Préférence nationale : la France n'est déjà pas tendre avec les étrangers

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L'Observatoire des inégalités estime d'ailleurs que 5,4 millions d'emplois dans les secteurs publics et privés sont fermés aux étrangers hors-Union européenne, dont plus d'un million d'emplois privés.
L'Observatoire des inégalités estime d'ailleurs que 5,4 millions d'emplois dans les secteurs publics et privés sont fermés aux étrangers hors-Union européenne, dont plus d'un million d'emplois privés. (Crédits : Benoit Tessier)
Dans son programme, Marine Le Pen veut décourager les employeurs à recruter des étrangers par une taxe. Pourtant, le droit français contient déjà des mesures restrictives en la matière.

Le Front national veut instaurer la préférence nationale ? Trop tard. La France la pratique déjà! Partant du postulat que les étrangers occupent une partie de l'emploi des nationaux et que leur présence exerce une pression à la baisse sur les salaires, Marine Le Pen a intégré, dans son programme, l'idée "d'une taxe additionnelle sur l'embauche de salariés étrangers afin d'assurer effectivement la priorité nationale à l'emploi des Français". En clair, l'idée est d'augmenter le coût du recrutement d'un salarié étranger pour dissuader les employeurs d'avoir recours à cette main d'œuvre.

En réalité, le FN durcirait le ton face à une situation déjà plus que sous contrôle. En France, des dispositions réglementaires créent un surcoût dans le recrutement de salariés étrangers, quand d'autres contraignent, voire interdisent purement et simplement, l'exercice de certains métiers par d'autres travailleurs que les nationaux. L'Observatoire des inégalités estime d'ailleurs que 5,4 millions d'emplois dans les secteurs publics et privés sont fermés aux étrangers hors-Union européenne, dont plus d'un million d'emplois privés. Pour rappel, le taux de chômage des étrangers en France est d'environ 20%, voire même 25% si on exclut les ressortissants de l'UE, contre 9% pour les nationaux.

Les employeurs qui font venir un travailleur de l'étranger paient une taxe

L'idée avancée par le FN, de taxer les travailleurs étrangers, n'est pas nouvelle en France puisque le procédé est, partiellement, en vigueur. Tout employeur qui souhaite faire venir un travailleur étranger non-Européen pour la première fois sur le sol français doit faire une demande d'autorisation de travail. Celle-ci comprend une redevance à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), familièrement appelée "taxe OFII".

"Il s'agit d'une vieille taxe qui repose sur l'idée que faire venir un étranger a un coût (transport, repas, etc.) avancé par l'OFII, l'entreprise paye alors une sorte de remboursement de ce coût", précise Emmanuel Dockès, professeur de droit du travail à l'université Paris-Ouest Nanterre. Le montant forfaitaire de cette taxe peut varier entre 70 euros et 300 euros environ. En revanche, elle n'est pas appliquée sur les étrangers déjà présents en France. Il s'agit d'un coût imposé aux employeurs qui vont chercher de la main d'œuvre à l'étranger.

Les étrangers non-Européens n'ont pas le droit d'être buraliste

En France, l'exercice de certains métiers est sujet à des conditions de nationalité. La fonction publique est le secteur le plus fermé aux étrangers. L'administration d'Etat, en particulier les missions régaliennes de police, justice et militaire (Légion étrangère exclue, ndlr), est réservée aux nationaux. Ces dernières années, les emplois publics s'ouvrent aux citoyens des pays de la communauté européenne, en revanche les ressortissants des pays tiers restent écartés. Seuls des postes d'enseignants-chercheurs à l'université et de médecins hospitaliers peuvent être occupés par des étrangers.

Autre exemple, dans le privé cette fois-ci, la profession de "débitant de tabac" ou buraliste, réglementée par les douanes, n'est ouverte qu'aux Français ou aux ressortissants européens. Le métier d'avocat est lui-aussi réservé aux même nationaux et Européens, ainsi qu'aux ressortissants des pays qui assurent aux avocats français l'exercice de leur profession dans les mêmes conditions que les locaux. De manière générale, les professions libérales, souvent régies par un ordre professionnel, sont particulièrement restrictives.

"Il s'agit souvent de très vieilles dispositions qui n'ont pas été réformées. Leurs justifications sont fragiles et pourraient être attaquées juridiquement", explique Emmanuel Dockès. D'ailleurs, certaines en ont déjà fait les frais. Jusqu'en 2011, l'exercice de la profession de notaire était strictement réservé aux nationaux en France et dans cinq autres pays européens. Dans un arrêté, la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) a jugé cette restriction discriminatoire, notamment envers les Européens, et a condamné les pays concernés.

La loi du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté a également ouvert de nouvelles opportunités aux étrangers. Les activités liées aux débits de boissons, les cafés et cabarets, autrefois interdites aux étrangers sont désormais ouvertes.

Le protectionnisme par les diplômes

La concordance des diplômes est une autre forme de restriction. Des professions ne reconnaissent pas certains diplômes étrangers, quand d'autres ne peuvent être exercées que par des diplômés d'établissements français, c'est le cas notamment des opticiens-lunetiers.

"Le discours officiel est de dire : 'Seuls nos diplômes sont bons', mais c'est une forme de protectionnisme des emplois", analyse Emmanuel Dockès. Une fois encore, les étrangers ressortissants d'un pays de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen (EEE) sont moins concernés par ces dispositions. Pour les vétérinaires par exemple, l'Odre reconnaît automatiquement les qualifications pour les Européens, en revanche les autres nationalités sont toujours exclues.

Des métiers réservés aux étrangers

Enfin, une autre preuve du contrôle des autorités sur l'emploi des étrangers, le ministère de l'Intérieur tient à jour une liste régionale des métiers ouverts aux étrangers non ressortissants d'un Etat membre de l'UE ou de l'EEE. Dessinateur du BTP, informaticien expert et géomètre font partie des activités concernées.

Dans le détail, cette liste recense, pour chaque bassin d'emplois, les professions qui connaissent des difficultés de recrutement. Il s'agit des "métiers sous tension" où les entreprises manquent de candidats à l'embauche. Faute de travailleurs locaux, les employeurs peuvent aller chercher de la main-d'œuvre à l'étranger.

Cette liste découle d'un arrêté de janvier 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. A l'époque, le gouvernement avait orienté sa politique autour de l'idée "d'immigration choisie", autrement dit une sélection des étrangers s'établissant en France sur la base des besoins de main-d'œuvre dans l'Hexagone.

Reste que, même pour ces professions, il est difficile pour les employeurs de recruter des étrangers. "Les permis de travail sont octroyés au compte-gouttes, il est très dur pour un employeur de prouver qu'il ne trouve pas la main-d'œuvre sur place", nuance Emmanuel Dockès, professeur de droit du travail.

> Lire aussi : le programme du Front National au crible (1/5) : peu innovant sur l'emploi

La taxe voulue par le FN serait "franchement anti-constitutionnelle"

Quand bien même on estimerait ces restrictions insuffisantes, la mise en place d'une taxe additionnelle pour les recrutements en fonction de la nationalité du travailleur, comme le veut le Front national, serait-elle légale ?

"Ce qui existe déjà est toujours raccroché à une justification autre que la seule question de la nationalité. L'idée d'une généralisation affichée de la différenciation entre Français et étrangers, sans autre justification que la question de la nationalité, constitue un caractère discriminatoire. Or, la Constitution reconnaît le principe d'égalité, donc de non-discrimination", souligne Emmanuel Dockès.

En plus de contrevenir au droit de l'Union européenne, aux textes du Conseil de l'Europe et aux conventions de l'OIT, d'un point de vue purement franco-français, la mesure frontiste "serait franchement anti-constitutionnelle", selon le juriste. Retoquée par les sages, la mesure ne verrait donc pas le jour, à moins que Marine Le Pen ne souhaite changer la Constitution. Elle qui, pourtant, se dit attachée à la Ve République.

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a écrit le 02/05/2017 à 12:48 :
Merci de bien montrer que nous faisons effectivement partie des pays dans lesquels les politiques migratoires sont parmi les plus restrictives au monde. J'espère que ça en fera réfléchir certains...

Par contre, une petit correction factuelle : sur la taxe "ofii", le montant n'est entre 70 et 300€ que pour les contrats de moins d'un an. A partir d'un an, le montant correspond à 55% du salaire mensuel brut sur une base de 35h, dans la limite de 2.5 fois le SMIC. Ce qui peut la faire monter à plus de 2 000€.
a écrit le 30/04/2017 à 2:12 :
Le programme de Macron est beaucoup plus réaliste et Macron est beaucoup plus honnête que le Pen. La différence est claire.
Réponse de le 30/04/2017 à 11:50 :
@Macron...: et certains disent même que la viande de veau est meilleure que la viande d'agneau, et inversement. Chacun ses goûts, n'est-ce pas...sans pouvoir toutefois en prouver la validité dans un sens ou dans un autre :-)
a écrit le 29/04/2017 à 22:58 :
Quel propagande cet article. Vous croyez vraiment que la taxe OFII de 70 euros décourage un employeur de faire venir un étranger ? Ou que les étrangers sont déjà discriminés parce qu'ils ne peuvent pas être buraliste ou policier ? J'aimerais bien lire un article sur la préférence nationale pour l'attribution des logements sociaux pour voir les arguments que vous utiliseriez pour critiquer cette idée.
a écrit le 29/04/2017 à 20:54 :
CQFD Marine Le Pen a raison ! Mais ce qui a ete fait timidement pour proteger quelqued bobos et fonctionnaires doit etre etendu pour proteger tous les francais. Rien de plus naturel.
a écrit le 29/04/2017 à 19:22 :
La France n'est pas tendre avec les étrangers mais aussi avec les français!
Réponse de le 01/05/2017 à 4:26 :
Oui, c'est certain. Vous croyez que ce n'est pas la même chose pour les autres pays. Prenons le Canada : vous pouvez avoir un permis de travail temporaire pour une profession comme infirmière. Votre permis est lié à votre employeur. Vous êtes licencié, vous devez quitter le pays. Pour les résidents permanents (deux ans de démarche à l'heure actuelle), pour exercer un métier comme celui d'ingénieur (au Québec par exemple), vous devez obtenir une équivalence de l'Ordre des ingénieurs puis passer un examen sur la déontologie, une fois que vous avez obtenu ces équivalences. Ensuite, pendant deux ans, vous êtes junior, puis si vous avez une expérience pro dans le domaine, vous pouvez passer ingénieur. Pour les médecins, c'est quasi impossible ou presque, malgré les accords. Sinon, je ne vois pas où est le problème de reprendre des études quand vous vous installez dans un pays. Il faut s'adapter au marché local. Ca devient presque moins dur qu'en France pour un Français tellement il y a des freins à l'embauche dans ce pays. Si demain, je veux m'installer comme avocate en Suisse, je devrais suivre un certain nombre de démarches, alors je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas pareil en France
Réponse de le 01/05/2017 à 4:29 :
Oui, c'est certain. Vous croyez que ce n'est pas la même chose pour les autres pays. Prenons le Canada : vous pouvez avoir un permis de travail temporaire pour une profession comme infirmière. Votre permis est lié à votre employeur. Vous êtes licencié, vous devez quitter le pays. Pour les résidents permanents (deux ans de démarche à l'heure actuelle), pour exercer un métier comme celui d'ingénieur (au Québec par exemple), vous devez obtenir une équivalence de l'Ordre des ingénieurs puis passer un examen sur la déontologie, une fois que vous avez obtenu ces équivalences. Ensuite, pendant deux ans, vous êtes junior, puis si vous avez une expérience pro dans le domaine, vous pouvez passer ingénieur. Pour les médecins, c'est quasi impossible ou presque, malgré les accords. Sinon, je ne vois pas où est le problème de reprendre des études quand vous vous installez dans un pays. Il faut s'adapter au marché local. Ca devient presque moins dur qu'en France pour un Français tellement il y a des freins à l'embauche dans ce pays. Si demain, je veux m'installer comme avocate en Suisse, je devrais suivre un certain nombre de démarches, alors je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas pareil en France. Je ne vote pourtant pas Lepen.
a écrit le 29/04/2017 à 11:37 :
Sur tous les sujets, le FN peut être pris en défaut. MAIS la seule raison qu'il y a pour ne pas voter FN, c'est que c'est un parti Nationaliste. Le Nationalisme, c'est la division et la division, ce sont des oppositions qui conduisent inévitablement à la confrontation, jusqu'à la pire, la guerre.
Réponse de le 29/04/2017 à 17:22 :
@valbel89: tu fais sans doute référence au "Nationalsozialismus", parti national SOCIALISTE d'Adolf :-)
a écrit le 29/04/2017 à 11:26 :
DE GAULLE doit se retourner dans sa tombe en voyant dupont aignan 1 er ministre et marine présidente français réveillez vous
Réponse de le 30/04/2017 à 12:01 :
@papi: laisse De Gaulle reposer en paix, lui qui a combattu pour l'indépendance de la France les socialistes de Laval et Pétain, et sorti les Américains du pays après guerre :-)
a écrit le 29/04/2017 à 10:16 :
Objectivement, il n'y a plus d'extrême droite en France ; Il y a les patriotes.

Ce qu'il est apparut, c'est la droite extrême des traitres qui veulent mater les Français, faire trimer les Français pour une poignée de riz, et qui rétablissent l'esclavage nouveau depuis 15 ans

cette droite extrême c'est le marigot composé nauséabond des Valls, Sarkozy, La Commission de Bruxelles, Fillon, Hollande, Lagarde, la CFDT paxée avec le MEDEF-CAC40, tous représentés par l'infantile Macron de la politique française aux blasblas de la plus totale vacuité ;

Oui Macron est extrêmement dangereux pour les Français
Réponse de le 29/04/2017 à 18:25 :
celle qui est dangereuse pour la France et les français c'est marine le pen. qui veut faire en France comme le dictateur poutine par qui elle est soutenu et qui si-mise dans la campagne présidentielle et l'autre dictateur turc,et refaire deuxième gouvernement de vichy,d’ailleurs il n'y a qu'a voir ces futur éventuels ministre .
a écrit le 29/04/2017 à 9:01 :
BRUXELLES vient de donner son accord pour un aéroport !! Notre Dames des Landes !!! eée écologie bafouée qui disait..la France nest plus la france ..??
a écrit le 29/04/2017 à 9:01 :
BRUXELLES vient de donner son accord pour un aéroport !! Notre Dames des Landes !!! eée écologie bafouée qui disait..la France nest plus la france ..??
a écrit le 29/04/2017 à 7:34 :
Plus de 60 députés FN à la prochaine assemblé nationale qui vont passer leur temps à détourner les fonds publics dont Dupont Aignan qui cherche à se renflouer, çà promet.
a écrit le 29/04/2017 à 7:23 :
le droit Français peut etre change
rappel un depute inculpe par la justice
avais propose une loi pour etre blanchi
un autre a fait passe une loi
qui apres un temps donne un depute peut etre avocat sans concours
a écrit le 29/04/2017 à 2:17 :
Le Pen promet de manière peu crédible 58 milliards de baisse de dépenses. La facture de son programme est de plus 102 milliards d'euros contre seulement 1,6 milliard d'économies. L'idée de faire financer la dette française par la Banque de France ne peut marcher. Tout au long de la Ve République les avances de la Banque de France au Trésor ont toujours été significativement inférieures à 5 % du PIB. La dette publique est proche de 100 % du PIB. Donc ces avances n'ont jamais été, et ne pourraient jamais être, à la mesure du financement de la dette. Bref encore une ineptie populiste et électoraliste de le Pen dont le programme est bourré de failles comme celle-ci.
a écrit le 28/04/2017 à 21:42 :
Vingt-cinq lauréats du prix Nobel d'économie, parmi lesquels le Français Jean Tirole et l'Américain Joseph Stiglitz, fustigent le programme anti-européen, anti-immigration et protectionniste de Marine Le Pen.

"Les problèmes sont trop sérieux pour être confiés à des politiciens clivants", dénoncent-il. Les signataires, dont l'Indien Amartya Sen et l'Américain Robert Solow, citent la liste des risques.

Ils jugent notamment que "la construction européenne est capitale, non seulement pour maintenir la paix sur le continent mais également pour le progrès économique des Etats membres"

Ils estiment que "les politiques isolationnistes et protectionnistes et les dévaluations compétitives (...) sont de dangereux moyens d’essayer de générer de la croissance".

"Quand ils sont bien intégrés au marché du travail, les migrants peuvent être une opportunité économique pour le pays d’accueil", déclarent-ils encore.

"Il y a une grande différence entre choisir de ne pas rejoindre l'euro en premier lieu et en sortir après l’avoir adopté", font-ils enfin valoir dans cette tribune.
Réponse de le 28/04/2017 à 22:14 :
@Le programme du Fn ne tient pas la route
Sauf votre respect vous commencez à nous saouler avec vos vingt-cinq lauréats du prix Nobel qui s'opposent à un programme. Ils pourraient être 3 fois plus nombreux, dans leur grande majorité les gens ont désormais fait leur choix. En d'autres termes vous perdez votre temps en essayant de convaincre les derniers indécis.
Ensuite combien de vos économistes vivent en France et comprennent ce qui se passe dans ce pays ? Il est facile de donner son avis sur un autre pays avec lequel on n'a aucune attache affective et lorsqu'on n'y vit pas.
Votre démonstration est caricaturale et pleine de lieux communs. Selon moi, vous devriez changer de disque.
Réponse de le 29/04/2017 à 2:15 :
Merci de nous informer de la position des prix Nobel. @ Fraise des bois : 25 prix Nobel c'est édifiant. L'économie n'a pas de nationalité ou frontières. Dans un autre domaine des médecins peuvent également donner leur avis quelle que soit leur nationalité. Votre vision des choses est vraiment fermée et étriquée sur le monde. Pour rappel Jean Tirole est prix Nobel français et ses travaux comme celui de ses équipes de Toulouse sont réputés et excellents. Donc oui çà compte pour moi et bine d'autres et je n'étais pas au courant. On dirait qu'au FN çà vous dérange ces réalités économiques et pourtant elles sont essentielles. Je ne comptais pas voter le Pen mais en lisant cette tribune j'ai encore moins envie. L'information doit circuler car le spectacle organisé donné à Amiens et la presse par Marine le Pen de nationaliser une entreprise de sèches-linge, ce qui est impossible l'Etat n'ayant ni cette spécialité ni cette vocation, était le comble face à des personnes licenciées, c'était se moquer d'elles au pus haut point et montre la vraie nature de Marine le Pen ou de Dupont Aignan qui se prétendait gaulliste et qui rejoint le parti créé il y a plus de 60 ans spécialement contre de Gaulle. Il faut que la vérité soit soulignée.
Réponse de le 29/04/2017 à 14:17 :
@Sylvie -

Ce n'est pas parce que les gens ne sont pas d'accord avec vous qu'ils sont nécessairement encartés dans tel ou tel parti. Il ne suffit pas d'être un bon économiste pour avoir l'étoffe d'un président. Il y a beaucoup d'autre critères qui entrent en jeu. Ensuite on peut élire tel ou tel président, ce n'est pas un problème. La fête dure 3 à 4 jours, pas plus. C'est ce qui va se passer après les élections qui est actuellement préoccupant. La bonne question est de s'interroger sur ce qui va se passer dans les semaines et les mois qui arrivent dans ce pays. Merci de votre attention.
a écrit le 28/04/2017 à 21:05 :
Il est gentil MLP mais elle fonctionne comme Mélanchon et NDA en mode Syriza, elle dénonce l' Ue mais ne veut pas sortir et se retrouve de facto impuissant face au problème à régler, LE seul problème. Un Tsypras..

Vous a t-on dit que le temps médiatique est ce qui fait le résultat du vote sauf gros, TRES gros imprévu..?


https://www.upr.fr/actualite/upr-parti-politique/rapports-entre-temps-parole-mediatique-et-resultats-aux-elections
a écrit le 28/04/2017 à 20:43 :
Il y a un contre-exemple (de taille) dans la fonction publique française, les emplois universitaires de Professeur des Universités et de maître de conférences (et les eplois comparables dans les organismes publics de peuvent être pourvus sans restriction par des étrangers y compris non-européens. Mieux si l'on peut dire, l'accès à ces emplois, qui normalement est subordonné à l'inscription sur une liste de qualification arrêtée par le Conseil National des Universités (sur la base des titres et travaux surtout de recherche des candidats) peut, dans certaines conditions; être permis par les conseils scientifiques à des candidats qui auraient déjà exercé des fonctions comparables à l'étranger, ce qui correspond à peu près à une préférence étrangère...
Réponse de le 29/04/2017 à 22:10 :
@bruno_bd: Certes, le recrutement d'un chercheur étranger dans le cadre d'un concours ouvert avec des dizaines des candidats, c'est une vrai catastrophe, surtout dans le monde ouvert de la recherche :) Vous n'avez trouvé rien de plus ridicule comme exemple? Déjà le candidat étranger a un handicap: il vaut bien mieux avoir une expérience d'enseignement en France ce qui n'est pas toujours évident. Sans parler que trois quarts des recrutements se font en faveur des candidats locaux (français ou pas).
Réponse de le 03/05/2017 à 22:09 :
une expérience d'enseignement à l'étranger, de préférence dans le monde anglo-saxon, est largement plus appréciée qu'une expérience en France. Quant l'endogamie que constituent les recrutements locaux, il faudrait soit les interdire, soit pénaliser en termes d'attribution de postes les établissements qui les pratiquent à l'excès.
a écrit le 28/04/2017 à 20:21 :
La méthode coué est visiblement puissante. L'aveuglement est non moins redoutable.
a écrit le 28/04/2017 à 19:49 :
Heureusement, cette fois, on a le choix:
-voter Le Pen parce qu’elle a tué son père
-voter Macron parce qu’il a épousé sa mère
-voter Macron trop beau sur les couvertures de magazine
-voter Macron parce qu’avec l’Europe on croit qu’on va s’en sortir (surtout si on a pas lu les traités de l’UE)
-faire barrage au traître euro-atlantiste en votant Le Pen
-faire barrage au parti qui est au service du système pour permettre de faire élire n’importe qui en votant Macron
-voter blanc pour désapprouver le système
-s’abstenir parce que le vote blanc n’est pas pris en compte
-s’abstenir parce qu’on s’en fout
-s’abstenir parce que Macron-LePen c’est pas possible
-avoir un coefficient intellectuel supérieur et voter Le Pen par défaut
-voter Le Pen parce qu’on est complètement çon
-avoir un coefficient intellectuel supérieur et voter Macron parce qu’on n’a pas lu les traités européens
-être complètement çon mais après avoir lu un seul article d’un traité européen dans les wc d’un routier, voter Le Pen…


Comme disait Coluche : « Normalement l’histoire elle dure une heure et demi mais là j’abrège ! »
a écrit le 28/04/2017 à 18:55 :
on va etre honnete, les grosses boites ont deja compris que bcp de choses n'etaient pas possible en france, alors elles creent directement des filiales a l'etranger; corollaire: vu les frais fixes, il vaut mieux y mettre un activite consequente........
les petites boites sont plus embetees, elles n'ont pas la surface financiere.......
c'est curieux cet amour des petites boites, envoyees au tas par une pression fiscale sans nom et une bureaucratie a degouter un soviet!
la france est genereuse, elle vous casse les jambes, mais vous offre les bequilles, alors soyez reconnaissants!
a écrit le 28/04/2017 à 18:02 :
J'ai l'impression qu'on mélange un peu tout. Je pense que Le Pen veut s'attaquer aux étrangers à bas coût venant notamment d'Europe de l'Est. Je ne vois pas quel serait l'intérêt de pénaliser des gens qui apportent une plus-value au pays. Certains racontent n'importe quoi :-)
Réponse de le 28/04/2017 à 23:44 :
Sauf qu'il y a des règles européennes à respecter et surtout à prendre connaissance et ce n'est pas Le Pen qui a ses connaissances..
Réponse de le 29/04/2017 à 7:59 :
@isigny: et ce sont précisément les lois européennes qui favorisent les pays où les règles sociales et fiscales sont inférieures. On le voit bien avec Whirlpool. L'entreprise gagne de l'argent, mais pas assez et puisque les Polonais sont moins chers, allons fabriquer en Pologne et installons notre siège en Irlande pour payer moins d'impôts. Soit on se laisse faire et on coule, soit on change les règles de l'UE, et si Bruxelles refuse, on sort de l'UE comme les Britanniques. On ne peut pas accepter de se faire plumer sans rien faire. Quant à Le Pen, je te signale qu'elle est députée européenne et connait porbablement mieux les lois et règlements beuropéens que beaucoup de commentateurs :-)
a écrit le 28/04/2017 à 17:50 :
A une époque, j'ai cru comprendre que le F.N pour diminuer le chômage comptait faire remplacer un travailleur étranger (indemnisé pour rentrer au pays) par un travailleur français inscrit au chômage.
a écrit le 28/04/2017 à 17:14 :
L'apartheid à la française est dans le ADN du Front National raison de plus pour combattre une idéologie antirepublicaine dangereuse pour notre démocratie

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