le gouvernement ne souhaite pas que la notion de capitale régionale signifie systématiquement la concentration en son sein de toutes les administrations et de tous les pouvoirs décentralisés et déconcentrés. Certaines administrations auront donc vocation à être « délocalisées » dans une autre agglomération de la région. Cela signifie également que dans certaines régions, l'hôtel de région ne sera pas forcément installé dans la même ville que la préfecture... Ce qui pourrait ménager certaines susceptibilités.

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Commentaires
a écrit le 04/08/2015 à 13:39 :
improvisé et honteux, 20 régions de province c'est trop, par contre 20 arrondissements à paris, on n'y touche pas.
a écrit le 04/08/2015 à 9:27 :
une reforme comme celle des regions
non valide par un vote des citoyens n'a aucune valeurs
dans une democratie digne de ce nom
quelle est la marge a suivre pour imposer
aux dirigeants une condamnation d'abus de pouvoir et de non elecion a vie
a écrit le 03/08/2015 à 9:11 :
Cette réforme a parait-il 2 buts: 1 adapter nos régions à l'Europe. de ce point vue cette réforme va être réussie à l'image de ce qui passe pour l'UE le citoyen va être encore plus éloigné de ces élus qu'il ne connait pas (sauf la tête de liste) ceux ci étant élus sur une liste. 2 faire des économies sur ce point ce n'est pas gagné au contraire à court terme on peut même prévoir des surcoûts liés aux déménagements des administrations régionales et aux déplacements des élus. Au niveau du personnel il n'y aura pas d'économies étant donné qu'ils sont titulaires et il y aura certainement même un alignement des grilles. De plus ces personnels ayant été embauchés assez récemment il faudra attendre pour faire des économies sur les départs en retraite. Bilan pas d'économies et une démocratie qui s'éloigne du terrain pas terrible comme réforme!
a écrit le 02/08/2015 à 18:50 :
En parlant des régions, aura-t-on une relance fonctionnaire avec des super préfets obèse alors que le chômage augmente. On entend parler au Sénat de questions sur la filière bois, il parait que la production de résineux baisse et l’import augmente dans le conifère entre 2000 et 2009 de 2,5 à 3,75 millions mètres cubes en provenance d’Allemagne où la filière bois aurait 1,2 millions d’emploi contre 400 000 en France. On fermerait les scieries pour relancer l’emploi outre-Rhin, ou bien travailler c’est trop dur ? Ne devrait-on pas faire des fonctionnaires de scierie ou bien d’export, alors qu’on importerait des meubles et qu’on exporterait des rondins, la valeur ajoutée industrielle non ? On aurait perdu 50 000 emplois, c’est pour faire combien d’emplois fonctionnaires de comité bois, question l’Etat scie-t-il la filière ? On publie des salaires à 29400 de moyenne, on aurait des avocats au smic, n’avons-nous pas un problème de numérus clausus, le mérite à l’ancienneté et l’emploi réseau c’est quoi ? Il y aurait 61% de diplômés au chômage, est-ce des réseaux souterrains ou bien il y aurait des emplois cachés c’est dans les égoûts ? Pour la relance pourquoi ne pas vendre plus d’or, imprimer plus de monnaie, faire plus de fonctionnaires, doubler les efforts de relance avec une croissance sous la moyenne ocde ? On n’est pas chez les médecins rentiers aux augmentations garanties de consultation sans avoir travaillé plus, on bénéficie de la dette. Vive le collaborationisme euro et l’emploi à l’étranger. Le développement à la française n’est-il pas produire peu et bien cher ? A quand une relance parquet, on aurait des vampires sociaux aux dents longues type Rastignac ? L’Etat favoriserait le mobilier de mauvaise qualité au détriment de l’artisanat et le steak haché au détriment de la boucherie ? On produirait 300 000 logements et 800 000 jeunes arriveraient après les études, est-ce suffisant ? Les Etats-Généraux de l’Industrie concernent-ils la filière bois, on parle de scieries en pénurie de bois ?
a écrit le 02/08/2015 à 9:48 :
Plus que jamais il faut le dire : cette reforme imposée d'en haut par des technocrates eleves hors-sol est une stupidité qui ne fera aucune economie et evite la vraie seule bonne reforme : la fusion regions-departements. Ceci afin de presever les postes des copains elus aux conseil departementaux.
De plus, cette reforme meprise les souhaits de nombreux peuples et entretiennent l'esprit anti-jacobin. En tous cas en Alsace, le mouvement ne retombera pas tant que l'Alsace ne sera pas detachée de cette ALCA saumatre et sans corps.
a écrit le 02/08/2015 à 9:27 :
Bizarre, vous avez dit bizarre: on entend aucun politique nous dire que leurs lois sur la décentralisation sont un échec total...puisqu'avec ces nouvelles capitales régionales on revient à la centralisation ! Entretemps, il est vrai que l'État a transféré ses dettes sur les régions et municipalités qui aujourd'hui ont bien du mal à s'en sortir financièrement. Espérons que les gens réfléchiront en 2017 et mettront fin à cette oligarchie politique qui nous enfonce tous les jours un peu plus. Il faut une relève honnête et compétente, et je crois que la France mérite et est capable de trouver ce type de personnes dans de nouvelles générations !!!
a écrit le 01/08/2015 à 15:00 :
Pourquoi choisir Strasbourg comme capial du Nord Est de la France?
L'Alsace n'a réintégré notre pays qu'en 1945 (grâce à la générosité de Winston Churchill au Traité de Yalta).
Ils parlent presque tous Alsacien ou Allemand.
En tant que Champenois, je regrette la disparition de Châlons-en-Champagne en tant que capitale de la région Champagne-Ardennes. De plus, plusieurs régiments cantonnés là ont été supprimés. C'est un sale coup pour la région qui perd le plus d'habitants en France.
A moins que ce ne soit pour compenser le fait que Bruxelles ait été choisie comme capitale européenne au détriment de Strasbourg.
Personnellement, j'habite à au moins 400 km par autoroute de ma nouvelle capitale régionale et je n'y suis allé que 2 fois (j'ai 65 ans)
Etudient-ils l'histoire-géographie à l'ENA?
Réponse de le 01/08/2015 à 17:02 :
Vous auriez dû sortir un peu plus de votre trou paumé pour découvrir que les alsaciens parlent également le français et l'anglais. Personnellement, en tant qu'alsacien, j'habite aussi à 400km de votre ville, et j'y suis suffisamment allé pour savoir qu' une fois sorti de Reims, Châlons, Troyes, Épernay ou Charleville, y a pas grand chose.
Que le capitale soit en Alsace ou en Champagne, ça ne changera pas grand chose pour vous, ni pour moi...
Réponse de le 02/08/2015 à 8:42 :
Je suis du centre et quand un lorrain ou un alsacien me parle je ne comprend pas tous les mots. Mais ils sont français et parlent leur dialecte local. Si on devait exclure tous ceux qui parle un dialecte local, il n'y aurait plus de région ni de français dans notre pays. Ils faudrait exclure les chtis, les bretons, les alsaciens, les lorrains, mais surtout les cités qui eux ont un langage commun sur le pays entier mais qu'aucun de nous ne comprend... En gros on enlève tous le mode car même moi qui suis du centre et ne pense pas avoir un dialecte, quand je vais ailleurs dans le pays, il y a des mots que les autres ne comprennent pas;, c'est donc que moi aussi j'ai un dialecte personnel...
Réponse de le 02/08/2015 à 9:45 :
Rarement commentaire a contenu autant d'aneries. L'Alsace fut abandonnée par la France couarde 2 fois, aux Prussiens en 1871 puis aux nazis en 1940, et a chaque fois nous avons du resister 47 puis 4 ans a la prussification et a la nazification, alors si vraiment vous meprisez les Alsaciens, ils vous le retournent bien.
Et pour votre gouverne, cette fusion de regions, on en veut pas et nous nous batterons pour detacher l'Alsace de cette insipide ALCA. D'ailleurs grace a des commentaires comme le votre l'independance n'est plus si mal vue.
a écrit le 01/08/2015 à 14:33 :
Allez on rigole un peu. Les gastronomes vont pouvoir déguster une choucroute cuite au champagne et accompagnée d'une quiche. Diététique non? Transposable bien sur à d'autres régions !!!
Réponse de le 02/08/2015 à 8:43 :
L'avantage de ces nouvelles régions c'est que les agriculteurs vont être content, on va tous manger local (a plus ou moins 500km...)
a écrit le 01/08/2015 à 12:36 :
Toulouse chef-lieu de l'Occitanie, c'est logique d'un point de vue économique, historique et démographique, mais on peut justement envisager un rééquilibrage en laissant à Montpellier et à Perpignan de larges compétences administratives, par exemple au niveau de l'éducation, de l'agriculture pour Montpellier, et au niveau de la culture Catalane pour Perpignan.
a écrit le 01/08/2015 à 11:45 :
Voilà une excellente réforme qui va permettre de conforter l'administration française et d'ancrer le pays encore plus dans le socialisme. L'avenir est en marche !
a écrit le 01/08/2015 à 10:41 :
La démocratie normalement se fait de bas en haut. Elle ne doit pas être dictée par l’oligarchie des 3: PS LR FN . Encore une mascarade de la république populaire bananière!
a écrit le 01/08/2015 à 10:00 :
Vous avez remarqué : Valls a cité Rouen, Lille, Dijon: que des municipalités socialistes!
Réponse de le 02/08/2015 à 8:46 :
Dans ce cas pourquoi ont ils choisi Bordeaux? La ville est loin d'être au centre encore plus si vous prenez le train qui oblige ceux du centre de passer par Tours pour y aller... Et il me semble que c'est Juppé qui y est le maire, un des principaux adversaire possible pour la présidentielle de 2017...
a écrit le 01/08/2015 à 9:58 :
Encore une réforme destinée à embaucher de nouveaux fonctionnaires et à créer un étage de plus dans notre mille-feuille administratif. Avec une nouvelle colonne de taxes dans les impôts locaux ! Car, c'est bien spécifié, aucun poste ne sera supprimé dans les régions actuelles. C'est sans doute ce que ce gouvernement appelle le choc de simplification !
a écrit le 01/08/2015 à 7:29 :
Les choix sont logiques mais pour la répartition des compétences c'est une autre histoire on a une réformette
Réponse de le 01/08/2015 à 9:40 :
Pourriez vous nous expliquer la logique. Moi je dois avoir un sérieux problème de strabisme car il n'y en a aucune au centre d'une région. Si ils voulaient de ces villes pourquoi n'ont ils pas supprimé les régions pour les redessiné en fonction de la position de ces villes afin qu'elles soient au centre.
Autre petit détail: Regardez la plus grande qui va du centre de la France à l’Espagne, vous ne trouvés pas qu'elle est beaucoup trop grande? Croyez vous qu'au niveau temps un Bourges Bordeaux est aussi rapide qu'un Mont de Marsan Bordeaux?
a écrit le 01/08/2015 à 7:15 :
Jamais deux sans trois ... CENSURE ?

En effet, j'ai déjà cité à deux reprises la phrase CLÉ d'Emmanuel Macron, déclarant
il y a qq semaines que DE TOUTES FAÇONS EN 2017 LA FRANCE SERA ORGANISÉE ET ON NE POURRA PAS DÉFAIRE CE QUE NOUS AURONS FAIT ? Dont acte ? C'est bien trop vrai ?
a écrit le 01/08/2015 à 6:32 :
Scandaleux, les socialistes sans référendum, pour une opération nationale de découpage géo/économique majeure, ont bidouillé à leur guise la carte de France ...et comme par hasard la majorité des capitales provinciales sont encore dans leurs mains ...
a écrit le 01/08/2015 à 1:56 :
Vent-debout, l'exécutif "?" après avoir déterminer cette nouvelle cartographie, distribue les cartes relatives aux instances institutionnelles ??? Simple question? Sur quels critères ? qui fait quoi ??? et pourquoi ???
a écrit le 31/07/2015 à 23:23 :
Limoges, comme d'autres villes, ne sera plus capitale régionale et de plus est privée de TGV, mais on garde l'espoir de créer une réserve indienne.
a écrit le 31/07/2015 à 23:23 :
Limoges, comme d'autres villes, ne sera plus capitale régionale et de plus est privée de TGV, mais on garde l'espoir de créer une réserve indienne.
a écrit le 31/07/2015 à 22:54 :
La Tribune connaîtrait-elle particulièrement mal la géographie française? Il faut le craindre car la Tribune passe à la trappe Besançon, capitale de l'ex Franche-Comté, même pas mentionnée. La honte…
a écrit le 31/07/2015 à 22:54 :
La Tribune connaîtrait-elle particulièrement mal la géographie française? Il faut le craindre car la Tribune passe à la trappe Besançon, capitale de l'ex Franche-Comté, même pas mentionnée. La honte…
a écrit le 31/07/2015 à 22:50 :
Et Besançon...
a écrit le 31/07/2015 à 22:46 :
Chalon en Champagne perd aussi le statut de chef-lieu de région...
Réponse de le 31/07/2015 à 23:09 :
C'est ou ce village perdu ???
On s'en fou des petits bâtons

Il faut de l'efficacité et c'est pas gagné
a écrit le 31/07/2015 à 19:02 :
A la demande des autorités qui pilotent la construction européenne, la politique d’Europe des régions, vendue comme réforme territoriale au peuple, a programmé le transfert de plus en plus massif de pouvoirs nationaux à des “Euro-régions”, en parallèle au transfert massif de pouvoirs nationaux vers la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE).

Au même moment, les instances européennes promeuvent l’enseignement généralisé de l’anglo-américain d’une part et celui de langues régionales tombées en désuétude d’autre part. L’objectif tacite étant de folkloriser progressivement les langues nationales qui pourraient encore s’opposer au “tout américain”.

À l’insu des peuples, et notamment du peuple français, l’objectif final de ce programme de réforme territoriale n’est ainsi rien d’autre que de vider de substance les États d’Europe avant de les démembrer. La France est tout spécialement concernée. Pourquoi ? Un exposé de F. ASSELINEAU président de l' UPR.

https://www.youtube.com/watch?list=PLKVgrNogVYWIAOTPmQjs2IKTeadJ3C8uT&v=bYZ-hsF3CSs
Réponse de le 01/08/2015 à 18:45 :
Un monument de lucidité qui revisite complètement le mythe de l' Europe européenne, à visionner absolument..
a écrit le 31/07/2015 à 18:34 :
Euh tous Ca pour Ca ??!?

Les belges ont vécu 18 mois sans gouvernement et je me dis qu'on pourrait très bien faire pareil

Pendant ce temps le chomage monte et la dette aussi
Réponse de le 01/08/2015 à 13:44 :
Ca fait déjà plus de 25 ans que le seul gouvernement qu'on ait est le "toujours plus d'impôts" et surtout "aucune redistribution pour les citoyens"...

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