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Logement : Hamon dans la continuité de Hollande ?

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Benoît Hamon souhaite mettre en oeuvre des mesures initialement prévues dans la loi Alur.
Benoît Hamon souhaite mettre en oeuvre des mesures initialement prévues dans la loi Alur. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
En matière de Logement, le candidat du PS Benoît Hamon s'inscrit dans la continuité du quinquennat Hollande... avec quelques "marqueurs de gauche" en plus.

Les trois ministres du Logement du quinquennat Hollande - Cécile Duflot, Sylvia Pinel et Emmanuelle Cosse - soutiennent aujourd'hui la candidature de Benoît Hamon à l'élection présidentielle. Ce n'est donc pas une surprise de voir le candidat PS prôné la continuité dans son programme.

« En matière de logement, le quinquennat qui s'ouvre sera davantage celui de l'application des lois votées ces derniers mois », confirme Daniel Goldberg, député de Seine-Saint-Denis, qui conseille Benoît Hamon sur les questions de logement.

Les dispositifs fiscaux qui fonctionnent (ceux intégrant des taux de TVA réduits, le prêt à taux zéro élargi, le Pinel, celui dédié à l'offre de logement intermédiaire etc.) seront donc prorogés si Benoît Hamon est élu. L'idée est de ne pas enrayer la bonne dynamique engagée en matière de construction : 437.000 logements dont 124.000 logements sociaux ont été mis en chantier en 2016.

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Renforcer l'Etat local

Mais Benoît Hamon souhaite tout de même aller un peu plus loin que la politique menée sous le quinquennat Hollande, en sortant notamment de l'objectif chiffré des 500.000 logements construits par an. Egalement conseillère de Benoît Hamon en matière de logement, la députée du Nord Audrey Linkenheld évoque la nécessité de fixer des objectifs davantage qualitatifs, en renforçant le rôle de « l'Etat local ». Concrètement l'Etat contrôlerait les objectifs fixés dans les programmes locaux de l'habitat (PLH) des collectivités, censés définir les besoins en logement des populations. Et pour infléchir la position des élus locaux qui ne construiraient pas les logements dont leurs habitants auraient réellement besoin, « une partie de la dotation globale de fonctionnement sera modulée en fonction des constructions de logements et du respect de leurs objectifs inscrits dans les PLH », indiquent les conseillers de Benoît Hamon.

Le but est ici de mettre fin « aux comportements malthusiens des maires » qui parfois refusent de faire construire des logements sur leur territoire, de peur de se faire sanctionner ensuite par leurs administrés, déplore Daniel Goldberg. Et pour convaincre les ménages réticents d'accueillir de nouveaux voisins, les conseillers de Benoît Hamon imaginent un dispositif qui aiderait financièrement les maires bâtisseurs pour la construction d'équipements nouveaux induits par les opérations de construction de logements (écoles, parcs, terrains de sport etc.).

Encadrement des loyers

Mais au-delà de ces nouveaux contrats territoriaux entre Etat et collectivités locales, Benoît Hamon compte surtout mener à bien des chantiers engagés et stoppés durant le quinquennat Hollande. Il souhaite notamment inverser la logique de la fiscalité immobilière pour inciter les propriétaires à bâtir ou à vendre, une idée un temps évoquée en 2012 et en 2013, puis abandonnée ensuite. Pour ce faire, si Hamon est élu, une loi de programmation fiscale dédiée sera votée afin de réformer la fiscalité sur les terrains à bâtir et assurer la stabilité. « En effet, l'instabilité fiscale de ces 10 dernières années pousse à l'immobilisme », estime-t-on dans son camp.

En parallèle, deux mesures phares de la loi Alur, portée à l'époque par la ministre du Logement Cécile Duflot, vont être finalement mises en œuvre : d'abord, l'encadrement des loyers sera appliqué dans toutes les zones tendues, comme cela est prévu dans la loi. Seules les zones supposées tendues « qui ne sont pas des métropoles » pourraient être exclues du périmètre de l'encadrement, explique Daniel Goldberg. L'encadrement des loyers excessifs prévu pour environ 400 communes de l'unité urbaine francilienne sera par exemple maintenu.

Le retour de la GUL

Par ailleurs la garantie universelle des loyers (GUL), abandonnée par le gouvernement Valls au profit d'une garantie des loyers pour les moins de trente ans (le dispositif Visale), sera également instaurée. Le but, selon les conseillers de Benoît Hamon est d'agir « dans l'intérêt commun des locataires qui ne bénéficient pas d'une caution suffisante, comme des propriétaires individuels souvent démunis devant des impayés de loyer ».

Un discours rassurant vis à vis des propriétaires, construit pour éviter les désagréments connus après le vote de la loi Alur. En effet, avec le recul, au sujet de cette loi, « il y a eu un discours inutilement alarmiste tenu par quelques professionnels et certains politiques qui a eu pour effet de geler le marché immobilier », regrette Daniel Goldberg. Reste qu'au regard de la férocité de l'opposition vis à vis de ces deux mesures de la loi Alur, les discussions risquent d'être à nouveau très tendues entre les professionnels du secteur de l'immobilier et Benoît Hamon, si ce dernier remportait l'élection présidentielle.

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Commentaires
a écrit le 11/04/2017 à 11:36 :
le clan écolo-bobo de Hamon va avoir du boulot du côté de Grande Synthe après que les gentils migrants aient mis le feu au village humanitaire d'hospitalité.
a écrit le 05/04/2017 à 18:14 :
Ah bon, il faut défendre nos propres intérêts dit Hamon ! Aurait-il décidé de rendre sa carte du parti, car jusqu'à maintenant, les socialos font tout pour garder le pouvoir, mais pas grand chose pour nos intérêts :-)
a écrit le 05/04/2017 à 12:31 :
L'immobilier est repartie à la hausse avec Moi Président l'ennemi de la finance ...Si Mr Macron devient président il voudrait taxer la rente immobilière et il fera tout le contraire comme Mr Hollande.. L'immobilier a encore de beaux jours et un bel avenir!
a écrit le 05/04/2017 à 12:26 :
Une seule expression me vient à l'esprit quand je lis son programme et que je vois ses soutiens. Hamon grand désespoir, je constate la médiocrité de ce qui reste du parti socialiste !
a écrit le 05/04/2017 à 11:09 :
le gros probleme du logement en France c est la specultion fonciere des terrains en France a causse des taxes et impots vote pars les elues locaux suivent la rentablite de leurs besoin s ensesse plus gourment, pref il en resulte que les pauvres sont esclues des centres villes et sont catonne et entase dans les banlieus et qu en on vois l etat de ces logements dans les offices d h l m et le prix des loyers plus charges cela reprensente la moitie d un revenu des simcards et la moitie des petites retraites ,? c est la que les hommes de gauche devrais agir, baissant le prix de ces loyer ; le logement et le premier facteur d integration d un cellulle famillale ???
Réponse de le 05/04/2017 à 15:10 :
La speculation immobiliere n a rien a voir avec les taxes et impots. D ailleurs l immobilier est plutot favorise a ce niveau car exempte d impots en cas de revente de la residence principale ou de detention longue (contrairement aux actions par ex)

Le probleme du logement en France est qu il y a une politique consciente du logement cher, via les subventions (PTZ, APL, Pinel) et l allongement des durees du credit. Pourquoi cette politique ? car elle favorise les baby boomers (electorat majeur LR/PS et classe d age de nos politiciens), car elle permet de distribuer du pouvoir d achat artificiellement (en saignant les jeuens generations certes, mais on s en fout), car elle permet de rendre docile une partie de la population (un endette sur 25 ans va pas ruer dans les brancarts) et que ca donne du travail au BTP (gros employeur de bac -5 et distributeur de valise de billets)


Evidement a terme c est deletere, on le voit avec l effondrement de l industrie francaise mais apres moi le deluge est le mode de fonctionnement de nos dirigeants (et d une partie des electeurs. on a les politiciens qu on merite ! on peut pas se plaindre de voir la France decliner et apres voter pour un type qui salarie sa femme 6000 €/mois et se fait payer ses costumes par un porteur de valises de la francafrique)
a écrit le 05/04/2017 à 8:52 :
Et on se prépare à voir débouler tous nos chers rentiers qui, dans tous les articles et commentaires sur l'immo, nous expliquent que le plus gros problème ce sont les impayés de loyer, mais qui ont oeuvré à la mise à mort de la GUL, et qui vont encore se plaindre ici de son retour, alors qu'il s'agit de l'arme ultime contre les impayés.
Réponse de le 05/04/2017 à 10:01 :
la GUL est une imbecilite. ca consiste a faire payer a tous (car au final il y en a bien un qui paie) le fait que certains ne paient pas. Que ca soit par pauvrete ou par malhonnete est un autre probleme ...

La solution n ets pas une GUL mais d efaire qu ele sgens puisse se loger pour moins cher -> arreter la politique du logement cher et les subventions a l immobilier (APL, PTZ Pinel)

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