Notre-Dame-des-Landes : les derniers manifestants délogés par la police

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Alors que le gros des manifestants avait commencé à se disperser à partir de 15h30, plusieurs organisations paysannes avaient annoncé samedi qu'elles poursuivaient une occupation illimitée du pont de Cheviré tant que le président Hollande ne renoncerait pas à l'expulsion des habitants du site prévu pour le futur aéroport nantais.
Alors que le gros des manifestants avait commencé à se disperser à partir de 15h30, plusieurs organisations paysannes avaient annoncé samedi qu'elles poursuivaient une occupation illimitée du pont de Cheviré tant que le président Hollande ne renoncerait pas à l'expulsion des habitants du site prévu pour le futur aéroport nantais. (Crédits : STEPHANE MAHE)
Les forces de l'ordre sont intervenues dans la nuit de samedi à dimanche afin d'évacuer des agriculteurs qui occupaient toujours un pont du périphérique nantais. Dans l'après-midi, une manifestation avait réuni des milliers de personnes à Nantes.

Pendant la journée de samedi, des milliers de personnes, avec plusieurs centaines de tracteurs, avaient manifesté sur le boulevard périphérique de Nantes contre le projet d'aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes. Plus exactement 7.200 marcheurs, 1.600 cyclistes et 350 tracteurs selon la police, voire 20.000 manifestants et 400 tracteurs selon les organisateurs. Les agriculteurs qui n'étaient pas partis dans l'après-midi et qui occupaient encore le pont de Cheviré ont été évacués dans la nuit sous la pression des forces de l'ordre.

Afin d'accélérer le départ des plus récalcitrants, la police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes.

Un axe stratégique bloqué

Dans un communiqué, la préfecture de la Loire-Atlantique s'est ainsi justifiée:

"La garantie donnée par les organisateurs de quitter le périphérique en fin d'après-midi n'a pas été respectée".

Alors que le gros des manifestants avait commencé à se disperser à partir de 15h30, plusieurs organisations paysannes avaient en effet annoncé qu'elles poursuivaient une occupation illimitée du pont de Cheviré tant que le président Hollande ne renoncerait pas à l'expulsion des habitants du site prévu pour le futur aéroport nantais. Ce pont est l'un des deux du périphérique enjambant la Loire, un axe stratégique pour la circulation dans l'Ouest de la France emprunté chaque jour par près de 100.000 voitures.

Une audience mercredi

Le transfert de l'actuel aéroport vers le site de Notre-Dame des Landes, à 20 km au nord de l'agglomération, devait initialement s'achever en 2017 avec l'inauguration de la nouvelle infrastructure, mais les travaux sont arrêtés depuis 2012.

Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci concessionnaire du projet d'aéroport, entend réclamer mercredi au tribunal de grande instance de Nantes l'expulsion de paysans installés sur cette "zone d'aménagement différé" (ZAD). La demande d'expulsion des paysans fait suite au rejet, en juillet 2015, des recours environnementaux des opposants au projet d'aéroport.

Cette audience devait se tenir entre les deux tours des élections régionales de décembre mais a été ajournée après la conclusion d'un accord entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sur la réalisation d'une "étude indépendante" à propos de l'optimisation de l'actuel aéroport de Nantes. La défaite du vice-président PS sortant Christophe Clergeau, battu par Bruno Retailleau (Les Républicains), a rendu caduc cet accord. Les opposants au projet réclament aujourd'hui au chef de l'Etat, François Hollande, une table ronde et la réalisation de cette même "étude indépendante".

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 12/01/2016 à 0:59 :
Il est temps de réconcilier écologie et économie Comment voulez-vous qu’on crée une croissance perpétuelle dans un monde fini ? On ne peut pas construire un futur sur ce système-là.
a écrit le 10/01/2016 à 14:17 :
Deux poids deux mesures. Les agriculteurs à ND des Landes sont délogés presto. Les syndicalistes de la SNCM qui bloquent les ferries de la concurrence à Marseille plastronnent encore. D'un côté l'intérêt des élus. De l'autre l'intérêt de l'emploi. Plus d'élus moins d'emploi.
a écrit le 10/01/2016 à 12:01 :
la meilleure solution c'est que Ségolène vienne a Notre dames des Landes et qu'elle occupe avec son cabinet ministériel le terrain?
a écrit le 10/01/2016 à 11:44 :
Maintenant il est temps de libérer la ZAD de la poignée de malfaisants qui l'ont prise en otage.
a écrit le 10/01/2016 à 11:41 :
L'aéroport, l'activité obsolète économique sous perfusion du 20 ème siècle, avec des gens aussi peu clairvoyant dans cette science essentielle à l'existence de l'homme nous n'irons jamais quelque part nous ne ferons que stagner.
a écrit le 10/01/2016 à 11:21 :
Ils peuvent débloquer le pont!
ils peuvent même virer les zadistes!
et après???
Le nouveau permis de construire de l'aéroport n'est même pas déposé!
il va falloir des mois avant de commencer les travaux de l'aéroport!
Entretemps, comment vont ils empêcher la réoccupation de la ZAD sauf en immobilisant des centaines de gendarmes en 4X8???
Si ils braquent les agriculteurs contre eux, ils sont à la merci de blocages partout et n'importe quand!
Alors on se calme!
on fait comme à Sivens, et on regarde froidement et objectivement s'il n'y a pas d'autre solution que de bétonner ces 1300 hectares de bocage miraculeusement préservés des remembrements ravageurs qui ont tant esquinté nos régions!
NANTES ATLANTIQUE est un excellent aéroport (élu meilleur aéroport européen par les compagnies aériennes) hyper pratique pour ses usagers, compétitif et rentable, qui peut être mis à jour à peu de frais et sans subventions ni extensions hors de son périmètre actuel.
Réponse de le 10/01/2016 à 16:10 :
Remarque très juste.
Ce projet est depuis le départ sur de mauvaises bases.
Soi disant Aéroport de l'Ouest, mais situé à 25 km au nord de Nantes, et à moins de 10 km de la banlieue nord. Donc toujours à 90 km de Rennes au lieu des 110 actuellement, ca change quoi!
Si l'on avait vraiment voulu un aéroport du grand Ouest, alors il fallait le mettre au centre de gravité de la Bretagne/pays de loire et que je sache, Nantes est à la limite Sud de la Bretagne...
Ensuite, si l'on regarde un peu le trafic au départ/arrivée de l'aéroport actuel, on se rend compte de la prédominance des vols vers le Sud (Espagne/baléares/Canaries,Portugal,Maroc,Tunisie,Grèce)
Est-ce vraiment des vols à grande valeur ajoutée pour la région?
Non, ce sont juste des destinations weekends ou vacances pour touristes qui vont aller dépenser leur argent ailleurs.
Reste quelques capitales, Paris/Londres/Amsterdam/bruxelles,Milan/genève,Madrid (tiens il manque Frankfort)qui permettent de rejoindre facilement les hubs des grandes compagnies .
Finalement, c'est pas mal!
Réponse de le 10/01/2016 à 18:43 :
Dans cette affaire toutes les règles ont été suivies, toutes les procédures de concertation et d'enquêtes publiques ont été suivies, tous les exécutifs locaux de tous bords demandent la construction de NDDL. Sans même se prononcer sur le fond, il est inacceptable que la démocratie de notre pays puisse être prise en otage par une poignée de marginaux délinquants et violents qui terrorisent et rackettent une zone du pays. les Zadistes doivent être chassés et poursuivis en justice. Rien que pour ça NDDL doit se faire, de même que Sivens, Roybon et l'extension du camp du Larzac.

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