Pourquoi l'Assurance chômage intéresse tant le monde politique ?

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L'Assurance chômage est dans le collimateur des hommes politiques. Pourtant, la modification des paramètres n'est ni forcément utile ni très aisée.
L'Assurance chômage est dans le collimateur des hommes politiques. Pourtant, la modification des paramètres n'est ni forcément utile ni très aisée. (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
Le Président de la République ainsi que plusieurs autres leaders politiques ont récemment appelé à une modification des règles de l'assurance chômage. Pourtant, la réalité sur l'indemnisation du chômage n'est pas toujours celle que l'on croit. Et une modification des paramètres n'est pas forcément aisée... ni vraiment nécessaire.

Publié le 22 janvier à 9 heures. Mis à jour le 2 février à 10 heures 20

Le rendez- vous est traditionnel. C'est normalement le 22 février que va s'ouvrir la délicate négociation sur le renouvellement de la convention d'assurance chômage qui fixe les conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi. Les organisations patronales et syndicales, gestionnaires de l'Unedic, l'organisme paritaire qui gère l'assurance chômage, vont donc s'atteler à déterminer de nouvelle règles, sous l'œil très attentif du monde politique, de gauche comme de droite, qui a des idées très arrêtées sur l'assurance chômage.

L'assurance chômage dans le collimateur des politiques

De fait, depuis plusieurs semaines les déclarations se sont multipliées sur l'indemnisation des chômeurs. A commencer par François Hollande qui, lors de ses vœux aux « acteurs de l'entreprise et de l'emploi » a rappelé que la France avait les durées d'indemnisation les plus longues en Europe... Le sous-entendu était très clair. Ce sont aussi le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, et le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen qui y sont allés de leurs petites phrases sur un régime qui devrait davantage inciter à la reprise de l'emploi. A droite, Nicolas Sarkozy a aussi enjoint les partenaires sociaux à réduire le déficit de l'assurance chômage. Et s'ils n'y parviennent pas, l'ancien chef de l'Etat propose alors de confier à l'Etat, pour un temps du moins, la gestion de l'assurance chômage.

Puis ce fût le tour du ministre des Finances, Michel Sapin, et de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, de laisser entendre qu'un retour à la dégressivité des allocations était une piste "possible". La préparation des esprits joue donc à fond afin de mettre la pression sur les gestionnaires de l'Unedic. Mais, dans la réalité, qu'en est-il de l'état du régime. Tour d'horizon.

Des finances passablement dégradées

Les finances de l'assurance chômage sont victimes d'un redoutable "effet ciseaux". En période de fort chômage, les recettes liées aux cotisations diminuent, alors que les dépenses d'allocation augmentent. Grosso modo, chaque année depuis 2009, l'Unedic enregistre un trou compris entre 3 et 4 milliards d'euros. Ainsi, l'Unedic s'attend à un déficit de 4,4 milliards d'euros en 2015 puis de 3,6 milliards d'euros en 2016. Et la dette cumulée s'établirait à 25,8 milliards d'euros fin 2015 et dépasserait les 29 milliards en 2016, soit un niveau pas très éloigné du montant total des recettes de cotisations (environ 34 milliards d'euros).

Ceci dit, comme le soulignent les responsables de l'Unedic, le déficit du régime pourrait rapidement diminuer si l'emploi repartait durablement et que le chômage diminuait.
Oui mais... Le temps presse car la France s'est engagée auprès de la Commission européenne à ramener en 2017  son déficit public sous la barre des 3% du PIB, comme le prévoit les critères de Maastricht. Or, la dette de l'Unedic fait partie intégrante des déficits publics pris en compte pour le respect de ce critère des 3%... D'où la grande vigilance du Président de la République et du Premier ministre.

Dans un rapport, révélé par l'AFP,  remis le 20 janvier par le gouvernement à la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, l'exécutif mentionne quelques pistes d'économies possibles prenant en compte le taux de contribution des salariés et des employeurs, la durée d'indemnisation et le niveau des allocations.

Par exemple, diminuer de 100 jours la durée maximale d'indemnisation pour tous les allocataires permettrait d'économiser 1,1 milliard d'euros. L'effort pèserait sur 406.000 allocataires, qui perdraient chacun 2.600 euros par an.

Autre exemple, passer à un ratio de 0,9 jour indemnisé pour un jour cotisé, au lieu de un jour cotisé pour un jour indemnisé, ferait économiser 900 millions d'euros, répartis entre 947.000 allocataires (900 euros/personne).

Concernant le niveau de l'allocation, abaisser le plancher d'indemnisation de 57% à 49% de l'ancien salaire brut rapporterait un milliard d'euros au régime, en affectant 1,28 million d'allocataires (800 euros/personne).

Un système trop généreux ?

Beaucoup de fantasmes circulent sur l'indemnisation des demandeurs d'emploi. D'abord, il est important de préciser que seule une minorité de demandeurs d'emploi sont indemnisés. Selon les dernières données connues de la Dares (service statistiques du ministère du Travail), qui portent sur le mois de septembre 2015, 39,9% des demandeurs d'emploi en catégories « A,B,C,D,E » sont indemnisés par l'assurance chômage (hors allocation de formation) et 8% le sont au titre du régime de solidarité nationale (par exemple, les titulaires de l'allocation de solidarité spécifique, l'ASS), après avoir épuisé tous leurs droits à l'assurance chômage... Une minorité donc.

Quant au montant moyen de l'allocation perçue, il atteint 1.057 euros net par mois à la fin 2014 (dernières données connues). Dans le détail, 99% des demandeurs d'emploi indemnisés perçoivent moins de 3.872 euros brut par mois, 95% moins de 2.079 euros et 50% moins de 1.031 euros. Quant à la fameuse allocation maximale de 7.183 euros brut par mois, elle est perçue par... 1.440 allocataires, soit 0,04% des bénéficiaires. Les allocataires concernés sont des personnes qui percevaient un salaire d'au moins 12.516 euros bruts par mois en 2014. Et ils ont droit à une allocation égale à 57% de leur ancien salaire (dans la limite de ces 12.516 euros).

Il y a un grand débat autour de ce plafond considéré comme beaucoup trop élevé. Il convient dès lors d'expliquer pourquoi. En France, à la différence d'autres pays européens, le système d'indemnisation du chômage est en partie basé sur la notion «d'assurance», d'où l'appellation «Assurance chômage» qui, comme son nom l'indique, garantit une prestation résultant du niveau de contribution fixé par la cotisation. Or, effectivement, les allocations sont versées sur la base de 4 fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale (12.516 euros en 2014), lorsque l'on a cotisé à hauteur de ce plafond ! Et, de fait, quelques cadres supérieurs cotisent (la cotisation des salariés est de 2,4%) à l'assurance chômage parfois jusqu'à ce plafond. Ils attendent donc une prestation équivalente en retour, en toute logique assurantielle.

La question du plafond de l'allocation

Ce qui signifie que si l'on voulait modifier ce plafond d'indemnisation, comme le réclament de nombreux politiques, il faudrait logiquement modifier proportionnellement le plafond de cotisation. A moins que, à l'instar de ce qui existe en matière de retraites complémentaires, les gestionnaires de l'Unedic décident d'instaurer une sorte de « taux d'appel » des cotisations différent du taux réel. En d'autres termes, une partie de la cotisation ne donnerait pas droit à une allocation supérieure...

Sinon, si l'on diminue le plafond de cotisation, ceci aura pour résultat de diminuer les recettes de l'assurance-chômage. En effet, la proportion de demandeurs d'emploi avec un ancien salaire élevé est notablement plus faible que ceux à basses rémunérations (Smic et travailleurs précaires). Pas certain donc, financièrement parlant en tout cas, que l'Unedic soit gagnante à une modification des règles. Il faudra faire fonctionner les calculettes pour établir intelligemment un nouveau plafond d'indemnisation... et de cotisation.

Le problème de la durée de l'indemnisation

Là aussi, ce n'est pas aussi simple que certains le pensent. En France, l'accès à l'indemnisation est ouvert aux salariés dès 4 mois de travail, contre 6 mois au Luxembourg et aux Pays-Bas et au moins 12 mois dans les autres Etats. Quant à la durée d''indemnisation, la plus longue est observée aux Pays-Bas (38 mois) et en Belgique où elle n'est pas véritablement prédéterminée (elle dépend de l'âge, du sexe et de la région où réside le chômeur). Au Danemark, le pays de la " flexisécurité ", une loi de 2010 a ramené de 48 mois à 24 mois la durée d'indemnisation. En France, cette durée ne peut pas dépasser 24 mois pour les moins de 50 ans et 36 mois pour les plus âgés. La Cour des comptes préconise d'ailleurs de remonter de 50 à 55 ans, l'âge donnant droit à une indemnité durant 36 mois. Mais depuis la dernière convention d'assurance chômage de 2014 et l'introduction du principe des « droits rechargeables », la notion de durée d'indemnisation a quelque peu évolué. En effet, il est possible de percevoir... quasi indéfiniment une allocation. Explication.

Les effets pervers des droits rechargeables

Toute période travaillée par un demandeur d'emploi avant l'épuisement de ses allocations allonge la durée de ses droits à l'Assurance chômage, si la perte de ce nouvel emploi n'est pas volontaire. C'est ce que l'on appelle "les droits rechargeables". Il faut cependant avoir au moins travaillé 150 heures sur l'ensemble de la période d'indemnisation. Si cette condition est remplie, une fois tous les droits initiaux du demandeur d'emploi utilisés, et seulement à ce moment-là, il va être effectué un « rechargement » des droits qu'il a acquis en travaillant pendant la période d'indemnisation. Ce « rechargement » lui ouvre de nouveaux droits, c'est-à-dire une allocation d'un nouveau montant pour une nouvelle durée qui sera calculée sur la base des activités reprises.

Alors certes, le système est ingénieux car il incite les demandeurs d'emploi à reprendre une activité. Mais il a un effet pervers : il pousse les employeurs à multiplier les contrats courts. De fait, les entreprises, avec la complicité en général subie des salariés, ont très bien compris qu'elles pouvaient optimiser leur gestion du personnel peu qualifié en se défaussant sur l'assurance chômage. En d'autres termes, elles utilisent cette main d'œuvre sur des plages horaires les plus courtes possibles, via des CDD très courts puis s'en délestent... puis réembauchent en CDD court quand elles en ont de nouveau le besoin. Pour preuve, selon une note du Conseil d'analyse économique, 70% des embauches en contrat court... sont des réembauches chez un ancien employeur.

Du côté des salariés, certains peuvent trouver un avantage à ce système en alternant de courts épisodes d'emploi et d'inactivité pour prolonger l'indemnisation, puisque chaque nouvelle période de travail donne droit à une nouvelle période d'indemnisation. Or, en période de crise où l'emploi stable est rare, c'est un mode de survie... Mais tout ceci conduit à un paradoxe redoutable : l'indemnisation du chômage, initialement destinée à accompagner des périodes de transition entre deux emplois durables, génère, en réalité, une instabilité constante de l'emploi !

La question de la dégressivité des allocations

Plusieurs pays européens ont institué une dégressivité des allocations. Ainsi, en Espagne, une réduction du montant de l'allocation de 10 points (de 60% à 50%) du salaire de référence a été instituée à partir du 7e mois. La Belgique sert une allocation dégressive par paliers correspondant aux périodes d'indemnisation. Et le Portugal sert une allocation réduite de 10% à partir du 181e jour d'indemnisation depuis le 1er avril 2012. En France, la question de l'instauration de la dégressivité des allocations est également mise régulièrement sur la table. Là aussi, quelques données statistiques s'imposent. En 2014, la durée moyenne d'indemnisation était de onze mois. Et seuls 44% des allocataires sortant de l'indemnisation sont arrivés à la fin de leur droit. En outre, 69% des allocataires ont été indemnisés moins d'un an. Dès lors, on peut s'interroger sur l'utilité de la dégressivité des allocations ? A quel moment devra t-elle intervenir? Sera-t-elle vraiment incitative à la reprise d'un travail ?... Surtout en période de chômage de masse.

On le voit, les règles de l'assurance chômage sont complexes. Il y a certainement des économies à faire et des moyens de rendre le système plus efficient. Cependant, le « y a qu'à - faut qu'on » n'est pas de mise. La modification de certains paramètres peut avoir des conséquences sérieuses. Il faut donc vraiment bien connaître le système pour avancer des propositions sérieuses. Ce qui n'est pas toujours l'apanage du monde politique qui a plutôt tendance à délivrer des lieux communs sur les « abus » afin de caresser l'électeur dans le sens du poil.

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Commentaires
a écrit le 02/02/2016 à 18:00 :
Combien de politiciens on connus le chômage ? ... la claque en revanche ils la redoutent..
a écrit le 02/02/2016 à 15:40 :
est si on parle des personnes qui ont des comptes a l'étranger, les personnes qui cummulent les mandats, on les touches pas les premieres visé c est les chomeurs qui gagnent une indemnité de misére (les cadres) un gouvernement qui est mole aucune solution pour trouver du travail a 5 millions de français , on dit quand on a pas de solution on cherche des excuses .
a écrit le 02/02/2016 à 15:22 :
Avant de se "servir" toujours sur les mêmes, il serait judicieux de commencer par le plus haut de l'état puis tous les élus et anciens présidents ; là, il y a des économies à faire ! Ces "bons messieurs et dames" devraient donner l'exemple en commençant par eux ! Et d'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi une grande majorité de personnes continuent à voter pour ceux et celles qui profitent d'elle ! Maintenant, ceux qui ont voté pour ces personnes devront subir les conséquences de leurs actes alors, inutile de râler, c'est bien ce que vous vouliez ! Comme dirait la fable : "...et bien danser maintenant " !!!!!!!
a écrit le 02/02/2016 à 13:59 :
Ramener en 2017 son déficit public sous la barre des 3% du PIB, comme le prévoit les critères de Maastricht fait que nous allons réduire les indemnités pour lesquelles chacun de nous avons cotisé! Jolie votre assurance et merci les contraintes de l'Europe non révisables en période de crise.
Réformons le droit rechargeable. Le reste n'est qu'une poire pour la consommation bien en berne actuellement ce qui freine la reprise tant souhaitée par nos politiques pour être réélus.
Réponse de le 04/02/2016 à 8:07 :
Le déficit ne sera pas ramené à 3% en 2017, celà fait 3 ans que Hollande repousse l'échéance...pour le reste, oui pour les droits rechargeables et enfin pourvoir les 600000 emplois aujourd'hui qui sont proposés et ne trouvent pas de candidats.
a écrit le 02/02/2016 à 13:58 :
Si les politiques me coule,alors que cela fait que 3 mois que je suis au chômage après un licenciement avec 20 ans de carrière et de cotisation,j'ai passé déja 5 entretiens sans l'aide de pole emploi,sois trop qualifié ou pas assez,je dois régler 1200 euros de loyer d’impros etc...Dernièrement on ma proposé un poste a 1300 net si je le prenais,racheter une voiture plus l'assurance je perdais de l'argent chaque mois et tout cela en abaissant tout ,plus sortie ,l'alimentation...etc.
Alors plus rien a perde si je me retrouve a la rue pas besoin de daech,j'ai fait mon service militaire et si doit partie je choisirai pas un innocent mais un politique qui nous tue a petit feu et eux qui ne pense cas carrière...Tchao
a écrit le 02/02/2016 à 13:43 :
Et si on part dans le cadre d'un CSP (Contrat de Securisation Professionnelle), c'est 80% du net pendant 12 mois, de quoi partir aux Antilles.
a écrit le 02/02/2016 à 13:33 :
Plus de 300 000 ruptures conventionnelles par an...il faudrait peut-être regarder de ce côté là aussi. Combien de licenciements déguisés ? Combien de pré-retraites déguisés ?
a écrit le 02/02/2016 à 12:55 :
Si je comprend bien le problème de l'Unedic, sont les 3% de déficits de l'état. Pourtant je ne vois aucune réforme structurel de l'état, des régions, etc. Nous continuons à financer des guerres " pour la SECURITE de l'Europe". Un problème. En Tunisie, hop 1 milliard €. Cuba reviens sur la scène internationale, allez hop un autre cadeau. les Grecques, l'Afrique, etc, etcSi l'argent des Français servaient à leurs bien être, je pense que nous serions en dessous des 3 %
Réponse de le 02/02/2016 à 17:38 :
+1 ; on pourrait également revoir le régime des intermittents (tout aligner sur le nôtre), demander aux fonctionnaires de cotiser au chomdu eux aussi (ils ont le privilège de la sécurité de l'emploi) et tout serait réglé. On pourrait aussi abaisser les indemnités des élus (dans notre région, c'est nivellement par le haut : + 40% direct pour s'aligner sur Bordeaux )..Indécent ! Les idées d'économies ne manquent pas. On pourrait aussi faire payer les tricheurs fiscaux, les travailleurs au black, etc....
a écrit le 02/02/2016 à 12:27 :
Ce tour d'horizon désespérant ne fait que rabâcher ce que l'on sait depuis longtemps et dont les politiques se repaissent pour faire semblant d'agir. Le rabotage, le lissage, le tripatouillage ne sont qu'un refus ou/et une incapacité de traiter le sujet depuis sa racine. Que peut produire et vendre la France ? Quelle orientation et éducation donner à sa jeunesse, puis à ses adultes démunis ? A partir de quelles Valeurs "cardinales" ? et
point en jouant avec les chiffres d'enchères de casino, pour tout partout ?
Quand arrêtera-t-on de courir après la massification qui choisit le quantitatif au lieu du qualitatif ? Quand arrêtera-t-on de donner de l'immédiateté plutôt que du temps au temps ? Jamais ? parce que le cycle biologique est assuré par la prédation ?
La gestion comptable, budgétaire ou bilantielle n'est qu'une gestion de chiffres.
a écrit le 02/02/2016 à 12:16 :
Selon Bruno Coquet, auteur d'un rapport de l'Institut de l'entreprise sur l'assurance chômage, les déficits et la dette de l'Unedic ont été créés par un jeu de défausse de l'État.
Le droit commun, qui concerne 95 % des salariés affiliés à l'Unedic, doit être distingué du régime spécial des intermittents et de celui des entreprises d'intérim. Ces deux régimes ayant un milliard de déficit par an à cause de leurs règles spécifiques. De plus l'état ne cotise pas a l'unedic pour les contractuelles qu'ils emploient.
la prétendu extrême générosité de l'indemnisation française par rapport au autre pays d’Europe est fausse. Il ne faut pas oublier qu'elle « est parmi les plus chères du monde, si l'on considère le taux de cotisation et l'assiette à laquelle ils s'applique. En réalité les revenus totaux des chômeurs sont dans la moyenne européenne et de l'OCDE, alors que le prix de l'assurance chômage est très au-dessus de la moyenne. là ou les salariés Français cotisent 6,4% du salaire brut, en Allemagne ils cotisent 3 % ou 4,20 % aux Pays-Bas, voire 1,61% en Italie.
a écrit le 02/02/2016 à 12:04 :
Augmenter encore la dépense publique et passer à 100% dans 5 ans pour maintenir la paix sociale c'est à dire :
- maintenir des millions de gens au chômage en distribuant des carambars de temps en temps
- presser les smicards et ceux qui gagnent un peu plus, les retraités comme des citrons pour financer les formations des chômeurs.
- aider via la BPI, la Banque postale, la CDC (3 futures Bad Banks au rythme où la reprise de François s'intensifie) les patrons sortis de l'ena fort en concours mais nuls à la tête de leur entreprise.
- faire des guerres un peu partout pour pouvoir installer des mcdos et des applestores jusque dans les mosquées contrôlées par Daech et les autres intégristes religieux.
- payer les frais de vos elus pour les nouvelles communautés de communautés de communautés de rues et de bistrots avec 50 elus pour aménager une piste cyclable de 50m. Indemnités et voitures de fonction obligatoires...
....
Réponse de le 04/02/2016 à 8:12 :
Vous êtes un peu en retard, la dette publique est passée à 100 % mais curieusement tue par les médias.
a écrit le 02/02/2016 à 11:44 :
En quoi la degressivite des allocations chômage va t elle favoriser la création d emplois si dans le même temps l économie française ne permet pas d en créer ?

Faut m expliquer la...
Réponse de le 02/02/2016 à 12:57 :
Avec de l'apartheid évidemment.
On ne peut pas payer 40000€ de taxis et accueillir toute la noblesse du monde entier (la noblesse communiste en ce moment d'ailleurs) sans faire les poches des sans dents.
Diminution pour tous les sans dents :
Les allocations chômage aujourd'hui, les pensions de retraite demain, les lits dans les hôpitaux jeudi, les écoles vendredi....

Vous ne paierez pas d'ecotaxe avant 2025 si vous allez fleurir les tombes de vos proches au cimetière. Passé 2025, ecotaxe sur les fleurs, le marbre, les photos, l'herbe, les feuilles, les arbres...
a écrit le 02/02/2016 à 11:44 :
Tous les clignotants sont au rouge pour dire qu'il est temps de changer de système économique. La théorie du "quart" est a essayer maintenant. Un quart pour les actionnaires, 1/4 pour l'investissement, 1/4 pour la recherche et le développement et le 1/4 restant pour (la formation, l'ergonomie) et l'augmentation des salaires. Les gains de productivité sont ré-injectés dans ce système, un peu comme une voiture hybride ou le carburant est aussi créateur d'électricité faisant avancer le véhicule en créant des économies.
a écrit le 23/01/2016 à 19:01 :
Ce qui parait assez clair, c'est que l'on ne saurait laisser déraper le système. Bien sûr, il y a les périodes plus ou moins fastes, mais on devrait probablement essayer de mieux lisser. En cas de déficit, réduire les prestations de quelques %, et augmenter les cotisations de quelques %.. et les rediminuer lorsque l'emploi se porte mieux. Après tout, les assureurs tiennent compte de la sinistralité pour ajuster au fur et à mesure les primes d'assurances.. Ensuite le système est bien trop "généreux" -après tout on pourrait le concevoir puisque c'est une "assurance"..mais combien faut-il avoir travaillé pour ouvrir des droits pour 24 mois.. Je crois qu'ouvrir des droits pour 10%/20% de son temps de travail est déjà énorme: je travaille un an, j'ouvre des droits pour un mois à 2 mois maxi de chômage..Après tout, une séparation à l'amiable se paie dans ces eaux là..
a écrit le 23/01/2016 à 17:28 :
Encore et toujours le même discours relayé par tous les médias aux ordres. 90 pour cent des embauches se font actuellement en cdd mais ce n est pas assez, il faut précariser un peu plus les salariés !!! Quel sera le résultat ? Plus d embauches ? Je ne comprend pas, les mêmes médias nous expliquent à longueur de journée qu une entreprise n embauche que si elle a des marchés. Est ce que les salariés un peu plus précarisés consommeront plus ? Je ne pense pas. Peut être cela servira t il seulement à augmenter les dividendes des actionnaires des grandes entreprises ?
Réponse de le 23/01/2016 à 20:48 :
c'est tout à fait ça ! augmenter les dividendes des actionnaires !
si pour un salarié le chômage est une galère au niveau financier le licenciement est considéré comme un investissement qui allège les charges des entreprises dans la logique libérale !
aussi la même logique libérale devrait comprendre comme vous le dites si bien qu'un salarié mal payé ou au chômage ne consomme plus puisqu'il passe la plus part de son temps à survivre dans ce monde de brutes économiques !
c'est vrai que les médias ont de quoi faire leurs choux gras ! sur beaucoup de sujets d'ailleurs que je me passerai de commenter !
en tout cas c'est un vrai casse-tête chinois ! faut-il baisser les charges des entreprises qui embauchent à durée illimitée ! ou déjà je pense des charges minimum qui progressent avec le chiffre d'affaire de façon raisonnable !
car il est vrai que dès qu'on se lève le matin c'est pour être taxé avec ou sans réussite économique !
par contre que l'état arrête de subventionner les grosses entreprises qui amortissent le système du chômage et des contrats précaires ! car c'est souvent ce genre d'entreprises qui abuse encore et encore des contrats précaires ! alors que des petits patrons font des efforts pour maintenir l'emploi dans leurs entreprises !

de toute façon tous ces loups qui sortent de hautes études commerciales n'ont pas compris le principe " humain " avec leurs courbes à la gomme ( pour rester polie ) !
avant les entrepreneurs avaient encore une conscience et étaient des pères protecteurs de leurs salariés ! puis la 2ème génération a commencé à manger le capital que leurs pères avaient durement gagné ! et maintenant on nous parle que c'est la faute de la mondialisation ! et qu'il faut être compétitif pour ne pas couler !
moi perso je pense que ce sont des choix de politiques économiques pour râcler le moindre sou en voulant en investir un minimum !
ne pas oublier par exemple que la Bourse a été créée pour apporter de l'argent frais sans passer par les crédits bancaires pour que les entreprises puissent se développer ! mais quand on voit ce que font certains avec les fonds spéculatifs !!!!! ça laisse rêveur et faut pas se demander pourquoi le monde va si bien !

pourquoi les entreprises ne lancent-elles pas de l'investissement participatif ????? dans leur capital ??? elles lèveraient des fonds pour investir dans leur modernisation et les salariés en tireraient un revenu à partir des dividendes !

je sais que ça existe pour les entreprises cotées en bourse qui pratique l'actionnariat sur des comptes salariés ! mais je pense aux petites entreprises qui pourraient faire participer leurs salariés aussi à partir de leur capital ! ce serait une façon de motiver les salariés au rendement ! car beaucoup ne bénificient même pas de primes de vacance ou de 13ème mois !
Réponse de le 02/02/2016 à 11:36 :
Si ceux qui demandent cette dégressivité à la TV pour les chômeurs avaient un panneau devant eux annoncant ce qu'ils gagnent par mois ,cela décredibiliserait très rapidement leur discours d'effort à faire ...pour les autres bien sur .
a écrit le 23/01/2016 à 11:14 :
tout à fait d'accord avec les commentaires
ayant travaillé pour la défense , l'état abusait des contrats précaires ( CDD et intérim ) ce qui revient à dire que se sont de potentiels emplois perdus
on ne peut pas demander aux chômeurs de faire des efforts si le patronat ( enfin pour les patrons ripoux ) ne joue pas le jeu et se servent de la flexibilité comme règle de gestion du personnel

puisque les politiques de tous bords prônent de se serrer la ceinture , pourquoi ne montrent -ils pas l'exemple en réduisant leurs indemnités parlementaires et leurs droits à une retraite alors qu'ils cotisent que cinq ans et qu'ils touchent 25% de leurs indemnités parlementaires pour un mandat de député effectué

où est la justice sociale dans tout ça quand un salarié mal payé travail plus de 44 ans pour une retraite de misère alors que les politiques ( sénateurs , députés ... ) eux touchent des retraites confortables même pour une mandature ?????

c'est clair qu'ils ne vont pas prendre le bâton pour se faire battre
on ne peut rien attendre de juste de leur part en leur demandant de commencer par eux mêmes ( aux politiques )
c'est bien connu ! c'est toujours les petits qui trinquent et comme nous sommes une majorité ! nous sommes des poules aux oeufs d'or !!!! mais jusqu'à quand ?????
a écrit le 23/01/2016 à 8:11 :
C'est un article explicatif qui permet de se rendre compte des positions ou non positions des acteurs sociaux, des difficultés pour les non concernés d'arriver à ébaucher des idées sur des passages du monde de l'emploi sans s'agripper bec et ongles à n'importe quelle propagande.
a écrit le 22/01/2016 à 20:04 :
Faute d'avoir su créer les conditions d'une reprise économique et de création de valeur ajoutée, le pouvoir socialiste en est réduit, comme chaque fois là où il passe, à diminuer les prestations afin de partager un gâteau dont les parts s'amenuisent années après années. Le socialisme est bien une descente vers la pauvreté généralisée.
Réponse de le 04/02/2016 à 8:18 :
Et oui, depuis 1981 ou Mitterrand a creusé le déficit de la France (qui était à 20% seulement), la descente aux enfers a commencé pour arriver aujourd'hui à une dette abyssale de pratiquement 100 % du PIB.
D'ailleurs, les médias sont très silencieux à ce sujet.....Si la droite était au pouvoir, la presse ne cesserait d'en parler.
a écrit le 22/01/2016 à 14:55 :
Pour les politiciens c'est plus facile de réformer l'assurance chômage que de réformer la fonction publique avec son sureffectif, administrations en doublons ou sans utilités qui demandent du courage de s'attaquer au dogmatisme et corporatisme d'une caste...
Réponse de le 22/01/2016 à 15:39 :
Vous voulez dire que la crise mondiale que nous subissons vient en fait du corporatisme des fonctionnaires sans rire ?
Réponse de le 02/02/2016 à 11:29 :
En partie et en raccourcie c'est vrai.
a écrit le 22/01/2016 à 13:40 :
Et si le chômage était la résultante de l incompétence globale de nos patrons incapables de gagner des PDM à l export?! On parle de compétitivité mais on exclut les salaires démesurés de nos dirigeants...
Réponse de le 22/01/2016 à 15:17 :
Ok, alors à ce moment là, on donne de vrais droits aux patrons au lieu de nouvelles coûteuses réglementations. Mais bon, quand on est au delà des 20 premières places en terme de compétitivité et que certains internautes se permettent de dire de telles âneries... En voilà un qui n'a jamais été patron, qui n'en a ni les compétences, ni le charisme.
Réponse de le 22/01/2016 à 16:02 :
De quels droits parlez vous? De licencier? La rupture conventionnelle existe
De flexibilite? 80% des embauches se font en cdd
Pour vous, un patron est 1000 fois plus efficace que ses salariés? Des salaires à 1M/mois sont défendables?! Lol
Réponse de le 22/01/2016 à 18:52 :
Quand vous avez votre concurent qui a des cout moindre ,pas de bazar syndicales , de la flexibilité
Et surtout quand a l étranger votre marché s'écroule vous pouvez licencier

Il faut être fou pour ouvrir une grosse unité en France mieux vaut aller partout ailleurs
Réponse de le 23/01/2016 à 14:13 :
Il serait temps de raisonner à long terme. Pk le marché s écroulerait? Le patron n est il pas justement le top manager à même d anticiper pour se diversifier?
A moins qu on ne parle ici de bulles spéculatives qui explosent? L argent doit reprendre sa place d outil. Arrêtons de chercher les seuls profits à court terme!
a écrit le 22/01/2016 à 13:21 :
Les politiques sont intéressés surtout a ne pas s'attaquer au problème de la ré-industrialisation de la France! Alors ils tournent autour du pot et se chamaillent pour décider de la couleur du pansement a appliquer.....Ou ils sont tous incompétents ou c'est l'organisation de la république qui gâche les competences
a écrit le 22/01/2016 à 13:02 :
L'indemnisation n'est pas de 57% comme beaucoup l'affirment mais de 80% pendant 12 mois si on part en CSP (Contrat se Securisation Professionnelle), qui veut bosser dans ces conditions.
4 de mes salaries sont partis dans ces conditions et au moment de partir je leur demande ce qu'ils vont faire : 'Ho ben je vais me reposer un petit peu ...' , revus 18 mois plus tard ils n'avaient pas trouvé d'emploi 'Rha c'est difficile hein' ... tu m'etonnes, avec un trou de 18 mois dans ton CV.
#fabriqueàparasites.
Réponse de le 22/01/2016 à 15:45 :
Et aujourd'hui, pendant que vous bossez 16 heures par jour vos anciens salariés, ces feignants gavés de subventions sociales aux frais du contribuable, viennent vous narguer avec leurs Jaguar et leurs villas à St Bart.

Incroyable l'enfer que vous vivez mon pauvre vieux...
Réponse de le 23/01/2016 à 12:09 :
effectivement
mais ne croyez vous pas que vos salariés ne préféreraient pas travailler qu'être licenciés économiques avec un contrat de sécurisation professionnel ?????
mon fils qui est maçon est dans ce cas ! et soyez en sûr qu'il préférerait gagner une paye correcte que d'être à un CSP (

entre parenthèses soit dit que le CSP se fait avec l'accord du patron puisqu'il y participe financièrement

d'ailleurs il fait de l'intérim ! c'est d'ailleurs comme ça qu'il a été embauché il y a cinq ans avant d'être licencié et il est resté tout de même 18 mois en intérim avant son embauche

d'autre part je ne comprends même pas l'intérêt d'une entreprise de payer un salarié en intérim vu les charges que ça représente car finalement un CDI n'est pas une preuve de stabilité d'emploi puisque de toute façon on vous vire quand on veut

si on veut relancer l'économie en france ce n'est pas avec des emplois précaires car les salariés qui subissent cela ne peuvent pas ou très peu avoir de prêt bancaire pour par exemple pouvoir acheter leur logement

je comprends l'amertume des petites et moyennes entreprises qui sont trop taxées alors que les grosses entreprises sont souvent subventionnées et en profitent ! j'en connais hélas !

maintenant on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre
on sait très bien que quand on entreprend en France on est taxé dès qu'on se lève le matin ( j'en sais quelque chose )

c'est pourquoi qu'il faudrait et urgemment mettre les pendules à l'heure pour ce qui est des charges sociales et fiscales des entreprises en europe ! car si on ne le fait pas il y aura toujours du dumping social qui coûte cher au contribuable

comment voulez vous que nos entreprises soient compétitives avec les énormes différences de charges appliquées d'un pays européen à l'autre ?

tant qu'il n'y aura pas d'harmonisation dans ce domaine on ne pourra pas avoir de compétitivité !

mais c'est sûr qu'avec tout ces paradis fiscaux à nos portes on ne peut pas lutter !
a écrit le 22/01/2016 à 12:11 :
Les système d'allocations et assurances chômages sont de vrais usine à gaz! Elles sont dissuasive, chronophage et irrationnel...

Monsieur Hollande voulait un choc de simplification. Il a qu'à faire un revenu de base inconditionnel en fusionnant tout ça. RSA, chômage, APL, PA retraites, Etc, etc... Et nationaliser une partie du salaire pour ne pas créer de système de relance qui pourrait nuire à la sacro-sainte compétitivité.

Aillant vécu au RSA socle pendant un bon moment et aillant cumulé RSA activité et chômage. Je peut vous dire qu'il est pratiquement impossible de d’accéder à la totalité des aides disponible tant cela deviendrait un métier.

Ce système de millefeuille est complètement décourageant. Si on ajoute à ça l'incessant dénigrement engendré par la société de ces situation et le nouvel harcèlement pour retrouver du travail sous peine de déclassement par la suppression des certaines aides, vous vous retrouvez avec une situation où certains risquent de complètement abandonner.

Je pense qu'ils sont à 1000 lieu de comprendre l'immense dureté de cette vie qui engendre résignation drame intellectuel et misère.

Il faut un socle pour que chacun puisse construire sa vie et non un bâton.
Réponse de le 22/01/2016 à 13:26 :
Je vais vous aider, n’écrivez pas "Aillant" mais "ayant". En plus il y a moins de lettres...
a écrit le 22/01/2016 à 11:01 :
La vraie question est de savoir si on conserve une notion d'assurance-chômage publique ou si on l'abandonne complètement en lui substituant plutôt de l'activation d'emploi par subvention assurant à chaque personne au moins un emploi rémunéré au SMIC (à temps partiel donc pour les cadres) si besoin dans le secteur non marchand. Car si cette assurance était privée, on voit bien qu'elle ne fonctionnerait pas.
Réponse de le 22/01/2016 à 12:49 :
une assurance privée pourrait parfaitement fonctionner , elle serait forcément moins généreuse et beaucoup plus exigeante sur les contrôles, donc ça marcherait, mais il serait peut-être plus judicieux d'économiser les sommes consacrées à cette assurance.
a écrit le 22/01/2016 à 10:55 :
le modèle social français est basé sur un niveau de chômage élevé et des salaires réels faibles , les français doivent seulement en tenir compte et l'assumer puisqu'ils l'ont choisi.
a écrit le 22/01/2016 à 10:50 :
Je rêve d une presse au service du peuple. Une presse qui serait vraiment critique envers les abus d une classe politique au sens large, d une cour qui gravite autour, et de certains grands patrons et medef qui crient au scandale du SMIC, arguant sur la compétitivité, mais s’octroyant 15 M/eur/An de salaire, stock, primes, avantages.....
A quand une presse qui ne cesse de montrer les largesses, les avantages superflus, les exagérations, d'un système ou légalité ne trouve définition, liberté une illusion et fraternité à sens unique. La presse pourrait faire prendre conscience qu avant de s'attaquer au classe les plus basses ou aux classes moyennes, il faudrait peut être montrer une exemplarité au sommet dans les classes les plus hautes. d'Après dernier sondage la presse/médiat et les syndicats au 2eme et 3eme rangs après les politiques 1er rang, mais tous dans le même lot, des % les plus bas dans la confiance des Français. Pourquoi ???Ah Général de Gaulle que n'es tu là ?
a écrit le 22/01/2016 à 10:44 :
Ce que l'on appelle chomage est en fait du temps de travail libéré par les gains de productivité. C'est un progrès. Il faut financer ce temps libéré par une contribution de l'énergie. Est ce vraiment difficile à comprendre?
a écrit le 22/01/2016 à 10:40 :
Parce que les politiciens étant au service officiel de la finance n'iront jamais s'attaquer aux paradis fiscaux, ces institutions qui étouffent littéralement l'économie mondiale et donc les peuples de ce monde.

Du coup ils cherchent des solutions ailleurs qui ne feront qu'alimenter le mal dont souffre notre économie, la chute générale de la consommation, si on retire 100 euros par mois à un salarié 50 au moins ne seront plus réinjecté dans l'économie.

Cette bêtise oligarchique institutionnalisée c'est ce qui nous précipite vers le pire des scénarios car les décideurs et autres n'étant pas là pour penser à l'intérêt de l'économie mais uniquement là pour penser à leurs propres intérêts.
Réponse de le 23/01/2016 à 12:54 :
tout est dit dans votre commentaire
si les politiciens s'intéressaient à l'harmonisation des charges et de la fiscalité des entreprises en europe , le problème social disparaitrait de lui même

car c'est sûr que nos entreprises françaises ne peuvent pas lutter contre ce genre de problème si l'europe ne supprime pas les niches fiscales et n'harmonise pas les charges des entreprises européennes

c'est certain que des pays comme la Belgique , le luxembourg etc ... paradis fiscaux par excellence ne voudront pas remettre en question leur dumping financier ce n'est pas de leur intérêt puisque certaines entreprises françaises dites " productives " sont installées pour leur siège social dans ces pays !

faire du fric chez nous mais payer leurs impôts dans ces paradis fiscaux !
c'est de l'argent perdu pour l'état pour financer nos caisses !

si ils nous ont créé l'europe ce n'est pas pour nos petites bourses mais pour la circulation des capitaux ! et surtout pour démolir encore plus notre système social

à voir comment se comporte l'Allemagne sur le sujet ! le RSA n'existe pas ni le salaire minimum et on peut faire travailler un chômage pour 1 euro de l'heure !!!! un paradis pour les patrons crapules ! parce que malheureusement il y en a !
qui peut vivre en étant travailleur précaire et économiquement pauvre ??
certains patrons devraient essayer pour voir !!! je pense qu'ils comprendraient mieux ce que c'est que d'être chômeur !
sûr qu'il y a des abus ! mais pôle emploi ne sert qu'au pointage des chômeurs et ne sont pas réellement motivé pour leur proposer du travail !
le ministère du travail est gangrainé par son incompétence chronique ! c'est tellement un système pyramidal que c'est une véritable jungle comme vous le dites si bien !
Réponse de le 23/01/2016 à 17:24 :
Voilà, les classes moyennes et les PME ne peuvent pas compenser le manque à gagner des milliardaires et des multinationales dédouanés de 90% de leurs impôts au minimum c'est de la pure folie.

Du coup oui les classes moyennes payent trop d'impôts et oui les PME croulent sous les charges tandis que les milliardaires et les multinationales continuent de donner des ordres à nos politiciens afin d'orienter l'économie dans leur unique sens, celui qui est en train de la précipiter dans le gouffre.

Bizarrement l'économie c'est bien plus facile à comprendre quand on la regarde sous cet angle plutôt que quand on écoute les experts des multinationales et des milliardaires qui viennent nous expliquer que c'est vachement compliqué en fait, que nous autres pauvres bougres sommes bien trop bêtes pour comprendre et que du coup faut laisser faire ceux qui possèdent.

A pleurer...
a écrit le 22/01/2016 à 10:23 :
Quel est le coût annuel (avantage inclus) Des hauts fonctionnaires (amis des politiques) en attente de fonction ? Quel est le coût de l' Europe non fédérale pour la classe moyenne, sachant que cette classe ne perçoit pas l intérêt qu à pour celle-ci les institutions Européenne ? Qu'apporte l'Europe (non Fédérale) à la classe moyenne ? Quel est le coût pour la classe moyenne de gérer 37 régimes différents régimes de retraite (dont l'un d entres eux par capitalisation, qui sort des excédents pour une certaine élite seulement). Pourquoi le calcul du régime haut fonctionnaire est il basé sur les 6 derniers mois, sachant que dans cette période il aura une promotion de fin de carrière et les primes réintroduites dans son salaire pour avoir un meilleur niveau de pension ? Quel est le coût de tous les avantages et primes non imposables des hauts fonctionnaires ? Pourquoi un Haut fonctionnaire peut il prendre sa retraite à 47 ans en moyenne et ensuite prendre un poste d'expat dans une société privée sans perte de retraite quelque soit son niveau de rémunération. Beaucoup de Cie Intl débauche des expat pour prendre d ancien hauts gradés militaires car avec leur niveau de retraites ils acceptent des contrats moins avantageux et font profiter de leur entrées admin.
Réponse de le 23/01/2016 à 13:21 :
là vous touchez au " panthéon " !!
oui des chiffres qui dérangent ! enfin qui dérangent le lambda comme nous car ces messieurs , eux , trouvent ça normal !
évidemment qu'ils trouvent ça normal puisqu'ils vivent au dessus de la mêlée ! sauf que c'est l'équipe qui paye et le capitaine qui ramasse la mise !

vous pensez bien que tous ces poux de luxe ne vont pas " réformer " leurs privilèges !
heureusement qu'on a fait la révolution car on se demande comment on serait traité sans elle !

pour en venir à quelques infos pratique !

Mr De villiers a déclaré il y a quelques temps au micro de RTL qu'un député européen " cachetonnait " à 300E/jour/cession au parlement européen ! et vu leur efficacité on se demande bien pourquoi ils sont élus !

de plus ces messieurs souvent ne font pas acte de présence ! il y a d'ailleurs une chasse " intensive " contre les contrevenants !

ces mêmes députés peuvent espérer une retraite de 12000E/mois !

on comprend pourquoi la lutte est rude et bas du plafond pour la place !

déjà les nôtres coûtent chers aux contribuables ! et sont inutiles pour les sénateurs ! alors au niveau européen c'est le jack pot !!!!

quand je pense que les sénateurs ne servent à rien ! je me base sur l'actualité nous expliquant que souvent le Conseil constitutionnel utilise son droit de véto ! alors autant faire voter les lois par les députés et directement demander au conseil Constitutionnel de valider ou non les lois en ne passant plus par les sénateurs qui ne servent plus à grand chose !

ce serait une énorme économie pour le contribuable de supprimer le sénat et de réduire les députés de moitié ! comme cela si ils s'endorment aux assemblées c'est qu'ils auront bien travaillé et mériteront peut être leurs indemnisations parlementaires !
a écrit le 22/01/2016 à 10:01 :
Bravo pour votre article qui évite les simplifications pour une fois ! et parle des paramètres de cotisation que tout le monde oublie. Vous rappelez notamment que les haut revenus sont des contributeurs au régime (ils cotisent beaucoup plus qu'ils ne reçoivent). Mais bon un peu de démagogie sur le sujet ne gêne pas nos politiques..
J'attire aussi votre attention sur le fait que de nombreuses créations d'entreprises par d'anciens cadres ont lieu car le niveau d'indemnisation est suffisamment élevé pour leur permettre de "prendre ce risque" puisqu'ils sont indemnisés pendant un temps; réduire ce montant aura un impact direct sur la création d'entreprises.
a écrit le 22/01/2016 à 9:55 :
On ne peut redistribuer que l'argent qu'on a, s'endetter pour ça c'est refiler la note aux jeunes génération...pas très courageux.
a écrit le 22/01/2016 à 9:51 :
l'effet ciseau ne fait pleurer personne!
quand ca va bien, on ne remplit pas les caisses, on distribue plus; et quand ca va mal on explique qu'on ne comprend pas que les caisses soient vides
pour remplir les caisses, je suggere la confiscation des chateaux des syndicats, du 1% CE, des budgets de la formation
il faudrait aussi voter une cotisation salariale reenchantee de solidarite nationale sur les salaires des fonctionnaires, vu qu'ils ont la chance de ne pas finir au chomage, ce qui est injuste
Réponse de le 22/01/2016 à 10:51 :
Je suis d'accord avec vous sur la cotisation que devraient payer les fonctionnaires en solidarité, du moins pour aider dans une période transitoire !
Mais tout a été fait en France pour séparer la fonction publique de la société civile, entrainant un retard sur le fonctionnement des services et sur la capacité des dirigeants (des énarques qui profitent à fond du système fait pour cette petite minorité sans contrôle).
Je suis donc pour supprimer l'ENA, que l'on embauche à leur place les responsables de la FP à partir de la société civile (donc plus qualifiés et voies beaucoup plus ouvertes). En fait, il faudrait instituer un CDI pour les fonctionnaires comme pour les autres salariés, ce qui ferait enfin revenir au principe républicain d'égalité des citoyens (idem pour le régime de retraite que l'on fusionnerait en un seul régime national).
Rappel : le statut de la FP a été créé à la libération en s'inspirant du statut des salariés de l'URSS pour protéger les gens car auparavant il n'y avait qu'un pouvoir sans limite des dirigeants dans le FP en France. Mais c'était l'époque qui a voulu cela, il y a les syndicats aujourd'hui, à eux d'agir ...
Réponse de le 22/01/2016 à 13:56 :
je ne sais pas pour les fonctionnaires, mais les salariés des entreprises publiques paient une cotisation de solidarité de 1% de leur salaire et ce depuis le premier septennat de Mitterrand. Il y a de grandes chances que cela soit pareil pour les fonctionnaires.

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