Projet de loi Travail : l'opération déminage peut-elle réussir ?

 |   |  780  mots
Manuel Valls, Myriam El Khomri et Emmanuel Macron profitent des deux semaines qui restent avant l'examen en conseil des ministres du projet de loi travail pour tenter de déminer le terrain ... Ce n'est pas gagné
Manuel Valls, Myriam El Khomri et Emmanuel Macron profitent des deux semaines qui restent avant l'examen en conseil des ministres du projet de loi travail pour tenter de déminer le terrain ... Ce n'est pas gagné (Crédits : © Vincent Kessler / Reuters)
Entretiens dans les médias, consultation des partenaires sociaux, rencontre avec les députés socialistes... Le Premier ministre est à la manœuvre pour tenter de déminer le terrain du très contesté projet de loi sur le travail. L'importance des modifications apportées au texte va dépendre du succès des premières manifestations attendues le 9 mars.

L'opération déminage a commencé mais va t-elle réussir ? Après avoir décidé de reporter de deux semaines - du 9 au 24 mars - la présentation en conseil des ministres du projet de loi réformant le code du Travail, le Premier ministre multiplie les initiatives pour tenter de faire baisser la pression. Dans un entretien au Journal du Dimanche  du 6 mars, Manuel Valls s'est dit d'accord pour apporter des "améliorations" au texte... Puis ce lundi , Le premier ministre  accompagné par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, débutent  une série de consultations bilatérales avec l'ensemble des organisation patronales et syndicales. Le but de ces rencontres est bien sûr d'écouter les doléances syndicales... alors que les organisations patronales vont demander aux ministres de ne pas dénaturer un texte qui, globalement, leur convient.

Casser le fragile front syndical et amadouer la CFDT

Mais, surtout, l'objectif de Manuel Valls est de parvenir à casser le front syndical d'ailleurs très fragile. Si, la CGT, FO ou encore Solidaires souhaitent un retrait pur et simple du texte, au contraire, le camp des réformistes (CFTC, CFDT, CFE-CGC) est prêt au dialogue si le projet de loi est amendé. « Je ne négocie pas un plat de lentilles, on veut le repas complet », a ainsi lancé à son arrivée Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière. Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, n'est pas sur cette longueur d'ondes. Lui demande des aménagements sur au minimum deux points: le plafonnement des indemnités prud'homales et la définition du licenciement économique. Or, c'est justement sur ces questions que Manuel Valls à évoqué des "améliorations". Ainsi, selon des sources syndicales, le gouvernement devrait bouger sur le plafond maximal de quinze mois de salaire (pour un salarié ayant 20 ans d'ancienneté) des indemnités prud'homales, tel qu'il est fixé actuellement par l'avant projet de loi. In fine, ce plafond pourrait être relevé à 20, voire 27 mois de salaire... Un montant d'ailleurs prévu dans le projet initial de plafonnement des indemnités prud'homales, issu de la loi Macron de 'été 2015, mais censuré par le Conseil constitutionnel.

Toujours pour donner l'impression de lâcher un peu de lest et pour "séduire" la CFDT, le Premier ministre pourrait revoir la définition du licenciement économique telle qu'elle est prévue par l'avant projet de loi. Le nombre des trimestres avec perte de chiffre d'affaires, pour justifier un licenciement économique, pourrait ainsi être revu à la hausse.

Mais, au-delà de la CFDT,  il en faudra beaucoup plus pour calmer la hargne syndicale. Il faudrait aussi que le gouvernement bouge sur les autres points litigieux: referendum d'entreprise, "contournement" des 35 heures, etc. Or, Manuel Valls a bien précisé qu'il n'y aurait pas de "statu quo", donc les éventuelles évolutions se feront à la marge.

Des manifestations surveillées de très près

Sauf si... François Hollande prend peur en cas de succès de la journée de mobilisation du 9 mars contre le projet de loi, lancée a l'appel essentiellement des organisations de jeunesse (Unef en tête) de la CGT et de FO. Depuis le drame de la mort de Malik Oussekine, le 6 décembre 1986 après une manifestation étudiante contre un projet de réforme universitaire, tous les présidents de la République  craignent les dérapages lors des manifestations de jeunes. Il faudra donc attendre de voir si le mouvement "'prend" le 9 mars, avant de savoir jusqu'où le gouvernement sera prêt à mander le texte.

Mais il n'y a pas que le terrain syndical et "la rue" qui auront une influence. Il y a aussi... le Parti Socialiste. Et là aussi i faut déminer

Opération séduction auprès du PS

Ainsi, fait assez rare, Myriam El Khomri va se présenter ce lundi soir devant le bureau national du PS pour défendre son texte... Ce n'est pas gagné. Puis, les députés socialistes se réuniront les 8 et 14 mars "en séminaire" avec les ministres concernés pour plancher sur le projet de loi. A cet égard, il n'est pas impossible qu'une commission spéciale soit créée à l'Assemblée nationale pour discuter du projet de loi afin d'éviter de passer par la commission des affaires sociales considérée par le gouvernement comme un repère" de frondeurs".

L'opération déminage a donc bien commencé mais, son ampleur dépendra tant des mouvements dans la rue  - la "sauce" va t-elle pendre? - que de l'attitude des députés socialistes

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/03/2016 à 11:46 :
JE NE VOUDRAIS PAS JOUER LES CASANDRES? MAIS AVEC LES BRUITS DE GUERRE ET D EXODE DE MIGRAND EN EUROPES ?QUI PEUT AVOIR LA TETE A INVESTIR? LA SOLUTION C EST D ARETTE CETTE GUERRE QUI NUIT AUX MARCHE MONDIAUX ET DE LE FAIRE SAVOIR PARS LES MOYEN POSSIBLE ET INTERNET ET UN TRES BON MOYEN POUR CELA? CHAQU UN D ENTRE NOUS EPRIS DE LIBERTE ET DE TRANQUILITE PEUT LE FAIRE A SON NIVEAU???
a écrit le 08/03/2016 à 10:20 :
Encore et toujours des faux semblants et comme ..toujours, les réformes en réalité les GOPE sont exigées par Bruxelles, les syndicats vont faire l' habituelle figuration scénarisée avant l' habituel ralliement..

En tant que membres de la CES, financées par la Commission européenne, tous ces syndicats touchent donc des subsides de la CES et se sont engagés, en échange de leur participation, à … soutenir les prétendues « réformes indispensables », notamment celles réclamées par l’Agenda Europe 2020.
Réponse de le 08/03/2016 à 16:04 :
Mervin King, l’ancien gouverneur de la Banque centrale anglaise, vient-il d’écrire un livre pour expliquer que les élites Européennes ont VOLONTAIREMENT créé une dépression en Europe pour briser la résistance des peuples à l’avènement d’un État Européen.

Une fois ruiné, chaque État a en effet non seulement bien du mal à résister à la menace de l’arrêt des subventions mais a encore plus de difficultés à s’opposer à la fermeture de ses banques, ce dont la Grèce a été menacée par la BCE. Comme quoi, quand l’on perd sa monnaie, l’on perd sa souveraineté, ce qui après tout était le but de l’homme de Davos
a écrit le 08/03/2016 à 6:45 :
Il à fait l offre oubliant la demande ,même si la demande devient impossible dans un marché ouvert .
Ils peuvent s agiter avec des lois incitatives à la main c est le carnet de commande qui décide des embauches ( Une base primaire de l économie qu ils ont oubliée ) .
En définitive un quinquennat pour rien sauf qu un parti de l alternance est moribond .
Le deuxième n est pas mieux mais comme il sera gagnant il s en remettra .
Réponse de le 08/03/2016 à 9:03 :
favoriser la prise de risque des entrepreneurs et donc l'investissement des entreprises est aussi une composante de la demande. D'ailleurs beaucoup plus vertueuse et efficace que créer une énième allocation ou fausse baisse d'impôt quand on a encore 4% de déficit et 2000milliards de dettes. Si c'est pour que les Français achètent des TV 4k venus de Corée, on a déjà donné avec les magnétoscopes japonais. Par ailleurs les derniers chiffres de la consommation étaient plutôt bons. C'est bien l'investissement et de prendre des parts de marché à l'export qui nous manquent si on veut enfin voir baisser notre stock énorme de chômeurs.
Alors c'est sûre que ça se voit moins et que c'est à plus long terme ce type de politique (effet de 2eme voir 3 ème tour). Faut pas reprocher à un gouvernement de se soucier plus du pays et de ses habitant que de sa propre popularité, il faut même l'encourager à poursuivre, il y a beaucoup beaucoup de boulot. Les taux d'intérêt sont ras de pâquerette, c'est le moment ou jamais.
Ps: 30mds de relance pour les Français rien qu'avec la baisse du prix de pétrole, il en faudrait encore plus?
Réponse de le 08/03/2016 à 11:37 :
Après le "plus de moyen" bienvenue au "carnet de commande"dans ce monde plein de fatalités...

Réponse de le 08/03/2016 à 12:45 :
Favoriser la demande c'est accroitre un déficit de la balance commerciale de 75 milliards d'Euros . L'Allemagne dégage des Excédents annuels de 100 milliards d'Euros. Il faut donc favoriser la production intérieur avec des effets en chaine. Pas une énième loi de défiscalisation dans le Batiment.
Revenir à la T.V.A à 5.5% au lieu de 7 puis de 10%. Prime fiscale ou déduction d'impot pour les travaux d'économie d'Energie. Prime plafonnée à un certain revenu, pour refaire toit ou ravalement ou remplacer les ouvertures, remise aux normes de l'électricité. Doper la déduction fiscale pour le personnel à domicile, ou prime pour les personnes non imposables 54% des foyers. Favoriser la demande c'est importer plus de produits venant de pays sans charges sociales. Augmenter de sept points la T.V.A hors Alim et Serv à la Personne, et Batim de 20 à 27% pour que les importations financent aussi la protection sociale : retraite et maladie, pour transférer cette augmentation sur l'augmentation des retraites ( suppression de leur C.S.G- C.R.D.S ), et des salaires : baisse des retenues salariales autant que l'augmentation de cette T.V.A de 20 à 27%. Les exportations ne sont pas touchées par la T.V.A.
Réponse de le 08/03/2016 à 17:30 :
Réponse à 9.03 .
Je vois que nous somme d accord sur les bases de l économie .
La relance pour enrichir nos voisins ...Niet .
Par contre , pas compris ce qui se cache derrière ....ce type de politique ... Il semble que vous désireriez que le gvt s occupe du plus long terme que de sa popularité à cours terme ; bien d accord avec vous si c est votre message !!!Cependant la loi travail n est pas une réponse totale au plein emploi Les volets dette et monnaie sont indissociables du redressement de nos exportations , et là pas un mot des gvts.
Bien à vous
Réponse de le 08/03/2016 à 17:37 :
Réponse à 11.37
Le carnet de commande est une chose et plus de moyen une autre .
Quand l Etat recule c est le carnet qui commande , et quand l état décide ce sont les moyens qui s imposent.
Cordialement
Réponse de le 08/03/2016 à 17:53 :
Rèponse à 12.45
Ce que vous préconisez semble réaliste sauf que le volet exportation n est pas pris en compte et pourtant il est le principal pourvoyeur d enrichissement national , permettant au social d être alimenté pour la redistribution non spoliative grâce aux rentrées des taxes et impôt sur les industries et personnels travaillant pour ce commerce d export .
a écrit le 08/03/2016 à 1:01 :
Tout çà c'est bla-bla inutile : deux voies à suggérer au discernement des enfants et des jeunes. Ou rester en France, en étant Fonctionnaire. Ou en Entreprise hors de France.
Ne plus aller au devant de complications et tracasseries dans un tel " pays " : simplifier le choix : etre fonctionnaire en France, ou dans l'entreprise hors de France.
Réponse de le 08/03/2016 à 13:12 :
Vous nous écrivez de l'étranger ou vous êtes fonctionnaire?

C'est toujours la même chose avec le French bashing. On est nul, chez les autres c'est toujours mieux. Effectivement, tout ça c est blabla inutile.

Dans les autres pays il n y a pas de chômeur ou de travailleurs pauvres, c'est très connu.
On nous balance,regardez en Grande-Bretagne, c'est bourré de Français!
C'est vrai que les travailleurs de l industrie, les agriculteurs, les salariés de base en tout genre ont leur chance la bas. C est une mascarade. On nous balance, regardez leur taux de chômage est bien inférieur au notre avec leur contrat à zéro heure.
On nous balance, en Allemagne, c est le plein emploi sauf que si ils mettent leurs femmes au boulot en y associant un taux de natalité comme le notre, leur taux de chômage sera identique au notre.
On peut continuer si vous voulez avec les US dont environ 40% de la population vit avec les subsides de l état fédéral.

Mais ce n est pas grave quand on ne veut pas regarder l économie telle qu' elle est on fini pas imaginer de fausses solutions.
Alors des réformes il en faut, c est certain. Cependant les réformes imaginer par ce système économique mondial qui fait des autres peuples des ennemis ont une vertue unique: la concentration de la richesse entre les mêmes mains.
Pour ma part j espère que les Français refuseront de jouer à ce petit jeu dont l issue me semble fatale.
A l inverse battons nous avec les autres peuples pour imaginer une autre économie.
La planète ne pourra pas supporter ce système économique de fou. Il convient donc d en inventer un autre.
Nous sommes une génération de gacheur. Tant de connaissances, d intelligence, de savoir faire dans un environnement naturel dégradé et nous n avons qu' une seule réponse à apporter à nos enfants, nos jeunes, soyez fonctionnaires ou partez à l étranger: patethique.
a écrit le 07/03/2016 à 21:45 :
Y a rien de surprenant à discuter... Et il faut espérer que ça marche car dans le cas contraire le message envoyé aux français et surtout à tous nos créanciers c est: la France c est mort, on peut rien réformer. Vous me direz on touchera le fond encore plus vite, et quand on a touché le fond...ou alors c est ĺ Argentine😭
a écrit le 07/03/2016 à 21:23 :
Le niveau des remarques de certains montrent que le problème de la FRANCE ne provient pas du code du travail, mais plutôt de l'intelligence et de la compétence de certains.
On comprend qu'avec eux, même en travaillant 70 h par semaine, la FRANCE finira par ne plus fabriquer que des corbeilles en osier.
a écrit le 07/03/2016 à 20:37 :
Tant que l'on y est, on a qu'a supprimer le code du travail si celui ci est un frein a l'embauche !!!
Au USA c'est bizarre, les UBER et compagnie ne VEULENT PAS EMBAUCHER !!! c'est un comble dans un pays ou le libéralisme est a son apogée et, où le pouvoir de licencier est très flexible !!!
Croire que le détricotage du code du travail va permettre d'embaucher est une chimère, car la, a en croire le texte c'est surtout de licencier qui va être facile !! A quand un ouvrier français licencié pour prendre un ouvrier roumain, polonais, tchèque ou que sais-je, car payer 2 a 3 fois moins ?? quand il ne s'agira pas de délocaliser purement et simplement !
Il faut reformer le code du travail, mais pas en faisant n'importe quoi !! et la malheureusement c'est le cas !! et je rappelle que le CICE a favorisé en majorité les grandes entreprises (du CAC ou non) et très peu de TPE et PME (qui elles sont vraiment le vrai tissus économique de la France et premier employeur de France !!! )
Réponse de le 07/03/2016 à 21:41 :
Vous avez tout à fait raison, il faut supprimer le code du travail et en réécrire un bien plus court à la suisse. Et tant qu on y est on fait pareil avec celui des impôts. Ces machins sont depuis longtemps trop complexes pour être juste modifies. C est juste bon pour les experts fiscalistes et sociaux. Comment un citoyen ou un chef d entreprise peut il connaître le droit et ses droits, c est juste impossible.
a écrit le 07/03/2016 à 20:27 :
Projet de loi Travail : l'opération déminage peut-elle réussir ?

Ce que les Français constatent, c'est le gouvernement HollandeVallsAyrault mine la société Française qui a déjà été minée par les casseurs SarkozyFillon.
a écrit le 07/03/2016 à 20:19 :
LES HOMMES POLITIQUE ONT LE VERBE FACILES?MAIS CHAQU UN D ENTRE NOUS DOIT DEFENDRE SES CONVICTIONS SONT AVENIR ET SONT BISTEK? ET JE SERAIS DANS TOUTE LES MANIFS DE RUE AUQU ELLE JE POURRAIS PARTICIPE CAR J ESTISME QUE CE N EST PAS AUX JEUNES DE PAYEZ LA NOTE DE 30ANS D INCOMPETANCE DE DROITE COMME DE GAUCHE???
a écrit le 07/03/2016 à 19:31 :
Les Syndicats Communistes C.G.T du P.C.F, Trotskystes de F.O, les Syndicats Gauchistes D'Enseignants et d'Eleves, vont Dissuader le Président Socialiste et son Gouvernement. Il en sortira une loi ( une de plus ! ) Vide : le Gouvernement Socialiste appellera çà une réforme, et bombera le torse. PASSONS A AUTRE CHOSE : loi morte-née. Trouille de la rue, et Campagne de l'an prochain à assurer.
Tout ne sera que bla-bla et baratins d'enterrement de la " loi " AUCUN INTERET : c'est fini.
a écrit le 07/03/2016 à 19:29 :
Il va bien pleuvoir j'espère mercredi.
On va voir les mêmes fainéants dans les rues.
a écrit le 07/03/2016 à 19:27 :
La Jeunesse Actuelle a t'elle envie de se chercher un travail ?
Voila une question à se poser.
Elle ne veut exercer que certains boulots la jeunesse actuelle.
De préférence pas manuel, dans un local équipé d'un ordinateur et de la climatisation.
Il ne faut pas oublier aussi les nombreuses pauses café à prévoir.
Travailler le week-end, ce n'est pas pour elle.
Les loisirs comptent aussi beaucoup pour cette nouvelle génération.
a écrit le 07/03/2016 à 19:25 :
J'ai bien du mal à plaindre la jeunesse actuelle.
Celle que je vois dans la rue a le dernier smartphone à la mode.
Même chose pour les vêtements.
Concernant les voitures on voit des jeunes dans des modèles très récents vous savez.
Genre F 500...
a écrit le 07/03/2016 à 18:45 :
Encore et toujours des faux semblants et comme ..toujours, les réformes en réalité les GOPE sont exigées par Bruxelles, les syndicats vont faire l' habituelle figuration scénarisée avant l' habituel ralliement..

En tant que membres de la CES, financées par la Commission européenne, tous ces syndicats touchent donc des subsides de la CES et se sont engagés, en échange de leur participation, à … soutenir les prétendues « réformes indispensables », notamment celles réclamées par l’Agenda Europe 2020.
a écrit le 07/03/2016 à 18:43 :
Nous, patrons de PME, pendant que les sur-assistés et les fainéants en devenir (lycéens, titulaires du BAC "Brevet d'Aptitude au Chômage") manifestent, on fait la grève des embauches et on développe nos filiales à l'étranger. On continue, on arrête ? C'est vous qui voyez !!!
Réponse de le 07/03/2016 à 20:34 :
Le mieux serait de vous casser à l'étranger pour voir si c'est mieux.
Mais je vous préviens : à l'étranger, on respecte les lois, on ne fraude pas le fisc, les agriculteurs ne cassent pas tout et sont moins gavés de subventions...
Réponse de le 08/03/2016 à 12:50 :
@Rene Allez en ISLANDE ils ont enchristé leurs banquiers ou chez Poutine, de belles choses restent à faire, mais quittez le prisme atlantiste pétris d' oligarques et de banquiers véreux qui préemptent le prix de votre travail devenu déjà si rare ..
Réponse de le 08/03/2016 à 14:38 :
Assez de ces ignobles individus vulgaires, méprisants sans réflexion si ce n est celle de leur ventre.
"Patron de PME", tu parles, à vous lire, vous qui êtes dans la nuance, je dirai plutôt patron d un petit commerce ou d une petite boite de 3 salariés.
Partez à l étranger et vite qui plus est, vous y serez plus heureux. Mais pas le courage de tout quitter, de partir à l aventure?Finalement de la fainéantise!
Ah ça fleur bon les remarques de nos grands parents: c était mieux avant. Avec tout ce qui nous envoi dans le ciel, ces satellites et tout,...!!!
Avant on bossait, fallait se retrousser les manches, on ne faisait pas la grève pour un oui ou pour un non et blablabla...
En un mot ou t accepte de devenir travailleur pauvre et en insécurité sociale permanente ou t'as plus de boulot. Super vive l avenir!

Et vous, on peut aussi regarder en quoi vous profitez: qui sont vos clients (français? Donc futurs pauvres!)
L état directement ou indirectement (aides fiscales,...)
Vos parents qui nous coûtent un bras en retraite ou en frais médicaux.
Si vous voulez partir, barrez vous avec toute votre clique et laissez nous reprendre vos entreprise en coopérative ouvrière. Finalement, c est vrai on a pas besoin de vous!
a écrit le 07/03/2016 à 18:09 :
la jeunesse doit avoir son mot a dire et etre écoutée
Réponse de le 07/03/2016 à 18:54 :
Non négociable ce jour syndicats méthode marchands de tapis le 49.3 vat mettre les pendules à l'heure, quand aux étudiants nous sauvons la france
a écrit le 07/03/2016 à 17:49 :
Améliorations : Manolo aurait pu y penser avant, au lieu de mettre tout le monde dans la rue ! Amadouer la CFDT, facile . L'hypocrisie d'une concertation et au pire le 49.3 .
a écrit le 07/03/2016 à 17:23 :
une majorité de français soutient le gouvernement dans sa volonté de faire des réformes structurelles.les syndicats sont en porte-a -faux par rapport au peuple.le gouvernement fera semblant de leur accorder de l'importance en reculant faiblement sur les prudhommmes,il y aura quelques centaines de manifestants étudiants,peut etre 5000 profs dans la rue et tout retombera dans le calme comme avant.je ne suis pas inquiet
a écrit le 07/03/2016 à 17:23 :
Placé est tout a fait bien ou il est dans ce gouvernement Valls-Macron de tendance libérale et contre les intérêts des salariés,. Pour eux vive la généralisation des CD D car si ce texte passerait ce serait fini de la protection actuelle en cas de licenciement et de la semaine de 35h!
a écrit le 07/03/2016 à 17:13 :
Hélas quand la reculade devient un moyen supplémentaire de durer, il n'y a aucune illusion à se faire. Ces clercs qui sont actuellement au pouvoir ne sont rien d'autre que des ambitieux au service de leur carrière, uniquement préoccupés de la protection de leur ambition, et de la pérennisation de leurs avantages. La Loi sera triturée, amendée, et pour finir, il en sortira plus de communication sur un dialogue social illusoire, que d'articles, afin de la faire passer une fois de plus pour un changement qu'elle ne sera en aucun cas. Une pantalonnade de plus, en forme de distribution de paillettes, pour cacher la misère d'un non-gouvernement de la France. N'importe quel robot doté d'algorithmes convenables, ferait mieux que ces sinistres pitres, au service d'eux-mêmes.
a écrit le 07/03/2016 à 16:42 :
Ce gouvernement est une farce. Leur projet de loi décidé sans aucune concertation et dans la precipitation, cristalise tous les mecontentements. En outre, penser qu'on peu créer de l'emploi en France en détruisant de l'emploi relève d'une ignorance de la culture d'entreprise dans ce pays. Nous ne sommes pas aux USA. Si l'on permet aux employeurs de licencier librement et sans juste compensation, il est en effet à craindre un effet d'aubaine, les entreprises degraissant massivement les effectifs, avant qu'une nouvelle loi ne revienne restreindre cette possibilité, et sans pour autant recruter derrière même avec des besoins réels. Les entreprises déjà aujourd'hui demandent l'impossible: faire toujours plus avec toujours moins. Alors imaginez demain avec ce projet de loi.
La solution reside dans les baisses de charges patronales pour relancer l'emploi mais là aussi le medef ne tient aucune de ses promesses; où est le million d'emplois promis par gataz en echange des 40 milliards d'euros du CICE. Décidément dans ce pays on ne peut faire confiance au patronat. Donc je prefere faire confiance aux syndicats.
a écrit le 07/03/2016 à 16:31 :
Il s'agit d'une loi "chomage": comment répartir ce temps de non-travail et le rémunérer? Cette répartition doit tenir compte des motivations et la rémunération doit être assurée par l'énergie. Il n'y a pas d'autres alternatives.
a écrit le 07/03/2016 à 16:29 :
Il ne s'agit que d'un simulacre de "dialogue social" avec des syndicats (on peut le déplorer) non représentatifs de l'ensemble des salariés, et qui ont gros à perdre s'il s'avère que la demande de manifestation fait pchiitt.. Au final, force reste à l'Assemblée, seule habilitée par les citoyens, à discuter des projets de Lois, les amender (il y a probablement des choses à faire), et le cas échéant les voter. Ce qui est le plus étonnant dans tout cela, c'est qu'en ne mettant pas l'Assemblée en première ligne, le gouvernement porte atteinte à nos institutions démocratiques, tout comme le Président a porté atteinte à la Liberté (suite des attentats), et a porté atteinte à la Justice (affaire Sauvage en déjugeant un Tribunal): pas étonnant que le ciment social parte en lambeau!
Réponse de le 07/03/2016 à 17:30 :
Il n'y a pas plus d'intodesva anti que du gouvenement-medef. Il y a la défense des intérêts antagonistes tout simplement. La bataille actuelle est un recul ou non évidemment de la protection des salariés au profit du patronat. ARRETEZ vos manoeuvres!
a écrit le 07/03/2016 à 16:24 :
Les économistes éclairés (Pierre Cahuc, Jean Tirolle, Blanchard etc) ont fait une tribune en faveur de cette loi.

Stop à l'intox des anti
Réponse de le 08/03/2016 à 10:18 :
Et il y a tous les contre qui n'ont pas tribune pour s' exprimer..!!
a écrit le 07/03/2016 à 16:07 :
De toute façon, le droit du travail est un des éléments du problème du chômage de masse.
Dans la réalité, notre pays ne peut plus financer notre système de protection sociale.
Les entreprises croulent sous les charges , les contribuables sont accablés d'impôts
pour financer un état qui s'endette de plus en plus. Les collectivités locales ne peuvent plus financer le RSA. Nous sommes donc très loin de retrouver une croissance et une compétitivité susceptibles de faire baisser significativement le chômage. Bien au contraire,
on s'endette encore pour financer des emplois aidés ou de fonctionnaires.
a écrit le 07/03/2016 à 16:03 :
Ils n' ont plus le pouvoir pour l' avoir laissé filer à Bruxelles, tout juste sont ils là aujourd' hui pour signer les GOPE..

Voici les passages clés, par lesquels la Commission européenne dicte à notre gouvernement ce que doit être la politique de l’emploi en France :

« • Maintenir les réductions du coût du travail découlant du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et du pacte de responsabilité et de solidarité, notamment en les mettant en œuvre comme prévu en 2016; évaluer l’efficacité de ces dispositifs en tenant compte des rigidités du marché du travail et du marché des produits; réformer, en concertation avec les partenaires sociaux et conformément aux pratiques nationales, le processus de formation des salaires pour que ceux-ci évoluent au même rythme que la productivité; veiller à ce que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec les objectifs de promotion de l’emploi et de la compétitivité ; »

« • Réformer le droit du travail afin d’inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée ; faciliter, aux niveaux des entreprises et des branches, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l’organisation du temps de travail.."

http://www.upr.fr/actualite/le-projet-de-loi-el-khomri-est-la-consequence-directe-de-notre-appartenance-a-lunion-europeenne

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :