Primaire : libéré de Bygmalion, Copé se porte candidat

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Le député-maire de Meaux a effectué une traversée du désert de 18 mois avant de sortir son livre Le Sursaut français en janvier dernier.
Le député-maire de Meaux a effectué une traversée du désert de 18 mois avant de sortir son livre "Le Sursaut français" en janvier dernier. (Crédits : reuters.com)
Le député-maire de Meaux, entendu en qualité de témoin assisté dans l'enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, n'a pas été mis en examen la semaine dernière. L'annonce de sa candidature est une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy, déjà devancé par Alain Juppé et malmené dans son propre camp.

Jean-François Copé, qui se dit libéré de "l'épée de Damoclès" Bygmalion, vient de se lancer dans la course à la présidentielle. Entendu à deux reprises dans l'enquête Bygmalion, dont une seconde audition sous le statut de témoin assisté le 8 février dernier, Jean-François Copé n'a pas été mis en examen, une étape décisive à ses yeux, celle de l'"innocence", pour revenir dans le jeu politique.

Le député-maire de Meaux n'a pas perdu une seconde, annonçant dès dimanche soir sa candidature à la primaire de la droite et du centre de novembre. Il devient ainsi le sixième candidat déclaré à l'investiture présidentielle à droite pour 2017. Une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy déjà malmené dans les sondages et au sein de son propre camp.

Jean-François Copé s'est déclaré lors du journal de 20 heures de France 2, alors même que le président des Républicains était l'invité de TF1 à la suite du Conseil national du parti.

"Je serai candidat à cette élection parce qu'après 18 mois de silence, des années et des années d'engagement, j'ai écrit un livre qui raconte le projet que je veux proposer aux Français", a-t-il dit.

Bygmalion:  "une épée de Damoclès qui a disparu"

"Je crois que je suis prêt et je trouvais très hypocrite de retarder inutilement alors même qu'est arrivée la décision des juges sur cette triste affaire Bygmalion dans laquelle je n'ai cessé de dire mon innocence", a-t-il poursuivi. "Ça a été une épée de Damoclès qui a disparu", a-t-il justifié.

Contraint à la démission de la présidence de l'ex-UMP en mai 2014 à la suite des révélations de l'affaire Bygmalion, un système présumé de fausses facturations pour masquer un dérapage supposé des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, il s'était astreint durant 18 mois à une cure de silence médiatique.

    l Lire Copé, Juppé, Sarkozy : du bon usage politique de la traversée du désert

Parti "à la rencontre des Français", l'ancien ministre chiraquien, dont les relations avec Nicolas Sarkozy se sont dégradées, est revenu en première ligne début janvier avec la sortie d'un livre "Le Sursaut français", dans lequel il se confiait sur sa traversée du désert et détaillait un projet d'alternance.

Le député-maire de Meaux, autrefois chantre de la "droite décomplexée", une ligne que privilégie Nicolas Sarkozy, assure ne pas en vouloir à ceux qui ont vu en lui "le coupable idéal" mais sa déclaration de candidature a sans nul doute un parfum de revanche. Jean-François Copé a assuré sur France 2 n'être animé par aucun esprit de vengeance : "En aucun cas (...) ça n'aurait aucun sens." "Mes adversaires, c'est le Parti socialiste, c'est le Front national", a-t-il souligné. "Une primaire, ça n'est pas un match entre un homme et un autre homme."

(Avec Reuters)

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a écrit le 15/02/2016 à 19:07 :
@ BONSOIR : curieux, étrange enfin tout vient à point celui qui sait attendre ... à quand le tour du mafieux je veux parler de M. BISMUITH ..... les politicards français tous qu'une bande de mafieux ! ras le bol d'entretenir la mafia politicarde et les affameurs du patronat place de la Concorde l'emplacement de la faiseuse de veuves est encore visible alors qu'attendons nous ?
Réponse de le 16/02/2016 à 15:26 :
Pensez y en 2017 quand le FN sera contre lui (ou le PS) au second tour... Mais bon faut pas réver, les citoyens Français sont trop bêtes pour basculer sur un autre parti que le PS ou le RIPOUX...
a écrit le 15/02/2016 à 17:15 :
Lavrilleux ne peut pas "perdre" 22 m.euros de l'UMP sans en référer ou être couvert , au moins par Copé , responsable n°1 du parti à ce moment là.

Après, si le ou les patrons ne veulent rien savoir, ça ne les disculpe pas....
a écrit le 15/02/2016 à 16:50 :
Voilà le choix s'étoffe attendons encore un peu. Mais celui qui réduira de moitié le salaire de la fonction présidentielle aura ma voix. le reste est du pareil au même
a écrit le 15/02/2016 à 16:21 :
Désespérant qu'il ose revenir, désespérant de savoir que des gens voteront pour lui, désespérant de savoir qu'il fera carrière en politique malgré tout, désespérant de voir son parti qui continue a l'accueillir. Nos hommes politiques sont désespérant!
a écrit le 15/02/2016 à 14:45 :
Il est donc candidat à la primaire. Du fait de sa grande expérience en la matière, il devrait proposer à ses concurrents de l'organiser... pour avoir une meilleure chance de l'emporter.
a écrit le 15/02/2016 à 12:13 :
Je ne crois pas un seul instant que M.Cope soit "libéré de Bygmalion". Tant que cette affaire n'est pas finie, - elle n'est pas prête ama d'être mise à la trappe -, les protagonistes demeurent susceptibles d'être mis en examen puis condamnés. Et sa candidature m'apparaît surnaturelle, provocatrice, et à l'encontre de tout bon sens commun.. Une démonstration de plus de la distance entre citoyens et élus (un espace temps nous sépare désormais impliquant une impossibilité de se comprendre..).
Réponse de le 15/02/2016 à 12:36 :
Je suis de votre avis personne ne connait personne mais entre temps il manque 22 millions d'euros , une paille. cette affaire pue mais nous sommes en Françe. Lamentable.....
a écrit le 15/02/2016 à 10:50 :
c'est une honte de voir ce genre de type
pretendre au poste supreme
avec les casserolles qu'il traine comme
pour cahuzac qui me fera pas croire que les magistrats non pas pipe les donnees
pour retarder les procédures
a croire qu'il ne connaissent pas les dites lois
a écrit le 15/02/2016 à 10:50 :
je suis sur le site ECONOMIQUE de la tribune et quand je tape sur ECONOMIE FRANCE ai-je des informations économiques? NON!!!!!! On me parle de Coppé (sic) Sarkosy (re sic) Kosusko machin (re re sic) Juppé (re re re sic) et enfin Chatel (re re re re sic...)

Et oh de "La Tribune" elles sont où les nouvelles éco? J'ai l'impression d'être sur le site politique "Les Républicains"....
a écrit le 15/02/2016 à 10:05 :
Et il se fixe comme objectif d'avoir au moins 2% des voix.
a écrit le 15/02/2016 à 9:26 :
Quelle est sa position vis à vis d'une réforme fiscale permettant de basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique? Et sur la notion de "temps libéré par les gains de productivité liés à l'usage de l'énergie"? Mes interrogations seront surement sans réponse!
Réponse de le 15/02/2016 à 12:14 :
Oui, sans réponse..Vos sempiternels commentaires nous laissent sans voix..
a écrit le 15/02/2016 à 9:17 :
C'est plus une primaire c'est un concours de beauté.
a écrit le 15/02/2016 à 9:10 :
On imagine dans un monde irréel Mr Coppé président de notre si belle république. Le budget de l'Elysée doublerait en frais somptuaires .
a écrit le 15/02/2016 à 8:44 :
Pourquoi il revient? Il n'a pas mangé assez dans le gâteau il en veut encore plus?? C'est fou. Le pire c'est que des gens vont voter pour lui...
Réponse de le 15/02/2016 à 14:10 :
il y en a meme qui vont voter pour Sarkozy

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