Fiscalité : qui a le plus souffert depuis 2011 ?

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Depuis 2011, les ménages et les particuliers ont vu leur facture fiscale augmenter de 67,6 milliards d'euros selon COE-Rexecode
Depuis 2011, les ménages et les particuliers ont vu leur "facture" fiscale augmenter de 67,6 milliards d'euros selon COE-Rexecode (Crédits : reuters.com)
Les ménages et les entreprises ont vu la pression fiscale augmenter de 67,6 milliards d'euros depuis 2011, selon l'institut COE-Rexecode. Et ce sont les ménages qui ont été les plus touchés. Manuel Valls a plaidé coupable.

En 2016, les ménages les plus modestes bénéficieront d'un allègement fiscal de 2 milliards d'euros, comme le prévoit le projet de loi de finances (PLF) actuellement débattu à l'Assemblée nationale. Les entreprises n'ont pas été oubliées par le gouvernement. Elles bénéficieront d'une montée en puissance du pacte de responsabilité entrée en vigueur le 1er janvier 2015, concrétisée par un allégement de 6,5 milliards d'euros des cotisations patronales.

Ces allégements de la fiscalité sont-ils assez importants pour effacer les augmentations récentes ? Une étude réalisée et publiée par l'institut COE-Rexecode recense l'impact financier des nouvelles mesures fiscales intégrées aux loi de finances depuis 2011.

Cumulées année après année, depuis 2011, les nouvelles mesures fiscales intégrées aux PLF et aux projets de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) ont rapporté 67,6 milliards d'euros à l'Etat, un chiffre en légère baisse par rapport à 2015, année au cours de laquelle le produit cumulé de ces mesures s'élevait à 70 milliards d'euros.

COE-Rexecode

Avec les ménages, les gouvernements ont eu la main lourde

Les ménages, dont on entend bien moins les récriminations que les organisations patronales, ont payé le plus lourd tribu à cette augmentation de la fiscalité. De 2011 à 2016, les mesures nouvelles décidées par l'exécutif et votées par le Parlement leur ont coûté au total 58 milliards d'euros. A titre de comparaison, les entreprises ont vu leur « facture fiscale » augmenter de "seulement" 9,6 milliards d'euros, facture allégée depuis le 1er janvier 2014 par le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et, on l'a vu, le lancement du pacte de responsabilité.

Pour les ménages, le principe de la double peine s'applique. Même si le " choc fiscal " imposé aux entreprises est sans commune mesure avec celui qu'ils ont subi, il vient néanmoins plomber une compétitivité-prix déjà largement inférieure à celle affichée par les entreprises allemandes, leurs principales concurrentes, déjà fortes d'une compétitivité hors-prix imbattable en Europe. Lancée dans la première moitié des années 2000, la politique de désinflation compétitive menée outre-Rhin a permis à l'Allemagne d'afficher un coût du travail inférieur à celui de la France dès 2004.

Pressions à la baisse sur les salaires

Dans ce contexte, même si les salaires ont continué à progresser sur la période, leur augmentation n'a quasiment jamais dépassé celle de l'inflation depuis 2011, les entreprises ayant vu leur taux de marge chuter. Par ailleurs, la forte augmentation du chômage est venue limiter la faible inflation salariale. Il est en difficile de négocier une augmentation de salaire quand l'entreprise souffre et que les candidatures spontanées s'empilent sur le bureau du directeur des ressources humaines...

Il n'y a pas que le montant total des nouveaux impôts et taxes qui pourrait choquer. Cet alourdissement de la fiscalité témoigne du fait que la simplification administrative est encore un vœu pieux dans le domaine fiscal. Les 9,6 milliards d'euros d'impôt supplémentaires que les entreprises ont dû acquitter depuis 2011 sont le résultat de mesures nouvelles.

Alors que les entreprises et les investisseurs étrangers citent régulièrement dans les enquêtes d'opinion l'instabilité fiscale comme un des principaux freins à leur développement, les gouvernements qui se succèdent n'en ont cure. Certes, un secrétariat d'Etat à la réforme de l'Etat et à la Simplification placé sous la tutelle de Matignon a bien été créé en 2013. Mais ces efforts se concentrent essentiellement sur les règlements et les normes. Dans le domaine fiscal, l'essentiel est encore à faire.

La chasse aux petites taxes est fermée

Au printemps 2014, les chefs d'entreprises avaient quelques motifs d'espoir après la publication du rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) sur les petites taxes. Selon ce rapport commandé par Bernard Cazeneuve alors ministre des Finances, 192 taxes au rendement inférieur à 150 millions d'euros par an coexistaient. L'IGF préconisait d'en supprimer entre 90 et 120. Plein de volonté, Bernard Cazeneuve avait annoncé en mars lors des Assises de la fiscalité qu'il prendrait ce chantier à bras le corps mais il semble qu'il ait emporté de dossier avec lui lors son transfert réalisé au ministère de l'Intérieur à l'été 2014.

Depuis l'arrivée de Michel Sapin à Bercy, la chasse aux petites taxes, qui rapportent plus de 5 milliards d'euros par an à l'Etat, est abandonné. Seule une petite dizaine de taxes ont en effet été supprimées.

Le mea culpa de Manuel Valls

Vendredi, lors d'un débat organisé par le Club de l'économie du quotidien Le Monde, Manuel Valls a présenté des statistiques différentes de celles présentées COE-Rexecode. Il a surtout plaidé coupable. " Il y a eu une augmentation de la fiscalité au cours de ces dernières années - je ne parle pas uniquement depuis 2012 - pour les entreprises comme pour les ménages, à peu près équivalents, 20 milliards entre 2010 et 2012, un peu plus de 20 milliards entre 2012 et 2014 qui a, je crois, créé une forme de rupture entre les Français et l'impôt ", a déclaré le Premier ministre. " Je pense que ce choix a pesé lourdement sur l'activité économique [...] et ça a été un choc fiscal pour les gens, ce qui explique beaucoup de la rupture entre cet exécutif et d'une manière générale les responsables politiques et les Français ", a-t-il ajouté. Interrogé pour savoir s'il le referait de la même manière, le Premier ministre a répondu : " Ah non, bien évidemment ".

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a écrit le 26/10/2015 à 0:10 :
L’ENA et leurs alliés communistes ont dévasté la France depuis 1945, véritable organisation criminelle au service des élites parisiennes et des agences d’Etat pillant les Français et les entreprises.
Explosion de la fiscalité depuis 1980 passant de 34 à 66 % du PIB pour des services publiques médiocres assurant principalement le contrôle politique et économique des français. Hollande et Valls assurent le SAV d’un système au bord d’une implosion totale.
a écrit le 24/10/2015 à 14:35 :
Ne fait-on pas souffrir l’ensemble de la société, nous aurions 60% de diplômés chômeurs, contre 5% aux usa ? On publie que la BCE relancerait l’économie, peut-on entendre de telles billeversées en place publique du type plus y a de monnaie plus y a de croissance, depuis 2009 on fait plus d’inflation que de croissance, avec 600 milliards en provenance de la finance sur le dos de la société, on parle de 1000 milliards de toxiques, ne fait-on pas dans le vol des retraites et des salaires ? On ferait de la haute finance avec des moteurs pour plumer les petits porteurs, on s’étonne que dans les sondages que la confiance dans la bourse est faible. Le circuit monétaire fonctionne bien, en record de faillites et de chômage, on souffle sur la bourse, ne fait-on pas des tradères fous, l’art le piller les revenus des gens, le revenu moyen est au même niveau qu’en 1990. Les crédits aux ménages sont en stagnation selon les publications en ligne sur une bonne partie de la période après crise. Alors vive les fumoirs inflationnistes et les baisses de salaires ! Sur la période 09-14, le baby-boom nous fait bien rire avec ses relances fonctionnaires, on est à plus y a d’inflation plus y a de croissance et donc de pouvoir d’achat, on rend tout plus cher, vive l’augmentation des prix, à défaut l’inflation, les prix réglementaires des corporations à statut, on augmente edf on appelle cela de la consommation et donc du pib, les prix des logements et des transports. Les avocats seraient en grève, n’avons-nous pas une profession maltraitée, on pourrait imaginer une batterie d’avocats ou d’experts pour les questions des relances financières inflationnistes. La BCE relancerait, seulement sur 09-14 l’inflation dépasse la croissance. Autrefois on faisait plus de croissance que d’inflation, par exemple entre 87 et 00. La France entre 80 et 86 s’est illustrée par son inflationnisme, 9% annuels contre 8,1 en moyenne à 25 pays et 3,46 pour l’Allemagne. Entre 2000 et 2008, nous faisons 1,91 selon les données banque mondiale de croissance pour 2,02 d’inflation et 2,66 de déficit, les allemands font 1,55 de croissance contre 0,9 d’inflation, les américains 2,33 de croissance pour 2,42 d’inflation. Entre 87 et 00, il y avait 2,54 de croissance pour 1,78 d’inflation. Sur la période 09-14, nombre de pays font plus d’inflation que de croissance, n’avons-nous pas une déviance financière et un souci avec la notion de développement économique. Ne souffle-t-on pas sur les bourses avec des relances BCE qui alimentent des défiscalisations alors qu’on écrase les classes moyennes, qu’on brime la consommation, nous aurions des accès de déflation, est-ce parce le consommateur boycotte ? Ne fait-on pas du trafic au logement avec une pénurie de foncier organisée ? Ne faisons-nous pas des dettes qui appauvrissent la société, sommes-nous en système vampire avec des crises financières organisées comme on profite des guerres, alors qu’on parle guerre des monnaies.
a écrit le 23/10/2015 à 22:03 :
“La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.”
Georges Clemenceau
Réponse de le 24/10/2015 à 8:57 :
et en plus , depuis Clemenceau : les engrais se sont ameliorés !
a écrit le 23/10/2015 à 19:56 :
Pour la fiscalité, la France ne fait-elle pas des records alors que des traités ne seraient pas appliqués. On publie que l’Europe ferait une guerre des monnaies, est une guerre type sécession avec des lobbies contre mr Lincoln qui aurait eu des soucis financiers, on baisserait la monnaie en faisant des excédents, seulement la France est en déficit commercial, alors la politique monétaire est-elle adéquate ? La BCE peut-elle réaliser des chèques sans contrôle démocratique à des Etats ou bien à des banques qui feraient elles-mêmes des chèques à leurs actionnaires ou bien qui spéculeraient sur les cours mais le CAC n’augmenterait pas autant que le DOW, le Dax ou le Nikkei comme le Footsie, l’Europe n’aurait-elle pas des faiblesses inflationnistes ? On ferait de la création monétaire pour des défiscalisés de niches alors qu’on publie que les classes moyennes seraient écrasées ? Pouvez-vous commenter qu’on ferait des relances financières sans croissance en chômage record ? Faisons-nous un traité Maastricht à 60% dette inappliqué, on pourrait imaginer un remboursement intégral dette plus hors bilan par mr le boomestère. On ferait dans la mutualisation des pertes qui produisent des impôts via les crises financières, c’est la faute à mr le tradère ou bien à mme Merkel ? Pouvez-vous expliquer selon les données publiées à la banque mondiale sans avoir d’expertise ni de certifications d’indépendants hors déclarations administratives plus ou moins correctes, on pourrait demander à un pool d’experts, sur la période 00-08 le déficit français s’élève à -2,66 par an pour une inflation de 2,02 et une croissance de 1,91… avons-nous une augmentation du pouvoir d’achat ou bien une escroquerie d’un système défaillant ? Les Allemands pour 1,2 de déficit seulement ont 1,55 de croissance et une inflation plus faible à 0,9. N’avons-nous pas un souci de compétence ou bien un souci avec la notion de développement économique ? L’Egypte est-ce notre modèle, son déficit 02-08 est de -6,10 pour 4,91 de croissance et 7,97 d’inflation. Les USA réalisent -3,01 de déficit 01-08 pour 2,42 d’inflation pour une croissance inférieure à 2,33. Les anglais font -1,84 de déficit pour 2,5 d’inflation et une croissance supérieure à 2,66. L’Italie pour -2,32 de déficit fait 2,5 d’inflation et 1,22 de croissance. Pour la période 80-86, la réalise en moyenne 9,0 d’inflation contre 3,46 en Allemagne, 2,2 au Japon, 5,3 aux USA, 3,14 au Pays-Bas, 3,3 à Singapour, 6,5 au Canada, 8,47 en Angleterre, en moyenne à 25 pays à 8,1, n’avons-nous pas un dérapage inflationniste et le choc pétrolier n’est-il pas une excuse ? On peut toujours faire plus d’inflation, sur la période l’Espagne est à 11,7 l’Italie 14,2 la Grèce 21,2, le Portugal 21,53. Sur la période après crise 09-14, on trouve en données annuelles, pour le déficit données 09-12 : France -5,88 de déficit pour 0,8 d’inflation et une croissance inférieure à 0,38. Faisons-nous du pouvoir d’achat ? Les Allemands -1,38 donnent 0,7 de croissance soit moins de déficit pour plus de croissance et une inflation également supérieure à 1,48. Les américains avec -9,28 de déficit réalisent 1,37 de croissance et une inflation de 1,48. Les anglais font -8,15 de déficit pour 2,1 d’inflation et 0,7 de croissance. L’Italie -3,75 de déficit, -1,35 de croissance et 1,25 d’inflation. L’Espagne -6,4 de déficit, -1,01 de croissance et 0,17 d’inflation. La Grèce -11,23 de déficit, -4,73 de croissance annuelle, -0,1 d’inflation. L’Egypte fait -8,75 de déficit, 3,02 de croissance et 10,97 d’inflation. N’avons-nous pas un système européen à remettre en cause avec des déficits qui font des croissances sous l’inflation ?
a écrit le 23/10/2015 à 19:20 :
On ne peut vivre sous régime socialiste fonctionnarisé et espérer avpir un secteur privé prospère et générateur de bien-être matériel. La France entre dans la pauvreté par idéologie. On a des impôts ça oui !
a écrit le 23/10/2015 à 16:52 :
Et le suramortissement (véritable bouée d’oxygène pour l'investissement des TPE-PME), sera-t-il reconduit ?
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Jean-Camille Uring, président du Syndicat des Machines et Technologies de Production (Symop)
« Ce modèle de sur amortissement est si attractif que l'Italie vient de le copier en allant plus loin : le dispositif durera 3 ans a annoncé la sous-¬secrétaire italienne à l’industrie ! Il serait paradoxal que la France baisse la garde alors que nos voisins transalpins dopent leur outil de production industriel.
Parce que la bataille de l'investissement productif ne fait que commencer, il faut, Monsieur le Président, donner à l'Industrie toutes les chances de la gagner. »
« Alors que notre outil de production s'était fossilisé à cause de la dégradation sans précédent des marges, cette mesure est arrivée à point nommé. Nous avions accumulé 15 ans de retard dans le renouvellement de nos technologies de production et que 42 Mds d'euros d'investissements ont fait défaut ! »
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« "Oui, il faut reconduire en 2016 le suramortissement en faveur des investissements productifs ". Voilà le cri de soutien lancé par Louis Gallois. L'ancien commissaire général à l'investissement sait mieux que quiconque les effets positifs suscités par la mesure. »
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http://www.usinenouvelle.com/editorial/monsieur-le-president-la-bataille-de-l-investissement-productif-n-est-pas-gagnee.N358661
Réponse de le 23/10/2015 à 17:17 :
J'aimerais tant que les mesures de surinvestissement s'appliquent aussi aux ménages, quitte à acheter français quand c'est possible ! Une mesure d'accroissement de l'offre/ de sauvegarde du pouvoir d'achat qui pourrait créer ou sauvegarder des emplois localement. Malheureusement... Seule la surimposition s'applique aux travailleurs... L'Europe, si elle permet cela pour les entreprises, le permettrait elle pour la fourmi laborieuse ?
Réponse de le 23/10/2015 à 17:38 :
pour l'année 2010, on était à 172 milliards de dispositifs dérogatoires fiscaux/sociaux (niches...) en faveur des entreprises (conseil des prélèvements obligatoires, octobre 2010).
avec les mesures d'Hollande, ça fait combien ?
a écrit le 23/10/2015 à 16:14 :
@gringo
Les études COE-Rexecode sont sérieuses. Les conclusions et les solutions proposées sont orientées ! C’est une très bonne base d’infos, ensuite à chacun de faire le tri et d’en tirer ses conclusions.
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COE-Rexecode, juin 2015
Trois mesures fiscales ont été adoptées ces dernières années avec l’objectif de restaurer les marges des entreprises et de diminuer le coût du travail salarié.
(1) Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi ou CICE.
(2) Réduction de 1,8 point des cotisations sociales famille pour les salariés dont les rémunérations sont comprises entre 1 et 1,6 Smic au 1er janvier 2015 puis 1,6 à 3,5 Smic au 1er janvier 2016.
(3) Suppression progressive de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S).
En 2013 et 2014, le CICE a permis une réduction de 3,3% de l’indice du coût du travail dans les secteurs marchands selon l’Insee. Il a contribué à réduire l’écart franco-allemand de coût du travail dans les secteurs marchands de 10,2% en 2012 en défaveur de la France, à 8,3% en moyenne en 2014. D’ici 2017, avec la mise en œuvre des mesures du Pacte de responsabilité, cet écart se réduirait à 7%, sous l’hypothèse d’une progression comparable des salaires en France et en Allemagne.
L’impact du CICE sur l’EBE des sociétés non financières est estimé à 9 milliards d’euros en 2014. L’excédent brut d'exploitation a ainsi cessé de reculer mais ne s'est pas encore redressé. D’ici 2017, la montée en puissance du CICE et les mesures fiscales du Pacte de responsabilité permettront une économie de 23,5 milliards d’euros pour les seules sociétés non financières (7,5% de l’EBE de 2014). A partage de la valeur ajoutée inchangée, le taux de marge des sociétés non financières regagnerait 2,2 points pour s’inscrire à 31,7% en 2017 contre 29,5% en 2014. Il resterait cependant inférieur à son dernier point haut atteint en 2007 (33,5%).
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COE-Rexecode, début octobre 2015.
Interview : « L’Opinion »
« Interviewé dans le quotidien L'Opinion, Jean-François Ouvrard rappelle que le CICE a largement contribué à redresser les marges des entreprises françaises. Cependant 30 milliards d'euros nous séparent encore des niveaux d'avant-crise et le redressement est inégal selon les secteurs. Les services de prestations intellectuelles ne voient pas leurs marges se redresser. »
Constat :
« Les marges des entreprises non financières ont globalement chuté entre 2008 et 2014 passant de 32%-33% à 29% début 2014. Cette glissade s'explique par le fait que les salaires ont cru beaucoup plus vite que la valeur ajoutée. Plus précisément, avec la crise, les entreprises ont subi un très fort choc de productivité puisque nous sommes passés d'une progression annuelle de 1% à 1,5% à une quasi stabilisation. Or au même moment, les salaires ont continué à progresser, ce qui a pesé sur la rentabilité. Heureusement, depuis mi-2014 la situation s'est inversée et les marges des entreprises sont remontées à 31% en moyenne, regagnant près de 2 points, soit la moitié du chemin perdu. »
Explication :
« Il y a trois facteurs principaux. Le premier joue de façon plutôt neutre : c’est la modération salariale à l'œuvre depuis deux ans. Les salaires se sont plus ou moins ajustés aux faibles gains de productivité de l'économie française. Le deuxième facteur est la très forte baisse du prix du pétrole. Le troisième est le CICE, qui a joué très positivement en redonnant près de 20 milliards de baisse de charges aux entreprises. Ce crédit d'impôt explique les deux tiers du redressement des marges, le pétrole constituant le tiers restant. »
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COE-Rexecode, 15 octobre 2015
Compteur fiscal 2011-2016 : +67,6 milliards d’euros de prélèvements
Notre compteur des mesures fiscales nouvelles cumulées depuis 2011 atteint 67,6 milliards d’euros en 2016. Il permet de mesurer l’ampleur du choc fiscal subi par l'économie française depuis la Loi de Finances 2011 jusqu'au PLF 2016.
Le choc a culminé à +74,4 milliards d’euros en 2013 dont +32,7 milliards d’euros pour les entreprises et +41,7 milliards d’euros pour les ménages.
De 2013 à 2016, la baisse aura été très modeste, puisque le cumul des mesures prises depuis 2011 s’établit à +67,6 milliards d’euros sur l’ensemble des prélèvements obligatoires.
• Pour les entreprises, le cumul du CICE et du Pacte de responsabilité a permis d’annuler partiellement les hausses enregistrées de 2011 à 2013, en revenant ainsi globalement au niveau du début de l’année 2012.
• Pour les ménages, la hausse de la pression fiscale se poursuit, atteignant désormais 58 milliards d’euros depuis 2011.
Deux mesures de baisse des prélèvements figurent dans le PLF 2016 : une réduction de 6,5 milliards d’euros des prélèvements sur les entreprises liée à la deuxième étape du Pacte de Responsabilité ; une réduction de l’impôt sur les revenus des ménages de 2 milliards d’euros. Cependant, de nombreuses hausses d’impôts, pour la plupart votées avant la Loi de Finances pour 2016, toucheront les ménages et les entreprises.
Au total, la réduction des prélèvements obligatoires devrait être limitée en 2016, avec un impact des mesures nouvelles de l’ordre de -2,4 milliards d’euros.
Réponse de le 23/10/2015 à 19:34 :
Je ne sais si tout e long article m'est destiné, mais évidemment le taux de marge des entreprises s'est redressé, cela n'est pas un scoop, c'est la première étape d'une politique de l'offre!

Quand à COE--rexecode, il ne sont pas soumis aux règles que s'imposent les chercheurs et les organismes de statistiques, et leurs publications frôle souvent la manipulation.

Mais surtout il est impossible de savoir qui les finance?

J'aimerais beaucoup que vous me disiez pourquoi il font commencer la série en 2011, pourquoi il calculent des cumuls et enfin pourquoi ils n'expriment pas ces chiffres en % du PIB?
a écrit le 23/10/2015 à 6:44 :
Aucune taxe de supprimer depuis l'arrivée de SAPIN au ministère de l'économie autant dire que ce politicien (je devrai dire Énarque) est inefficace. Je ne comprends pas pourquoi ce dernier reste dans le gouvernement, mauvais ministre, mauvais communiquant, manquant de courage pour réformer (au moins simplifier la fiscalité) juste bon a regarder son nombril....Bref nous n'avons pas de bon ministre au budget et à l'économie ces dernières années alors rien d'étonnant que le déficit dépasse 25 % du budget annuel et c'est cela la réalité et l'erreur est de gérer le déficit par rapport au PIB
a écrit le 23/10/2015 à 6:14 :
De cet article, je retiens deux choses . Le mensonge sur la fin des petites taxes qui rapportent moins qu'elles coûtent à collecter. Elles continuent . Et comme d'habitude, un président et son gouvernement est près à me pourrir la vie fiscalement directement et indirectement pour préserver la vie de château de la cour royale. Quels ont été les sacrifices pour les élus et les copains des copines? Combien de commissions inutiles ou dorment les copines des copains ont été fermées? Quels sont leurs travaux? Quel sont leurs budget? Quel est leur utilité. Par exemple, de mémoire, un machin truc a pondu le même rapport que l'année dernière pour 40 millions. Il doit y avoir plus de 600 bidules si tout le monde a le même budget. Je vous laisse faire le calcul de l'économie potentielle. Et que dire sur le financement avec de l'argent public du sport professionnel. Sur la formation professionnelle. Mais il est plus facile de m'enlever 5 Euro de plus par mois pour chaque impôt, et des centimes à gauche et à droite que de supprimer un membre de la cour royale.
a écrit le 22/10/2015 à 19:48 :
L'impôt a deux fonctions :

1) Payer pour les dépenses de l'Etat. Personne ne vient se plaindre lorsque les pompiers éteignent le feu dans leur maison ou lorsqu'un hélicoptère de l'armée va chercher nos ressortissants dans un pays en crise. Tout cela coûte de l'argent, et il ne pousse pas sur les arbres. Et aujourd'hui, malgré tous ces impôts, malgré des coupes sanglantes dans l'appareil de l'Etat, son budget est toujours en déficit. Normal, il a été conçu pour fonctionner avec 2% de croissance. Il va donc falloir continuer à se serrer la ceinture.

2) Réduire les inégalités de fortune. Dans une économie capitaliste, les inégalités ont naturellement tendance à augmenter. Jusqu'à ce que les uns ne sachent plus quoi faire de tout leur argent, et que les autres crèvent de faim dans la rue. Et il n'y a que deux moyens pour réduire ces inégalités : Les guerres, et les impôts. Les guerres sont un peu trop violentes alors on choisit les impôts. Si vous avez l'impression que vos impôts sont confiscatoires, c'est normal : Au delà d'un certain seuil ils sont fait pour écreter.
Réponse de le 22/10/2015 à 20:42 :
Piketty est egalement l apotre de ce processus. Personne hors de la France ne suivra ce concept:Reduire les inegalite et augmenter le chomage et la pauvrete. Le choix est clair: quittez ce pays ou sombrez dans l'egalite rampante!
Réponse de le 22/10/2015 à 21:18 :
@ Pauvrete :
Remarquez : Les Etats-Unis, qu'on ne soupçonnerait pas de socialisme, ont connu par le passé des taux d'imposition très importants. Et Thomas Piketty a limite plus de succès chez eux que dans son propre pays...
Le secret banquaire a été à peu près détruit il y a quelques années par les pays occidentaux, l'étape suivante sera la convergence des assiettes fiscales et des taux.
Enfin, le chômage français est très probablement plus du à la rigidité de notre droit du travail qu'aux taux d'imposition.
Réponse de le 22/10/2015 à 23:14 :
votre démonstration commence mal les pompiers dépendent des départements et non d l'Etat. Si effectivement l'impôts est indispensable il faut également que le politique l'utilise pour le bien commun, ce qui n'et pas le cas et le gère avec rigueur encore moins le cas.
Pour commencer la France compte une centaine d'agences d'Etat dont une bon tiers est inutile . L'Etat dépense pour le millefeuille et la encore peut noter le trop plein de communes, une couche comme le département inutile et si le nombre de régions diminue vous avez certainement remarquez que le côté économie n'est pas engagé. Vos avez certainement noté que les réserves parlementaires et ministérielles sont des réserves classées clientélistes et ne peuvent pas être considérées comme une dépense utile, surtout lorsque ses réserves sont reversées exclusivement aux villes et copains d' élus. Le budget de la formation 32 milliards alimenté par différentes sources dont l'Etat est plus utile!!!aux partis politiques qu'aux chômeurs. Vous avez noté également que les taxes à foison de la droite comme de la gauche rentrent dans le budget général et sont rarement affectées à la naissance de ces taxes, intéressant le pactole des radars n'est que très légèrement affecté à la sécurité routière etc etc
Votre commentaire est un livre de bonne conduite qui ne correspond en rien aux décisions politiques de notre pays. Pays géré par une belle bande de voyous de gauche comme d droite qui se moque bien de l'avenir de la France.
Réponse de le 23/10/2015 à 9:57 :
@ TOM :
Que les pompiers soient payés par les départements et non par l'Etat ne change rien à mon exemple, les départements sont eux aussi financés par l'impôt. Mon exemple tient donc toujours : L'Etat répond à des missions de service public, il lui faut bien de l'argent pour les assumer.

Quant à l'Etat mal géré, qu'est-ce que vous en savez ? Vous travaillez au ministère des finances ? Visiblement vous avez surtout bien appris les discours démago de la clique FN-Front de gauche.

Que l'Etat ne soit pas géré de manière optimale, c'est une évidence. Et les entreprises ne sont pas gérées mieux, tout simplement parce que la gestion parfaite est un résultat difficile à obtenir ! Mais de toute manière, ça n'est pas une excuse pour ne pas payer ses impôts.
Réponse de le 23/10/2015 à 12:57 :
Oui l'Etat est mal géré, et a pleins de niveaux : ABF, DDT, ONEMA, DIR, DREAL, toutes administration dont les représentants se comportent en princes ayant droit de vie ou de mort sur vos projets et donc votre avenir, et pourtant ne rendent compte a personne.
Et que dire de procedures aussi ubuesques que couteuses faite pour que nos fonctionnaires puissent sortir ceinture-bretelle-parafoudre-paratonnerre.
Mais sans doute faites vous partie d'une de ces administrations, necessaires en theorie, nuisibles en realité.
Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voire.
Réponse de le 23/10/2015 à 17:08 :
L'état est bien mal géré, abandon des services publiques payé avec nos impôts, l'Alfred les augmentations de ceux ci!!!!!!! Le déficit de l'état représente moins de 1,5% du budget de l'état, une majorité des Français on fait des économies contraintes supérieur. Mais pas facile de ne plus distribué à la planète quart monde des dizaines de milliards €, pas facile de supprimer des dizaines de club, commissions où siège une pseudo élite incapable de créer de la richesse Incapables de reformée
les caisses de retraites des régimes spéciaux (en commencent par les élus national et local), etc, etc. La seule solution est de fermer Science Po et ENA que tous le monde nous envie, mais que personne ne nous copie.
a écrit le 22/10/2015 à 19:35 :
ft baisser les depenses, et ca ca n'interesse personne
on peut faire mieux avec moins, mais les politicards sont contre... c'est les memes qui vont aller culpabiliser les gens contre le vote fn, et faire leur tete defaite a la tele le jour ou ils prennent une raclee
pitoyable
on en a fusille pour moins que ca!
a écrit le 22/10/2015 à 19:24 :
le consentement français a l'impot est stupéfiant!
Réponse de le 22/10/2015 à 19:51 :
L'incompétence et l'amateurisme du PS y est pour beaucoup
a écrit le 22/10/2015 à 19:20 :
Roosevelt avait taxé les plus riches à 90% de leur revenu... Merci à la mondialisation de la pauvreté.
a écrit le 22/10/2015 à 19:20 :
COE rexecode est organe de communication au service du medef et de l'UMP, tout comme terra nova l'est pour le PS. COE rexecode exprime des opinions, ça n'est pas l'INSEE ou eurostat!

Il serait bien de le rappeler, même si en l'espèce ils ont compilé des données publiques, mais leurs choix sont étranges.
Une bonne idée aurait de faire une analyse sous le mandat de Sarkozy, puis une autre sous le mandat de Hollande, mais la vérité n'aurait pas été plaisante, alors il a fallu organiser la publication.

Pourquoi faire commencer la série en 2011?
Parce que si on la fait commencer en 2012, il n'y a pas d'augmentation pour les entreprises. Et si on la fait commencer depuis l'élection de Hollande il y a même d’impôts une baisse pour les entreprises.

Le deuxième élément surprenant est l'expression des hausses sous forme de cumul.

On le voit dans de nombreux commentaires qui ne perçoivent pas que depuis 2013 les impôts baissent et ceux des entreprises baissent fortement!

Enfin en matière économique on a pour habitude d'exprimer ces données en % du PIB.

Là COE-rexecode fait le choix de publier en valeur, c'est très peu rigoureux économiquement, mais permet d'accentuer le trait de crayon.

Une fois ceci dit, l'article semble perdre un peu de sa crédibilité, notament quand il parle de choc fiscal pour les entreprises, discours politique mais qu'aucun économiste n'oserait tenir vu les faits.
a écrit le 22/10/2015 à 19:01 :
Ayant subit une hausse d'environ 30 % sur les impôts des revenus, ce qui représente plusieurs milliers d'euro, il est temps de constater 2 choses: les proportions de la hausse et les montants absolus atteignent un niveau indécent et socialement visant une minorité. Electoratelement FH est le maitre du populisme destructif. Le ménage que je représente à créer de nombreux emplois en tant que salarié. Même pendant ces dernières années obscures. Maintenant des emplois m'attendent outre-rhin et ailleurs. FH ne perdra que 2 petites voix aux élections. Mais la courbe de l'emploi et le dérapage budgétaire ne changera pas de cap. Merci capitaine!
a écrit le 22/10/2015 à 18:29 :
Fiscalité : qui a le plus souffert depuis 2011 ?
Les chômeurs
Les SDF
Ceux qui ne peuvent plus payer un loyer (expulsé)
a écrit le 22/10/2015 à 18:18 :
Il me semble que 50 000 € par an de revenu est considéré comme un seuil de richesse au dessus du quel on peux confisquer. En dessous il faut assister le bon peuple. Voici simplement résumé,la stratégie de l'idéologie marxiste de nos dirigeants qu'ils soient de droite ou de gauche. Un Peuple d'assisté est plus facile à manipuler que des individus développant une approche d'une économie libéral qui crée de la richesse.
a écrit le 22/10/2015 à 17:54 :
c'est sûr que c'est pas l'ancien ministre du budget qui planquait ses sous en suisse et le député (encore en place) qui ne payait pas ses impôts ; il faudrait peut être envisager de baisser les dépenses
a écrit le 22/10/2015 à 17:41 :
La France n'a fait que s'aligner sur ce qui se passe ailleurs notamment en europe en matière de fiscalité. Pour rendre de la compétitivité aux entreprises, ce sont les particuliers qui assume ces hausses de fiscalité. De plus en France avec les baisses des impôts notamment sur le revenu depuis les années 2000 et jusqu'en 2010 il y avait de la marge, les revenus élevés ayant massivement profité de cette baisse des impôts notamment sur le revenu. Mais nous n'en sommes qu'au début. Les entreprises réclament encore et toujours des baisses de charges, les Français veulent globalement conserver leur modèle social ( malgré un début de baisse avec la réforme des allocations familiales, de l'allocation logement...) le niveau d'impôts pour les particuliers restera donc plus élevé aujourd'hui qu'il y a quelques années. La droite annonce que si elle revient au pouvoir en 2017elle baissera les impots (comme il ne restera que les classes les plus aisées à en payer on se demande si c'est vraiment nécessaire). J'aimerai savoir comment? En tapant dans la protections sociale de ceux qui en ont le plus besoin!!!!!! J'attends avec impatience leurs explications!!!
a écrit le 22/10/2015 à 17:30 :
Rien qu'à voir les élus de 2015.
Élu(e)s sur des programmes démagogiques.
Conclusion : il faut prélever davantage. La vache peut donner plus de lait.
a écrit le 22/10/2015 à 17:04 :
Avec sa soif de toujours plus d'impôts notre normal président est pire qu'Attila , après lui les contribuables et les entreprises se sauvent en courant, derrière lui et ses troupes il ne restera que le désert?
a écrit le 22/10/2015 à 17:01 :
"ont vu la pression fiscale augmenter de 67,6 milliards d'euros " oui, mais ça a servi à quelque chose ? Ça a résolu des problèmes maintenant clos ? L'Etat est maintenant moins endetté suite à cet effort ? Ça a été en vain ?
a écrit le 22/10/2015 à 17:00 :
Il n'y a pas d'autre moyen pour perpétuer le modèle sociale français.
Ce gouvernement devrait aussi relancer la démocratie participative chère à Ségolène Royale. Pourquoi ne pas transformer chaque chômeur en élu ?
Tout va mieux, la dette baisse, le chômage baisse, les courbes s'inversent, le temps s'inverse aussi, la France est réenchantée car François Hollande a su aller chercher la croissance avec sa grosse tête.
a écrit le 22/10/2015 à 16:50 :
dispositifs dérogatoires fiscaux et sociaux en faveur des entreprises (niches...) estimés à plus de 172 milliards pour l'année 2010 (conseil des prélèvements obligatoires, 10/2010).
la France se classe devant Allemagne et USA au classement Paying Taxes 2014 de PWC parce-que le système fiscal est moins lourd et complexe.
a écrit le 22/10/2015 à 16:33 :
Les classes moyennes , les socialistes s'en moquent. Ce gouvernement ne réforme rien.
On peu certes rouler en car mais les prélèvements obligatoires représentent 57 %
de la richesse nationale. L'impôt sur le revenu est complètement inégalitaire, il est concentré sur 46 % des contribuables. Cette fiscalité extravagante qui change tout le
temps, est la raison principale du déclin du pays.Comment peut-on investir si l'idéologie
domine la raison avec des politiques qui passent l'essentiel de leur activité à dresser
les français les uns contre les autres.
Réponse de le 22/10/2015 à 19:46 :
mon pauvre BA. .. passez un peu dans votre conseil municipal ou communautaire.. vous verrez les effets de quelques réformes d'importance. ... il n'y a pas plus aveugle sue celui qui ne veut pas voir....

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