Croissance : dans cinq ans, où en sera la France ?

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Selon l'OFCE, le taux de croissance annuel moyen du PIB devrait atteindre 1,6% en France au cours du quinquennat d'Emmanuel Macron.
Selon l'OFCE, le taux de croissance annuel moyen du PIB devrait atteindre 1,6% en France au cours du quinquennat d'Emmanuel Macron. (Crédits : Philippe Wojazer)
Selon l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le taux de croissance annuel moyen du PIB devrait atteindre 1,6% en moyenne en France entre 2017 et 2022.

Le quinquennat a à peine commencé que les économistes tentent déjà d'estimer les effets de la politique économique promise lors de la campagne présidentielle. Selon les prévisions de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiées mercredi, le taux de croissance annuel moyen du PIB devrait atteindre 1,6% en moyenne en France sous le quinquennat Macron.

Selon ses estimations, l'activité progresserait "dans une fourchette comprise entre 1,5% et 1,8% avec une accélération sur la période 2019-2020 avec la montée en charge des mesures fiscales et du plan d'investissement" de 50 milliards d'euros. Elle "ralentirait en 2021-2022 sous l'effet de l'intensification de la consolidation budgétaire au-delà de 2020". Si ces prévisions se réalisent, l'activité progresserait à un rythme bien plus élevé que lors du quinquennat précédent. En effet, entre 2012 et 2017, le PIB a augmenté de 1,04% en moyenne chaque année.

Des effets à court et long terme

Alors que le contenu de la réforme du marché du travail n'est pas encore connu, et ses effets potentiels encore moins, l'OFCE estime que cette accélération de l'activité permettrait de faire reculer le taux de chômage. Il passerait de 9,2 % de la population active en 2017 à 7,6 % en 2022.

"Il nous est difficile d'anticiper précisément les effets de la réforme du marché du travail. D'une part, le projet de loi d'habilitation n'est pas très informatif quant à ce que sera au final la réforme du marché du travail. De nombreuses pistes sont évoquées, mais le détail de chaque paramètre a son importance et il nous est, pour le moment, mal connu. Ensuite, en matière de réforme du marché du travail, la science économique ne nous instruit pas très précisément sur les effets que l'on peut attendre. La complexité d'une réforme du marché du travail et la contextualisation nécessaire ne permet pas une quantification, même approximative", indique l'OFCE.

L'Observatoire rappelle qu'une telle réforme n'a pas mécaniquement des effets immédiats. "De plus, on soupçonne que les effets seront longs à se manifester. Pour cette raison, cette réforme, pourtant emblématique et au centre de la stratégie du nouveau gouvernement, joue marginalement sur notre évaluation. Nous assumons cette limite, d'autant que nous avons intégré autant que nous le pouvions - c'est-à-dire lorsque des éléments empiriques même fragiles nous donnent un signe probable - les effets des réformes structurelles, notamment le plan de formation ou la baisse de l'impôt sur les sociétés. Ainsi, notre analyse fait la part belle à des effets de court terme (à travers la demande) ou, de plus long terme, à travers les effets d'offre (coût de production, coût du capital, investissement public)".

De son côté, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a un point de vue plus précis sur la question. Dans un entretien accordé à Paris Match, il estime que a réforme du code du travail ne créera pas massivement des emplois, ajoutant que les " verrous " à l'embauche souvent invoqués sont " surtout dans la tête " des représentants du patronat.

" A chaque fois, les responsables patronaux se sont livrés à une course à l'échalote pour demander davantage de souplesse et le chômage n'a pas baissé pour autant ", explique-t-il.

L'effet du CICE

Dans ce contexte de reprise, le situation des finances publiques s'améliorerait. "Le déficit public passerait de 3% du PIB en 2017 à 1,4% en 2022, avec une année 2019 où le déficit franchirait à nouveau la barre des 3% pour une année, atteignant 3,5% du PIB en raison de la transformation du Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de cotisation", estime l'OFCE.

Cette transformation suppose en effet que, lors de l'année de transition, l'Etat aura à supporter à la fois la baisse de cotisations pour l'année en cours et le remboursement du CICE pour les précédentes, les créances pouvant être remboursées jusqu'à quatre ans après le versement des salaires.

Une baisse des prélèvements obligatoires

Rappelons que dans son document d'orientation budgétaire transmis mardi au Parlement, le gouvernement d'Edouard Philippe vise un déficit de 3% en 2017 et de 0,5% du PIB en 2022. Toujours selon l'OFCE, cette baisse du déficit entraînerait celle de la dette publique. Elle se maintiendrait aux alentours de 96% du PIB jusqu'en 2019, avant de commencer à décroître à partir de 2020, pour atteindre 92% en 2022.

Quant aux prélèvements obligatoires, ils passeraient de 44,3% de PIB en 2017 à 43,6%, la principale mesure étant la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages dont le coût est évalué à 10 milliards d'euros (0,44 point de PIB) en régime permanent,  tandis que "les dépenses publiques se réduiraient de 2,3 points de PIB sur la période 2017-2022 et de 2,7 points de PIB, si on prend 2016 comme année de référence", selon l'OFCE.

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a écrit le 19/07/2017 à 7:42 :
1,6% de croissance c'est juste moitié moins que les USA et que la croissance française d'il y a 20 ans... pareil pour l'Allemagne qui a un taux médiocre mais fanfaronne
a écrit le 13/07/2017 à 7:44 :
Avant HOLLANDE le budget de POLE EMPLOI était de 1,3 milliards d'euros. En 2015 le budget est passé à 5,2 milliards d'euros. L'effectif de 45 000 à 54 000. RESULTAT : le chômage a augmenté. BRAVO !!! Voilà où MACRON peut faire des économies.
Réponse de le 13/07/2017 à 10:01 :
Avant l' UE, la France était industrialisée, après 10 ans quasiment tout a disparu, vous comprenez où se trouvent les VRAIES sources d' économie ...?


Dans la fuite !
Réponse de le 13/07/2017 à 12:40 :
Oui, oui avant tout était mieux, et vivement qu'on vive comme Astérix...
Avant avant....
Réponse de le 17/07/2017 à 0:48 :
Entre 1960 où le taux de chomage est de 2% et 2017 où le taux de chomage est 10% , c'est quoi le mieux ? Arrete de dire que chaque année c'est pareil.
a écrit le 12/07/2017 à 22:53 :
Heureusement, il y a pire que la France, sinon on serait derniers..Concrètement que changer ? Supprimer pole emploi qui ne sert à rien. Diminuer certaines dépenses publiques comme la défense, les caisses d'assurances maladie, les caisses de retraites... Augmenter les dépenses de la recherche, de l'éducation car un pays qui dénigre ses cerveaus ne peut pas réussir et les fait fuir vers les USA ou ailleurs. Simplifier le code du travail par 2 ou 3. Diminuer les couches administratives par 2 ou 3...minimum ! Copier le système libéral méricain, qui vise l'efficacité et la simplicité. Privatiser, privatiser, privatiser. On dit que le service public coute moins cher car il fait des économies d'échelles, c'est VRAI ! Mais par contre, les effets néfastes sont : dettes publiques qui mine le budget de l'état et empechent de faire des investissements, trop de fonctionnaires, trop de complexité administrative etc. Donc privatiser revient un peu plus cher, mais est plus efficace au final. Le libéralisme est la voie à suivre, malgré les dérives de la finance qu'il faut strictement réguler.
Réponse de le 12/07/2017 à 23:29 :
Ca ne permettra jamais de concurencer les bas salaires dans l' Ue et l' impossibilté d' y réguler les mouvements de capitaux alors autant imiter les anglais et commencer par le début, s' enfuir!

D' ailleurs la seule région du monde sans croissance se révèle être l' UE à l' exception d'une de des composantes l' Allemagne qui profite à plein de l' euro fort cher à son type d' économie ...

L ' Ue demeure le seul problème, créée sans démocratie pour détruire les états nations et régaler les marchands du privé ..


Aujourd' hui elle n' est qu' autoritaire, demain elle sera dictatoriale.

Fuyons je vous dis!
Réponse de le 13/07/2017 à 0:29 :
Il ne faut pas concurrencer les bas salaires ! La France ne pourra jamais rivaliser avec les salaires bas de la Roumanie ou de la Pologne, donc il faut se tourner vers des secteurs différents. La France a la chance de former des ingénieurs et des médecins parmis les meilleurs du monde. Donc il faut pousser les salaires français vers le haut ! Cessons de regarder les bas salaires de la Roumanie ou de l'Inde. On a tellement de potentiel, alors pourquoi laisser nos docteurs ou nos ingénieurs fuir notre pays ? La fuite est une solution, mais tout le monde n'a pas les moyens pour quitter la France ! Seuls les gens diplomés comme docteurs ou médecins ou architectes, ou bien les bourgeois, ont les moyens de quitter la France. Et les autres ? on les laisse tomber ?
a écrit le 12/07/2017 à 20:33 :
@elu PS
N'importe quoi....
a écrit le 12/07/2017 à 20:13 :
l'OFCE correspond exactement à ce que disait W. Churchill mais l'OFCE c'est dans un but politique et soi-disant prévisionnel « Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées »
a écrit le 12/07/2017 à 19:01 :
Elle en sera qu'elle aura dit "au revoir M. Macron".....
a écrit le 12/07/2017 à 18:20 :
Ce qui va jouer, ce sont les départs à la retraite des baby-boomers,avec 600 000 départs à la retraite par an jusqu'à 2020, il devrait bien y avoir quelques emplois à pourvoir dans notre beau pays, plus un peu de croissance, le chômage devrait logiquement décroître en France!
a écrit le 12/07/2017 à 17:08 :
Pourquoi la France n arrive t elle pas à faire du, +3ou+4%?????
Réponse de le 12/07/2017 à 19:58 :
Pourquoi ne pas regarder la conférence de Gallois ci-dessous, vous aurez la réponse ?!
Réponse de le 12/07/2017 à 20:16 :
C´est ce qu´il faudrait pour stabiliser le niveau de la dette publique à environ 100% du PIB dans les prochaines années...Il y a du pain sur la planche!
Réponse de le 13/07/2017 à 3:54 :
Avec quel outil industriel ?
Actuellement 1, 4 % grace a l'Europe.
Réponse de le 13/07/2017 à 12:42 :
Car sa fiscalité lourde, son droit du travail complexe, dissuade les investisseurs étrangers de s'y installer massivement.
Macron va esssayer de casser cela, récupérer les banques du Brexit etc.. mais c'est un projet de longue haleine
a écrit le 12/07/2017 à 16:13 :
Que de complaisance vis-à-vis d'un gouvernement qui n'a encore rien fait sinon promettre ! Avec des gouvernements incapables depuis des décennies de gérer au jour le jour, ces prévisions à 5 ans sont burlesques :-)
a écrit le 12/07/2017 à 16:01 :
pendant 5 ans,Hollande a permis une profonde mutation de l'économie française,tournée maintenant vers l'économie de partage collaborative et sociale et les start up.si Macron continue dans cette voie,la France pourrait redevenir leader économique européen.lorsque la finance s'écroulera,les industries seront les plus impactées,et les pays comme la France qui auront su muter résisteront mieux,l'Allemagne la Chine et le Japon s'écrouleront.J'oubliais la culture et le tourisme et le sport,autres atouts importants de notre pays
Réponse de le 12/07/2017 à 20:38 :
N'importe quoi. On degringolera encore plus à cause de notre dette hors de contrôle... D'un tissus de PME aux moyens de production vieillissant, d'une absence d'activité pour les investisseurs...
Tout ne peux pas passer par de la dette publique
a écrit le 12/07/2017 à 15:21 :
La course au "moins disant" nous amènera bien plus bas et nous n'aurons plus aucune référence pour le dire!
a écrit le 12/07/2017 à 14:55 :
L'OFCE et Eric Heyer? c'est fiable?
a écrit le 12/07/2017 à 14:31 :
Dans 5 ans nous ne serons pas plus "vaiillants" car les particularités de la France ne seront pas traitées. Interventions militaires quasi unilatérales non soutenues par l'UE, travailleurs détachés européens à bas coût , éducation nationale qui contrairement à ses voisins ne donne pas un travail mais un savoir, régime indemnitaire de chômage trop généreux, départements et territoires d'outre mer qui ne pourront jamais être en autarcie, mais perfusés par l'hexagone , etc etc !
Réponse de le 12/07/2017 à 20:07 :
Et toujours cette perte de substance de 9 milliards annuels dans l' allégeance à l' UE et la nécessité d' accompagner de nos deniers les mauvaises guerres de l' empire ..

A cela s' ajoute évidemment, l' euro fort qui ruine le pays ..

https://www.upr.fr/actualite/france/les-divergences-competitivite-intra-zone-euro-folie-dun-taux-change-unique
Réponse de le 13/07/2017 à 12:46 :
Notre pays est un grand importateur, l'Euro fort lui permet d'importer à pas chère.
Faites baisser l'Euro, la vie quotidienne va fortement se renchérir.
Quant aux "guerres de l'empire", celles au Mali et en Lybie sont celles de la France.
Quant aux 9 Md€, ce n'est vraiment pas cher payé pour avoir accès à un marché de 500 M d'habitants. Ordre de grandeur, la BNP a du payer 10 Md€ d'amende pour continuer à faire du business aux USA.
a écrit le 12/07/2017 à 14:27 :
En 10 ans la France a perdu l' essentiel de son industrie externalisée vers les pays de l' Ue à salaire à 4OO euros mensuels voire moins. Demain, il n' y en aura tout simplement plus et sans doute guère plus de notre agriculture ...`
Avec l' UE c' est pas d' avenir, là encore et encore une fois, tout simplement.

Voir l' analyse de CH Gallois responsable des questions économiques de l' UPR.


https://www.upr.fr/conferences/les-illusions-economiques-de-l-union-europeenne-par-charles-henri-gallois
Réponse de le 12/07/2017 à 17:10 :
Tiens, un pro philipot en plein délire...
a écrit le 12/07/2017 à 13:51 :
Il faut un peu attendre pour que celà soit le temps du bilan du quinquennat, le bilan aura lieu en 2022 et pas avant: la campagne électorale a été si hysterique et si disporportionnée que l'on est entré dans une tyrannie de l'instant, dans la politique du tout immediat comme on vous livre un Mac Do ! Maintenant que le président Macron est elu, il faut laisser un peu de latitude à son gouvernement et un peu temps dans l'action politique, dans le financement des baisses d'impôts. Je suis contre la proportionnelle intégrale qui ne ferait pas élire les députés mais les designerai par les partis, oui à politique moderne, innovante et qui prépare l'avenir comme on boucle les budgets pour tenir le critère des 3% du PIB. Oui à une politique de la recherche et de l'innovation dans le numerique, dans les telecoms de 4eme génération et non à l'utopie ecologique qui ne prévoit pas les ressources energétiques nécessaires pour la France de demain. Il faut préparer le futur, developper des vehicules 2l au 100 km ou moins, lutter contre le terrorisme et contre le financement du terrorisme international, gagner la guerre contre Daech, adapter l'etat d'urgence aux menaces, interdire aux djihadistes de Daech de revenir sur notre territoire ( trop dangereux pour l'avenir), developper une filière hydrogène pour les voitures et le transport du futur. Dire à Mr Hulot d'arrêter les frais à Notre Dame des Landes et d'abandonner le projet de transfert d'aéroport ( perte de temps considérable, problème politique qui tourne en rond totalement et qui n'avancera jamais). Oui à une relance de la recherche dans la technologie nucléaire de 4eme génération et de finir absolument le projet de l'EPR à Flamanville pour 2018.
Réponse de le 12/07/2017 à 15:28 :
La course au "moins disant" nous amènera bien plus bas et nous n'aurons plus aucune référence pour le dire, ni pour faire un bilan que personne n'ose faire en fin de quinquennat!
a écrit le 12/07/2017 à 13:48 :
comment cette question peut-elle être posée (celle du titre) alors que E.Macron a pris ses fonctions il y a tout juste 2 mois? Il en reste 58
Réponse de le 12/07/2017 à 16:49 :
Il faut qu'il se mette la campagne publicitaire est terminé
la grand baratineur déjà sert ses amis ^^
a écrit le 12/07/2017 à 13:15 :
Sauf si les taux et le pétrole remontent , ce qui est probable d'ici 2022. 1 point de hausse des taux implique que l'état devra payer env 10 milliards d’intérêts en plus par an. Quant on pense que le gouvernement rame pour trouver 4 milliards, on est pas sorti de l'auberge.
a écrit le 12/07/2017 à 13:12 :
saint Thomas ne croit que ce qu il voit...
a écrit le 12/07/2017 à 12:20 :
Quand les ordinateurs parlent pour les hommes ...les illusionnistes ont le vent en poupe ...! (proverbe tibétain)

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