Près de 87.000 bacheliers dans l'incertitude

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Selon le ministère, 86.969 jeunes diplômés restent sur liste d'attente, contre 117.000 précédémment. Dans le lot, 9.726 avaient pourtant placé en premier voeu une filière non sélective, pas en tension et dans leur académie.
Selon le ministère, 86.969 jeunes diplômés restent sur liste d'attente, contre 117.000 précédémment. Dans le lot, 9.726 avaient pourtant placé en premier voeu une filière non sélective, pas en tension et dans leur académie. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Vendredi, le portail national d'admission post-bac (APB) a délivré une troisième vague de réponses pour les bacheliers. Au total, 86.969 jeunes restent sur liste d'attente. A la rentrée 2016, 3.000 étudiants n'avaient pas trouvé de solution après toutes les procédures d'admission.

Vendredi, la plateforme d'admission post-bac (APB), qui permet aux lycéens d'exprimer leurs voeux d'études supérieures, a accordé les affectations de 30.000 bacheliers pour la rentrée prochaine, selon un communiqué du ministère de l'Enseignement supérieur. Mais ils sont encore plusieurs milliers à attendre une réponse, informatique ou autre. Selon le ministère, 86.969 jeunes diplômés restent sur liste d'attente, contre 117.000 précédémment. Dans le lot, 9.726 avaient pourtant placé en premier voeu une filière non sélective, pas en tension et dans leur académie. Logiquement, ce voeu  aurait dû leur garantir une place...

Le nombre de formations universitaires obligées d'afficher une liste d'attente faute de places a reculé à 92, a indiqué le ministère de l'Enseignement supérieur. On en décomptait 115 fin juin, à l'issue de la deuxième vague de réponses, un nombre record signe de l'engorgement d'"un système à bout de souffle", selon Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur. La situation est proprement "inacceptable", selon Lilâ Lebas, la présidente de l'Unef. "Le nombre de jeunes augmente chaque année, mais pas les places à l'université : au bout d'un moment, ça coince forcément !" s'agace cette syndicaliste, en faisant référence au mini-baby boom de l'année 2000, qui avait vu les naissances grimper de 30.000 unités.

Une procédure complémentaire

Les jeunes ont jusqu'au 19 juillet 14H00 pour répondre à la proposition qui leur est faite sur la plateforme APB. Pour ceux qui sont encore sur liste d'attente, il doivent se tourner vers la procédure complémentaire, ouverte depuis fin juin et toujours sur la plateforme APB. Sur celle-ci sont proposées des places vacantes tout au long de l'été et jusqu'au 25 septembre. Les jeunes doivent donc consulter très régulièrement APB et postuler sans attendre dès qu'une proposition les intéresse.

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Commentaires
a écrit le 17/07/2017 à 10:01 :
Difficile à comprendre le système français avec:
- les universités sans critères de sélection, avec environ 50% de " déchets " en fin de 1e année, et pas assez de structures pour tenir comptes des ces étudiants
et
- Les Grandes Écoles avec leurs examens d'accès ( après préparation ) et pratiquement pas de déchets...
a écrit le 17/07/2017 à 9:56 :
Beaucoup de personnes pensent que les métiers d’apprentissage sont des « sous métiers » car ils ont encore en tête l’image d’Epinal du métier sous payer, pénible, peu valorisée socialement etc...
Prenons donc 2 exemples : un brillant élève et un cancre ayant des difficultés dans les matières générales mais qui est habile de ses mains...
L’élève brillant va donc obtenir son bac haut la main et envisager de faire de belles et longues études alors que l’élève « médiocre » devra se résoudre à se lancer dans l’apprentissage par défaut et va se retrouver dans la vie professionnelle et obtiendra peut-être un « minable » Bac Pro de chauffagiste à 18 ans.
Donc à 19 ans, l’élève médiocre commence à entrer dans la vie active et il travaille assez rapidement avec un salaire proche du smic car les patrons manquent de main d’oeuvre alors que le brillant élève commence sa première année d’étude.
Du coup, le brillant étudiant, fait des études et passent 5 belles années à la FAC et obtient son master en communication, histoire de l’art, biologie, sociologie etc..
Mais le « Cancre » a aussi avancé de son côté, au bout de 5 ans, il a acquis durant ces années une grande expérience, un savoir-faire et connait déjà toute les ficelles du métier de dépanneur chauffagiste au point que ses patrons n’ont pas pu le garder car il a été débauché par un concurrent qui lui a proposé un salaire double qu’il avait à ses débuts.
Alors que le brillant élève à 23 ans, commence juste à chercher du travail, et malgré son « brillant » diplôme, a beaucoup de difficultés à entrer dans le marché du travail car il a choisi une spécialité auquel les débouchés sont inexistantes et auquel chaque poste à pourvoir est assailli par des centaines de CV de toute la France !
Du coup, le brillant étudiant est obligé d’enchainer les stages non-rémunérés ou des contrats précaires de quelques mois pour acquérir une expérience demandé durant des années et puis un jour il finit par lassitude à accepter des boulots « alimentaires » comme chez les opérateurs téléphoniques ou dans la restauration rapide , ou vendeurs dans les grandes surfaces pour survivre en attendant de trouver autre chose...
Quand au « looser », il continue en gagnant bien sa vie avec son métier manuel et il roule déjà avec une belle voiture à 27 ans et il vit dans son appartement contrairement au brillant étudiant qui vit encore chez ses parents et pour les plus courageux qui vit en colocation et a toute les peines du monde à vivre son émancipation, à mettre de côté pour se payer des vacances ou une voiture d’occasion en bon état.

Le "cancre" lui, il accumule un capital car il ne manque pas de travail et il se retrouve propriétaire à 30 ans, il peut voir l’avenir sereinement au point de s’offrir de temps en temps des week-end de sports extrêmes, des séjours au ski, des sorties cinémas restos, voir les concerts de ses artistes préférés et aller en vacances à l’autre bout du monde avec ses potes ou sa petite amie alors que le brillant élève a toujours du mal à payer ses factures surtout les dépenses imprévues, et il dispose d’un budget sortie très limité et ne peut que aller en vacances low cost comme en Tunisie et refuse systématiquement les plans week-end de ses potes en prétextant qu’il a prévue autre chose alors qu’il n’a en réalité pas les moyens.
Du coup, le « cancre » a déjà vu la moitié de la planète, s’est beaucoup amusé et vit une vie pleine et prospère et le brillant étudiant est toujours dans la précarité malgré qu’il a fini par trouver un poste correspondant à ses compétences sauf qu’il travaille dans une collectivité avec un salaire à peine supérieure au smic.
Du coup, finalement qui est le gagnant dans cette histoire ?
Le « Cancre » qui a fait un minable BEP-BAC PRO ou le « brillant » étudiant ?
Biensur, j’ai pris des exemples caricaturaux, car il existe des métiers manuels durs physiquement auquel le salaire n’évolue pas et des métiers « intellectuels » très rémunérateurs en forte demande comme dans l’informatique ou la fiscalité d’entreprise...
Réponse de le 22/07/2017 à 21:15 :
C'est très juste. J'ajouterai que les travailleurs manuels qui ont commencé à travailler vers 16-18 ans sont en retraite plus tôt que les diplômés de l'enseignement supérieur.
a écrit le 17/07/2017 à 8:54 :
Pourtant on avait la meilleure ministre socialiste de l'éducation nationale de tous les temps avec ses réformes et ses relations privilégiées avec les enseignants
a écrit le 17/07/2017 à 0:25 :
Le bac ne vaut plus rien, à force de vouloir le donner à plus de 80% des gens, c'est devenu trop facile de l'obtenir.
a écrit le 16/07/2017 à 11:22 :
Un année perdue pour les étudiants c'est un peu moins de chômage pour les statistiques.

Notre système ne serait il plus réduit qu'à ce genre de calcul mathématique ?
a écrit le 16/07/2017 à 9:17 :
TOUS LES ANS LE PROBBLEME REVIENS TROP DE BACHELIER ET PAS ASSEZ D ECOLE DE HAUTE ETUDE? ET LES FILIERES BAC PROSFESIONNEL ON EN PARLE TOUS LES ANS POURQUOI NE PAS ORIENTE CERTAIN VERS DES BAC PROS LES ENTREPRENEURS ONT BESSOIN DE BONNE TETE DANS TOUTE LES ACIVTES ET EN PLUS SI IL Y A CONPETANCE C EST TRES BIEN RENUMERE?DANS L ADMINITRATIONS LES DEBOUCHES VONT ETRE RARE PUIQU IL VAS Y AVOIR DES LICECIMENTS DE FONCTIONNAIRES???///apres le pain l education est le premier besoin du peuple ///DANTON///
a écrit le 16/07/2017 à 8:25 :
Et alors de toute façon vu le niveau du bac qu'ils aient ou non une formation ça change quoi?

Le plus simple serait de revenir à un formation d'un niveau garantie et de mettre une vraie sélection en place...

C'est le seul système que les Français comprennent.

Avec tous ces pauvres qui ont un bac on ne s'en sort plus
a écrit le 15/07/2017 à 21:11 :
Tous bacs confondus il y a bon an mal an 650 000 bacheliers.... dont 87 000, soit 14% se retrouveraient sans solution de poursuite d'étude du fait de l'incurie des gouvernants.
En plus puisque la sélection se fait sur un tirage au sort imbécile, il y a des bacheliers avec mention TB qui vont aller au tapis.

Il y a pourtant 18 à 20 ans entre la naissance d'un gosse et son BAC !!!

DEGAGEZ LES !!!
a écrit le 15/07/2017 à 20:58 :
Et il y a encore des ministres, députés et sénateurs qui osent se regarder dans une glace ? Avec tous ces jeunes qui restent en plan et la validation du tirage au sort pour l'attribution de places dans les universités ? Il fait quoi, "Jupiter", à part sermonner publiquement et sans risques un militaire aux ordres ?
a écrit le 15/07/2017 à 17:13 :
Normal puisque la sélection est interdite pour l'entrée à l'université et comme il y a eu une explosion démographique en France et qu'on donne le Baccalauréat à pratiquement tous les lycéens ,tout est engorgé.Sans parler des frais d'inscription qui sont dérisoires .Au Royaume Uni une inscription en fac coute de 4000 £ à 10 000 £ et bien davantage pour les étudiants étrangers hors UE.
Il faut donc instituer une sélection sur dossier scolaire + note au bac et augmenter les frais d'inscription pour que les étudiants étudient dans de bonnes conditions ,c'est la seule solution .
Réponse de le 15/07/2017 à 20:20 :
Plutôt que de parler de frais d'inscription, il faut changer complètement la gestion de l'enseignement supérieur...et en même temps de la formation professionnelle. En totalisant ces deux budgets, on peut donner à chaque adulte de 18 ans à la retraite une allocation universelle de formation post bac de 150 euros par mois. En travaillant avec la BPI ensuite on peut prévoir des prêts à long terme (40 ans) et à très faible taux de sorte que n'importe quel master (y compris prepa commerce devenue payante + HEC) puisse être financée par un emprunt entièrement couvert par cette allocation sur toute la carrière. Evidemment un master n'obtiendra plus de crédit public de formation professionnelle ensuite. Cette même allocation permettra à un non cadre de se recycler plusieurs fois dans sa carrière. Tous les établissements de formation pour adultes (prepas, université, formation continue) auront la même autonomie et le même contrôle qu'une grande école post bac. Sinon OK pour le reste.
Réponse de le 15/07/2017 à 20:58 :
@Plume: il faut surtout arrêter de faire croire que tout le monde peut être "rocket scientist". La société a besoin de tous les talents dans tous les domaines et c'est une perte de temps et d'argent que de demander, par exemple, le bac pour être "technicienne de surface". Et il faut aussi certes instituer une sélection, non par l'argent mais plutôt par les capacités et aptitudes :-)
Réponse de le 15/07/2017 à 21:12 :
Ok pour la sélection interdite…sans doute à revoir MAIS pour la démographie nos têtes d'œufs et énarques la découvrent aujourd'hui ? rien de penser et de réfléchit depuis plusieurs années avant ?
Gouverner c'est prévoir ! Mais le comptable dit non !
Ah mais oui les 3%, … oui mais les Allemands n'ont pas ce souci leur démographie est déficiente …alors on fait quoi ?
a écrit le 15/07/2017 à 15:55 :
Ils ont le bac, il faut donc leur accorder le complément (balai et serpillière) pour leur conférer le bac+2, merci Jospin :-)

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