Le mal-logement s'enracine en France

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La Fondation Abbé Pierre livre donc une batterie de propositions aux candidats pour sortir de cette situation.
La Fondation Abbé Pierre livre donc une batterie de propositions aux candidats pour sortir de cette situation. (Crédits : Statista*)
Le rapport annuel de la fondation Abbé Pierre dresse un constat accablant : 14,6 millions de personnes - au sens large - seraient concernées directement par la crise du logement en France.

Les gouvernements passent et la crise du logement demeure... Alors que le quinquennat Hollande arrive à son terme, il y a, au bas mot, 14,6 millions de personnes qui sont victimes de la crise du logement, constate le rapport 2017 de la fondation Abbé Pierre... C'est la première fois que la fondation dresse un bilan aussi exhaustif des victimes de la crise.

Concrètement, au sein de ces 14,6 millions de personnes, la fondation compte en premier lieu les mal-logés et les non-logés, qui représentent près de 4 millions d'individus. Près de 900.000 d'entre eux sont privés de logement personnel, 143.000 sont sans domicile, 25.000 résident de manière permanente et contrainte dans une chambre d'hôtel, 85.000 dans une habitation de fortune, et 643.000 sont contraints d'habiter chez des tiers.

3,96 millions de mal-logés

En outre, les personnes privées de confort dans leur logement, c'est à dire ne disposant pas ou de WC intérieur, ou de douche, ou d'eau courante, ou de moyen de chauffage etc., ou cumulant ces problèmes, sont aujourd'hui au nombre de 2 millions en France...  En parallèle, le nombre de personnes vivant dans un logement en situation de « surpeuplement accentué » s'élève à près d'un million. Et pour la première fois, la fondation Abbé Pierre a comptabilisé dans son rapport les gens du voyage qui subissent des mauvaises conditions d'habitat, ce qui représente 206.000 personnes en France, ainsi que les résidents de foyers de travailleurs migrants non traités qui sont 39.000. Au total, et en ne comptant qu'une fois les ménages qui sont concernés par plusieurs des problèmes mentionnés ci-dessus, ce sont donc 3,96 millions de personnes qui subissent la crise du mal-logement.

12 millions de personnes en situation de fragilité

Mais ce n'est malheureusement pas tout. Au-delà de ces près de 4 millions de personnes en situation critique, il y a aussi 12 millions de personnes en France qui sont fragilisées dans le rapport à leur logement. Les causes ? Les copropriétés en difficulté (1,1 million de personnes), les locataires en situation d'impayés (1,2 million), les personnes en situation de « surpeuplement modéré » (4,3 millions), les personnes modestes souffrant du froid dans leur logement pour des raisons de précarité énergétique (3,5 millions de personnes), et les personnes modestes en situation d'effort financier excessif (5,7 millions de personnes).

Au total, tous ces ménages (mal-logés et en situation de fragilité) représentent 14,6 millions de personnes. La crise du logement s'enracine en France. C'est un constat accablant, conséquence des échecs des politiques publiques passées et existantes, mais aussi de l'incapacité du secteur privé (qui représente 80 % du parc des résidences principales en France) à satisfaire les besoins en logement de la population.

Désengagement de l'Etat

Dès lors, que faire ? A très court terme, sensibiliser les candidats à l'élection présidentielle de 2017. Surtout que le logement est jusqu'ici abordé dans beaucoup de programmes électoraux de manière très marginale. La fondation Abbé Pierre a donc demandé à rencontrer les candidats à l'élection - sauf Marine Le Pen - ce 31 janvier pour discuter mal-logement, la veille de l'anniversaire des 63 ans de l'appel de l'Abbé Pierre, le 1er février 1954. Reste à savoir si les candidats seront sensibles aux propositions de la fondation. Car les deux grands partis au pouvoir n'ont pu résorber le mal logement depuis le début du siècle.

La fondation a notamment dressé un bilan peu élogieux du quinquennat Hollande. Elle fustige le désengagement de l'Etat du financement direct du logement social et très social, du fait des restrictions budgétaires. « Les politiques de bas loyers ont été très affaiblies au fil de ce quinquennat », regrette Christophe Robert, le délégué général de la fondation Abbé Pierre. Ce qui rend d'autant plus difficile la réinsertion par le logement de dizaines de milliers de personnes en hébergement d'urgence.

Le gouvernement Valls a terni le bilan social du quinquennat

Par ailleurs, priorité a été donnée durant le quinquennat en cours aux logements sociaux intermédiaires et aux logements intermédiaires. Ce qui n'a, dans l'absolu, rien de choquant, surtout dans les zones urbaines où la production de logements intermédiaires répond à un fort besoin. Mais ce que déplore la fondation Abbé Pierre, c'est l'arbitrage budgétaire au profit de ce type de logements, et au détriment des logements très sociaux, pourtant les plus à même de répondre à la situation du mal-logement actuel.

Plus globalement, Christophe Robert regrette le revirement de François Hollande après la nomination de Manuel Valls en tant que Premier ministre. Par exemple, il déplore l'évolution du dispositif Duflot en dispositif Pinel, qui donne la possibilité notamment aux investisseurs particuliers de louer à leurs descendants. Ce qui exclut un peu plus la mobilité sociale dans le parc locatif privé par le biais de ce dispositif d'investissement locatif. Pourtant, l'instauration du dispositif Pinel a sans conteste fait revenir les investisseurs particuliers sur le marché du logement neuf. Dont acte. « Mais avec le Pinel, les fonds des investisseurs particuliers sont moins redirigés vers les ménages qui en ont le plus besoin, comme c'était davantage le cas avec le Duflot », regrette Christophe Robert. Enfin, la fondation Abbé Pierre regrette que sous Manuel Valls, l'encadrement des loyers ait été limité à Paris intramuros, et demande donc son extension à 28 agglomérations françaises.

Du positif en matière de rénovation énergétique

Mais le quinquennat Hollande n'aura toutefois pas été si négatif que cela. Sur les questions du financement du logement social (TVA à taux réduit, exonération de taxe foncière, augmentation du plafond du livret A), de la rénovation énergétique (loi pour la transition énergétique), de la part de logements sociaux obligatoire par commune (loi SRU 2), ou même de l'encadrement des loyers à la relocation (décret du 31 août 2012), la fondation Abbé Pierre dresse un bilan très satisfaisant.

Mais, il faudrait aller plus loin. La Fondation Abbé Pierre livre donc une batterie de propositions aux candidats. Leur but premier : ériger le logement pour tous en priorité absolue, et sans attendre. De façon à sortir de la logique actuelle qui veut donner le temps au marché d'attribuer seul et « naturellement » des logements décents à prix abordables à ceux qui en ont le plus besoin. Désormais, les mal-logés n'ont plus le temps d'attendre.

Une question de priorité

Pour ce faire, une nouvelle politique d'attribution des logements sociaux prioritairement aux mal-logés est nécessaire, selon la fondation Abbé Pierre, qui constate qu'au-delà des 143.000 personnes sans domicile, 160.000 personnes « Dalo », c'est à dire prioritaires pour l'accès à un logement, restent dans l'attente. Surtout, la fondation demande que l'Etat se réengage directement dans sa politique d'aides à la pierre, que ce soit par le biais des bailleurs sociaux ou privés. Cela coûtera cher, certes. Mais, comme le note Christophe Robert : « C'est une question de priorité ! ».

*Graphique réalisé par Statista

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a écrit le 01/02/2017 à 17:03 :
On passe de 200000 entrées légales par an à mettons 10000 et le mal-logement et le bétonnage du pays, c'est réglé en 10 ans.

Mais chut ... macron ... bouygues ...carrefour ... canal+ pas d'accord
a écrit le 01/02/2017 à 9:17 :
Que faire ? Une purge des salaires et primes de nos hauts fonctionnaires, fils et fille a papa maman placé dans les meilleurs coins. Je lis actuellement le livre LA CAISSE qui doit financer les logements et les entreprises. Ce n'est pas le seul livre a cracher la vérité. Je suis dégoutée de voir que la France moderne n'est rien d'autre qu'un remake du moyen age avec d'un coté les apprenti-seigneurs qui racket le petit peuple pour se faire de gros salaires. et de l'autre le petit peuple qui s'écorche les mains, souffre, peine tous les jours pour gagner de quoi vivre...
Réponse de le 01/02/2017 à 13:05 :
Bonjour le pire et que l'on doit payer la taxe d'habitation qui s'ajoute
a notre mal logement l je sait j'en fait parti tout les ans je la reçoit
sa me rend malade je pensais qu'il y avait bareme pour les RSA ASS moi je gagne a peine 6 mille euro par an .
a écrit le 01/02/2017 à 2:12 :
Utiliser la place des églises pour faire des logements BIEN isolés serait en effet une bonne idée. Vu leur occupation...
Réponse de le 01/02/2017 à 17:04 :
teu teu teu .... préemptées pour des salles de prière du culte ...
a écrit le 31/01/2017 à 16:38 :
Il existe une solution douce pour procurer des *** logements décents """ à tous les Français, en ligne avec la Constitution de la République fondée sur la Liberté Egalité Fraternité

Les mal qui ronge de la France, ce sont les propriétaires héritiers et les Seigneurs qui veulent s'enrichir SANS TRAVAILLER et si possible en dormant ou en larvant sur les plages sous les cocotiers dans des paradis fiscaux ...

Tous les besoins en logements, et même au delà, sont déjà érectés du sol de la France.

Il faut en terminer avec cette rengaine des problèmes de l'immobilier en France
l
es solutions existent, de surcroît leur mise en oeuvre peut être immédiate,

il suffit de quelques ordonnances Présidentielles,

pas besoin d'attendre que le gouvernement Cazeneuve-Sapin tergiverse, discutaille, bavarde inutilement sans fin ; soit dit en passant, Fillon ex 1er ministre de Sarkozy est de la même veine avec en plus la "malice" ...

Taxer le plus lourdement possible, sans exception, toutes les surfaces locaux vacants sera salvateur car les rentiers seront placés devant 2 choix :

- 1er choix : remettre sur le marché de la vente ou de la location, le cas échéant en faisant des travaux de mise à niveau ce qui donnera beaucoup de travail aux entreprises du batiment ... au passage l'Etat bénéficiera des vertus de ces mises sur le marché :

a) ces travaux créeront des emplois en nombres massifs

b) les artisans auront beaucoup de travail

c) l'Etat encaissera des recettes de TVA

d) l'Etat aura moins besoin de construire

e) les prix de l'immobilier à la vente et à la location vont baisser grâce à ces remises sur le marché d'un énorme nombre de M² de surfaces habitables, la bulle immobilière sera terminée

2ème choix : les rentiers héritiers spéculateurs propriétaires récalcitrants devront payer les lourdes taxes sur la vacant ce qui produira de belles recettes fiscales pour l'Etat et les collectivités
Réponse de le 31/01/2017 à 17:15 :
Il faut vous calmer, beaucoup de propriétaires ne sont pas des rentiers;ils ont travaillé dur pou se payer leur logement. Souvent des emprunts longs , jusqu'à 30 ans pour beaucoup de jeunes qui souhaitent acquérir un logement.
Le problème du logement est en réalité provoqué par une concentration de personnes sur un territoire restreint. Par ex en île de France, il y a 12 millions d'habitants sur 45Km 2. On a abandonné toute politique de décentralisation et c'est dommage. La France est dépeuplée et on s'entasse dans une dizaine d'agglomérations.
Réponse de le 01/02/2017 à 8:34 :
Un autre axe complémentaire pour résoudre les problèmes de logement serait de faire en France comme avec les biens mal acquis des potentats africains,

certains des politiciens professionnels français, des parlementaires, présidents de région départements agglomérations, se sont souvent enrichis au delà de leurs revenus réels,

alors recenser ces biens mal acquis devraient être saisis et redistribués dans le patrimoine national,

est-ce que les châteaux des seigneurs de la politique française sont justifiés ?

C'est un point central au vu des scandales politico-financiers passés et en cours ...
Réponse de le 01/02/2017 à 9:47 :
Votre solution douce ressemble à celle des bolshevicks en 1917: exproprier et partager le butin. On sait où ça les a amené. Il est triste de voir qu'on envisage de refaire les mêmes erreurs. Il est triste aussi que la France est un pays pauvre, si 14 millions sont mal logés, car c'est bien ça la conclusion. Il serait intéressant de croiser ces chiffres avec ceux du chômage afin de montrer que pour s'en sortir il vaut mieux travailler.
a écrit le 31/01/2017 à 14:48 :
On aurait près de 15 millions de mal ou de pas logés du tout, et les socialos veulent encore inviter des centaines de milliers de "réfugiés" ? De qui se moque-t-on ?
Réponse de le 31/01/2017 à 16:54 :
Un oubli surement :

On se souvient du président Pompidou avouant peu avant sa mort qu’il avait ouvert les vannes de l’immigration en France à la demande des grands patrons, désireux de pouvoir bénéficier d’une main d’œuvre nombreuse, docile et bon marché, d’une réserve quasi inépuisable à même de réduire les ardeurs revendicatrices des travailleurs français souvent organisés.
Quarante ans plus tard, rien ne semble avoir changé. Au contraire, les appels à l’immigration viennent toujours du même côté, et toujours pour les mêmes raisons. Seule différence : les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le cercle du BTP ou de la restauration pour atteindre des professions autrefois épargnées telles que les ingénieurs ou les informaticiens.
Ainsi, les rapports de la Commission européenne, du Medef ( 97% exclusivement pour l'UMP ou LR à chaque présidentielle , comme quoi ) ou du Business Europe (le Medef européen) n’ont eu de cesse depuis plusieurs décennies d’en appeler à toujours plus d’immigration. En 2008, le célèbre rapport Attali, commandé par Nicolas Sarkozy, dressait un tableau de plus de 300 mesures d’inspiration très libérale, parmi lesquelles une accélération de l’immigration. C’est d’ailleurs cette pente que suit le président de la République depuis son élection, à travers ce qu’il a nommé « l’immigration choisie ».
Réponse de le 31/01/2017 à 18:03 :
@lachose: quand on sait que les Européens sont près de 500 millions et qu'en France uniquement on a 7 millions de chômeurs et 15 millions de mal logés, l'immigration extérieure à l'UE n'a plus de sens...ou je vis sur une autre planète :-)
a écrit le 31/01/2017 à 14:03 :
Avec les critères de la fondation 95% de la population mondiale est mal logée. Il y a de quoi faire.
a écrit le 31/01/2017 à 13:26 :
Pour parodier un homme politique célèbre: la meilleure façon de s'acheter un appartement(un costard) c'est de travailler !!!!!!!!!
a écrit le 31/01/2017 à 13:06 :
Christophe Robert souligne deux causes : Les copropriétés en difficulté (1,1 million de personnes), les locataires en situation d'impayés (1,2 million), Lui qui soutient Cécile Duflot devrait honnêtement reconnaitre que la démarche punitive de la loi ALUR envers les bailleurs, n'a fait qu'empirer les vacances de logement après un parcours cauchemardesque contre des locataires exécrables. Avec son confortable revenu à la tête de la Fondation, il fait partie de cette ecolo-socialo-bobologie qui ne comprend rien à la réalité du terrain.
a écrit le 31/01/2017 à 12:19 :
le serpent de mer que l'on remet à chaque élection comme la marmotte se réveille au début de chaque printemps .Comment maintenir la hausse de l'immobilier et les loyers facteurs de rentabilité (ce qui perdurent depuis bientôt 14 ans bien étonnamment) et bien maintenir une forte demande et bien c'est effectivement prospère pour certains . Donc naturellement il y aura tout le temps du mal logement et des pauvres dans rue que l'on voit dormir sur les bouches de métro . Rien ne changera c'est un fait nouveau car l'immobilier ne varie pratiquement plus et reste à la hausse .
a écrit le 31/01/2017 à 11:40 :
Le logement coute de plus en plus cher. Les constructions ne sont pas forcement de meilleur qualité, loin de là, mais il y a une avalanche de normes et obligations à respecter qui font grimper les factures de travaux, et les assurances. Quand un ménage arrive difficilement à acheter un logement, il est vite confronté à des charges qu'il ne plus assumer. D'où de plus en plus de copropriétés en difficulté.
a écrit le 31/01/2017 à 11:37 :
Conséquence d'une métropolisation des bassins d'emploi et de vie.
Vite un plan Marshall pour la France des petites villes et de la ruralité !
Si l'on retrouve l'emploi dans ces zones désertifiées et pleine de logements vides, alors on combattra efficacement le mal logement.
a écrit le 31/01/2017 à 11:14 :
Pour quelles raisons 3 millions de logements sont-ils vides? Des vieux propriétaire en maison de retraite, des logements habitables mais non certifiables aux nombreuses normes actuelles et donc impropres à la location. Loi logement et loi travail même combat : toujours plus de contraintes improductives, toujours moins d'investissement.
a écrit le 31/01/2017 à 11:11 :
nous louions une maison à des personnes percevant le RSA, dans laquelle nous avions fait les mises en conformités (isolation fenêtres, électricité, eau, peintures ... ) devant l'augmentation des normes et des taxes sur les loyers (CSG + IR au taux de la tranche marginale d'IR + taxes locales toujours en hausse + assurances ...) nous avons vendu la maison à des touristes et avons profité de notre argent pour partir en vacances plusieurs fois à l'étranger.
Réponse de le 31/01/2017 à 18:25 :
Bien vu cette intrusion de la réalité en contre-point des "yaka"; les élus créent les problèmes pour ensuite essayer de les résoudre,ainsi ils justifient leurs existences et leurs revenus honteux.
a écrit le 31/01/2017 à 11:08 :
Le principal problème est que l'on concentre 12 millions de personnes en île de France
sur 45 Km 2 . Cette surpopulation entraîne forcement un manque de logements et des transports saturés. Nous avons dans notre pays des régions entières complètement désertiques. Avec les nouvelles technologies, on peut travailler d’où l'on veut pour beaucoup de métiers. L'urgence est de changer de paradigme surtout pas de s'obstiner à construire dans des villes surpeuplées.
a écrit le 31/01/2017 à 11:02 :
S'assurer d'un environnement décent avant de pondre des gosses réduirait aussi ces statistiques. Ce serait bénéfique pour tout le monde : les enfants non nés qui ne vivraient pas dans la misère, la collectivité, les non-parents qui pourraient préparer un meilleurs avenir pour les frères et soeurs de ces enfants non nés. On ne fait pas d'enfants si on ne sait pas comment on va les nourrir : les animaux savent ça, mais les Hommes ont du mal à le comprendre.
Réponse de le 01/02/2017 à 9:45 :
Entièrement d'accord. Choquée hier d'entendre à la radio un couple avec 2 enfants se plaindre de leur logement trop petit pour 4 mais Madame attendait pourtant le 3ème. C'est certain, leur situation ne va pas s'arranger.
a écrit le 31/01/2017 à 10:31 :
alors que l'on construit bien plus que la croissance du nombre de ménages : 375 000 logements pour 240 000 nouveaux ménages.
le parc de logements rapporté à la population est le 3e de l'UE et le taux de construction est le 2e de l'UE (Deloitte Property Index 2016).
le taux de vacance des logements sociaux semble progresser : 2,3% en 2008 ; 2,8% en 2010 ; 3,1% en 2015. le taux de vacance structurel (plus de 3 mois) progresse aussi de 1,2% en 2008 à 1,6% en 2015 (Ministère Développement Durable).
la Fondation a laissé croire depuis son rapport de 2006 qu'il manque 800 000 logements en France. il y a près de 3 millions de logements vacants (INSEE, 12/2016).
a écrit le 31/01/2017 à 10:07 :
La France est à 80% rempli de logements vides ou qui ne valent presque plus rien, pas plus cher qu'au Cambodge ou au Vietnam.
Il faut arrêter de vouloir habiter à Paris, Nice ou Deauville
Réponse de le 31/01/2017 à 11:13 :
il faut peut-être aussi arrêter de faire des enfants tant qu'on n'a pas un logement décent à leur offrir.
Réponse de le 31/01/2017 à 17:29 :
Ou un avenir décent ...
a écrit le 31/01/2017 à 10:00 :
Certes, le chiffre de 15 millions est largement éxagéré.
Mais ce problême illustre l'explosion des couts des loyers et d'achat du moindre logement qui est devenue disproportionné par rapport au cout d'il y a 20 ou 30 ans !
Surtout que les salaires n'ont pas suivi cette inflation invraisemblable.
Sans compter, de l'inéquation insoluble entre l'offre et la demande. En effet, en province, il existe des millions de logements inoccupés mais il n'y a pas d'emplois ! Et dans les grands bassins d'emplois comme la capitale et la region lyonnaise, toulousaine et PACA, c'est une inflation invraisemblable des prix des loyers comme ci tout le monde travaillait pour LVMH, AIRBUS, CHANEL, THALES, dans la finance etc... et pouvait se permettre de payer des loyers à 1000 euros.
Il va vraiment falloir reguler les prix des logements dans les zones en tension qui ne correspondent plus aux réalités économiques d'aujourd'hui.
a écrit le 31/01/2017 à 9:08 :
Près de 15 millions de personnes sont victimes de la crise du logement en France

Pour compléter les informations,

Actuellement, les contribuables qui ont eu des revenus mensuels de 1075 euro par mois en 2016 reçoivent une lettre signée de Monsieur Bruno PARENT es qualité de DIRECTEUR DES FINANCES PUBLIQUES

cette lettre leur précise :

"La récente loi de finance a allégé l'impôt sur le revenu des classes MOYENNES !!! compte tenu de vos revenus vous devriez bénéficier de cette mesure ... !!! "

Voilà pour les hauts fonctionnaires et Monsieur SAPIN Ministre des Finances de la France,

les citoyens qui vivent au niveau du seuil de pauvreté sont des classes moyennes !!!

C'est là toute l'arrogance et la provocation, le mépris absolu, de Monsieur SAPIN du gouvernement Bernard Cazeneuve sous l'égide de François Hollande Président de la République, qui soutiennent Monsieur MACRON ex ministre ex banquier Rothschild qui lui dépense 120 000 euro de frais de bouche en 6 mois ;

Ces insultes et cette violence des socialistes au gouvernement envers le Peuple de France, elles vont durer combien de temps encore ?
Réponse de le 31/01/2017 à 10:56 :
1075€ par mois à Paris et proche banlieue, c'est en effet compliqué. En revanche, ailleurs, vous n'êtes pas au seuil de la pauvreté. 2 choix s'offrent à vous : déménager ou prendre des cours du soir pour vous reconvertir dans un métier qui paie d'avantage puisque votre salaire ne vous suffit pas.
Réponse de le 31/01/2017 à 11:02 :
C'est vrai qu'évoquer la classe moyenne avec 1075€/mois parait absurde, Tranche : de 9 700 à 26 791 €: 14,00%
Par contre tu es aussi contre allégement de ton impôt sur le revenu car cela vient aussi de ceux que tu critiques ?
Avec 1075€ /mois , tu as droit aussi à la prime d'activité ( voir site de la CAF) de ce même gouvernement, une insulte des socialistes envers le peuple de France aussi ?
Réponse de le 31/01/2017 à 12:42 :
@ truc, et @ lachose

classer 1075 €/mois en classe moyenne, ce n'est pas absurde, c'est imbécile crétin, seuls des politicards de sience po et de l'Ena en sont capables
Réponse de le 31/01/2017 à 12:58 :
La sphère politique réalise pourtant queytout le monde ne peut pas être ministre, député ou sénateur avec leurs salaires et leurs avantages annexes.
a écrit le 31/01/2017 à 8:47 :
"désengagement de l'état" ? Alors qu'on ne peut ne peut plus planter le moindre clou sans l'avis de l'état et/ou des collectivités territoriales, sans faire face à des monceaux de réglementations, sans remplir des dossiers à n'en plus finir, et sans être taxé à chaque étape.
a écrit le 31/01/2017 à 8:34 :
Politique d'austérité politique de pauvreté.

Vite un frexit.
a écrit le 31/01/2017 à 8:26 :
Des journaux disent 15 et d'autres 4 millions de mal logés. Moi je dis que la solution c'est que c'est 15 ou 4 millions de ma logés se fassent inscrire comme RÉFUGIES. Ils auront droit à l'hôtel, à une formation, à faire du sport, des loisirs etc.........
a écrit le 31/01/2017 à 8:13 :
Quel beau et riche pays
Réponse de le 31/01/2017 à 9:23 :
C'est vrai :

En 2013, la France comptait 2,1 millions de millionnaires. Ils seront 2,4 millions cette année et, si les prévisions sont exactes, presque le double dans cinq ans, soit 4,2 millions. Des chiffres qui paraissent tout bonnement incroyables, mais qui ressortent pourtant d’une très sérieuse étude publiée mercredi 15 octobre par le Crédit Suisse.
Pour être tout à fait exact, il faut préciser que les fortunes en question sont établies en dollars. Mais même si le taux de change ramène la fortune d’un millionnaire en billets verts à un patrimoine de 791 000 €, cela ne change rien aux proportions et comparaisons internationales.
Selon le volumineux rapport, en anglais, établi par la banque sur l’état de la richesse mondiale, 7 % des millionnaires de la planète seraient en effet des citoyens français, ce qui classe notre pays champion d’Europe de la catégorie et au troisième rang du palmarès mondial.
Certes, la France est encore loin de faire aussi bien que les États-Unis qui concentrent 41 % des millionnaires (soit 14 millions de personnes), mais elle talonne d’un petit point le Japon (8 %) et devance d’autant l’Allemagne et le Royaume-Uni (6 % chacun), laissant loin derrière la Chine (3 %) et… la Suisse (2 %).
Réponse de le 31/01/2017 à 19:01 :
J' avoue j' ai 1,5 millions en capital. A 63 ans, je pars à la retraite cette année.
Ma femme et moi ingénieur tous les 2 avons démarré avec 1000 francs en poche, pour cause de parents modestes. Nous avons quitté notre région d' origine pour avoir un travail intéressant puis travaillé 40 ans sans une journée de chômage tous les 2 et sans une seule journée d' arrêt maladie pour moi et quelques mois de maternité pour elle. Des semaines de travail de 50 heures pendant des dizaines d' années. Nous avons toujours vécu simplement (ma plus belle voiture fut une scénic), j' ai loué puis acheté notre logement, petit puis plus grands, nos vacances étaient simples nos loisirs aussi.
Avec l' argent économisé,nous avons acheté plus grand dans la banlieue chic de Paris, puis j' ai acheté un appartement à Paris. Tout s' est valorisé sans que je le demande, ni ne le souhaite. Je n' ai jamais voulu prendre de locataire et je n' ai jamais voulu spéculer ni profiter des déduction fiscales
(en payant des impôts de 25 à 30 000 euros) qui sont pour moi une hérésie sociale. Ma conclusion :
Il vaudrait mieux que l' état développe le travail et l'autonomie plutôt que l 'assistanat.
Réponse de le 01/02/2017 à 18:58 :
@Réponse de un millionnaire, histoire vraie

" puis travaillé 40 ans sans une journée de chômage tous les 2 et sans une seule journée d' arrêt maladie pour moi et quelques mois de maternité pour elle".

Comme quoi, le plein emploi avait du bon, non ?
Tu ferais comment aujourd'hui avec un CDD pour construire ta vie ( 85% des embauches actuelles en CDD) et souvent sur de longue période ?
De toute façon, toute les enquêtes sur le sujet montre que ce sont ceux nés entre 45et 55 qui ont profité le plus et qui continue d'ailleurs.
a écrit le 31/01/2017 à 7:06 :
Quand je lis: "Près de 15 millions de personnes sont victimes de la crise du logement en France" ou "désengagement de l'état" je me demande si je rêve... Ce secteur est totalement à la merci et sous influence des politiques de l'état et de leurs déclinaisons locales.
Si donc il y a crise du logement en France, c'est qu'il y a crise des (décisions) politiques. L'état ne se désengage pas, il remet couche après couche.
a écrit le 31/01/2017 à 4:14 :
Le bateau France est a la derive. A quand le naufrage ? Les caisses sont parait-il vide. Que va etre l'avenir des "sans dents" ?
Liberte, egalite, tu parles Charles.

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