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Présidentielle 2017 : le revenu universel coûtera 10 fois moins que prévu, (r) assure Hamon

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Benoït Hamon chiffre à 35 milliards d'euros par an le coût du revenu universel.
Benoït Hamon chiffre à 35 milliards d'euros par an le coût du revenu universel. (Crédits : © Pascal Rossignol / Reuters)
Mesure phare du candidat du PS, le revenu universel avait été estimé à 350 milliards d'euros par an par l'Institut Montaigne. Selon Benoît Hamon, le coût annuel ne devrait pas dépasser 35 milliards d'euros.

La bataille des chiffres autour du revenu universel se poursuit. Alors que l'Institut Montaigne estime à environ 350 milliards d'euros le coût annuel de la mesure, Benoït Hamon estime lui, 35 milliards d'euros suffiront, soit 10 fois moins. Dans une interview au Monde, le candidat du Parti socialiste affirme que le versement automatisé de 600 euros par mois "pour tous les Français pauvres" est conservé dans son programme et qu'il sera étendu "à tous les travailleurs, quel que soit leur statut, salarié ou indépendant, dès le 1er janvier 2018".

Une conférence sociale avant la généralisation

Autre étape dans la mise en place du revenu : sa généralisation à tous et son augmentation à 750 euros qui sera décidée dans "une conférence sociale qui préparera ces décisions, en s'appuyant sur les bénéfices constatés lors de la première étape et en fonction de la trajectoire des finances publiques", précise le candidat.

Lire aussi : Revenu universel : combien coûtent les étapes de Benoît Hamon ?

En déplacement mardi à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Benoît Hamon avait déjà promis qu'il annoncerait les coûts qui seraient "de nature à rassurer ceux qui imaginaient qu'on allait ruiner l'Etat".

Lire aussi : Le revenu universel peut-il régler les problèmes de pauvreté ?

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 13/03/2017 à 17:06 :
On ferait mieux de se demander combien coûterait à la France la restitution intégrale de humanités gréco-latines jadis offertes à tous. Cela redresserait la France et tout le monde le sait très bien.
Schola Nova
a écrit le 10/03/2017 à 7:16 :
M Hamon ressemble beaucoup à Fernand Raynaud. Il peut faire un sketch "" Le salaire Universel ""
a écrit le 09/03/2017 à 23:18 :
C'est le candidat parfait pour faire des économies , tout d'abord on donne un peu puis on esquisse le tournant de la rigueur comme en 1982 puis en 1983 . Ce type va nous rejouer la même partition que Miterrand , il y aura une augmentation des taxes universelles surtout pour les plus pauvres , réfléchir avant de voter est une qualité voire un réflexe .
a écrit le 09/03/2017 à 22:06 :
C 'est du niveau intellectuel socialo communiste sous l 'égide de Staline ! On connaît le résultat catastrophique à tous les niveaux que cela a amené....
a écrit le 09/03/2017 à 21:34 :
En réalité, le revenu universel ne coûtera rien du tout puisque HAMON ne sera pas élu, heureusement...
a écrit le 09/03/2017 à 19:29 :
Ah bon, Hamon a tout bon ...
Et il va prendre une éponge pour effacer les déficits? Ou encore , la dette ?
Ce type doit marcher sur l'eau.
Ces "zélites politiques " sont d'une nullité effrayante !
a écrit le 09/03/2017 à 19:11 :
C'est 464 Millliards d'euros et non 350, déjà ruineux. De toutes les façons il s'en fout : il déclare vouloir laisser filer la spirale déficits et dettes, et qu'il refusera d'assumer aux preteurs, les deux tiers des 2200 MILLIARDS DE DETTE
a écrit le 09/03/2017 à 17:58 :
De nombreux habitués des aides sociales fantasment sur le revenu universel, le problème nombre d'entre eux ne sont pas inscrits sur les listes électorales où ne votent pas, dommage pour Mr Hamon.....
a écrit le 09/03/2017 à 17:42 :
Ben tiens..............350 milliards, 35 milliards, c'est l'épaisseur du trait , n'est ce pas ?
Vous connaissez un investissement de l'état qui n'a pas dépassé et de loin le budget certifié par les experts ? Evidemment , là, la marge d'appréciation est plus grande puisqu'il s'agit d'un saut dans l'inconnu, il faut être compréhensif tout de même. Ne s'agit il pas d'un beau projet que la planète entière nous enviera ? On peut trembler mais certainement pas s'étonner, le contribuable sera là, comme d'habitude, pour régler la différence imprévue. Se souvenir aussi que dans le projet Hamon il y a la mutualisation des dettes des nations au niveau de l'Europe : c'est comme si c'était fait, l'Allemagne paiera n'est ce pas ?
a écrit le 09/03/2017 à 17:41 :
Les deux questions qui se posent sont simples. La première est celle de l'individualisation du système socialo fiscal : est-on prêt à considérer que pour toute personne (enfant ou adulte) toute allocation versée ou tout impôt collecté est indépendant(e) de la famille à laquelle appartient la personne ? Si on répond oui à cette question, alors on peut continuer à discuter et à aller vers une simplification très importante (dont le prélèvement à la source qui sinon est à éviter)...si on répond non on s'arrête là et on cesse de discuter de ce concept de RU (et du prélèvement à la source). Si on répond oui, on a déjà un premier résultat qui est le "RU de l'enfant" : au lieu et place de la branche famille et de l'abattement de l'IR lié au rattachement fiscal des enfants on verse une somme d'argent identique à tout enfant de France. Ensuite on peut considérer pour une personne adulte ayant un revenu primaire R la courbe I(R) différence entre les impôts qu'elle paye et les allocations qu'elle reçoit. Pour que le système soit juste, il faut que I(R) soit continue, croissante et convexe (à pente croissante ou constante). Ceci fonde alors l'existence d'un RU pour adulte égal à -I(0) financé par un impôt égal à I(R)-I(0)
Le point le plus difficile est donc de faire admettre l'individualisation de notre système socialo fiscal qui est aujourd'hui plutôt "patriarcal". Et le point incident jamais évoqué est que le RU fait sans doute disparaître tout ce qui singularise notre impôt sur le revenu : le quotient familial mais aussi sa progressivité car un impôt positif progressif aura beaucoup de mal à financer le RU...
a écrit le 09/03/2017 à 16:14 :
Se pencher sur les réflexions d'André Gorz ,visionnaire sur le sujet.
L'objectif principal étant de se donner les moyens de se désaliéner du travail et d’évoluer dans un contexte de travail rare. L'on part du principe que nous sommes des êtres sociaux et que l'on a besoins d'interactions : je n'imagine pas une société de faignants comme le font ceux qui veulent avoir du petit personnel à leur service (bonnes ...).
J'aurais vu plutôt une allocation temporaire entre deux périodes de travail et un complément significatif pour les personnes en travail partiel. Il faut arrêter de stigmatiser les chômeurs/demandeurs d'emploi qui ne sont pas responsables de cet état de fait.
Celle-ci serait automatique, durable et sans condition : pour que l'on choisisse ce que l'on veut faire, que l'on se forme, que l'on choisisse de bosser pour une association, que l'on change d'employeur ... L'idée étant de renverser la pression sociétale vers les entreprises et de les forcer à adopter des pratiques harmonieuses ! et non l'inverse, i-e forcer les gens à faire des boulots de m.../mal payés au service du capital comme c'est le cas actuellement en Allemagne (loi Harz des "progressistes" SIC ).

Il n'est pas étonnant que ces idées soient admises par l'électorat urbain/intellectuel de Benoit Hamon (on est au sommet de la pyramide de Maslow! -> l'on doit se réaliser, les besoins fondamentaux sont couverts -> sécurité, bouffe, logement ...).
Réponse de le 09/03/2017 à 17:46 :
Le RU peut être complété par un "droit au travail opposable" subventionné par le budget de l'UNEDIC (et une fin du système d'assurance) : celui qui veut un vrai salaire et non seulement un RU au niveau du RSA obtient un CDI interimaire subventionné.
a écrit le 09/03/2017 à 15:58 :
"conférence sociale", c'est la traduction Hamon du politburo. Bon, cela a duré 80 ans en Union soviétique, donc au moins 2 générations ont du mouron à se faire avec nos socialo-communistes :-)
a écrit le 09/03/2017 à 15:04 :
On ne l'invente pas Fos sur mer, c'est bien là que finira la France avec Hamon au fond de la fosse !
a écrit le 09/03/2017 à 13:16 :
600 eur x 60 millions de français : on est en effet plus proche des 35 milliards que des 350. D'où l'Institut Montaigne sort-il ce chiffre ?
Réponse de le 09/03/2017 à 13:58 :
Vous avez oublié le nombre de mois dans l'année.
En reprenant vos chiffres, on arrive à 600 x 12 x 60 millions = 432 milliards.
Réponse de le 09/03/2017 à 15:02 :
Avec rene on a la confirmation que les Français sont nuls en économie et encore pire en mathématique. Mais, c'est bien connu le chiffres ça divise !!
Réponse de le 09/03/2017 à 16:49 :
Dans un premier temps Hamon parle des français "pauvres", soit environ 15 millions de personnes.
donc 15 millions x 12 x 600 = 108 milliards. Sauf que beaucoup touchent déjà le RSA des primes à l'emploi et des prestations familiales qui coutent assez cher (environ 60 milliards).

350 milliards ce serait pour une couverture de toute la population, sachant que pour le 1/4 de la population le plus riche le revenu universel de base serait largement récupéré sur l'IR. Pour faire synthétique, même Mme Bettencourt toucherait le revenu de subsistance mais il serait largement compensé par une hausse de son IR (et elle ne d'en rendrait même pas compte...).

35 milliards c'est assez comparable à ce que l'état dépense en aides aux entreprises privées, et qui n'ont pas été récompensées par des emplois.

Si l'on ajoute la fraude fiscale (60 à 60 milliards d'euro) et la fraude sociale (13 à15 milliards), l'état peut récupérer quelques marges de manœuvre en contrôlant mieux les gros fraudeurs.
Réponse de le 09/03/2017 à 17:54 :
Soit il est universel et unifié , et son cout de distribution est limité.(on ne vérifie rien, si ce n'est que la personne réside en France XX mois par an? Ou éventuellement français à l'étranger ?). Et il coute 300/400 Md€/an.

Soit il n'est pas universel, on le cible sur les "pauvres" et la mécanique de distribution est plus complexe avec toutes les problématiques liées aux effets de seuils, ou de ceux qui changent de statut. Et cela existe déjà, cela s'appelle le RSA.
Réponse de le 09/03/2017 à 19:42 :
ou alors il est distribué à tout le monde et fiscalisé en tant que revenu et une partie revient quasi directement dans les caisses de l'état.

Sans compter que l'IR ne représente en moyenne que 15% des taxes et impôts divers qui touchent les particuliers. Donc si l'état distribue 400 milliards en dirigeant vers les plus pauvres c'est au moins 50 à 60 milliards qui reviennent dans ses caisses.
a écrit le 09/03/2017 à 13:15 :
Difficile de faire confiance en Hamon mais impossible de faire confiance en une société financière non plus.

C'est juste que je ne vois pas comment se passer de taxer la finance seule activité "économique" toujours en plein essor.

ET on est tranquille ce n'est pas un socialiste qui va s'attaquer à la finance.
a écrit le 09/03/2017 à 13:08 :
On s'en moque de combien coûtera le revenu universel. Ce que l'on demande c'est qu'il soit mis en place rapidement. On veut aller aux champignons, faire les soldes, allez voir la voisine du cadre qui fait 60 heures/semaine et paye des impôts pour le revenu universel. Mais faites le et mettez le rapidement en place, car en plus l'été approche.
Réponse de le 09/03/2017 à 13:18 :
Je suis trop c... ! je vais démissionner dès que c'est en place. Merci pour ces bonnes idées !
Réponse de le 09/03/2017 à 17:51 :
le plus merveilleux avec le revenu universel,c'est qu'il ne coutera rien,puisque ce sont exclusivement les riches qui seront mis a contribution!
Réponse de le 09/03/2017 à 19:19 :
@élu ps: oui, mais comme les riches restants seront les membres du politburo qui ne se tireront pas une balle dans le pied, ce sont les autres qui paieront. C'est comme cela que fonctionnait le régime de Staline. La grosse différence tout de même, c'est que la Russie est un pays riche en ressources naturelles et pouvait verser un salaire de misère aux moujiks, alors qu'en France si les quelques idées qui restent fuient le régime que tu préconises, il n'y a plus rien :-)
a écrit le 09/03/2017 à 13:06 :
Le revenu social, ou allocation universelle doit permettre de rétablir l'équité des autres prélèvements, comme par exemple une taxe sur l'énergie pour financer les charges sociales. Il doit être associé à l'impot sur le revenu.
a écrit le 09/03/2017 à 12:34 :
Imaginons le pire des cas où le nombre de chômeurs continuerait d'augmenter passant de 10 à 20% voire 30%. Il trouverait où les fonds ? pour savoir si un programme est cohérent il faut se projeter dans les cas extrêmes. C'est comme pour la SECU. Les gens de l'époque qui l'ont mis en place n'avaient certainement pas penser que la pyramide des âges allait s'inverser. Ces hommes politiques ne regardent qu'à court terme ou plutôt leur nombril !!!
Réponse de le 09/03/2017 à 12:50 :
Chomage de 30%? On y est déjà largement au delà, même aux US, il y a 30% d'inactifs et ça commence sacrément à les inquiéter.
En France il y a 17 millions de travailleurs salariés pour 30 millions d'actifs soit presque 50% d'inactifs.
Il va donc falloir trouver une solution et le problème n'est pas financier (la preuve le coût social est géré sans problème par la dette), mais sociétal: Qu'est ce qu'on va faire de tous ces gens inactifs, attendre qu'on soit en guerre civile?
Réponse de le 09/03/2017 à 13:02 :
en 45 l objectif etait d eviter que les vieux qui ne POUVAIENT plus travailler sombre dans la misere. Pas de payer pepe 30 ans pour faire des voyages.

Pour la securite sociale, c est sur qu il etait difficile de prevoir en 45 l explosion des depenses de santé (a l epoque on allait voir le medecin que si ca allait vraiment mal et il y avait pas des tas de techno qui coutent une fortune), la mondialisation et le chomage de masse
a écrit le 09/03/2017 à 12:20 :
Il oublie de nous dire a qui il va coûter dix fois plus cher

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