Ordonnances sur le droit du travail : veillée d'armes dans le camp syndical

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Va t-on assister à un remake de la loi El Khomri? Les syndicats, y compris la CFDT, sont prêts à mobiliser en cas d'absence de réelle concertation sur une réforme du droit du travail qu'Emmanuel Macron veut faire adopter via des ordonnances.
Va t-on assister à un remake de la loi El Khomri? Les syndicats, y compris la CFDT, sont prêts à mobiliser en cas d'absence de réelle concertation sur une réforme du droit du travail qu'Emmanuel Macron veut faire adopter via des ordonnances. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Les syndicats attendent, avec impatience, d'en savoir plus sur le projet d'Emmanuel Macron de légiférer par ordonnances sur la réforme du droit du travail. Il veulent une vraie concertation, sinon ils n'excluent pas de mobiliser. Plusieurs voix incitent le nouveau président à la prudence.

Du côté des organisations syndicales, c'est une ambiance de veillée d'armes qui semble régner. Toutes attendent d'avoir des explications précises sur les intentions d'Emmanuel Macron en matière de réforme du droit du travail. Le président de la République élu a en effet martelé, durant la campagne, son souhait d'aller vite sur ce sujet en utilisant, dès cet été, la procédure des ordonnances, ce qui lui permettrait d'éviter les très longues navettes parlementaires entre les deux chambres. L'ex-leader d'En Marche! veut notamment rapidement régler les choses sur trois points: prédominance affirmée de l'accord d'entreprise sur l'accord de branche, plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif, simplification des institutions représentatives du personnel. Des sujets lourds et très sensibles qui risquent de réveiller des tensions sociales alors que les braises de la loi EL Khomri fument encore !

Macron appelé à la prudence

Aussi, différentes voix se sont élevées ici et là pour conseiller au président de ne pas confondre vitesse et précipitation, afin d'éviter une déflagration sociale. A commencer par François Hollande, le président sortant, qui, en connaissance de cause, a rappelé que sous-estimer le dialogue social « peut coûter cher »... C'est aussi Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui, sur RTL, invite Emmanuel Macron à ne pas se précipiter:

« Je dis à Monsieur Macron: il faut concerter, discuter, dans une totale transparence. C'est parfois ce qui a manqué lors de la loi Travail. Pour le contenu, tout est discutable ».

Tony Blair, l'ancien premier ministre anglais, alerte aussi le nouveau président Français dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde: « Le nouveau président sait les réformes qu'il veut mener mais ne sait pas encore comment il va procéder dans le détail. La méthodologie de la réforme est importante ».

Tentative de déminer le terrain...

Emmanuel Macron et son entourage semblent avoir entendu ces messages. Certes, il n'est pas question, à ce stade, de renoncer aux ordonnances - ce que recommande pourtant François Bayrou - mais plutôt de tenter de déminer en amont.

Pour ce faire, des entretiens bilatéraux vont être menés avec chacun des leaders des organisations syndicales et patronales. « On a pas encore de date, car il s'agit d'attendre la nomination du Premier ministre et du ministre du Travail », précise Jean-Claude Mailly secrétaire général de Force ouvrière (FO). Des entretiens qui pourraient débuter d'ici une dizaine de jours. Mais , bien entendu, les élections législatives freinent le mouvement car Emmanuel Macron ne sait pas encore avec quelle majorité il va devoir gouverner. Ceci dit, quel que soit le cas de figure qui sort des urnes du 18 juin, sur cette réforme du code du travail, le président devrait trouver une majorité, même de circonstances. En effet, la réforme du droit du travail par ordonnances était également inscrite dans le programme de François Fillon. On voit donc mal les députés LR  refuser de voter une loi d'habilitation sur ce sujet. Idem du côté d'une partie des socialistes, où les amis de Manuel Valls devraient aussi être en phase avec la réforme proposée.

Pour autant, les syndicats ne se contenteront pas de simples rencontres bilatérales. « On veut tout le monde, gouvernement, organisations syndicales et organisations patronales ensemble autour de la table », explique Véronique Descacq, la numéro 2 de la CFDT. « Nous voulons une vraie concertation. Ce n'est pas tant le recours aux ordonnances qui pose problème mais plutôt ce qu'il y aurait dedans. C'est de ça dont nous voulons parler ».

Jean-Claude Mailly avance à peu près le même point de vue: « Après tout, des ordonnances, il y en a déjà eu. Mais nous c'est le fond qui nous intéresse. On ne veut pas d'une simple concertation à la va-vite ».

Du côté de la CGT, qui refuse pour l'instant de prendre ouvertement position sur le sujet et qui attend la nomination du gouvernement, on explique cependant être contre la méthode des ordonnances « pour ne pas empêcher un vrai débat législatif sur une question aussi importante ».

Les syndicats divergent sur les points "discutables"

Sur le fond, les positions sont assez connues depuis les débats sur la loi El Khomri en 2016. CGT et FO ne veulent pas entendre parler de l'inversion de la hiérarchie des normes et de la primauté de l'accord d'entreprise. Ce qui n'est pas le cas de la CFDT qui est prête à discuter sur ce sujet... comme en 2016. En revanche la centrale de Laurent Berger rejoint FO et la CGT pour dire « non » à la mis en en place d'un plafonnement des indemnités prud'homales, en cas de licenciement abusif. « On avait lutté contre, avec succès en 2016, on reste sur la même ligne », avance Véronique Descacq qui ajoute, « laissons sa chance au barème incitatif prévu par la loi Macron et qui est tout juste entré en vigueur le 1er janvier 2017. Attendons d'en tirer les enseignements avant une fois encore de tout changer».

Sur le référendum d'entreprise, ça coince aussi. Pour FO et la CGT, il n'est pas question de laisser à l'employeur le droit d'imposer un référendum quand un projet d'accord d'entreprise n'a pas reçu l'aval d'une majorité de syndicats. Rappelons que les deux organisations s'étaient déjà opposées en 2016 à la disposition de la loi El Khomri permettant à des syndicats minoritaires (représentant au moins 30% des salariés) d'organiser un tel référendum pour faire adopter un accord refusé par des syndicats représentant la majorité (50%) des salariés.

Du côté de la CFDT, on se montre un peu plus nuancé. « S'il s'agit de permettre à l'employeur d'imposer un accord en court-circuitant les syndicats ou, pour éviter de recourir au mandatement syndical, c'est "non", explique Véronique Descacq. « S'il s'agit d'étendre à l'employeur la possibilité d'organiser un référendum quand un projet d'accord existe, qu'il a été refusé par les syndicats majoritaires mais accepté par les minoritaire, avec toujours le seuil des 30%, alors, il faut voir, on peut discuter. »

Discuter est donc le maître mot des organisations syndicales qui souhaitent aussi rappeler au président élu que depuis la loi Larcher de 2007, l'Exécutif à l'obligation d'organiser une concertation avec les partenaires sociaux avant tout projet de réforme touchant aux relations du travail..

Les leaders syndicaux prêts à mobiliser, au cas où...

Aussi, c'est peu dire que les syndicats n'ont pas du tout apprécié les propos d'Emmanuel Macron durant l'entre-deux tours, lors d'un déplacement à la Verrerie ouvrière d'Albi, où, s'adressant à des syndicalistes CGT il a déclaré qu'ils étaient « l'exemple vivant qu'on est plus intelligent dans l'entreprise qu'au niveau confédéral ». Des propos qui ont fait réagir Jean-Claude Mailly : « Emmanuel Macron doit prendre en compte le fait syndical partout, dans l'entreprise, au niveau des branches mais aussi au niveau national. Qu'il nous écoute ».

Pour l'instant, les esprits sont donc encore assez calmes. Mais, quelques autres phrases maladroites et/ou une attitude du futur gouvernement donnant l'impression qu'il passera en force derrière une concertation de façade, pourraient faire dégénérer la situation. Déjà, grande première, il y a eu une manifestions syndicale « d'avertissement » dès le lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron, le 7 mai. Certes, le mouvement a été de très faible ampleur mais il a valeur d'avertissement. Jean-Claude Mailly ne le cache pas, il a y actuellement des échanges entre tous les responsables syndicaux, y compris Laurent Berger pour la CFDT, « au cas où.. ». Concrètement, cela signifie que les confédérations sont d'ores et déjà prêtes à se mobiliser en cas de tentative passage en force...

Le patronat attentif

Du côté patronal, on suit tout cela avec une grande attention. Les leaders patronaux - qui doivent prochainement se rencontrer -  ont également hâtes d'être reçus par Emmanuel Macron et son gouvernement. François Asselin, le président de la CPME (ex CGPME) a même pris les devants :

« Dès l'entre-deux tours nous avons écrit à Emmanuel Macron pour lui demander ce qu'il mettrait dans les ordonnances. Nous lui avons aussi suggéré de travailler sur un grande "loi cadre PME" qui aborderait les questions sociales et fiscales notamment. Pour l'instant nous n'avons pas de réponse. »

Bien entendu la CPME se dit favorable à l'idée d'un plafonnement des indemnités prud'homales, comme elle se dit d'accord avec l'idée de laisser plus de latitude à la négociation d'entreprise. Dans l'esprit de François Asselin, les accords de branche doivent permettre de « borner » ce qui peut être fait ou pas. Ensuite, au niveau de l'entreprise, il doit exister un « espace de liberté ». Dans son esprit cela signifie que, dès lors que l'esprit des accords de branche est respecté - par exemple sur les salaires minimaux - des règles pourraient être déterminées avec les seuls représentants du personnel (délégués du personnel ou comité d'entreprise), sans nécessairement passer par une négociation avec les délégués syndicaux... quand il y en a. Vieille idée de la CPME. Mais surtout, François Asselin redoute qu'Emmanuel Macron accorde des contreparties au syndicats pour tenter de les amadouer. « Dans ce cas, cela se fait toujours aux dépens des PME. »

Au Medef, Pierre Gattaz devrait s'exprimer sur la question mardi 16 mai, lors de sa rencontre mensuelle avec la presse. Mais l'on sait déjà que le président du Medef souhaite qu'Emmanuel Macron agisse vite et fort...

Veillée d'armes donc, mais il n'est pas du tout certain qu'Emmanuel Macron bénéfice du même état de grâce syndical que son prédécesseur François Hollande à son arrivée en 2012. De fait, le président socialiste avait profité d'une belle mansuétude des confédérations syndicale jusqu'à la... loi Macron de 2015.

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a écrit le 13/05/2017 à 20:28 :
les candidats aux législatives doivent se positionner sur le sujet comme cela les français voterons en connaissance de cause ça évitera un troisième tour dans la rue
a écrit le 13/05/2017 à 18:58 :
Pour le moment, ce n'est pas très "vendeur" comme projet et la finalité n'est pas évidente.
La seule chose qui justifierait le rapport de force, ce serait la simplification du code du travail, tant qu'à faire, une simplification à l’extrême en le ramenant à une centaine de pages.

Le contre : Il serait un peu dommage et maladroit de la part du futur gouvernement de passer outre le dialogue. S'attaquer de front à des accords aussi complexes et en partie historiques risque de fournir des prétextes, aussi bien aux employés, qu'aux employeurs d’être mécontents. D'autant plus que les enjeux semblent plus symboliques que réellement stratégiques pour l’économie nationale.

Le pour : Tout dirigeant un tant soit peu volontaire et responsable aurait envie de rompre cette espèce d'hypocrisie dans laquelle baigne le pays depuis des décennies. Dans le genre : "on est mécontents de tout, mais il ne faut surtout rien changer", ou pire, NIMG et "c'est la faute des autres"
Il faudra bien un jour trouver la méthode pour reformer, alors pourquoi ne pas essayer ?


En attendant :
Il y a certainement des choses aussi urgentes et plus simples à faire.
S'il y a crispation des syndicats, autant que ce soit pour des réformes plus primordiales.
La priorité n'est elle pas à l'optimisation des services publics, au renforcement des forces de police et de sécurité, à la reforme de la formation et de l’éducation ?

Bon courage au président.
a écrit le 13/05/2017 à 16:10 :
je me marre je n'en peux plus ha ha bande de charlot
a écrit le 13/05/2017 à 15:36 :
Je voudrais rappeler q'avant de pouvoir légiférer par ordonnance encore faut il avoir la majorité à l'AN ce qui n'est pas du tout certains.

La France Insoumise fait actuellement sa convention avec tous les Insoumis, transmise en directe sur les réseaux sociaux.

Tous les candidats disent qu'il y a une énorme dynamique, plein de gens se rendent dans les groupes d'appuis car ils veulent agir.

Bref, les médias veulent faire croire que En Marche va être majoritaire, je peux vous dire que cela ne sera absolument pas évident.

Les Insoumis seront là et bien là. A bon entendeur , salut :-)
Réponse de le 13/05/2017 à 19:59 :
Les insoumis mangés par un politicard des années 80 avec des propositions qui ne tiennent pas la route comme emprunter auprès de la BCE ou une alliance avec les pays d'Amérique Latine fondée par son ami Chavez ou la sauce inutile de la 6 éme république le plus grand bonimenteur de la classe politique l'homme qui profite du système qu'il dénonce retraite de sénateur rémunération de Bruxelles ville dont il brille par son absence. Le plus sournois et néfaste de tous les hommes politiques des années 80 encore activité. Celui qui se moque bien des plus démunis avec un patrimoine que n'aura jamais un ouvrier celui qui travaille pas celui du blabla et de l'hologramme celui qui enfume ceux dont le mois se fini le 5 . Enfin celui qui est élu député européen en se présentant dans le sud ouest et aujourd'hui, à la députation dans une circonscription pépère dans le sud est, il est partout chez lui comme il dit surtout pour l'argent public pas pour les "gens"; Enfin un anti démocrate comme ceux qu'il vénère, Castro, Chavez, Staline .....
a écrit le 13/05/2017 à 11:50 :
On est déjà dans une sorte de monarchie républicaine, ce sont les députés qui doivent voter les lois , pas le gouvernement par ordonnances.
a écrit le 13/05/2017 à 10:35 :
Le train des choses prend une telle allure et les troupeaux qui le regarde passer en paraissent si peu étonnés qu'il me paraît tout à fait indiqué et opportun de rappeler quelques règles très simples sur le fonctionnement des institutions de la République.

Il faut rappeler sans cesse haut et fort ce principe écrit dans les tables de la loi que sont la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 et la constitution du 4 octobre 1958, à savoir que rien dans notre pays ne peut se décider en dehors de la souveraineté du peuple.
Charles De Gaulle avait prévu cette prédominance de la nation au point de vouloir donner l'exacte égalité des souverainetés aux parlementaires d'un côté et de l'autre au peuple par la voie du référendum.

Voici ce que dit la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 :
article 3 : Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
Voici ce que dit la Constitution du 4 octobre 1958 :
article 2 :Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
article 3 : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.

Toute la cohorte des politiciens qui ont succédé à De Gaulle à la tête de l'Etat ont ignoré ce grand principe en exerçant le pouvoir sans partage et sans respect des volontés de la nation. Et la mascarade continue.

Il n'est pas osé et serait même très juste de dire que le pays n'en serait pas arrivé à ce point de fracture si le principe de base de la souveraineté de la nation avait été respecté à la lettre.
Ainsi c'est bien dans l'exercice solitaire du pouvoir de tous ces roitelets du demi-siècle passé qu'il faut rechercher la responsabilité de la situation d'aujourd'hui et l'éclatement de la société puisque rien ne s'y fait avec son consentement express.

Comme ses prédécesseurs, le nouveau venu à la présidence commet sciemment la déviance d'apporter à ce principe une interprétation qui l'en éloigne au point de ne respecter, ni la déclaration de 1793, ni la Constitution de 1958, ni la nation. N'ayant de légitimité que celle de 43,63% des électeurs inscrits, que celle de 30,98% du peuple, autrement dit que d'une minorité de la nation, son représentant de l'exécutif va utiliser la voie des ordonnances pour faire passer des réformes hors de toute acceptation du pouvoir législatif et du peuple. Cela porte un nom.
Tout son programme est du même tabac et ne respecte pas le principe de base d'une réelle démocratie où c'est le peuple qui choisit et non un monarque mal élu.

Ont ils seulement conscience que le peuple finira par renverser tous ces nobliaux qui se sont engraissés sur sa misère comme en 1789 ?
Au fil du temps et au vu des outrances de cette nouvelle noblesse de cours élyséenne de plus en plus de couches populaires apprennent que le pouvoir qui leur appartient leur échappe au profit de cette oligarchie.
Si cela devait continuer, le réveil de chacun ne se ferait pas sans douleur.
Réponse de le 13/05/2017 à 16:04 :
Encore de l'enfumage du FN ou et LFI.

Puisque vous citez la notre Constitution de 1958, son préambule fait référence à la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789, complétée par le préambule de la Constitution de 1946 et la charte de l'environnement de 2004.
Vous ne citez que des articles généraux mais vous oubliez l'Article 38 qui est:
"Le Gouvernement peut, pour l'exécution de son programme, demander au Parlement l'autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi.
Les ordonnances sont prises en conseil des ministres après avis du Conseil d'État. Elles entrent en vigueur dès leur publication mais deviennent caduques si le projet de loi de ratification n'est pas déposé devant le Parlement avant la date fixée par la loi d'habilitation. Elles ne peuvent être ratifiées que de manière expresse.
A l'expiration du délai mentionné au premier alinéa du présent article, les ordonnances ne peuvent plus être modifiées que par la loi dans les matières qui sont du domaine législatif"

Gouverner par ordonnance est donc tout à fait approprié si l'Assemblée (qui représente le peuple) l'autorise à la majorité simple.

Cordialement
PS: Notre Constitution de 1958, qui est parlementaire et non pas présidentielle) a été approuvée par environ 80% des Français. .
a écrit le 13/05/2017 à 9:54 :
Dans les pays à très forte croissance :

http://www.lopinion.fr/edition/economie/nicolas-bouzou-asteres-l-election-presidentielle-vue-d-asie-126398
a écrit le 13/05/2017 à 8:11 :
Les partis ont bien explosé (PC, PS, et bientôt LR), laissant la place aux seuls rassemblements autour des personnes (Macron, Mélanchon, ou LePen). On voit mal dès lors les grandes centrale syndicales survivre, les négociations se faisant au sein même des entreprises. Je crois que c'est une tendance lourde (que l'on peut, ou pas, apprécier). Il faut tourner la page des moustachus irascibles..
a écrit le 13/05/2017 à 6:27 :
vous avez vote macron?
faut pas commencer à chialer!!!!!
Réponse de le 13/05/2017 à 21:48 :
On est nombreux à ne pas avoir voté pour lui et on va pleurer aussi...
a écrit le 12/05/2017 à 22:13 :
A tous ceux qui vilipendent les syndicats, réfléchissez bien à ce qui se passerait si ils n'étaient pas là, malgré toutes leurs imperfections..... L'idéal des (grands) patrons et des dirigeants en général c'est de n'avoir en face que des individus isolés histoire de bien pouvoir négocier en position asymétrique. Comme les français sont plus malins que les autres ils veulent bien profiter des syndicats mais n'y adhèrent pas, il vaut mieux laisser les autres aller au charbon et tirer les marrons du feu. Dans certains pays il est obligatoire de se syndiquer pour bénéficier d'une couverture sociale et d'une certains protection, les syndicats deviennent alors des pseudo mutuelles. Continuez à décrier le syndicalisme et nous arriverons à cette situation qui aura au moins l'avantage de clarifier les positions de chacun.
Réponse de le 12/05/2017 à 23:44 :
@Tom
Votre constat est juste et si Macron voulait être juste, il devrait imposer la présence des syndicats dans les entreprises pour contrebalancer "l'inversion de la hiérarchie des normes", sinon c'est le pouvoir absolu pour le patronat, la fin du Code du Travail. Les syndicats sont nécessaires et les Français devraient se rappeler que tout ce qui leur a été accordé sur le plan social, c'est grâce à la lutte syndicale et que s'ils ne luttent pas, les plus forts vont tout leur reprendre...et ils ont déjà beaucoup repris. J'ai plus trop l'âge, mais si nécessaire, je descendrai dans la rue pour défendre "les acquis sociaux" au nom de ceux qui se sont battus pour les obtenir et les passer à la génération suivante. Ah, sentir une fois encore l'odeur du gaz lacrymogène...
Réponse de le 13/05/2017 à 8:59 :
syndicats nécessaire naturellemnt, mais pas des filiales de partis politiques comme c'est le cas en France CGT= FDG ou PC usant souvent de violences, CFDT = PS enfin ce qu'il en reste. Voila le problème en France c'est l'inféodation de certains syndicats peu représentatifs d'ailleurs, au politique.
Réponse de le 13/05/2017 à 9:22 :
@Réponse de @tonin

Normal, faut équilibrer avec les syndicats patronaux de droite , Medef, UPA, CPME .
Réponse de le 13/05/2017 à 9:39 :
@Tonin

"Comme les français sont plus malins que les autres ils veulent bien profiter des syndicats mais n'y adhèrent pas".

Pourquoi si peu ? Parce que les Français se sentent déjà protégés ! Le taux de couverture conventionnelle (conventions collectives) est parmi les plus élevés d’Europe (93 % ). La diminution du taux d'adhésion s'explique aussi en partie par l’augmentation de la flexibilité du travail. Seuls 2% des intérimaires et des salariés en CDD sont syndiqués, 6% des CDI à temps partiel, et 9% des CDI à temps plein.Dans le secteur privé, par exemple , 7,5% des cadres sont syndiqués contre 5% des ouvriers !.
Réponse de le 13/05/2017 à 12:22 :
"Une convention collective est un texte signé par un groupement d'employeurs et une ou plusieurs organisations syndicales de salariés dont l'objet consiste à établir un ensemble de conditions d'emploi et de travail ainsi que de garanties sociales. "

Reprenons cette définition et enlevons les syndicats, que reste t'il?
Trop forts les français!!!
a écrit le 12/05/2017 à 21:37 :
Ca fait 30 ans qu'on discute
Les syndicats apparatchiks qui vivent sur la bête des formations et des prudhommes ne veulent évidement rien changer
Le peuple a parler Mélenchon a demandé à macron de changer son programme et il a dit niet
Les fachos de l extrême syndicalisme ne représentent qu eux même 5% des travailleurs
L intérêt du pays et la voix du peuple auront le dessus
Ca y manu
a écrit le 12/05/2017 à 20:19 :
La légitimité du peuple contre celle de 5% des salariés ! C'est la démocratie qui dirige pas les syndicats !!
Réponse de le 14/05/2017 à 11:37 :
"La légitimité du peuple contre celle de 5% des salariés"
Belle vision républicaine de l'entreprise, malheureusement il semble que le patronat n'ait pas la même vue que vous.....La légitimité du peuple il s'y assied dessus car rien ne l'oblige à l'écouter, sauf la grève. Si vous pensez que c'est mieux que la négociation avec les 5% qui se dévouent pour aller au charbon, libre à vous.....
a écrit le 12/05/2017 à 19:58 :
Le programme Macron ne résoudra pas le problème du chômage , en revanche, il va falloir
subir des grèves à répétition qui bloqueront le pays. Des arrêts de travail qui vont encore compliquer la donne , car les statistiques sont mauvaises, croissance nulle et chômage en hausse. Héritage de Hollande mais aussi de son ancien ministre des finances.
a écrit le 12/05/2017 à 19:27 :
Macron renoncera aux ordonnances, ce qui plombera inéluctablement son mandat. La gauche radicale, relayée par les médias qualifiera sa politique d'ultra libéral, cause de son échec, alors qu'en réalité non appliquée. C'est la même chanson depuis plus de trente ans.
a écrit le 12/05/2017 à 19:00 :
entre nous, ca fait rigoler !
des syndicalistes de la fonction publique qui ont tout casse avec la ' loi travail'... alors qu'ils n'etaient pas concernes!
hey, tt le monde a compris qu'il s'agit de manifestations pacifiques ou on casse tt pour expliquer que si le gouvernement touche au grisbi de l'argent social juste ( les 30 milliards de la formation qu'ils se fourrent dans leurs fouilles ultracapitalistes, le 1% CE bourgeois dont ne beneficient pas les gens des petites entreprises,...), ca sera pire!
a bon entendeur salut
a écrit le 12/05/2017 à 17:54 :
une vraie concertation ... par ordonnance. Là, il est clair que vont trinquer : les salariés, les retraités, les enseignants et, surtout, les malades. Privatisation à tous les étages : les inconvénients des us sans les avantages...
Réponse de le 12/05/2017 à 19:23 :
Il est pas beau ce garenne (Macron ) c'est de l'imposture ce gars là.!!!!
a écrit le 12/05/2017 à 17:21 :
"On voit donc mal les députés LR refuser de voter une loi d'habilitation sur ce sujet"

Tu m'étonnes ,eux aussi veulent la version hard.
Réponse de le 13/05/2017 à 9:01 :
"eux aussi veulent la version hard" ben oui eux sont pour l'écrasement des ouvriers, ils se lèvent le matin et se disent "tiens comment les écraser ces sans-dents ou illettrés??" A part ça rien d'autre de brillant???
Réponse de le 13/05/2017 à 17:25 :
@Réponse de @lachose

Déjà mettre un pseudo serait plus simple.

"tiens comment les écraser ces sans-dents ou illettrés??" A part ça rien d'autre de brillant??? "

C'est exactement cela, en plus c'était dans le programme de Fillon, faut te réveiller mon gars.
a écrit le 12/05/2017 à 17:21 :
Syndicat majoritaire....des salariés syndiqués...qui ne sont pas représentatifs de tous les salariés de la dite entreprise dont la grosse majorité de salariés n'est pas syndiquée! Ils(les syndicats) représentent une minorité et veulent décider pour l'ensemble des salariés on rêve lol !
a écrit le 12/05/2017 à 17:05 :
On se dirige tout droit vers un pays in gouvernable......
Réponse de le 12/05/2017 à 19:25 :
La faute a qui !!!!
a écrit le 12/05/2017 à 16:58 :
Le seul point qui me parait inacceptable c'est le plafonnement des indemnités en cas de licenciements abusifs. Si la majorité des entrepreneurs sont corrects avec leurs salariés il y une "équipe"" de voyous" souvent d'ailleurs non recadrés par les centrales syndicales patronales, qui abuseront de cette possibilité. Aussi tant que le patronat n'aura pas fait le ménage, il y a beaucoup affaire et bien au delà de ce sujet, il n'est pas question que cette proposition soit validée par les salariés, syndiqués ou non.
Réponse de le 13/05/2017 à 8:21 :
Il faut que pour la majorité des ruptures se soit plafonne
mais pour les patrons voyous il faut que ca passe aux pénales !!

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