Macron face à la CGT : la première confrontation

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En organisant la journée d'actions du 12 septembre, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, veut positionner son syndicat en principal adversaire de la politique menée par Emmanuel Macron.
En organisant la journée d'actions du 12 septembre, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, veut positionner son syndicat en principal adversaire de la politique menée par Emmanuel Macron. (Crédits : REUTERS/Philippe Wojazer)
La CGT appelle mardi 12 septembre à manifester contre la réforme du droit du travail, voulue par Emmanuel Macron. Le président se trouve confronté à sa première véritable épreuve sociale. Pour en sortir vainqueur, il s'est employé à isoler la CGT...

Ce mardi 12 septembre, Emmanuel Macron et le gouvernement vont être confrontés à leur premier mouvement social d'ampleur depuis leur arrivée au pouvoir au printemps dernier. La CGT a en effet appelé de longue date à manifester ce jour contre les ordonnances réformant le droit du travail qui seront adoptées en conseil des ministres mercredi 20 septembre. La FSU, Solidaires et le syndicat étudiant Unef ont décidé de rejoindre la CGT dans le mouvement. Au total, selon Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, Plus de 180 lieux de manifestations ont été recensés et « on va dépasser les 4.000 appel à la grève sur tout le territoire ». Le leader syndicaliste y voit « le signe d'une effervescence et d'un très fort mécontentement », selon les termes employés dans un entretien au Parisien dimanche 10 septembre.

Et pour la CGT, il ne s'agit « que d'un début », la centrale appelant d'ores et déjà à une nouvelle journée d'actions le 21 septembre. En revanche, au nom de l'indépendance syndicale, elle n'appelle pas officiellement ses militants à rejoindre les cortèges de « La France insoumise » de Jean-Luc Mélenchon qui sera dans la rue le 23 septembre.

L'importance de la mobilisation scrutée par le gouvernement

Alors, faut-il s'attendre mardi 12 septembre à une forte mobilisation ? L'importance des cortèges va être scrutée de très près par le gouvernement. Emmanuel Macron a déjà dit que de toute façon, il ne lâcherait rien. Depuis Athènes, vendredi 8 septembre il a même lancé de façon provocante « qu'il serait d'une détermination absolue et ne cèderait rien, ni au fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes »... Des propos qui ont fait polémiques.

L'Executif va chercher à savoir s'il ne s'agit que d'une « grogne » limitée en nombre et dans le temps où si le mouvement peut, à l'inverse, potentiellement prendre de l'ampleur et agréger les nombreux mécontentements nés des annonces sur la diminution des contrats aidés, la baisse des APL, le « gel » du point dans la fonction publique, l'augmentation de la CSG pour de nombreux retraités, etc.

Le gouvernement devrait a priori pouvoir se rassurer, même s'il est toujours difficile de faire des pronostics en matière de météo sociale. Mais, de fait, plusieurs facteurs jouent en sa faveur.

D'abord, à la différence de 2016 où la loi El Khomri était une véritable surprise, François Hollande ne l'ayant jamais annoncé dans son programme présidentiel, cette année, il en va totalement autrement. Emmanuel Macron avait fait de la réforme du marché du travail l'un des points centraux de sa campagne électorale. Il avait annoncé qu'il réformerait le droit du travail rapidement. Il avait aussi était très clair sur sa volonté de transformer l'assurance chômage, de revoir le système de formation et d'unifier les régimes de retraites.

Le président peut donc se targuer d'une légitimité démocratique certaine. Ce à quoi ses détracteurs rétorqueront que la largesse de son élection au second tour face à Marine Le Pen n'avait pas valeur d'adhésion mais exprimait surtout un rejet du Front National...

Ensuite, le gouvernement constatera avec satisfaction qu'il n'est pas face à un front syndical uni. Officiellement, aucune des quatre autres centrales représentatives au niveau national et interprofessionnelles n'appelle à descendre dans la rue le 12 septembre aux côtés de la CGT. Certes, plusieurs fédérations Force Ouvrière ou CFE-CGC comptent participer.

La CGT isolée et FO "chouchoutée" par le gouvernement

Mais, le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly n'a pas voulu, cette fois, lier le destin de sa confédération à celui de la CGT. C'est toute la différence avec la loi El Khomri. En 2017, FO reste dans le jeu du dialogue avec le gouvernement, la CFDT n'a plus le monopole de cette situation comme au temps de François Hollande. D'ailleurs, Edouard Philippe et Muriel Penicaud, la ministre du travail, ont astucieusement « bichonné » Jean-Claude Mailly en laissant une place importante aux branches dans la négociation collective et en acceptant d'augmenter les indemnités légales de licenciement qui passent de 1/5e de mois par année d'ancienneté à ¼.... « Cadeau » à Force Ouvrière.

Comment expliquer dès lors l'attitude de Jean-Claude Mailly. En 2016, il n'a pas du tout apprécié la méthode de travail de Manuel Valls alors premier ministre... et surtout l'attitude intransigeante, selon lui, de François Hollande pour qui seule la CFDT comptait. Pour le secrétaire général de FO, à l'époque, il n'y a eu aucune concertation réelle, il avait d'ailleurs dénoncé dans un livre* la « surdité » de ses interlocuteurs ». Ce qui explique en grande partie pourquoi FO est descendue dans la rue. Mais Jean-Claude Mailly n'a pas très bien vécu l'épisode contestataire avec toutes les violences qui se sont produites en marge des cortèges. A l'inverse, en 2017, Jean-Claude Mailly estime avoir pu se faire entendre, lors de la concertation estivale avec le ministère du Travail. A titre personnel, le leader de FO estime que Muriel Penicaud et « une grande professionnelle ». Mais, surtout, Jean-Claude Mailly qui passera la main à la tête de FO au printemps 2018 - Pascal Pavageau lui succèdera - souhaite que sa centrale continue d'avoir l'oreille du gouvernement alors que d'autres grands chamboulements se profilent avec la réforme de l'assurance chômage, de la formation professionnelle et, surtout, des régimes de retraite. FO compte être très présente sur ces dossiers. Il faut donc que la centrale reste « dans le coup ».

La CGT veut se refaire une santé

La « sagesse » actuelle de FO - pas forcément toujours très bien vécue dans les rangs de l'organisation - est donc un atout pour Emmanuel Macron qui ne trouve en face de lui « que » la CGT parmi les centrales interprofessionnelles. Philippe Martinez, lui, a besoin de cette journée et sans doute des suivantes pour remonter le moral de ses troupes. De fait, en 2017, la CGT a perdu sa place historique de première confédération syndicale dans le privé au profit de la CFDT. Certes, elle reste la première centrale si l'on tient compte du public. Mais en tout état de cause, la CGT perd du terrain. Elle pense donc qu'en musclant son discours et en se posant en principale force de contestation à Emmanuel Macron et sa majorité cela lui fera gagner des points.

Surtout, la CGT veut espérer que son « isolement » ne va pas durer et que des convergences vont avoir lieu avec les autres centrales sur les futurs dossiers, à savoir les réformes de l'assurance chômage et des retraites. Ce qui n'est pas impossible. En attendant, le gouvernement a astucieusement renvoyé à 2019 le projet de réforme du statut de la SNCF, un bastion cégétiste, pour éviter la fameuse convergence des luttes ce 12 septembre

Pour l'anecdote, Emmanuel Macron se rendra demain12 septembre  aux Antilles pour rencontrer les sinistrés du cyclone Irma...Façon de concurrencer sur les antennes TV les images des manifestations de la CGT. Rien n'est laissé au hasard...

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* "Les apprentis sorciers, l'invraisemblable histoire de la loi travail"; Éditions Les Liens qui Libèrent; 110 pages; 12,50 euros

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Commentaires
a écrit le 13/09/2017 à 8:53 :
Mailly est sur une pente ..... juteuse !
Sa reconversion est entamée ...... il appelle pudiquement ça le syndicalisme constructif mais c'est surtout son habitation individuelle qu'il construit , ... dans le mème lotissement que les Cosse , De rugy , Pompili ou Placé ..... la méridienne verte ....
Tous les chemins de l'arrivisme mènent au gouvernement .......
a écrit le 13/09/2017 à 8:08 :
Une fois de plus les manifestations de fonctionnaires non concernés par la loi sur le travail ont perturbé le travail des salariés du privé.
a écrit le 13/09/2017 à 4:07 :
Si on devait écouter la cgt ou l'upr on ne cesserait de reculer. Ils sont tous deux néfastes et ne voient que leurs intérêts au lieu de l'intérêt général. Les PME ne demandent qu'à embaucher pourvu qu'on leur simplifie la tâche et que l'on enlève des carcans inutiles. Et les salariés souhaitent pouvoir changer et faire évoluer leur carrière.
a écrit le 12/09/2017 à 23:03 :
La mondialisation cela existe . Elle consiste à recréer l'esclavage . Les plus pauvres reçoivent un petit boulot pris au un peu moins pauvre au profit du riche . Les syndicats ne changent rien.
a écrit le 12/09/2017 à 20:56 :
Natacha Polony cette grande journaliste épouse exactement l' analyse de l' UPR sur les GOPE et sur le détricotage du droit du travail pour cause de confinement dans l' Ue.

"Est-ce que vous connaissez les GOPÉ, les grandes orientations de politique économique ? C’est la feuille de route fixée depuis des années à chaque État de l’UE pour aller vers une harmonisation du marché. Dedans, on trouve le gel des salaires, la réduction du périmètre de l’État, c’est-à-dire les privatisations, la baisse des dépenses publiques, la souplesse des conditions de travail en cas de difficulté économiques, donc des facilités pour licencier et la fin des professions réglementées. Exactement les fameuses réformes dont Emmanuel Macron nous explique qu’elles sont indispensables pour la France.

Le problème, c’est que pendant des années, les syndicats se sont contentés de défendre les intérêts de leurs adhérents, au mépris des règles d’égalité. Les régimes spéciaux n’inciteront pas les salariés du privé à aller manifester donc ils ne seront pas là aujourd’hui.

La conclusion, c’est que quand on ne peut pas déprécier sa monnaie, on retrouve de la compétitivité en jouant sur les salaires et le droit du travail. C’est exactement ce qu’on est en train de faire, c’est ce que l’UE nous réclame. Un alignement sur les dérégulations à l’œuvre en Allemagne ou au Royaume-Uni. Ça, les Français n’en veulent pas. Mais ils n’ont pas vraiment de porte-voix."
Réponse de le 12/09/2017 à 22:26 :
Si l' UPR mais Natacha elle n' a pas vocation à le dire ....
a écrit le 12/09/2017 à 18:36 :
Cette première journée est un bide total pour la CGT (et pour Mélanchon l'aigri). Le gouvernement a les mains libres pour faire avancer le pays et faire taire les crypto-communistes.
a écrit le 12/09/2017 à 17:51 :
Où est l'époque où la Ght mettait 500.000 travailleurs sur le pavé?
a écrit le 12/09/2017 à 17:26 :
"Le président peut donc se targuer d'une légitimité démocratique certaine." NON. Macron (comme pratiquement tous les Présidents) à été élu par défaut. Conséquence du Coup d'Etat permanent.
"Macron, en remplaçant la représentation nationale par l'infaillibilité du chef, concentre sur lui l'intérêt, la curiosité, les passions de la nation et dépolitise le reste. »"
a écrit le 12/09/2017 à 17:21 :
"Le président peut donc se targuer d'une légitimité démocratique certaine." NON. Macron (comme pratiquement tous les Présidents) à été élu par défaut. Conséquence du Coup d'Etat permanent.
a écrit le 12/09/2017 à 14:12 :
Les fainéants c'est les privilégiés de la première vague des glorieuses et les réformes actuelles c'est pour pour leur diminuer leur avantages à l'avantage du patronat ( cac40)bref ce système n'est pas juste en France , on nous a tous menti et ça a commencé depuis M.Mitterand.
Réponse de le 12/09/2017 à 16:22 :
Il y en a assez d'entendre parler des trente glorieuses par ceux qui ne les ont pas vécu.
Pas de portable, ni d'ordinateur, ni même pour beaucoup pas de tel fixe, pas de machine à laver, pas de télé, pa de frigo, peu de voiture, pas de TGV, pas de 35 heures; pas de 5 semaines de vacances, pas de RTT,retraite à 65 ans, espérance de vie plus courte, pas de supermarché etc etc... alors tu les veux toujours les 30 glorieuses.
Réponse de le 12/09/2017 à 16:28 :
Vous êtes matérialiste ?
Réponse de le 12/09/2017 à 17:06 :
Coluche disait: les fainéants ce sont les syndicalistes car leurs jours de travail ce sont leurs journées d'action.
Réponse de le 12/09/2017 à 18:45 :
Les Français étaient heureux avec cette vie là.
On le téléphone, le pc et tout et tout et alors ??
Les Français sont ils plus heureux plongés dans tous ces artifices et ce matérialisme dans un climat de précarité jamais vu depuis la dernière guerre ?
Réponse de le 13/09/2017 à 8:58 :
..... les fainéants ce sont les sans -dents d'hier , les veaux d'avant hier et les gueux de jadis !
.... l'expression du mépris qu'on TOUJOURS eu les nantis , élus ou pas , pour la " populace "
a écrit le 12/09/2017 à 12:40 :
sans véritable programme ni ambition autre que celle de servir les intérêts des banques et des plus grosses sociétés quitte à paupériser toute la population, macron continue la tactique qu'il connaît et qu'il maîtrise : tenter de diviser pour mieux régner en despote bafouant les règles les plus élémentaires de l'éducation, de la déontologie et de la démocratie. Crachant via ses ordonnances sur la devise du pays - liberté, égalité, fraternité, au cas où il l'aurait oublié - macron participe activement à la création d'un état liberticide et dictatorial (sous le fallacieux prétexte d'un pseudo-"terrorisme" qu'il est le premier à provoquer) ainsi qu'à la destruction systématique et programmée de toute égalité entre les français. Président élu grâce à une faible minorité de la population, président des banques et du patronat, macron n'est pas et ne sera jamais le président de la france et des français. Comme sarko en son temps, macron méprise les français et ne vise qu'à satisfaire ses petits copains de l'industrie et de la finance tout en assouvissant sa soif de pouvoir. Il y en a que l'on traite de despote et de dictateur pour moins que ça !
a écrit le 12/09/2017 à 11:25 :
Martinez est l'élu de qui? 3% des salariés point barre!
a écrit le 12/09/2017 à 10:04 :
"Pour en sortir vainqueur, il s'est employé à isoler la CGT... "

Ca fait belle lurette que les médias de masse isolent la CGT hein, n'oubliez pas qu'il y a encore peu les éditorialistes les traitaient de "terroristes" quand même. Les autres syndicats étant encore plus corrompus obéissent plus vite c'est certain.

Il faut lire cet article qui est la copie conforme de ce que nous promettent nos macroniens, du sang et des larmes.

"L’enfer du miracle allemand" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/CYRAN/57833
Réponse de le 12/09/2017 à 10:14 :
Enfer Allemand? ils sont entrain de réélire Merkel pour la 4eme fois consécutive...Quand nous? On change à chaque fois et on a l extrême droite au second tour. Et puis c'est bien connu on n'a pas de pauvre, pas de précaire et pas de chômeur..La paille et la poutre...
Réponse de le 12/09/2017 à 10:31 :
Lisez l'article avant de vouloir lancer un débat quelconque svp, faites un minimum d'efforts au moins.

Je met très souvent des liens qui prouvent mes dires tandis que les prêtes néolibéraux n'ont que des messes à m'opposer bien souvent d'une médiocrité affligeante

Par ailleurs si vous étiez moins pro-germanique vous connaitriez le proverbe français qui dit que comparaison n'est pas raison.
Réponse de le 12/09/2017 à 12:39 :
Je lirai l'article quand j'aurai un peu de temps, mais ce que je vous donne ce sont des faits objectifs et constatables. Aucunement pro germanique ou idéologique, juste des faits.
Pas plus la France que l'Allemagne ne sont des enfers par ailleurs.
Réponse de le 12/09/2017 à 13:10 :
Et alors ? Ce n'est pas parce que des électeurs élisent telle ou telle personne qu'ils ont deux sous d'intelligence. cela se saurait et, dans ce cas, macron n'aurait jamais été élu. "Citoyen blasé" à raison : l'allemagne se transforme de plus en plus en enfer pour les allemands et il n'y a plus guère qu'une poignée de pitoyables décérébrés, soigneusement maintenus dans leur ignorance par des medias (français notamment) qui ont de l'honnêteté et de la déontologie des approches très "élastiques" pour encore oser prétendre le contraire. Quand, "grâce" à merkel et ses sbires, plus d'un million d'allemands sont contraints de travailler à plein temps pour moins de 400 euros mensuel et que l'état teuton a déjà calculé que leur retraite se montera, après "carrière" complète, à moins de 150 euros mensuels, comment appelez-vous ça ? Si ce n'est "enfer" et version moderne du STO cher aux nazis allemands d'antan ? Mais bon : si vous estimez qu'il s'agit d'une sorte de paradis, pourquoi ne pas vous expatrier ?
Réponse de le 12/09/2017 à 13:17 :
Non vous ne lirez pas parce que la vérité ne vous intéresse pas seule votre prêche néolibérale est importante à vos yeux.

"des faits objectifs et constatables. "

En effet mais l'eau est mouillée aussi, c'est un fait constatable mais qui n'a rien à voir avec notre sujet non plus.

Vous écrivez en dernier parce que sémantiquement vous êtes à la ramasse, vous n'avez aucun argument juste des "faits constatables" qui n'ont rien à voir avec ce que je dis. Sachant que l'élection de merkel a également eu lieu avec une grosse abstention qui progresse aussi dans ce pays, je n'accorde aucune légitimité à des prise de pouvoir qui ne se font que grâce à une petite partie du peuple.

"C'est comment ailleurs ? L'abstention en Europe" http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-comment-ailleurs/c-est-comment-ailleurs-l-abstention-en-europe_2141284.html

La prochaine fois je signale votre commentaire étant donné qu'il n'est pas difficile de voir que vous ne faites que troller.
Réponse de le 12/09/2017 à 20:10 :
@citoyenblasé
Quels sont vos arguments à vous à part encore nous citer "le monde diplomatique" comme une source de vérité transcendante?
Le monde diplomatique = altermondialisme
On aime où on n'aime pas.
Réponse de le 12/09/2017 à 21:33 :
Il manque juste aux allemands une redistribution linéaire simple (de type revenu universel) entre personnes physiques car ils ont un problème de travailleurs pauvres à temps partiels et de retraités nombreux et pauvres qu'ils envoient dans les pays de l'est.
Le substrat économique est bon (réglementation du travail,
fiscalité des entreprises, coût du travail, politique industrielle).
Réponse de le 13/09/2017 à 10:26 :
Mes arguments ?

Vous au moins votre mauvaise foi ne vous étouffe pas étant donné que c'est à longueur de commentaire que je les expose mes arguments mais comme vous êtes incapable de les contrer vous préférez les nier.

"car ils ont un problème de travailleurs pauvres à temps partiels et de retraités nombreux et pauvres qu'ils envoient dans les pays de l'est."

Ce n'est pas un problème, si vous avez lu l'article on voit bien que c'est une volonté, une véritable politique de paupérisation du salariat.
a écrit le 12/09/2017 à 9:03 :
Bonjour,
La cgt et fo ne doivent pas tomber dans le piège.
Ce gouvernement ne fera aucune concession et il refuse une communication équitable, il faut une manifestation dans le silence , le respect et la dignité , surtout pas de violence car c'est ce que le gouvernement attend, il faut pas leur donner ce qu'il attend.
La population n'attend pas la charité mais du respect.
a écrit le 12/09/2017 à 7:49 :
Comme la loi El Khomri, cette nouvelle loi travail ne constitue qu'un petit pas dans la bonne direction, mais il faudra rapidement aller beaucoup plus loin dans la libéralisation et l'ouverture du marché du travail.
a écrit le 12/09/2017 à 5:56 :
Micron est un homme qui ne fait que de la com. Derriere. c'est le vide abyssal. Les francais s'en rendent compte tardivement. C'est dommage pour eux, 5 ans c'est long.
Réponse de le 12/09/2017 à 14:35 :
Le vide abyssal ? N'est-ce pas ça justement qui caractérise les français ? S'ils avaient un minimum de conscience, d'honnêteté, de respect d'eux-mêmes et d'intelligence, jamais ils n'auraient voté pour sarko ou (même en minorité) pour micron. mais bon : les français n'ont-ils pas les psdt qui leur correspondent ? Et s'il y a des voyous sans scrupules à l'élysée, que dire du populo ? Qui les a élus ? Qui se ressemble...
a écrit le 11/09/2017 à 22:28 :
Bonjour tout ceci n'est que mascarade les syndicats sont au service du pouvoir ils sont un régulateur de la démocratie pour éviter tout débordement. Pour éviter toute révolution
a écrit le 11/09/2017 à 21:56 :
sur de lui le bo bo moi je veux bien mais il y en a eu d'aures et s c'est pas bien termine ceci n'est qu'un aperitif.....quand tout sera bloque alors là ??
a écrit le 11/09/2017 à 21:26 :
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et les autres syndicats devraient avoir comprit que macron est jusqu’au-boutiste inconséquent, puérile ... comme Sarkozy et Valls, adeptes de la terre brûlée

les manifestations sont bien trop légères ;

Il doit être décidé d'une grève" nationale totale, générale,

seuls les amis de Macron qui perdront quelques milliards le feront revenir à la raison ;

Il est très dangeruex de mener en bateau le Peuplede France, il ne fauudrai pas laisser de fausses illusions aux salariés, à tous ceux qui sont dans la misère

la guerre civile va devenir inéluctable et finira dans le chaos ... Alors les syndicats le paieront extrêmement et dramatiquement cher.
Réponse de le 12/09/2017 à 10:04 :
Vous êtes tout perturbé par le dernier Besson des mille planètes vous, la guerre civile dans un pays ou tous LES SYNDICATS sont tenu en laisse, à moins que la base ne déborde la tête pourrie !! Comptez plutôt sur le seul parti d' opposition.
Réponse de le 12/09/2017 à 10:06 :
vous avez vu un peuple de France ou ?
a écrit le 11/09/2017 à 19:32 :
Vous ne voulez pas relayer mon appel courtois à la révolte donc, pourtant c'était sur le plan de l'humour vous savez, enfin presque...
a écrit le 11/09/2017 à 18:44 :
le dignitaire ne représente pas tous les FRANCAIS apres avoir confirmé ses propos relatés dans la presse
a écrit le 11/09/2017 à 18:43 :
le dignitaire ne représente pas tous les FRANCAIS apres avoir confirmé ses propos relatés dans la presse
a écrit le 11/09/2017 à 18:20 :
il n'a qu'a leur dire que s'ils bronchent, il leur confisque l'argent de la formation, le 1%CE, leurs chateaux, et colle un controle fiscal aux divers comites d'entreprises et autres dont ils sont gestionnaire, en cherchant les arguments pour abus de bien social......... bizarrement, la prison en fera reflechir plus d'un........
a titre perso j'utiliserais plutot la methode beria, vu qu'elle n'a rien d'ultraliberal, car elle de de gauche, mais pour l'instant, le jeunot temporise ( le manque d'experience, tres certainement)
Réponse de le 12/09/2017 à 1:57 :
Tu n as riant compris aux 🎥 films ?
a écrit le 11/09/2017 à 18:20 :
Confrontation ? Quelle rigolade. La CGT et CFDT comme la quasi totalité des syndicats sont en réalité en parfaite adéquation avec la ligne de Bruxelles cad macro européiste à 200 %. On va encore jouer le psycho drame et les syndicats finiront par se coucher bien gentiment après deux à trois ruades de matamore, approuvant la destructuration des acquis sociaux gagnés par nos parents rebaptisés réformes par la com et le suivisme d' une presse subventionnée !

https://www.youtube.com/watch?v=3A6SH-HnH_Q
Réponse de le 11/09/2017 à 20:06 :
C' est tout à a fait étonnant d' apprendre que les syndicats jaunes ont débordé le syndicalisme tout court, j' en ai cherché et trouvé la définition. La corruption originelle apparait ci-après évidente, en tout cas merci.

"Cette forme de syndicalisme (constitué en opposition aux syndicats « rouges », c'est-à-dire socialistes ou communistes) refuse certains modes d'action comme la grève et l'affrontement avec le patronat. Pour les grévistes, les jaunes sont les non-grévistes. Ce qualificatif, en se généralisant, a pris un sens péjoratif, désignant les « traîtres »."

Source Wiki.
Réponse de le 11/09/2017 à 21:54 :
Bravo Gédéon ! belle tirade ! mais c'est grâce aux super acquis sociaux gagnés par nos parents que nos enfants sont au chômage.
Réponse de le 12/09/2017 à 10:12 :
@Asimon Tous est parti à l' est dans les délocalisations, d' ailleurs voyez le discours de Seguin prémonitoire à la chambre en 92 ...
Fallait juste suivre.
https://www.cvce.eu/obj/discours_de_philippe_seguin_paris_5_mai_1992-fr-208cafc7-f175-4e91-af4f-da4769440e83.html
a écrit le 11/09/2017 à 18:02 :
La CGT n'est pas isolée. Elle a ses soutiens habituels et, ce qu'omet (intentionnellement?) de dire l'article, au moins la moitié des fédérations locales FO, soutient activement le mouvement et participera aux manifs.

Ensuite 60% des français sont opposés à cette réforme, ce qui place la CFDT et une partie de FO dans la minorité de fait.

Pour continuer, avec moins de 30% d'opinions favorables, c'est la président qui est faible.

Pour terminer, il est bien possible que les français soient las de défiler sans être entendus, mais il y un retour de flamme dans les urnes. Dans moins de 3 semaines, les grands électeurs vont désigner 170 nouveaux sénateurs. Vu la façon dont Macron maltraite les élus et les collectivités locales, c'est une gifle qui se prépare.
En 2020, ce sont les municipales et on saura alors si Macron pourra se représenter ou devra comme son prédécesseur filer la queue entre les jambes.

Bref, la mobilisation des manifs à venir n'est pas un gage de succès pour Macron.
a écrit le 11/09/2017 à 17:37 :
Monsieur Macron , il ne faut pas confondre autorité et autoritarisme. La France est un pays qui n'aime pas trop les présomptueux, ceux qui savent tout et ne dialogue pas.
Pourquoi vos réformes seraient-elles de nature à juguler le chômage ? Si les politiques laissaient les gens en paix , l'économie irait mieux.
a écrit le 11/09/2017 à 17:10 :
La photo résume parfaitement leur relation mutuelle
Réponse de le 11/09/2017 à 17:52 :
le plus faux jeton n'est pas celui qu'on pense

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