Pourquoi la croissance française est si molle

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La stratégie économique du gouvernement est encore floue. Parce que qu'elle à définir ?
La stratégie économique du gouvernement est encore floue. Parce que qu'elle à définir ? (Crédits : Reuters)
Le PIB a progressé de 1,1% en 2015, soit 0,1 point de plus que ce qu'anticipait le gouvernement. Les marges de progression paraissent assez faibles.

Pari tenu ! En 2015, le PIB a progressé de 0,2% au quatrième trimestre ! Grâce à cette performance, la croissance annuelle s'est élevée à +1,1%. L'objectif gouvernemental est dépassé. Il aurait même pu l'être davantage si le climat avait été moins doux, ce qui aurait fait remonter les dépenses énergétiques, et si la peur des attentats n'avait pas paralysé une partie des citoyens.

Tout est dit ? Ce serait formidable. Ce le serait d'autant plus si le taux de chômage n'avait pas atteint 10,2% de la population active au troisième trimestre et si celui des 16-24 ans ne flirtait pas avec les 20%...

Certes, l'objectif du gouvernement a été dépassé et il faut s'en réjouir. C'est trop rarement le cas. La prudence de Michel Sapin, le ministre des Finances a payé. Cet éternel optimiste a dû se tordre le bras pour ne pas réviser à la hausse l'estimation officielle du PIB au début de l'année 2015. La chute des prix des matières premières, et notamment du baril de brut, la dépréciation de l'euro face au dollar, deux éléments qui ont permis le redressement de la compétitivité prix du made in France, ainsi que la politique expansionniste de la Banque centrale européenne (BCE) qui offre des conditions d'emprunts attractives, pouvaient inciter à l'optimisme. Un tel alignement des planètes est si rare. Et pourtant, il a tenu bon !

Toutefois, dépasser de 0,1 point un objectif si peu élevé n'est pas un exploit incroyable. Comment expliquer la faiblesse de la reprise française, inférieure à celle affichée par la plupart des membres de la zone euro et du Royaume-Uni ?

Deux moteurs sur trois sont allumés

Pour quelles raisons l'économie française ne décolle-t-elle pas ? Le problème est structurel. Sur les trois moteurs de la croissance, deux seuls tournent actuellement. Plutôt au ralenti. Stimulée par la chute des prix du brut qui allège leur facture énergétique, la consommation des ménages résiste. En hausse de 1,4 point, elle a accéléré de 0,8 point entre 2014 et 2015. C'est un progrès réel. Mais il convient de rappeler que cette progression se situe bien loin de celle affichée pendant une bonne partie des années 2000. Jusqu'en 2008, la consommation annuelle des ménages augmentait en moyenne à un rythme supérieur à 2%.

Par ailleurs, cette bonne tenue - relative - de la consommation a un impact limité sur l'activité, le taux de couverture export/import étant négatif depuis 2003. En clair, quand les ménages consomment, les entreprises françaises ne sont pas les seules à en profiter. C'est donc sans surprise que le commerce extérieur pèse statistiquement sur l'activité. En 2015, il a retiré 0,2 point de PIB à la croissance, en dépit de la chute des cours du pétrole et du repli de l'euro face au dollar.

Seule bonne nouvelle figurant au bilan de l'exercice 2015, l'investissement des entreprises repart. Il a ainsi augmenté de 0,9% au premier trimestre puis de 0,5% au cours des deuxième et troisième avant de signer un bond de 1,9% au quatrième trimestre ! En 2015, la formation brute de capital fixe (FBCF) a progressé de 2%, comme en 2014.
Malheureusement, ce rebond de l'investissement privé ne compense pas le repli continu de l'investissement public (-3,1% après -6,9%) et de l'investissement des ménages (-3% après -5,3%). Pour résumer, la consommation et l'investissement - partiellement - stimulent l'activité quand le commerce extérieur la plombe.

Politique de l'offre ou politique de la demande ?

Dans ce contexte, le gouvernement a-t-il les moyens de rééquilibrer le modèle de croissance tricolore ?

On peut l'espérer. A condition qu'il ait une vision, un cap et qu'il respecte les objectifs qu'il se fixe. Pour l'instant, n'en déplaise aux ténors de Bercy, la stratégie reste encore à établir. Coincé entre des idéaux de gauche et des impératifs de résultats en matière de croissance et d'emploi, le gouvernement ne sait comment s'y prendre. Depuis 2012.

Cette reprise désynchronisée de l'investissement illustre parfaitement cette absence de stratégie claire et précise. La reprise de l'investissement des entreprises s'explique en partie par la politique de l'offre menée par le gouvernement depuis 2012. Conjugués à la chute des cours du brut, le lancement du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), les allégements de cotisations patronales intégrés dans le Pacte de responsabilité - d'autres interviendront en avril - la mesure temporaire de suramortissement décidée en avril, ont permis le redressement du taux de marge des entreprises. Après plusieurs années de désinvestissement, elles ont enfin les moyens de renouveler une partie de leur parc de machines.

Mais cette reprise de l'investissement privé est fragile. D'une part, rien n'indique que l'investissement restera dynamique, une fois la mesure de suramortissement stoppée, en avril 2016. D'autre part, les carnets de commande sont plombés par l'austérité imposée par l'exécutif, qui fait plonger l'investissement public. Quant à l'investissement des ménages, il reste faible. Faut-il rappeler que six millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi ? Par ailleurs, les allers-retours du gouvernement dans le domaine de l'accession à la propriété ont désorienté les ménages et en particulier les primo-accédants.

Bref, que ce soit pour des raisons politiques - le gouvernement ne veut pas donner trop de gages au patronat - ou pour des raisons budgétaires - bien que la France emprunte depuis un an à des taux négatifs - la politique de l'offre menée par l'exécutif n'est pas franchement assumée. Ce que donne le gouvernement d'une main, il le reprend de l'autre, selon le principe des vases communicants.

C'est également le cas de la politique de la demande. La question de sa légitimité ne se pose pas. Pour être efficace, une politique de l'offre doit avoir pour pendant un soutien à la demande. Mais là encore, les impératifs budgétaires limitent les effets de cette stratégie. Les allègements d'impôts accordés aux ménages les plus modestes de la classe moyenne ne permettent pas réellement à la consommation de décoller, on l'a vu.

Quel est le cap ?

Aux errements de la politique économique gouvernementale, qu'un certain nombre de citoyens considèrent comme un volontarisme mou et désordonné, s'ajoutent les malentendus et donc les inquiétudes que provoquent certaines déclarations ministérielles. Quand Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie porte haut les couleurs de l'entrepreneuriat, encourage les plateformes « collaboratives » de type Uber à continuer à se développer, il provoque l'inquiétude, sinon la colère de ceux qui subissent de plein fouet leur concurrence jugée déloyale.

Après le petit commerce, l'hôtellerie-restauration, les taxis, quels seront les prochains métiers touchés par l'arrivée des nouvelles technologies ? Pour l'instant, le gouvernement n'a pas encore donné de réponse officielle même si des rumeurs bruissent d'une déréglementation de certaines professions artisanales.

La loi sur les Nouvelles opportunités économiques (Noé) devait en apporter. Intégrées dans le projet de loi sur la réforme du droit du travail et dans la loi sur la République numérique, ses mesures pourraient permettre, espérons-le, d'y voir plus clair sur la vision gouvernementale sur ce sujet de société. Il y a urgence car l'inquiétude des chefs d'entreprises est vive.

Les enjeux ne sont pas seulement microéconomiques. Ils sont également sociétaux. Si ces activités ne sont pas encadrées par la loi, si la fin du salariat est entérinée, l'exécutif a peut-être trouvé la martingale pour réduire le nombre de demandeurs d'emplois, ce qui lui permettrait d'augmenter ses chances de rester au pouvoir en mai 2017.
Mais si telle est l'option choisie, comment peut-on espérer que le modèle social français puisse financièrement survivre ? Si le robinet des cotisations est coupé, la protection sociale est en danger. Tout simplement. Quant à l'objectif de réduction du déficit public de la France, fixé à 3% du PIB en 2017, il devient encore plus hypothétique qu'il ne l'est actuellement.

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Commentaires
a écrit le 03/02/2016 à 10:00 :
il ne faut pas épiloguer longtemps et se demander s'il faut faire de 'loffre ou de la demande !!
la france a le record européen d'impôts et charges d'europe, donc impossible qu'il y ait la moindre reprise avec un tel boulet qui détruit le pouvoir d'achat et la compétitivité des ménages.

la cause ? : notre monstre public et politique qui bat tous les records de dépenses publiques, d'effectifs, de gaspillages, et de mauvais résultats.

donc il faut commencer à gérer, réformer, restructurer, simplifier, piloter par les résultats et l'efficacité, et c'est 200 milliards de gains faciles (cf rapports CdC)

et on repart avec 3% de croissance et 2 millions de chômeurs en moins..par les gains et performances qui vont agir de concert sur l'offre et la demande (pouvoir d'achat et compétitivité)

le seul problème est que nos politiques et administratifs sont des archis nuls, aucun courage, aucune logique économique, encore moins de gestion..laxisme total, la seule logique : dépenses, recrutements, taxes..pire : ils refusent de faire les réformes que demande le peuple !! conflit d'intérêt total...Il faut trouver un politique courageux et gestionnaire...on cherche !! et il faut sortir de la gueguerre droite gauche et les alliances, tout ça qui ignore le peuple....gouverner pour le progrés et non pour un clan de la bulle..
Réponse de le 13/02/2016 à 11:29 :
Depuis les années 60 les dépenses publiques de fonctionnement (dont RH) ont suivi la progression du PIB. Ce qui a progressé plus vite ce sont les dépenses sociales, avec en premier les retraites et la santé.

Or, vas proposer à un employé ou un ouvrier de réduire ses impôts mais aussi sa retraite ou ses remboursements de santé. Il va te dire que pour lui, ça reviendra au même. Car l'argent qu'il aura économisé en baisse de prélèvements, il devra le dépenser en assurances privées supplémentaires.

Ensuite tout ne dépend pas du secteur public pour faire une économie performante. Il faut aussi des entreprises capables d'avoir de bonnes stratégies. Dans les années 80 les entreprises françaises se sont lamentablement vautrées en délaissant totalement le secteur manufacturier pour le mirage du "tout services". Même chose sur la formation professionnelle qui n'est pas du tout à la hauteur des autres pays européens. Ou bien les stratégies de collaborations entre multinationales / sous-traitants / banques locales comme en Allemagne.

Bref que chacun fasse un peu son auto-critique au lieu de toujours tout reporter sur le dos du secteur public.
a écrit le 02/02/2016 à 22:53 :
c'est juste fini la croissance....
Réponse de le 04/02/2016 à 15:46 :
@jean94
J'en suis arrivé à la même conclusion: C'est juste fini la croissance...
Le corollaire étant que le système économique est de fait lui aussi fini.
Un Monde nouveau est à créer, économiquement et financièrement au service des "gens". Va y avoir de la bagarre.
a écrit le 02/02/2016 à 19:28 :
Commentaires intéressants et criant de vérité ...mais voilà cela ne va pas changer !
Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes gouvernés par DES POLITIQUES !
Ceux-ci ne feront rien... ! D'abord, Ils feront tout pour garder leur place et ne pas faire de vagues et donc aucunes réformes de fond ( clientélisme oblige, réélection etc ) !
Peut-être la vraie solution ?, que ce soit des gens de la société civile , des gens de terrain, qui prennent en main la destinée de la France et peut être alors sortirons nous de tout ce merdier qui nous mène droit au mur !!!!!!
a écrit le 02/02/2016 à 19:01 :
Comment peut-on espérer une croissance plus forte quand la gabegie gouvernementale gonfle les dépenses publiques sans se soucier de leur efficacité et de leur intérêt ? Le secteur privé maitrise ses dépenses, fait des choix, recherche l'efficacité quand le secteur public ne recherche que la paix sociale ? Nous ne méritons pas d'avoir des Gouvernants aussi inefficaces, aussi irresponsables et aussi attachés à leurs sinécures !
a écrit le 02/02/2016 à 15:25 :
Manitou
"En France, les effets de la loi Macron auprès des loueurs ont impacté positivement le résultat du groupe."
Le constructeur de nacelles Manitou enregistre un chiffre d’affaires de 1 287 M€ en croissance de +3% par rapport à 2014.
...
Et la loi Macron-2 ?
Aux oubliettes, élections présidentielles en vue obligent. Vive le quinquennat!
Et on remet cela dans 5 ans. Reformez moi tout cela, trop d'élections à répétition tuent le débat démocratique et l'efficacité des institutions.
a écrit le 02/02/2016 à 14:43 :
Article intéressant
a écrit le 02/02/2016 à 13:59 :
tant qu'il y aura autant de fonctionnaires en France il n'y aura pas de croissance parce que les fonctionnaires c'est bien connu cà bouffent un max et çà ne produisent rien çà ne pensent qu'aux 35 heures et RTT et embaucher un fonctionnaire c'est pour l'éternité et çà fabrique des castes des petits fonctionnaires à gogo de père de mère en fils ou fille Voilà la drame des pauvres travailleurs du privé qui tirent l'économie qui suent toute leur vie: en un mot plus çà va moins çà va ou exactement plus çà va plus çà va plus
a écrit le 02/02/2016 à 10:43 :
LES EXPERTS ANNONCENT 5MILLIOND DE CHOMEURS DANS LES ANNEES A VENIR? DONC IL VAS FALLOIR REVOIR TOUS LES BUJETS ECONOMIQUE ET SOCIAUX? LES FRANCAIS VOYENT TOUS LES JOURS DES LICECIMENT DANS LA PRESSE ET BEAUCOUP D INVESTISSEMENT DES TRUTS FRANCAIS A L ETRANGER DONC LES REFORMES A FAIRE VONT ETRE COLOSALE? ET PERSONNE NE SERAS EPARGNE????
a écrit le 02/02/2016 à 10:20 :
Pour avoir de la croissance, il faut créer des emplois; pour créer des emplois, il faut réduire le cout du travail; pour réduire le cout du travail, il faut augmenter le prix de l'énergie. Etc...
Réponse de le 02/02/2016 à 11:42 :
le record mondial de fonctionnaires et notre millefeuille administratif ça ne donne pas d idée ??
Réponse de le 02/02/2016 à 12:20 :
Bravo gepe grave
Réponse de le 13/02/2016 à 11:10 :
Ce n'est pas en réduisant le coût du travail qu'on devient compétitif sur le haut de gamme, celui qui est le moins sensible au prix.

En Allemagne par exemple le coût du travail n'a été réduit que pour une petite catégorie d'emploi (services aux entreprises, aux ménages).

Mais dans l'industrie les salaires et la protection sociale sont à peu près au même niveau que la France.
a écrit le 02/02/2016 à 10:11 :
La croissance est liée au capital humain; le capital humain est lié à la notion de saturation de ce capital humain. C'est ce que voulait exprimer le club de Rome.
Réponse de le 02/02/2016 à 14:01 :
en français compréhensible çà donne quoi au juste. Merci Je pensais comme vous j'allais le dire encore merci
a écrit le 02/02/2016 à 9:51 :
L'inventivité permanente des parlementaires en matière de taxes et de réglementations fait que la confiance en l'avenir est au niveau zéro. En plus le capital taxé comme le travail, annule toute prise de risques pour les investisseurs. Conclusion : le Pays est à l'arrêt en attendant une autre gouvernance qui prendra enfin tous ces éléments en compte.
a écrit le 02/02/2016 à 8:48 :
On publie dans la presse numérique qu’on ferait en Europe de la magie Keyneisienne, n’est-ce pas très drôle, on joue au magot ? N’aurait-on pas un souci intellectuel avec la notion de développement économique ? La croissance potentielle et le maximum de chômage serait un modèle mondial, n’est-ce pas très drole ? On sortirait un lapin d’un chapeau et on appelle cela du PIB ? Fait-on dans la PRESTIDIGITATION ECONOMIQUE ? Peut-on expliquer cela?
La bourse est-elle molle?
a écrit le 02/02/2016 à 7:43 :
Il s'agit du modèle social français, le chomage et les retraites. Le chomage est lié aux gains de productivité, les retraites à la démographie (baby boom).
Réponse de le 02/02/2016 à 10:29 :
Dans une économie dynamique les gains de productivité permettent de créer une nouvelle offre de biens et services. Ils ne causent pas en soi de chômage.
a écrit le 02/02/2016 à 6:44 :
Les détracteurs de l’Europe ne devraient-il inculper le Parlement européiste d’impéritie à la sortie de crise en termes de croissance et d’emploi, l’Europe n’est-elle pas Caïn, un furoncle anti-jeune et anti-croissance sur le monde, on y prône le vice au pib comme modèle mondial ? http://www.bing.com/images/search?q=croissance+usa+2015&view=detailv2&&id=DF35E90862FB1E64E358B8D831D38BB8A57D5F62&selectedIndex=123&ccid=aS%2bl5tJo&simid=608017711860484790&thid=OIP.M692fa5e6d2681bdab9405aeeff45de84o0
Réponse de le 02/02/2016 à 10:34 :
L'Italie à son tour semble s'en sortir grâce entre autres aux réformes de Renzi. L'Espagne a redémarré, l'Irlande aussi (et de quelle façon). Pourquoi ce qui marche dans tous les autres pays européens (sévère cure d'austérité et libéralisation économique et sociale) ne marcherait pas en France ?
Réponse de le 02/02/2016 à 13:35 :
"Pourquoi ce qui marche dans tous les autres pays européens (sévère cure d'austérité et libéralisation économique et sociale) ne marcherait pas en France ? "

Tu peux toujours montrer l'exemple.
a écrit le 02/02/2016 à 1:35 :
On ne fait pas d'un âne un cheval de parade... pas grand chose d'autres a dire la photographie parle d'elle même..
a écrit le 02/02/2016 à 0:32 :
il faut dire qu'avoir des économistes assez menteurs et voleurs pour vous dire que acheter (consommation) un produit revient à dire qu'on le produit !!!! cela s'appelle de l'escroquerie, mais peu importe, c'est ce que l'on apprend à l'ENA !!! il est donc parfaitement normal que l'industrie s'effondre car tout est fait pour la consommation et rien pour la production (normes à tuer l'industrie !!)
Réponse de le 02/02/2016 à 6:35 :
Vous avez raison, il est d'ailleurs de plus en plus difficile de trouver des produits manufacturés fabriqués en France.
Des pans entiers de l'industrie se sont effondrés avec la bénédiction de nos politiques.
Réponse de le 02/02/2016 à 10:55 :
le problème est qu'en France on a toujours eu une vision administrative et fiscalisante de la production. A la limite il vaut mieux vu de Bercy qu'un importateur fasse une marge de 100% sur un produit importé et dégage ainsi un plantureux bénéfice imposable plutôt que ce même bien soit produit localement en dégageant une marge quasi nulle. Tant que l'économie du pays sera gérée par des administratifs ayant une vision étatiste plutôt que par des entrepreneurs, on n'en sortira pas. Gattaz ou à la rigueur Gallois à Bercy !
a écrit le 01/02/2016 à 22:22 :
Pourquoi la croissance française est si molle.

Parce que le président en a une molle et certainement le joyeux Catalan aussi.
a écrit le 01/02/2016 à 21:57 :
Reponse à ''Réponse de yvan''';Rosevelt a resolu le probleme en convaincant les patrons americains '''tous ensemble ''' à augmenter massivement les salaires ce qui a relancé la consommation ,donc l'activité et a fait diminuer le chomage .Mais il y a un hic ,c'est que les USA à cette époque (et pas qu'eux ) vivaient en presque totale autarcie ,leur marchés n'était pas imprégnés de produits étrangers comme maintenant .La demonstration complete du keysianisme qui n'a aucune chance de se reproduire aujourd'hui sauf si tous les pays du monde développés veulent y souscrire ce qui n'est pas demain le veille.Vous imaginez en France une augmentation générale des salaires de 25 % pour relancer la consommation !Vu la pénétration de produits chinois et autres sur le marché français ,c'est des milliards qui partent à l'étranger avec la catastrophe au bout car les prix des produits français augmenteront presque d'autant si il n'y a pas de gain de productivité pour effacer cette augmentation.........
a écrit le 01/02/2016 à 21:48 :
Quand allons-nous enfin comprendre que la croissance élevée, dans nos pays, c’est fini ?

La croissance est destructrice de l’environnement. Elle ne peut, et ne doit pas continuer. Il est plus que temps de changer de disque et de civilisation. La nôtre court à sa perte, entre la concentration au sein de quelques mains de l’essentiel des richesses, et la destruction accélérée de notre environnement, mettant en péril notre survie à long terme.
Réponse de le 02/02/2016 à 10:30 :
EXAT???
a écrit le 01/02/2016 à 21:45 :
'''''....... La chute des prix des matières premières, et notamment du baril de brut, la dépréciation de l'euro face au dollar, deux éléments qui ont permis le redressement de la compétitivité prix du made in France .....'''''Sauf que ces elements là sont valables pour tout le monde y compris et surtout nos concurrents donc aucun avantages à tirer là dessus !
a écrit le 01/02/2016 à 21:32 :
"Deux moteurs sur trois sont allumés"
Il y a un quatrième moteur souvent oublié et pourtant un des plus importants : notre ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE (proche et lointain) a une influence décisive sur notre performance (et réciproquement).
Lorsque tous nos clients du sud de l'UE sont fauchés et que les émergents "immergent"... il est inutile de rêver faire de la croissance.
Certains pays, comme l'Espagne, qui ont plongé très profond puis fait une véritable politique d'austérité (baisse des salaires, des retraites, des allocations, petit SMIC, hausse des impôts….nous nous n'avons subi qu'un peu de rigueur et il était temps !) font de la croissance de rattrapage, mais leur situation reste catastrophique.
Pour l'Espagne 2 fois plus de chômage que nous (dont 48 % de chômage des jeunes de moins de 25 ans, sans compter les très nombreux jeunes qui ont immigrés).
Mais ils vont suffisamment bien pour nous faire concurrence dans l'automobile (de client ils sont passés plutôt fournisseur, or tout le monde ne peut être fournisseur…).
.
En raison du changement de politique de la FED les capitaux refluent des pays émergents vers les États-Unis et vers l'Europe, mais c'est catastrophique pour les pays émergents (Chine, Turquie, Afrique du sud...) et pour les pays "immergents" (Russie, Brésil…).
Leur dette, parfois libellée en $, risque aussi d'exploser.
Nul ne sait si nous échapperons à LA crise, la méga-crise financière d'abord et économique ensuite...
a écrit le 01/02/2016 à 21:10 :
Quand on aura une gestion par l’offre, un respect pour l’homme et du travail pour tous et surtout des valeurs, on pourra construire une Europe autre que la piraterie, on est chez Caïn !
a écrit le 01/02/2016 à 20:03 :
La confiance est morte en 2012. Le pays n'est pas dirigé. Hollande gère sa situation, il prend des postures. Il aurait fallu un homme d'état honnête et courageux. On a l'inverse. Il aura au moins pulvérisé le PS. C'est le positif.
Réponse de le 01/02/2016 à 20:44 :
"La confiance est morte en 2012" 2008 aurait été plus judicieux... Sinon, dans la même crise de 1929, un certain ... Roosevelt a redressé l'économie us. Mais QUI VEUT s'en souvenir... Commission Pecora, ça vous PARLE..??
Réponse de le 01/02/2016 à 21:28 :
tu es honnête, toi ?
tes commentaires sentent quand même pas mal le baratin.
Réponse de le 01/02/2016 à 22:51 :
Tiens, vous avez oublié votre éternel laïus sur le modèle germanique ?
Il faut dire que, depuis l'affaire WV, l'objet de votre admiration n'est pas très en forme en ce moment.
Réponse de le 02/02/2016 à 0:37 :
et la situation de Renault : je crains que tous les constructeurs soient dans la même situation !!! et puis allez en Allemagne l'activité y est autrement plus solide !!!! il est vrai que les allemands n'attendent pas tout de l'Etat !!!!
Réponse de le 02/02/2016 à 10:46 :
@Patriot9 : en janvier les ventes de VW en France ont AUGMENTE de 12%.
Pas si mal pour un groupe que les beaux esprits s'ingéniaient à déclarer moribond. La vérité est que dans cette affaire le groupe a très bien réagi en technicien en trouvant rapidement des solutions techniques finalement peu coûteuses. Le gros des pertes résultant de cette crise sera le coût des amendes aux USA. Deuxième conclusion à en tirer, malgré le battage médiatique, les français se fichent éperdument d'une écologie trop tatillonne.
a écrit le 01/02/2016 à 19:57 :
Vous oubliez le prime d'activité qui va relancer la consommation plutôt rapidement. Une partie va aussi se transformer en en déficit extérieur, certes, mais ça va être bon pour beaucoup de secteur à caractère local.


L'euro et l'Europe portent aussi un certain poids sur l’économie française. Le déficit public à 3% est un dogme absurde et inapproprié dans notre situation. Dans la réalité, il permet à l'Europe de mêler de nos affaire. Bien! Mais que les solution ne soit pas pire que le mal. L'austérité devrait être faite en période de calme économique et non en période de crise.


On nous annonce la fin du CDI. Personnellement je suis dans la démarche de passer du CDI à l'entreprise. Cependant, le gros frein est le risque du déclassement.
Le système actuel d'aide au chômeur qui font de petit boulot est bon. Il ne leurs permet pas de vivre sainement, malheureusement. La raison viens du fait que le patronat tire vers le bas son financement, par la négociation et le gouvernement, par la non augmentation du SMIC (ah! oui, le déficit extérieur et les 3%, c'est vrai...).

Il est inutile d’appeler à la fin du CDI, mais il faut permettre l'initiative. Le financement de l'assurance chômage ne devrais pas être considéré comme un moyen de se faire du fric, mais, comme un levier, afin de permettre à inciter chaque individu à prendre sa vie en main et non plus comme un amortisseur.

La formation est elle même porteuse d'espoir. Mais la rendre obligatoire pour remplir un trou, est un non sens.


Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère, les choses vont changer de plus en plus rapidement. Les rentiers et les réacs on du soucis à se faire eux qui aiment ce qui est immuable. Seulement, il faut penser que nous devons permettre à chaque humains de notre communauté de vivre proprement et de s'émanciper.

Réalisons nos rêve plutôt que ceux de quelqu'un d'autre.
Réponse de le 01/02/2016 à 20:24 :
La prime d'activité n'est qu'un redéploiement de prestations déjà existantes, la prime pour l'emploi et le RSA-activité. Aucune augmentation particulière de la dépense publique à en espérer donc.
Réponse de le 01/02/2016 à 22:55 :
Personne n'appelle a la fin du CDI mais au passage a un CDI progressif. L'idée est d'obtenir de plus en plus de droit avec le temps. Cela existe et fonctionne dans d'autres pays.
Réponse de le 02/02/2016 à 6:40 :
Le caractère mensuel va changer l'utilisation de cet argent.Au lieu d'acheter un ordi et du jambon, on va pouvoir manger du steak toute l'année!
a écrit le 01/02/2016 à 19:34 :
Lorsque l'on fait l'inventaire de l'action économique de Hollande Valls,

l'on fait le constat de ce qu'ils sont dans un mimétisme parfait avec le piètre duo Sarkozy-Fillon ;

Un ex 1er Ministre avait prononcé le qualificatif de bon aloi qui sied parfaitement ; "minable"
a écrit le 01/02/2016 à 18:57 :
Pourquoi la croissance est si molle ? Eh bien c'est simple, parce que la France n'est pas assez sexy.
a écrit le 01/02/2016 à 18:56 :
Cela fait plus de 30 ans que la France régresse inexorablement. jadis 4e économie nous sommes à la 6e et bientôt dépassée par la Corée , l'Inde ( logique compte tenu de la démographie), le Brésil...pourquoi?
a) Taxes, taxes, taxes.....
b) Prélèvements, prélèvements...
c) Industrie larguée par la concurrence, même nos industriels fabriquent ailleurs ( PSA, Renault etc... pour ne citer qu'eux)
d) Salaires bas ( = peu de pouvoir d'achat) compensés par des aides que paient ceux qui travaillent...
e) Aides en tout genre qui coûtent des fortunes = RSA, RMI etc....
f) taxes sur les sociétés, coût du travail, Urssaf, etc....

Bon , je crois que j'ai tout dit... je vous fais grâce de la TIPP qui fait de nous automobilistes les plus grands taxés au monde...sauf peut-être les Norvégiens...mais bon, ils gagnent en moyenne 50% de plus que nous, tout comme les Suisses mais eux ils n'ont pas nos politiques incompétents.
Réponse de le 01/02/2016 à 20:27 :
Salaires trop bas mais coûts salariaux trop élevés. Ce qui veut dire trop de dépenses publiques et trop de redistribution...
a écrit le 01/02/2016 à 18:50 :
La protection sociale des français est payées par les salariés du privé, et pas les revenus financiers. Etonnez-vous qu'avec ce fardeau sur les épaules ça avance moins vite que dans les pays + justes ?
Réponse de le 01/02/2016 à 20:28 :
Les revenus du capital sont maintenant plus taxés que les revenus du travail. Il faut trouver une autre explication...
Réponse de le 01/02/2016 à 22:13 :
Reponse à Pat 34 ;Qu'es ce que les revenus financiers ont à voir avec la protection sociale ? La protection sociale se fait là ou sont les salaires dans l'entreprise et pour ceux qui y travaillent ,les salariés!Toutes transactions financieres se voient taxer à hauteur de 37.5 % et souhaitez qu'il y en ai encore en France, car les capitaux libres comme le vent peuvent partir ou ils veulent pas trés loin, à Londres par exp pour faire le bonheur du gouvernement anglais.Si c'est le cas ,et bien c'est dans votre poche (la mienne ) que l'état viendra chercher le manque à gagner .........
a écrit le 01/02/2016 à 18:17 :
quand le PIB est important en valeur absolue ,il est impossible de faire une croissance forte,sauf en cas de bulle financière (usa et gb).
Réponse de le 01/02/2016 à 20:29 :
Faux. Voir USA, Allemagne, Rpyaume-Uni.
Réponse de le 01/02/2016 à 21:35 :
Bon l'Allemagne c'est pas glorieux non plus. 1,7% de croissance, elle est faiblarde la "locomotive" de l'Europe. Quand au RU, sa croissance est tirée par la bulle immobilière.
Réponse de le 02/02/2016 à 10:39 :
@@bruno
l'Allemagne, à la démographie -hors accueil ponctuel et en principe à durée limitée de réfugiés (la plupart des nombreux réfugiés kosovars sont repartis)- déclinante n'a pas besoin de beaucoup de croissance pour garantir le plein emploi et assurer une hausse du PIB/habitant. Même avec une croissance nulle, elle y parvient. Alors qu'en France, à moins de 1,5% de croissance on ne peut même pas stabiliser le chômage.
a écrit le 01/02/2016 à 18:10 :
et pourtant Doze et Lechippre vit pour l'un depuis des semaines une superbe amélioration à venir de la croissance française (tous les facteurs sont réunis alignement des planètes réussis pour N.Doze, or 1.1% 2015 pffffr terrible constat) et pour Lechippre "l'immobilier c'est une formidable reprise" avec ses 800 000 mutations dixit la FNAIM, or les notaires le 15/12/2015 donnaient 720 000; 80 000 en 15 jours, peut-être cela eut nécessité une recherche d'information, non?? serait-ce l'arrivée de LCI qui impacterait les commentaires? pour tenter d'empêcher son arrivée en brossant le gouvernement dans le sens du poil?? mais non, un gouvernement comme le nôtre est incapable de soudoyer.....
Réponse de le 01/02/2016 à 20:35 :
1,1%... On se demande ce que ça aurait donné dans un contexte moins favorable avec pétrole plus cher, taux d'intérêts (un peu) plus haut et € (un peu) plus haut. A vrai dire pour l'investissement des taux d'intérêts à 0% ou à 1%, ça ne change pas grand chose, l'arme des taux est d'une portée limitée.
a écrit le 01/02/2016 à 17:39 :
Quand on demande à la ministre du travail pourquoi la France est le seul pays d'Europe en dehors de la Grèce dans lequel le chômage augmente? Sa réponse est parcequ'en France la croissance est molle! Un peu comme s'il s'agissait d'une donnée exogène voire d'une fatalité tel le niveau des précipitations ou la force du vent sur laquelle depuis 4 ans le gouvernement n'a eu aucune influence.
Réponse de le 01/02/2016 à 18:13 :
tu dis que tu attends tout de l'Etat ?
Réponse de le 01/02/2016 à 20:41 :
C'est pourtant simple : les 35 heures ont poussé hors de France la quasi totalité des activités de main d'oeuvre délocalisable, c'est à dire l'essentiel de l'industrie manufacturière. Autre chose, à force de règlementations l'agriculture française a perdu sa compétitivité (exemple on refuse les grosses exploitations laitières type ferme de 1000 vaches, qui permettent aux agriculteurs allemands de gagner de l'argent avec du lait à 0,34€ alors qu'à ce prix les producteurs français crèvent). Bref, ayant perdu l'essentiel de ses capacités de production la France n'est tout simplement plus en mesure de profiter d'une amélioration de conjoncture et est donc probablement en voie de tiers-mondisation.
a écrit le 01/02/2016 à 17:36 :
C'est un échec, la croissance moyenne est de 1,5% en Zone Euro. Le petrole est au plus bas, l'euro est quasi a parité avec le Doll et si malgré cela l'économie ne repart pas franchement c'est que la France doit (encore) faire des reformes mais des vraies cette fois-ci. Il faut supprimer toutes les dépenses publiques non productive.
Réponse de le 01/02/2016 à 20:50 :
La France d'aujourd'hui est sensiblement dans la situation de l'Allemagne avant que Schröder n'engage l'agenda 2010 : incapable de profiter de la bonne conjoncture de ses voisins et chômage important (mais avec en plus une dette à 100% du PIB ce que n'a jamais eu l'Allemagne). On sait donc ce qu'il faut faire, et qu'il y en a au moins pour 10 ou 15 ans d'assainissement pour que les choses commencent à s'améliorer. Réforme du marché du travail, réduction de l'indemnisation du chômage, TVA sociale, limitation des salaires, réduction de la redistribution et de la dépense publique, libéralisation tous azimuts... voilà la seule voie possible de redressement.
a écrit le 01/02/2016 à 17:26 :
Je vois plutôt le verre à moitié plein. Malgré toutes ces entraves (réglementaires, fiscales...) l'économie française arrive quand même à être en croissance. Avec des réformes structurelles et une libéralisation de l'économie, on ferait facilement du 2,5% par an et on aurait le plein emploi.
Sur le reste je ne me fais pas d'illusion. Le gouvernement ne fera rien jusqu'en 2017. Le mandat est déjà fini, on est en précampagne. Et quand je vous le casting qui se dessine (Hollande, Juppé ou Sarkozy) je me dis que rien ne changera non plus après 2017...
Réponse de le 01/02/2016 à 21:01 :
Les adeptes de l'ideologie liée à la globalisation neoliberale mettent l'accent sur le manque de compétence des politiciens. Ils sont certes fort médiocres, il faut en convenir. Mais le problème ne tient pas aux hommes mais au choix de sociétés et de modèle économique. La vérité c'est que le choix du tout marché ne fonctionne pas, l Europe actuelle .ne fonctionne pas. Le TAFTA qui va nous être imposé va se révéler rapidement comme une catastrophe mondiale : disparition de la souveraineté populaire au profit des entreprises, guerres, violence, généralisation de la pauvreté. On n'assassine pas impunément la démocratie et la dignité des hommes. Un homo sapiens est préférable à un homo économicus.
a écrit le 01/02/2016 à 17:01 :
D’après M. PILIU, les idéaux de gauche ne serait pas de faire de la croissance et des emplois ? Au moins pour tenter de se faire réélire ?
C'est dommage d'avoir un tel idéologue qui ose écrire ce genre d’âneries qui font douter de toute la véracité de l'article.
Car en plus, oser prétendre que ce gouvernement, à tort ou à raison n'a pas choisi la politique de l'offre, est du même niveau que M. WOERTH déclarant que les actes de M. MERAH ne sont pas des attentats.
Quel dommage que M.PILIU ait la mémoire aussi courte et ne se souvienne pas de ce qu'il écrivait avant 2012. .
Réponse de le 01/02/2016 à 21:00 :
Factuellement Woerth n'a pas tort : malgré des années d'enquête, de nombreuses arrestations suivies d'à peu près autant de remises en liberté, il n'a pas été possible de mettre en évidence un quelconque réseau autre que familial autour de Merah ni un pilotage de ses crimes depuis l'étranger. Contrairement aux attentats de 2014-2015 (musée juif-Charlie-Hyper Cacher-Thalys-Villejuif-Saint-Denis et Paris).
a écrit le 01/02/2016 à 16:48 :
Qui est responsable?? Regardez la photo...
a écrit le 01/02/2016 à 16:40 :
Cet article ne peut pas faire vendre ! La France est écrasé par les impôts et taxes et un poids de l'état colossal qui étouffe toutes les initiatives.
La France n'intéresse plus grand monde sauf les politiciens
a écrit le 01/02/2016 à 16:30 :
Pourquoi ?
Parce-qu'il y a un dégonflement de la bulle de l'immo/BTP (prix qui ont bien trop augmenté par rapport aux revenus et loyers jusqu'en 2011, alors que nous construisons beaucoup, que nous avons le parc de logements le plus important en Europe de l'Ouest, que nous avons toujours plus de logements vacants...).
l'immo/BTP tire l'activité globale (investissement, consommation, emploi...).
nous faisons 1,1% de croissance alors que la bulle de l'immo/BTP se dégonfle et que nous sommes soumis à la rigueur (et que nos entreprises sont frileuses et/ou étouffées par les grands groupes). la production manufacturière a progressé de 1,4%, après 0,3% en 2014. pas si mauvais.
Bloomberg vient de montrer que c'est l'immobilier qui permet au Canada d'éviter la récession (l'immo représentant plus de 50% de la croissance des services). ils avaient publié un article similaire sur l'Italie en septembre dernier.
l'immo doit tirer la croissance dans la plupart des pays qui font apparemment mieux que nous (UK, US, scandinaves, Australie, NZ...). cela doit aider aussi en Allemagne, qui connaît une hausse des prix significative depuis la crise.
l'Espagne ou l'Irlande sont des pays émergents (croissance de rattrapage ; mais aussi nouvelle bulle immo/BTP en Irlande ?).
a écrit le 01/02/2016 à 16:28 :
Une mentalité édredon, une politique en caramel mou, des réformes en guimauve, un chef de l'Etat comme un macaroni trop cuit, et un chef du gouvernement en réglisse, les autres en mélasse, pas étonnant que la croissance manque de fermeté.
a écrit le 01/02/2016 à 16:19 :
Ben c'est à cause du gros tout mou !!
Réponse de le 01/02/2016 à 19:19 :
Vivre à l'Elysée lui réussit...on y mange bien, vie de rêve, loin des contraintes de la vie de tous les jours...pas étonnant qu'il ait pris du poids le bougre! Il sait que 2017 , cela va être ceinture et retour en Corrèze! et pas en avion du Glam!! Bon vent
Réponse de le 01/02/2016 à 19:33 :
C'était pas mieux avant avec le petit agité.

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