« Protéger les gens, ce n'est pas leur promettre une société qui n'existe plus » (Macron)

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Selon Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, "la responsabilité d'un homme politique, c'est de donner aux individus la possibilité de réussir, dans un environnement où le modèle ne sera plus un CDI toute la vie dans la même entreprise, modèle sur lequel est fondé notre droit du travail depuis 1945".
Dans cet entretien à La Tribune, le ministre de l'Economie s’explique sur la loi qui ne porte pas son nom, mais reprend pour l’essentiel l’inspiration de ce qui aurait pu être la loi Macron II sur les Nouvelles opportunités économiques.

LA TRIBUNE - La loi El Khomri soulève une bronca à gauche. Martine Aubry et d'autres frondeurs critiquent ce virage libéral pour lequel ils n'ont pas voté. Les syndicats la jugent trop déséquilibrée. Les étudiants de l'Unef appellent à manifester, alors que plus de 800 .000 personnes ont signé une pétition sur les réseaux sociaux. Avez-vous employé la bonne méthode pour aborder un sujet aussi sensible en fin de quinquennat ? Pensez-vous encore possible de trouver
une majorité, comme l'a demandé le président de la République ?

EMMANUEL MACRON - Oui, c'est possible et nécessaire, à condition de clarifier, de donner l'explication qui va avec pour dépassionner le débat. L'idée n'est pas de détricoter cette loi et de ne rien changer à un moment où nous avons décrété un état d'urgence économique et social pour inverser la courbe du chômage. Tout n'a pas été essayé pour y parvenir et la réforme du marché du travail fait partie de la panoplie des mesures à prendre, comme l'ont fait certains de nos voisins européens - l'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas ou l'Espagne.

Essayons de parvenir à un diagnostic partagé. C'est peu de dire que la situation actuelle sur le marché de l'emploi est inefficace et injuste. Nous sommes l'un des rares pays européens où le chômage ne baisse pas. Nous avons depuis trente ans dans notre pays plus de 18 % des jeunes au chômage en moyenne. Aujourd'hui, il touche plus de 10 % de la population active et 25 % des jeunes de moins de 25 ans. Parmi les gens qui ont un travail, 80 % sont en CDI, c'est bien. Mais 90 % des gens qui rentrent sur le marché de l'emploi passent par des CDD ou de l'intérim de manière durable. Et cela dans un système qui est ainsi fait que quand vous êtes en situation de précarité, vous ne pouvez pas construire votre vie, car vous n'avez pas accès au crédit, vous ne pouvez pas vous projeter dans l'avenir.

De quoi a-t-on besoin ? D'abord et avant tout d'adaptabilité. On a besoin de faire confiance aux acteurs de terrain, de leur donner de la souplesse. Pas pour tout flexibiliser, mais pour pouvoir absorber les chocs. En 2009, on a subi une crise en Europe. Elle a été deux fois plus violente en Allemagne qu'en France et, pourtant, elle a détruit sept fois moins d'emplois. Pourquoi ? Il serait irresponsable de ne pas se poser la question. Parce qu'ils ont un modèle adaptable, parce qu'ils ont su négocier au niveau de l'entreprise, des baisses de salaires ici, du chômage partiel là... Ce faisant, ils ont préservé leurs salariés et leur savoir-faire, et leur capital productif.

La bonne réponse à notre situation, c'est donc de donner plus de flexibilité au niveau de l'entreprise. On a commencé à le faire avec les accords de maintien dans l'emploi, notamment dans la loi Croissance et activité, que j'ai portée. Quand ça va mal, une entreprise peut désormais négocier par le biais d'un accord majoritaire des dérogations à la loi pour une durée qui peut aller jusqu'à cinq ans. C'est l'équivalent du Kurtzarbeit allemand, mais défensif.

Ce que propose la loi sur le travail, c'est d'étendre cette souplesse dans un sens plus offensif. Il y a en effet une hiérarchie des normes en France, qui prend la forme de ce que l'on appelle la crémaillère sociale. La loi définit un ordre public minimal qui peut être amélioré au niveau de la branche ou de l'entreprise : ce qui veut dire qu'à chaque fois qu'on descend d'un niveau de normes, on ne peut pas déroger à celles du dessus, ce qui ne permet pas de prendre en compte les spécificités des entreprises. Dans un environnement de compétition économique ouvert, ce système est trop rigide. Redonner de la souplesse aux acteurs de terrain, c'est leur dire qu'ils peuvent définir de nouvelles règles du jeu par accord d'entreprise majoritaire ou par consultation, si des syndicats représentant plus de 30 % des voix aux élections le demandent pour sortir de situations de blocage. La consultation des salariés peut être utile dans certaines situations spécifiques.

Beaucoup d'opposants voient dans ces mesures un « permis de licencier ».

Si l'on veut lutter contre ce que l'on appelle le dualisme du marché du travail et l'injustice qu'il y a entre le CDD et le CDI, il faut avoir pour objectif que tout le monde puisse avoir un CDI. Il faut se demander pourquoi ce n'est pas plus le cas aujourd'hui. Qui n'accède pas au CDI ? Les gens les moins bien formés, les jeunes, les plus fragiles. La cause, selon les chefs d'entreprise eux-mêmes, ce sont les conditions de rupture de ce contrat. On a majoré le coût du CDD et malgré cela, à peine 10 % des nouvelles embauches se font en CDI. Le blocage majeur, c'est l'incertitude liée au coût de la rupture d'un CDI, si les choses devaient mal se passer. Il faut donc redonner de la visibilité aux acteurs, leur permettre d'anticiper.

Il y a deux fois plus d'entrées à Pôle emploi à la suite d'une rupture conventionnelle qu'à la suite d'un licenciement économique. C'est une sorte de divorce à l'amiable créé par la précédente majorité, qui est assez cher, mais ce n'est qu'un dérivatif qui ne s'attaque pas au cœur du problème. Ensuite, il y a le licenciement économique, qui comporte des garanties pour les salariés et qui ne représente que 2,5 % seulement des entrées à Pole emploi, car c'est un dispositif assez rigide. Personne ne fait du licenciement économique par plaisir. Ce que nous proposons, c'est de permettre à une entreprise d'agir pour sauvegarder sa compétitivité, comme la Cour de cassation l'autorise : quand cela commence à aller mal, et que le chef d'entreprise considère qu'il faut agir pour assurer la pérennité, il faut qu'il puisse anticiper.

Or, la jurisprudence actuelle est complexe et source d'incertitude : elle reconnaît la compétitivité comme motif de licenciement économique, mais pour une branche d'activité et pas pour une entreprise. Donc on a des cas ubuesques où, si vous êtes une entreprise qui va mal dans une branche d'activité d'un groupe qui va bien, le chef d'entreprise ne peut pas agir. Nous proposons également que les difficultés économiques soient appréciées de façon objective, c'est-à-dire que quatre trimestres d'affilée de baisse du chiffre d'affaires ou deux trimestres consécutifs de pertes d'exploitation, ce qui n'est pas rien, seront reconnus par la loi comme caractérisant un motif de licenciement économique. Ce n'est pas un cadeau aux patrons qui est fait. La procédure demeure protectrice des salariés, avec des obligations de reclassement et des contraintes pour réembaucher. Sinon, ce que l'on constate, c'est que le chef d'entreprise, confronté à une période difficile, n'embauche pas en CDI.

Autre sujet de désaccord, le plafonnement des indemnités prud'homales. Il prépare un licenciement au rabais, disent ceux qui s'y opposent...

La troisième façon de mettre fin à une relation de travail, c'est le licenciement individuel. Dans la loi Croissance et activité, j'ai voulu, contre l'avis de tous, du Medef aux syndicats les moins réformistes, réformer les prud'hommes dont les délais étaient trop longs et les jugements trop incertains. Cela dure en moyenne vingt-sept mois, quatre ans à Paris, on ne concilie que dans 6 % des cas, et on observe une dispersion colossale des dommages et intérêts. Notre réforme réduit les délais, oblige à mettre en état le dossier au début de la procédure et à essayer vraiment de concilier les parties. Elle propose un plafond comme cela existe chez nos voisins en cas de cause non réelle et sérieuse.

Ce plafonnement ne vaut pas pour les cas abusifs, de licenciements nuls, de discrimination ou de harcèlement au travail. On a été censuré parce qu'on avait essayé de moduler en fonction de la taille de l'entreprise. Nous le proposons à nouveau, dans un cadre général, afin de sécuriser, pour chacune des parties, la rupture par le licenciement individuel.

Finalement, la loi El Khomri porte essentiellement votre inspiration,
celle qui aurait pu figurer dans la loi Macron II sur les nouvelles opportunités économiques ?

La réforme du licenciement économique, je l'avais défendue dans la loi Croissance et activité puisqu'elle a figuré en première lecture au Sénat, puis a été retirée. Mais je l'assume, car ces changements me semblent justes et efficaces pour l'emploi. Cette disposition fait partie de celles envisagées dans le cadre de la stratégie pour les nouvelles opportunités économiques, dans la continuité de la première loi, dans une perspective d'ouverture et de mobilité sociale.

La cohérence d'ensemble manque. Est-ce qu'en découpant en deux votre deuxième loi, le gouvernement ne passe pas à côté de la pédagogie nécessaire... et de l'occasion d'expliquer pourquoi la révolution numérique, la mondialisation, imposent de faire bouger les lignes, de briser certains tabous ?

Donner plus d'adaptabilité aux entreprises, plus de sécurité aux contrats et de visibilité en cas de rupture va de pair avec notre volonté de donner plus d'options aux gens : si on veut vraiment protéger les Français dans ce nouveau monde plus volatil, où tout va plus vite, il faut leur donner de l'autonomie. Protéger les gens, ce n'est pas leur promettre une société qui n'existe plus, un modèle qui est fragilisé. Ce n'est pas de mettre des digues face à la mer. C'est d'abord d'expliquer ce monde nouveau, qui est plus incertain, avec des changements très brutaux qui peuvent être aussi des opportunités, par exemple pour entreprendre plus facilement pour soi-même. Si nous voulons agir maintenant, ce n'est pas par volonté de briser les tabous par principe, ni pour casser l'ordre social, mais pour nous permettre de nous préparer à ces mutations.

La responsabilité d'un homme politique, c'est de donner aux individus la possibilité de réussir, dans un environnement où le modèle ne sera plus un CDI toute la vie dans la même entreprise, modèle sur lequel est fondé notre droit du travail depuis 1945. Ce sera de plus en plus une exception, mais ce n'est pas forcément grave. L'avenir sera même plus favorable aux individus, parce que cette révolution numérique porte aussi en elle moins de pénibilité, plus d'autonomie dans la relation au travail. Elle atténue le caractère roboratif et sans intérêt, parfois insupportable, du travail tel qu'on l'a conçu jusqu'ici. Demandez-vous pourquoi, lorsqu'il y a un plan de départs, même dans les très belles entreprises publiques, ceux qui ont plus de 55 ans veulent trop souvent prendre leur chèque et partir. C'est parce que souvent ils ne s'épanouissent plus dans leur métier, parce qu'on les a trop peu formés pour faire autre chose.

En fait, on a un peu l'impression que cette réforme oppose deux camps : celui des salariés et celui des chômeurs...

En France, on a longtemps vécu sur un accord implicite échangeant hyper-protection pour les insiders et hyper-précarité pour les outsiders, souvent livrés à eux-mêmes. Dans des modèles plus adaptés aux disruptions que nous connaissons, à une économie qui va vite, il y a certes plus de flexibilité, parfois plus de risques, mais dans le même temps, il y a beaucoup plus d'exigences vis-à-vis des employeurs, sur la formation notamment. On parle souvent du modèle californien comme d'un enfer social, très instable. Contrairement à ce que l'on dit, dans la Silicon Valley, on fait plus attention aux salariés, qui changent plus souvent d'entreprise.

Que contiendra la partie II de feu la loi Noé sur l'ouverture de l'accès aux métiers et sur la micro-entreprise, qui sera reprise dans la loi Sapin au printemps ?

Cette nouvelle « nouvelle » économie implique des changements très rapides, elle fragilise la création d'emplois à qualification moyenne, ceux qui sont plus facilement automatisables. Elle développe des emplois plus qualifiés, donc il faut mieux former celles et ceux qui font des tâches réplicables. Demain, ils devront programmer et assurer la maintenance des robots dans les usines. C'est cela qui est en train de se passer et donc mieux vaut préempter cette révolution que de la subir.

Ensuite, cette révolution crée des opportunités nouvelles pour des emplois peu qualifiés, des emplois de services et d'aide à la personne. Pourquoi ? Parce que dans cette économie, on va de moins en moins souvent vendre un objet et de plus en plus vendre une solution. Il faut donc libérer le potentiel de création d'emplois peu qualifiés dans notre économie. Et en fait, l'accès en est assez fermé, paradoxalement.

Tout ce qui dépend du registre du commerce, tout le monde peut le faire. Demain, je peux ouvrir une pizzeria, un magasin de photocopie, mais pas un salon de coiffure ou tout ce qui relève des chambres de métiers. Il y a bien sûr un ordre public sanitaire, environnemental, social, à respecter, sous le contrôle de l'État. Mais il y a aussi beaucoup trop de barrières à l'entrée. Il est beaucoup plus souhaitable pour un jeune qui est en échec dans son parcours scolaire ou universitaire d'entrer dans un métier par un CAP et de se former tout au long de sa vie, que de l'enfermer dans un cadre qui ne lui convient pas. Il n'y a aucune raison par exemple qu'un coiffeur qui n'aurait que le CAP et dix ans d'expérience ne puisse pas ouvrir son salon parce qu'il n'a pas passé le brevet professionnel. C'est devenu injustifié.

L'objectif n'est pas ici de dévaloriser les formations, mais de reconnaître la multiplicité des choix possibles dans une société. Il ne faut pas réduire les opportunités, mais les multiplier. Le diplôme ne doit pas être la seule voie royale pour rentrer dans la vie active. Il y a aussi l'alternance, l'apprentissage et l'entrepreneuriat pour soi-même. Il y a également des pratiques de discrimination qui existent malheureusement encore dans notre pays : pour certains jeunes, il est plus facile de trouver des clients que des employeurs. Et, parce qu'à certains moments de la vie, le contrat du salariat, protection contre subordination, devient insupportable, beaucoup veulent s'installer à leur compte. Or, on n'a pas forcément l'argent ni le temps pour faire une formation et passer un brevet professionnel. Il faut donc que l'on puisse alléger ces barrières, mais aussi aider ces jeunes entreprises à croître plus vite, en simplifiant les règles fiscales et juridiques, par exemple quand vous embauchez votre premier salarié. Il faut que cela soit beaucoup souple et plus fluide.

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Commentaires
a écrit le 05/03/2016 à 11:12 :
SANS CONSERTATION CETTE LOIS SCELERATE NE PASSERAS PAS S EN REACTION DES JEUNES LES PREMIERS CONSERNE? SANS LES SYNDICATS REPRESENTANT LE MONDE OUVRIERS ET SANS LES VRAIS PARTIES DE GAUCHES QUI DEFENDENT LEUR IDEES SOCIALES EN BON GUIDE D UNE SOCIETE PLUS JUSTE ET SOLIDAIRE???
a écrit le 05/03/2016 à 8:25 :
Merci à Emmanuel macron pour cette très belle analyse. Faites le !
a écrit le 05/03/2016 à 6:39 :
Un peu de cartésianisme, cela ne consiste pas à mener aveuglement toute une classe d'âge vers un baccalauréat généraliste débouchant sur un chômage durable.

Le simple bon sens c'est de réaliser que l'on va dans le mur depuis 50 ans et plus.

Arrêter cet aveuglement qui consiste à ne pas voir qu'une grande partie des enseignants ne connaissent rien du monde du travail, de plus en plus complexe, de nos sociétés. Ils sortent d'un système scolaire obsolète pour le réintégrer immédiatement; sans passer par le monde du travail économique. Il ne faut rien espérer de ces gens là !

Il faut s'inspirer de la façon que les Suisses romands, par exemple, gèrent et font évoluer leur apprentissage.
Il faut arrêter de penser que des artisans sont incapables de faire la promotion culturelle d'un pays... C'est tout le contraire ! Nos cathédrales ont été bâties par des artisans ! Ils ont même créés des confréries d'inspirations philosophiques...
Les grands artistes, peintres, sculpteurs, musiciens etc, avaient souvent une solide formation manuelle ou artisanale.
La baisse du chômage passera forcément par une solide formation professionnelle, non seulement de la jeunesse mais aussi par la remise à jour CONTINUELLE des compétences de tout un chacun, jeunes et anciens. L'expérience des anciens est souvent irremplaçable dans maints domaines.
Micha.
a écrit le 04/03/2016 à 10:30 :
Je ne sais pas si la flexibilité peut créer des emplois. Par contre, ce que je sais c'est que ce n'est pas en vendant des corbeilles en osier qu'on va pouvoir continuer à subventionner nos agriculteurs.
Le vrai problème est de créer (et de vendre), des produits à hautes valeurs ajoutées, qui seront achetés chers. Le problème de la flexibilité, si il existe, ne représente, qu'une petite partie de la question.

En outre, dans toute action, il y a des aspects positifs. C'est le cas de la flexibilité. Elle permet d'ajuster plus facilement les effectifs, et donc de sécuriser l'entreprise. Néanmoins, une entreprise mal gérée restera une entreprise mal gérée. Y compris avec tous les licenciements possibles : il n'y a qu'à voir ALCATEL-LUCENT. Ceci ne résoudra pas le problème de fond de l'entreprise. En outre, il y aura une perte de savoir faire, et une démotivation des salariés.
a écrit le 04/03/2016 à 9:55 :
Le problème ne résulte pas dans la fait de vouloir poursuivre dans un monde qui n'existe plus. Le socialisme s'est fondé sur un avatar vraisemblablement issu du système Charles Fourier. Système relatif aux phalanstères. Celui-ci se voulait organiser le travail harmonieusement afin de procurer à chacun un bien être dans un travail librement consenti.Dois-je vous rappeler que nous sommes là au 18ème siècle. Et qu'à cette époque ce modèle fut largement réparti dans le monde occidental, avant que l'essor de l'économie ne le désavoue.Voilà certainement à quoi tient notre héritage d'une vision revendicative au lieu de collaborationniste. Et je serais enclin à dire presque vindicative, dans l'acceptation d'un monde capitaliste, dont on n'essaye pas de trouver un point de fonctionnement régulé. Car être socialiste consiste à accepter les grandes lignes de ce capitalisme du moment que l'on puisse obtenir de petites contreparties. (35 heures et autres..) ; qui suffisent bien au bon peuple dans sa compréhension.Erreur fatale qui a permis de naviguer jusqu'à présent avec de petites alternances de satisfaction.
Pouvons-nous poursuivre le dévolue à une mondialisation dont on peut discuter point par point la finalité. les hordes sauvages qui déferlent sur l'Europe (notez bien hordes sauvages et non de sauvages) , malgré tout l'enjolivement d'une pseudo- humanité. Vont achever un système usé. La vraie humanité ne consiste-elle pas à fixer les peuples dans leur pays d'appartenance en leur permettant de subvenir à la nutrition de leur famille ; par le travail.
Il ne s'agit pas de nier l'aspect positif de la compétitivité industrielle, elle est, et doit demeurer le moteur de l'évolution. mais elle ne doit en aucun cas assimiler dans son fonctionnement les problèmes liés aux ressources alimentaires, de santé et de culture qui s'y greffent. Une nouvelle vision s'impose et les socialistes doivent faire peau neuve pour s'adapter à un processus plus global ; une dimension capable d'orienter une autre vision du monde. l'Europe ; à condition de concilier le social. Nous ne pouvons prétendre avoir raison et vouloir un monde à la Française. Voilà l'impasse.
Réponse de le 05/03/2016 à 10:48 :
D'abord un petit rappel historique : le fouriérisme comme le proudhonisme, c'est le XIXème siècle et ces doctrines n'ont pas été contredites par le marché. Par contre ces doctrines sont anti-marxistes...et à partir du moment où les socialistes français ont opté pour la propriété collective des moyens de production (fin du XIXème siècle), le ver était alors dans le fruit et on a oublié Fourier et Proudhon. Ce qu'on a pu observer c'est l'échec patent du socialisme marxiste (dans lequel hélas la gauche française est encore embourbée). Il reste à reconstruire la troisième voie, celle de la révolution de 1989 mais aussi celle que de Gaulle proposait en 1969...une voie libérale mais sociale : on peut être libéral et vouloir garantir pour tous un minimum décent sans condescendance ni charité, on peut être libéral et vouloir préserver la Sécurité Sociale mais par l'impôt plutôt que par les cotisations, on peut aussi vouloir favoriser l'achat d'actions...en commençant par l'achat d'actions par les salariés, etc...
a écrit le 04/03/2016 à 7:37 :
"Protéger les GENS" : l'utilisation de ce mot "gens", méprisant "en soi" (pourquoi pas le mot "personnes" ?) constitue un lapsus qui cache les vrais intentions de M. Macron représentatif du monde politique auquel il appartient désormais. Le mot "gens" renvoie immanquablement au mot "populisme" que l'on utile à tout va aujourd'hui pour désigner ces "masses" de plus en plus importantes d'hommes et de femmes qui ont décidé et qui décident de ne plus se ranger comme des moutons de panurge derrière des slogans éculés de partis politiques devenus déconnectés des aspirations du peuple qui leur ont pourtant donné mandat de les défendre. Ces hommes et ces femmes sont regardés de manière méprisante par cette classe politique "vendue à l'argent", qui les jugent intellectuellement, politiquement et économiquement immatures, insensés, incapables de réfléchir sur les problèmes de leur pays et du monde. A leurs yeux, ces "masses populaires" ne sont bonnes qu'à une chose produire au moindre coût et consommer au plus fort prix ... pendant toute leur existence. Tout est volontairement fait actuellement pour qu'elles ne disposent ni de situation professionnelle stable ni de revenus trop élevés (juste assez pour consommer), autrement dit qu'elles restent cantonnées dans une situation permanente d'instabilité et de fragilité qui les rend dépendantes, "taillables et corvéables à merci" sans qu'elles puissent se mobiliser et revendiquer des conditions d'existence meilleures. La réforme du droit du travail, les "lois sécurité" et la politique d'accueil des migrants, entre autres, procèdent de cette volonté qui ne veut pas dire son nom.
Réponse de le 04/03/2016 à 9:34 :
Bravo. Tout est dit. Rien à ajouter.
a écrit le 04/03/2016 à 4:24 :
Macaron sur tout les front ils en veu
a écrit le 03/03/2016 à 23:01 :
A l’heure où les gouvernements se succèdent et prouvent leur incapacité à traiter le problème de l’emploi en France, il est temps de prendre le problème à sa racine et de traiter les causes et non les effets.

Dans le monde de l’entreprise, l’analyse d’une situation se fait au travers d’une approche « root-cause analysis » pour s’assurer que l’on traite effectivement la (es) cause(s).

Nous sommes depuis longtemps, entrés dans un cercle vicieux : moins d’emplois = plus de demandeurs d’emplois = moins de cotisants = moins de cotisations aux charges sociales = moins de capacité à prendre en charge les demandeurs d’emploi dont le nombre augmente, parce qu’il y a moins d’emploi……

Réduire la durée de prise en charge des demandeurs d’emploi, réduire le montant des allocations, ne changera en rien le fait que la France ne crée pas assez d’emplois.

5 raisons principales sont la cause de la situation désastreuse de l’emploi en France.

La France n’est plus attractive
Non seulement la France n’attire pas les investisseurs (créateurs d’emploi), mais elle ne sait même plus conserver ses jeunes diplômés. Selon l’article publié le 1er février 2016 par le figaro, plus d’un quart des diplômés français voient leur avenir à l’étranger.

L’attractivité n’est pas quelque chose qui s’impose, qui se décide, qui se légifère, mais un sentiment qui nait de l’environnement.

Pour rendre cette attractivité, il faut regagner la CONFIANCE des investisseurs, regagner la CONFIANCE des citoyens, et celle des travailleurs.

Rendre CONFIANCE dans la France
A la fois le sujet le plus compliqué, mais également le déclencheur pour transformer la relation actuelle de défiance et de critiques vis-à-vis de notre pays, en une vision positive et bienveillante.
La confiance commence par la STABILITE.
Iriez-vous investir votre argent dans un pays ou chaque mois surviennent des modifications dans les règles du jeu, qu’il s’agisse du domaine fiscal ou celui des lois sociales ou celui des contraintes industrielles ?
La réponse est NON. L’investissement ne supporte pas les modifications imprévues, et les changements de cap.
Les investisseurs n’aiment pas la gestion à vue.
La confiance va se restaurer avec le RESPECT de la parole donnée et des engagements pris sur le long-terme
Décision 1 : La France doit se fixer une stratégie, établir un plan de marche et le respecter.

Aimer l’argent
Comment peut-on à la fois demander aux investisseurs de venir « donner » leur argent à la France, et leur envoyer des messages négatifs, tels que l’imposition à 75% des revenus !
Pour attirer l’argent, il faut au contraire lui faire « les yeux doux » ; lui donner envie de résider sur le sol français ; de payer ses taxes en France.
Pour éviter que les salariés déportent leur résidence fiscale pour se faire taxer en Angleterre (par exemple)
Il est préférable d’imposer faiblement de très nombreux revenus, et notamment des revenus élevés, plutôt que d’imposer fortement moins de revenus, et des revenus moins élevés.
Décision 2 : Imposition forfaitaire à 10%

Gommer les disparités fiscales entre les pays européens
L’Europe souffre d’un vrai problème récurrent, celui des disparités fiscales entre les états membres de l’Union Européenne.
Ce qui a donné naissance à un système de « dumping fiscal », et à un ensemble d’activités qui tangente la « ligne jaune de la légalité » ;
Sandwich Hollandais
Soit une société A, résidente en France et réalisant un bénéfice d'un million d'euros. Elle devra s'acquitter d'un impôt sur les sociétés à 33,33 %, soit 333 333 €. Elle va créer une holding en Hollande, appelée société B et, grâce aux accords de double-imposition avec les Pays-Bas, elle va rapatrier les bénéfices en Hollande, et s'acquitter des bénéfices en Hollande. Mais elle va aussi créer une « super-holding », appelée société C, domiciliée dans les Antilles néerlandaises, à Curaçao. Un accord de défiscalisation existant entre les Antilles néerlandaises et les Pays-Bas, elle va alors rapatrier une seconde fois les bénéfices, cette fois à Curuçao. Le taux d'imposition sur les bénéfices en vigueur à Curaçao est compris entre 2 et 7,5 %. Grâce à ce montage fiscal, l'entreprise payera au maximum 75 000 € d'impôt en toute légalité contre 333 333 € normalement en France

Doublette irlandaise et sandwich Hollandais
1. Un publicitaire paye pour un service en Allemagne.
2. L'agence publicitaire envoie l'argent à sa filiale en Irlande qui détient la propriété intellectuelle (PI).
3. Les impôts sur les sociétés dans la République d'Irlande sont de l'ordre de 12,5%, mais la compagnie irlandaise paye une redevance à une compagnie filiale basée aux Pays-Bas (appelée Hollande par abus de langage) pour laquelle la compagnie obtiens une déduction fiscale des taxes irlandaises.
4. Puis la filiale basée aux Pays-Bas paye une autre redevance à une autre filiale basée en Irlande sans payer de précompte professionnel ou d'impôt retenu à la source car la transaction se fait dans la Zone euro.
5. La dernière filiale, alors qu'elle se trouve en Irlande, ne paye pas de taxes car elle est contrôlée depuis les Bermudes ou autres paradis fiscaux.

Il faut éviter ces montages, et ces fonctionnements questionnables, qui génèrent une perte de fiscalité de mille milliards d’euros par année aux pays européens.
Décision 3 : les revenus générés dans un pays européens sont taxés dans le pays ou le revenu a été généré.

Rendre lisible la stratégie industrielle de la France
Imaginez que demain, par un coup de baguette magique, le SMIC augmente de 500 euros chaque mois.
Quel sera le résultat pour la France ? En dehors du fait que cela va inéluctablement vider les caisses de l’Etat, cet afflux de pouvoir d’achat ne va pas profiter à l’industrie française. Selon la nature des achats effectués, la Chine, l’inde, le Pakistan, le Japon, l’Allemagne vont profiter des dépenses des consommateurs français.
Tout simplement parce que l’industrie française n’est plus présente sur le marché de l’industrie de consommation courante.
La France ne peut pas concurrencer des pays dont la main d’œuvre est 10 fois moins chère.
Elle doit donc s’inscrire dans le segment de la très haute valeur ajoutée : la part de la main d’œuvre étant absorbée par la création de la valeur.

Décision 4 : inscrire la France dans la production de qualité et de forte valeur ajoutée

Rendre lisible le code social
Chaque gouvernement ayant rajouté sa « touche personnelle» au code social, celui-ci a gonflé démesurément pour en devenir illisible, inapplicable et parfaitement inadapté au contexte actuel.
Soit on se crispe sur les positions actuelles, en durcissant l’existant pour que les salariés qui disposent d’un emploi le conserve, soit au contraire on simplifie toutes les contraintes pour embaucher et licencier.
La décision à prendre, consiste à placer le curseur quelque part entre graver dans le marbre les emplois actuels, et faciliter les flux d’entrée-sortie des entreprises.
Il ne s’agit pas de tomber dans les travers des contrats anglais qui permettent à un employeur de verser 0 £ à un employé sur un mois, ni de rester sur des fonctionnements archaïques.
Il faut simplifier tout en définissant quelques règles simples, qui permettent tant aux salariés qu’aux employeurs de s’y retrouver.
Notamment,
- assortir les licenciements de conditions économiques, pour éviter que les entreprises ne fassent supporter à pôle-emploi leurs gains de rentabilité ;
- interdire toutes les clauses (hors la confidentialité) limitant la libre circulation des salariés entre les entreprises ;
- constituer un tableau des indemnités de licenciement en fonction de l’âge, du niveau de qualification, et de la durée d’emploi dans l’entreprise ;
- établir un contrat de travail qui ne soit ni CDD, ni CDI, mais à durée maximale. L’employé et l’employeur connaissent l’échéance au plus tard. Il est possible d’y mettre un terme plus tôt, si les deux sont d’accord ;
- fixer les conditions de rémunération

Décision 5 : revoir le code social Français dans le sens de fluidifier les flux d’emploi

Mon ambition est que la France
- se dote d’un droit clair, fiable et léger, qui assure des bases de décision stables à long terme pour les employeurs, les employés et les investisseurs;
- devienne l’une des économies les plus compétitives au monde ;
- entretienne des relations économiques étroites avec l’étranger ;
- développe des relations intensives avec les instituts de recherche ;
- se positionne comme site privilégié en Europe pour l’implantation d’activités de service et de production de pointe.
Réponse de le 04/03/2016 à 6:49 :
Veuillez m excuser j avoue avoir lu en travers votre article , mais malgré ce , je vous fait par de ma réflexion .
Bonne analyse du pourquoi sauf qu elle ne prend en compte que la volonté des dirigeants comme si leur politique était la seule possible et que vous nous expliquiez ce qu il faut faire pour qu elle réussisse .
Hé bien non il n y a pas que les adeptes de la finance ici bas .
Espérer le bonheur en donnant le pouvoir aux égoïsmes pour les idées , ou aux égoistes pour les hommes : Sade à du écrire quelques lignes à ce sujet .
a écrit le 03/03/2016 à 21:20 :
La réflexion de Macon se fait dans un système économique obsolète. Ce qu'il ne comprend pas, c'est qu'en poussant encore plus aux limites du système, il accélère sa destruction.Peut-être devrait-on laisser faire pour en finir au plus vite et repartir sur des bases plus solides.
a écrit le 03/03/2016 à 21:18 :
Marx préconisait l'abolition du salariat on y est bientôt et la Gauche y sera parvenue en refusant toute évolution du contrat de travail.
Ces gens là préfèrent des travailleurs enchaînés (mais votant à gauche) que des travailleurs indépendants,libres et votant donc libéral.
a écrit le 03/03/2016 à 21:13 :
Je vais peut-être être censuré car ma réflexion ne plaît pas. Pour moi la flexibilité ça doit être assuré par l'interim (ou la sous-traitance). Ce qui n'a pas encore été essayé par contre, c'est une baisse massive du coût des CDI (surtout sans baisser ni les CDD ni les heures sup) par la TVA sociale, l'impôt négatif et l'annulation des cotisations de chômage (puisqu'en cas de licenciement on devra payer tous les arriérés). Cela viabilisera le CDI d'interimaire, dispositif d'avenir créé il y a deux ans, et cela fera réfléchir aussi car recourir de manière récurrente à l'interim ce sera beaucoup plus cher qu'un CDI.
a écrit le 03/03/2016 à 19:38 :
C'est fini donc l'époque où on prétendait vouloir changer la société ? La société, ce n'est pas un phénomème météorologique sur lequel nous n'avons que très peu prise, non, une société ça se construit collectivement. En fait ce que disent Macron et beaucoup d'autres : la société est défini par le 1% de la population qui détient la quasi totalité des richesses et nous devons nous "adapter" à leurs règles.
a écrit le 03/03/2016 à 19:04 :
@ BONSOIR : vous ne remarquez rien??? c'est toujours aux travailleurs que les gouvernements de gauche comme de droite demandent de faire des sacrifices ! curieux non! MACRON le larbin de M. GATTAZ et alors le comble c'est HOLLANDE qui se prétend socialiste où pour ma part plutôt national socialiste ?
a écrit le 03/03/2016 à 18:01 :
"le contrat du salariat, protection contre subordination, devient insupportable"

Et juste au-dessus :"Parmi les gens qui ont un travail, 80 % sont en CDI, c'est bien".
Réponse de le 04/03/2016 à 17:55 :
Bien vu.
a écrit le 03/03/2016 à 17:39 :
D accord avec Macron il faut se retourner pour retrouver la civilisation perdue .
Contrairement à ce que l on croit il prouve que d avoir fait des études , au frais des contribuables ce n est pas argent perdu .
Là ou je ne suis pas d accord c est ce servir de la loi sur l état d urgence pour nous faire effectuer ce rétropédalage .Il est vrai q hier c était mieux qu aujourd’hui, et Il faut simplement faire l inventaire du pourquoi , et éliminer les causes avérées .
a écrit le 03/03/2016 à 17:16 :
La solution, monsieur Macron, ce n'est pas non plus de leur proposer un modèle et une société qui à terme sont condamnés.
a écrit le 03/03/2016 à 17:05 :
Valls et Macron ont raison de faire exploser le parti socialiste.

On s'oriente en 2017 vers un Juppé Président - Macron PM à moins que ce soit une Marine Présidente Nicolas Dupont-Aignant PM ?
a écrit le 03/03/2016 à 16:46 :
"c'est leur dire qu'ils peuvent définir de nouvelles règles du jeu"

Ah, c'était un jeu, fallait le dire ,d'autant qu'avec des dés pipés , je connais déja le vainqueur
a écrit le 03/03/2016 à 16:40 :
"cette révolution crée des opportunités nouvelles pour des emplois peu qualifiés, des emplois de services et d'aide à la personne".

Nouvelles ? ,Euh, c'est bien le secteur qui est en pénurie de personnel depuis des années, non ?
a écrit le 03/03/2016 à 16:34 :
"réformer les prud'hommes dont les délais étaient trop longs"
Trop long ? :
Réforme de Rachida Dati de 2008, qui a supprimé 63 conseils des Prud'hommes sur 271 existant. Le conseil de Paris, le plus important de France avec près de 22.000 affaires par an, fonctionnait avec 175 agents administratifs : aujourd’hui, ils ne sont plus que 136. À Créteil, les effectifs sont passés de 22 à 16 , trop long, ah ah..

"et les jugements trop incertains" : en sachant que 99% des demandent viennent des salariés ,on se doute bien que le "jugement incertain" de Macron, concerne surtout le 1% des employeurs.
Réponse de le 05/03/2016 à 10:22 :
EXAT???
a écrit le 03/03/2016 à 16:30 :
Pauvre Macron, même les anglais se fichent de lui après son chantage sur le brexit, il est même ridiculisé par la grande presse Britannique :

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/france/12182037/France-is-lying-about-Calais-to-blackmail-Britain-to-stay-in-the-EU.html
a écrit le 03/03/2016 à 16:14 :
Qu'il retourne vite au chaud dans sa banque au lieu de faire de l'économie de salon !
a écrit le 03/03/2016 à 16:13 :
"ceux qui ont plus de 55 ans veulent trop souvent prendre leur chèque et partir".

Principalement les cadres dans des grands groupes et ils s'en sortent très bien en retraite d'ailleurs faut dire qu'avec 3,4,ou 5000€ voir plus , aucun soucis , on les retrouve d'ailleurs souvent sur des sites comme celui-ci demandant des efforts de productivité aux ouvriers à 1300€.
a écrit le 03/03/2016 à 16:07 :
" si des syndicats représentant plus de 30 % des voix aux élections le demandent pour sortir de situations de blocage".

Donc les perdants aux élections professionnelles , bizarre
a écrit le 03/03/2016 à 16:02 :
"cette révolution numérique porte aussi en elle moins de pénibilité"

Presque :
Douleurs cervicales, souffrances aux articulations, tendinites : les troubles musculo-squelettiques, ou TMS, augmentent depuis 10 ans du fait du rythme toujours plus soutenu de l'organisation du travail, selon l'InVS.
Ces Troubles Musculo-Squelettiques représentent une très forte majorité des maladies professionnelles.Les TMS se traduisent en général par des douleurs et une gêne fonctionnelle. Les plus courants sont le syndrome du canal carpien, qui touche le poignet, les tendinopathies de la coiffe des rotateurs, qui concernent l'épaule, l'épicondylite du coude, les lombalgies, les cervicalgies...
Selon plusieurs études publiées mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de Veille Sanitaire (InVS), près de 40 000 personnes souffrant de TMS ont été indemnisées en 2008 par le régime général de la sécurité sociale, pour un coût de près de 800 millions d'euros.
a écrit le 03/03/2016 à 15:54 :
"Demain, ils devront programmer et assurer la maintenance des robots dans les usines".

Oui, j'entendais ce genre de phrase déja dans les années 80 ( tu parles d'un 21siecle !).En réalité ,peu d'individus sont nécessaires pour la programmation et la maintenance dans les usines , donc beaucoup moins de rentrée fiscale et ce ne sont pas des robots qui vont cotiser aux caisses diverses.
Réponse de le 03/03/2016 à 16:25 :
On peut très bien taxer ce qu'ils produisent (TVA sociale) et l'énergie qui les alimente(fiscalité énergétique). Il faut le faire dès maintenant. Merci.
Réponse de le 03/03/2016 à 16:49 :
@Gépé

il aurait fallu surtout le faire dès les années 70 avec une automatisation qui devenait inévitable.
a écrit le 03/03/2016 à 15:45 :
"Le diplôme ne doit pas être la seule voie royale pour rentrer dans la vie active".

Dans ce cas la, faut le dire aux diplômés , eux en sont persuadés.
a écrit le 03/03/2016 à 15:42 :
" Et, parce qu'à certains moments de la vie, le contrat du salariat, protection contre subordination, devient insupportable, beaucoup veulent s'installer à leur compte".

Donc si je comprends bien ,parce que quelques individus veulent s'installer à leur compte cela devient insupportable d'avoir un contrat de travail classique pour les autres , mais qu'est-ce qui raconte ?
a écrit le 03/03/2016 à 15:38 :
"parce qu'on les a trop peu formés pour faire autre chose".

C'est surtout que les formations internes (quand elles existent) n'ont plus rien de promotionnelle pour un salarié et ce depuis longtemps.Celui-ci peut effectuer dix formations dans l'année sans changer ni de qualification ni coefficient ,un bon moyen pour l'employeur de diminuer les coûts, car la plupart du temps cette formation n'a pour but que de remplacer un salarié partant en pré-retraite ou retraite avec un bon coefficient et salaire.Dans les Conventions de la Metallurgie par exemple , un non-cadre peut rester toute une carrière dans son coefficient d'embauche jusqu'à sa retraite , rien n'empêche un employeur de le laisser stagner et ce malgré des formations , jackpot assuré pour l'employeur.
a écrit le 03/03/2016 à 15:22 :
M. Macron est tout à fait défaitiste. Si les évolutions de la sociétés sont mauvaises, en tant qu'homme politique responsable, il doit les combattre et non pas les accompagner. M Macron malgré ses apparences d'homme moderne est un homme qui surfe sur des idées dépassées. L'évolution à long terme de la société, c'est plus prendre en compte l'humain, le social. L'évolution neo liberale mondiale, qui s'amplifie depuis 10 ou 15 ans n'est qu'un soubresaut ponctuel qui retombera. Et les Macron ne seront que des hommes politiques sans vision qui auront génés l'évolution naturelle pendant quelques années...
a écrit le 03/03/2016 à 15:21 :
Incohérence :
"il faut avoir pour objectif que tout le monde puisse avoir un CDI. Il faut se demander pourquoi ce n'est pas plus le cas aujourd'hui".

Et juste au-dessus :Parmi les gens qui ont un travail, 80 % sont en CDI, c'est bien.
Réponse de le 03/03/2016 à 21:21 :
Le CDI n'est recherché que parce qu'il est difficile à rompre. Par contre le CDI d'interimaire est peut-être la solution...en attendant d'étendre le concept de la SSII à tous les métiers.
a écrit le 03/03/2016 à 15:04 :
... « Protéger les gens, ce n'est pas leur promettre une société qui n'existe plus » (Macron)
Conclusion : le socialisme de tel ou tel, y compris Macron qui s'y baigne, trompe son monde et ne protège de rien puisque c'est au vrai lui qui promet le plus. Mieux il prétend par mensonge qu'il y a, un temps, réussi et qu'il pourrait le refaire. Dangereux.
a écrit le 03/03/2016 à 14:21 :
Une société qui n'existe plus ?
Sauf pour les 6 millions de fonctionnaires qui ne sont pas concernés par la loi El Khomri
a écrit le 03/03/2016 à 14:12 :
"Après tout, j’ai pensé depuis 10 ans que les pays du Sud ne laisseraient pas leurs systèmes industriels disparaitre sans sortir de l’Euro et j’ai eu complètement tort. Non seulement ils ont laissé faire, mais les politiciens locaux ont soutenu ce désastre de toutes leurs forces. Et la France va être en première ligne dans cette déroute puisqu’elle va devoir faire face non seulement à l’Allemagne mais aussi à des Etats ou à des industries Espagnoles ou Italiennes qui se sont (un peu) reformées."

Terrifiant, voilà qui rejoint les analyses de l' UPR....

http://lesbrindherbes.org/2016/03/03/comprendre-crise-economique-charles-gave/
Réponse de le 03/03/2016 à 15:44 :
Ce monstre d' union européenne aura engendré la misère et la seule option recours possible est la sortir par l' article 50 et comme le préconise depuis des années l' Upr à travers ses analyses.. ASSELINEAU avait raison à l' endroit des européïstes béats y compris les mieux intentionnés.
Réponse de le 03/03/2016 à 19:29 :
J e ne vois guère de politiques français battant pavillon et disposant d' une telle clairvoyance d' analyses, on ne trouve cette expertise que chez quelques économistes visionnaires, à la fois hétérodoxes et dissidents...
Réponse de le 03/03/2016 à 21:30 :
Je regrette mais Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement avaient déjà expliqué tout cela il y a 25 ans. Il y a eu un vote et ils ont perdu hélas. Maintenant en effet il faut se réveiller mais la situation n'est plus la même. La seule solution viable est de faire comme Cameron (ou de Gaulle en son temps) : le chantage. La France est un grand pays. Pas d'Europe sans la France. On peut donc imposer de subventionner chez nous le travail dans les secteurs primaire et secondaire. Ce n'est qu'une question de volonté politique. Mais c'est vrai, j'oubliais, pour faire cela il faut aussi être fort politiquement chez soi...
a écrit le 03/03/2016 à 13:42 :
en 2017,Hollande président,et Macron premier ministre d'action!en avant!
Réponse de le 03/03/2016 à 14:15 :
En 2012, ton cher Président Hollande nous a aussi faire croire à des promesses qui n'existent pas !
Réponse de le 03/03/2016 à 15:36 :
1789 vous l'aurez
Réponse de le 03/03/2016 à 17:53 :
@etudiant ,

Évoquer 1789 ne veut pas dire grand-chose étant donné que c'est la bourgeoisie de l’époque qui a pris la place de la royauté jusqu'à aujourd'hui.
a écrit le 03/03/2016 à 13:30 :
C'est beau un banquier d'affaires qui donne des leçons. De quoi les manants se plaignent ils ? On les paye encore un peu pour un travail. La prochaine étape sera le travail journalier et le paiement à la tâche. Quoi que cela est déjà sur les rails avec les contrats de missions... Nos bons dirigeants, sous les applaudissements des rentiers, sont sur la bonne voie de réussir leurs "réformes" (présentés comme modernes) consistants à nous ramener au 19 ème siècle.
Réponse de le 05/03/2016 à 10:31 :
Tout dépend du prix de la tâche...et du prix du CDI (tel qu'il est). Avec une régulation intelligente les chefs d'entreprise (ou les sociétés de services) peuvent trouver le CDI (tel qu'il est) plus intéressant que le paiement à la tâche...
a écrit le 03/03/2016 à 13:00 :
TINA: There is no alternative.

De la dictature économique au service de la seule classe dirigeante, ni plus ni moins.
a écrit le 03/03/2016 à 12:22 :
Protéger les gens ce n' est pas remettre les clés du royaume à une Europe d 'intérêts américains, c' était un préalable d' où découle TOUT ce qui nous arrive M Macron.. Ah, vous n' étiez pas là, pas encore ..

Vous pourriez peut-être alors changer les choses...? Ah, non plus..

http://www.upr.fr/conferences/qui-gouverne-la-france
Réponse de le 03/03/2016 à 14:09 :
Je ne saurais mieux dire.
a écrit le 03/03/2016 à 12:08 :
Chez cet homme, derrière un discours séduisant, se cache en réalité un joueur..."Tout n'a pas été essayé"...Sans scrupule, il est prêt un remettre en jeu nos existences.
Sa technocratie libérale risque de reléguer une majeure partie de nos concitoyens dans la catégorie "inadapté social". La proposition de cet individu n'est ni plus ni moins qu'une "révolution culturel".
Même si je suis d'accord avec la nécessité de développer notre capacité de mobilité en matière d'emploi, elle reste une affaire de culture profonde plus que toute autre chose.
Vouloir faire accepter cette évolution culturel sous la contrainte d'une loi serait une erreur politique . Vite et bien ça n'existe pas.
En revanche, il faut préparer les générations suivantes:
- réformer notre système éducatif et mettre en place une infrastructure pour permettre un accès à la formation tout le long de la vie .
-Réformer pour assouplir l’accès au logement.
-Réformer l’accueil à la petite enfance .
-Réformer l’accès à la culture .
-Développer des transport efficaces et confortables.
-réformer l’accès au soins.
Etc...etc.
La méthode "Macron "=""marche ou crève".
a écrit le 03/03/2016 à 12:08 :
Le raisonnement vaut pour les politiciens. Il serait temps d'en finir avec cette constitution
qui produit des roitelets républicains ayant des pouvoirs exorbitants. Nous avons trop de députés , trop de sénateurs , trop d'élus locaux. Idem pour notre administration pléthorique
qui pour justifier son existence, pond des textes et des normes sans jamais s’arrêter.
On doit certes réformer le droit du travail mais aussi nos institutions afin de rendre
la liberté perdue des citoyens , qu'ils puissent travailler et vivre tranquillement sans cette omniprésence des politiques, cette intoxication idéologique.
a écrit le 03/03/2016 à 11:57 :
Vous savez pourquoi les jeunes sont en colère contre la loi El Khomri, c'est un parce qu'ils ne savent pas tous lire et deux c'est que 70% d'entre-eux rêvent de se planquer comme fonctionnaires !!!
Réponse de le 03/03/2016 à 15:24 :
mike = mickey
a écrit le 03/03/2016 à 11:51 :
L'impossibilité de réformer le marché du travail tient au fait que les Français ont depuis longtemps fait le choix collectif du chômage dont ils s'accommodent parfaitement; de même qu'ils ont fait le choix collectif d'une société des loisirs contre le travail.
D'où les ressistances, toutes forces confondues.
Réponse de le 03/03/2016 à 17:32 :
" Des français qui ont choisi le chômage " quel cinysme ! Alors que ce sont des gens comme vous qui, par leur ideologie criminelle, les précipitez dans la détresse . Un peu de retenue Svp, monsieur !
a écrit le 03/03/2016 à 11:23 :
Macron est dans le même moule que l'état et ses vassaux c'est-à-dire les fonctionnaires qui sont sous la protection d'un système très inégalitaire avec la société civile. Monsieur Macron n'a choisi que la facilité continué à réformer et taper sur le privé...
Réponse de le 03/03/2016 à 12:44 :
En gros c' est ça..
a écrit le 03/03/2016 à 10:37 :
Il faut un super ministère qui s'occupe du travail, de l'économie et de l'énergie. Qui a dit ça?
a écrit le 03/03/2016 à 10:34 :
Le problème c'est qu'avant de vouloir faire de tel réforme, il faut que les politiques et les patrons du CAC40 donnent l'exemple, ce qui n'est pas le cas du tout.
a écrit le 03/03/2016 à 10:29 :
Le débat sur le chomage est nécessaire. Le chomage est en fait du temps de travail libéré par les gains de productivité liés à l'usage de l'énergie. C'est un progrès social. Il faut le répartir et le rémunérer par une contribution de l'énergie. (basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique). C'est cet aspect qu'il faut envisager.
a écrit le 03/03/2016 à 10:25 :
"la responsabilité d'un homme politique, c'est de donner aux individus la possibilité de réussir, dans un environnement où le modèle ne sera plus un CDI toute la vie..."
Que Mr Macron commence par dire ça aux fonctionnaires. La flexibilité doit commencer par le secteur privilégié: le secteur public dont le coût prohibitif est la raison principale du chômage de masse en France.
Réponse de le 03/03/2016 à 13:56 :
entièrement raison
a écrit le 03/03/2016 à 10:09 :
C'est le premier homme qui me fait douter électoralement parlant. S'il se présente, je ne suis pas certain de ne pas voter à gauche. Je pourrais voter pour un tel Mr. Et là, je me fiche de savoir ses obédiences ou ses fidélités.
Il parle clairement, s'attaque aux vrais problèmes du pays... Quelle différence avec les batteurs de foire dont nous avons l'habitude, ces gens perdus dans des discours idéologiques qui empêchent de réfléchir et de comprendre le monde.
Il a pour lui le courage, le mouvement. Pour l'instant, ce qui le gêne, c'est l'idéologie du PS. Il a déjà tenté de faire un petit quelque chose. Rêvons plus grand!
Réponse de le 03/03/2016 à 12:16 :
+1, quel souffle il apporte! Je fantasme d imaginer tous les changements qu il pourrait apporter et pas seulement en matière economique et sociale. Si il est capable de réunir et faire bosser une "dream team" autour de lui, oh oui on pourra Rever plus grand.
Réponse de le 05/03/2016 à 10:23 :
Vous oubliez qu'on ne peut réformer en France sans les français (sauf en incrémental). Sur le sujet du travail, si on veut avoir une chance d'avancer avec les français, il faut distinguer la flexibilisation de l'activité (accepter de changer de travail et d'entreprise selon les besoins du marché) et la sécurisation des individus (leur garantir une rémunération minimum décente -donc supérieure au seuil de pauvreté- en échange d'une disponibilité sur un bassin d'emploi et un niveau de qualification donnés). Je regrette qu'on ne pose pas le problème en ces termes ni à droite ni à gauche et Macron ne le fait pas non plus hélas.
a écrit le 03/03/2016 à 10:00 :
Aujourd'hui, c'est l'économie qui doit s'adapter a la monnaie et nous en voyons le résultat! Hier c'était la monnaie qui s'adapter a l'économie et nous en avons constaté les effets bénéfiques que l'on tente de nous supprimer aujourd'hui!
a écrit le 03/03/2016 à 10:00 :
Des réformes, il y en a besoin mais pas en urgence, pas n'importe comment, pas décalé des réalités. Le temps politique et le temps économique est différent. En France, tout est trop long, trop plombant, trop indigeste car incompréhensible et incohérent. Trop de politique pour pas assez d'économie.

Et puis, les seniors qui sont de plus en plus dirigés vers la sortie et galèrent de plus en plus pour trouver du travail (et ce, dès 45 ans), pourquoi n'en parlent-ils jamais alors que le chômage des seniors augmentent sans cesse ?!? Du coup, devenir senior fait peur.

Il faut réformer en pensant à toutes les tranches d'âges.
a écrit le 03/03/2016 à 9:52 :
Le problème c'est que l'on part d'une vision dogmatique de la société pour nous en construire une autre a coup de réformes alors qu'auparavant en avancer a coup d'adaptation et de pragmatisme!

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