Réforme Code du travail : la CGT dans la rue mardi 12 septembre

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Pour la CGT, la journée d'actions du 12 septembre contre la réforme du droit du  travail n'est qu'un début. Une deuxième journée est d'ores et déjà prévue le 21 septembre.
Pour la CGT, la journée d'actions du 12 septembre contre la réforme du droit du travail n'est qu'un début. Une deuxième journée est d'ores et déjà prévue le 21 septembre. (Crédits : Benoit Tessier)
La CGT mais aussi la FSU, Solidaires et l'Unef appellent à manifester mardi 12 septembre contre la réforme du droit du travail et la politique gouvernementale. Une journée qui a valeur de test.

Des syndicats appellent à des grèves et manifestations mardi 12 septembre contre la réforme du code du travail, une mobilisation qui a valeur de test pour la CGT, mais aussi pour Emmanuel Macron, qui affiche sa détermination à réformer, en ce début de quinquennat.

Un an quasi jour pour jour après la toute dernière mobilisation contre la loi travail, la CGT, donc, mais aussi la FSU, Solidaires et l'Unef appellent le 12 septembre à protester contre le nouveau texte, qu'ils qualifient de "loi travail XXL".

Des grèves sont attendues à la SNCF, RATP, Air France, France Télévisions... Fonctionnaires, étudiants, lycéens sont aussi appelés à participer.

"Plus de 180 lieux de manifestations ont été recensés" et "on va dépasser les 4.000 appels à la grève sur tout le territoire", a indiqué le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez dimanche 10 septembre dans Le Parisien.

Il y voit le signe d'"une effervescence et d'un très fort mécontentement".

Une prochaine journée le 21 septembre

D'ores et déjà, la CGT prévoit une autre journée de mobilisation, le 21 septembre.

"Le 12, c'est un point de départ d'une mobilisation qui va se poursuivre jusqu'au retrait des ordonnances", espère Eric Beynel, porte-parole de Solidaires.

Mais le pari est grand: les précédentes grandes mobilisations sociales, contre la loi travail en 2016, ou la réforme des retraites, en 2010, n'ont pas fait reculer les gouvernements de l'époque.

Emmanuel Macron n'a pas l'intention de céder sur cette réforme qui réalise quelques-unes de ses promesses phares de campagne: plafonnement des indemnités prud'homales, fusions des instances représentatives, réforme du compte pénibilité

Vendredi, il a prévenu qu'il "serait d'une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes", quelques semaines après avoir regretté que les "Français détestent les réformes".

En outre, les syndicats, tout en se montrant très critiques face au contenu des ordonnances, sont divisés sur la riposte.

FO s'est désolidarisée de la CGT, alors que les deux organisations avaient présenté un front uni contre la loi El Khomri. Jean-Claude Mailly, son secrétaire général, estime qu'il ne faut pas "user" les forces maintenant, car "on en aura peut-être besoin demain". En ligne de mire, les discussions imminentes sur la réforme de l'assurance-chômage.

La CFDT ne défile pas non plus, malgré la "profonde déception" et même la "colère" face aux ordonnances, de même que la CFE-CGC, qui voit pourtant des "zones de risques vers le dumping social".

De nombreuses sections FO seront tout de même aux côtés de la CGT, ne comprenant pas la position de Jean-Claude Mailly. Elles rappellent que les ordonnances vont "plus loin" que la réforme de 2016. Idem pour des militants de la CFE-CGC et de l'Unsa.

Mais la mobilisation pourra compter sur le soutien de politiques, dont le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, et des députés de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, qui appelle à manifester le 23 septembre, doit aussi battre le pavé mardi.

Un test pour Macron

La réforme du code du travail, vue par les syndicats comme une "remise en cause" des droits des salariés, sera le fil rouge de la mobilisation. Mais d'autres réformes annoncées inquiètent aussi, comme la baisse des aides personnelles au logement (APL) ou la hausse de la CSG, mais aussi, dans la fonction publique, le gel du point d'indice (qui sert aux calcul de la rémunération des fonctionnaires), les réductions d'effectifs ou le rétablissement du jour de carence.

Pour Emmanuel Macron, la séquence n'est pas anodine, après "un été difficile en matière de sondages" sur sa popularité, relève le politologue Jean-Daniel Levy (Harris Interactive).

"Le sentiment que la réforme n'est pas juste commence à s'installer, ce qui n'est pas un bon signe" pour Emmanuel Macron, relève de son côté Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.

L'enjeu, selon lui, est "de ne pas céder en début de quinquennat, pour ne pas donner un mauvais signe à son électorat". Mais il doit aussi être "vigilant" pour que la fronde ne se transforme pas en une "contestation globale de l'action de l'Etat".

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 11/09/2017 à 13:34 :
Bon la CGT et autres syndicat du privé, on peut comprendre, mais les profs et les étudiants??? FSU, UNEF ce ne seraient pas eux les cyniques? Peut être les fainéants?
a écrit le 11/09/2017 à 12:39 :
Les fossoyeurs de l'économie Française sont de retour, toujours les mêmes, mais bronzés....
a écrit le 11/09/2017 à 8:54 :
Retraité aisé au dessus de 1200 e n'ayant pas voté pour le président des riches, je manifesterais dans la rue même si je ne suis pas habitué à cette démarche et de nombreux retraités autour de moi feront de même!
a écrit le 11/09/2017 à 8:54 :
Retraité aisé au dessus de 1200 e n'ayant pas voté pour le président des riches, je manifesterais dans la rue même si je ne suis pas habitué à cette démarche et de nombreux retraités autour de moi feront de même!
a écrit le 11/09/2017 à 8:49 :
On peut noter que la branche de la Metallurgie le Symnes-CFDT appel à manifester le 12.
Réponse de le 11/09/2017 à 13:38 :
Info capitale et renversante, merci. La Révolution est en marche, c'est certain désormais.
a écrit le 11/09/2017 à 8:48 :
une entreprise ou la CGT domine et souvent une societe invendable et pour cause voir seasn France ggod yeeard smsm etc
a écrit le 10/09/2017 à 22:28 :
La CGT est un syndicat qui s'est ridiculisé avec le camarade Lepaon et son bureau pharaonique.
Mr Martinez ne propose rien de concret et de faisable.
Foutre le bordel, ça oui mais c'est pas un programme vraiment constructif.
Même Tsipras en Grèce à fini par le comprendre.
On va encore être ennuyé pour aller au boulot au boulot par ces tristes sires. Ils ont raison de se considérer visés quand Macron a parlé de fainéants. Dans les grosses boîtes, les syndicalistes sont pour la grosse majorité des tire-au- flanc.
a écrit le 10/09/2017 à 19:14 :
"de ne pas céder en début de quinquennat, pour ne pas donner un mauvais signe à son électorat"

Électorat de moins de 15%.

On voit bien qui est aux manettes...
a écrit le 10/09/2017 à 14:35 :
La FSU manifestera? En quoi les enseignants sont-ils vraiment concernés? Il s'agit donc bien d'une action politique et non revendicative @
Réponse de le 10/09/2017 à 17:59 :
Tout est politique dans la vie, même tes propos.
a écrit le 10/09/2017 à 13:59 :
De toute façon la CGT est systématiquement contre tout, même ce qui va dans le bon sens. Par principe ce syndicat ne signe jamais aucun accord, c'est de l'obstruction systématique.
Réponse de le 10/09/2017 à 15:06 :
Renseignez vous, la CGT signe pas mal d'accords, par contre elle clame en permanence qu'elle ne signe pas....
Réponse de le 10/09/2017 à 16:58 :
Dans les entreprises la CGT signe entre 85 et 90% des accords autant que les autres syndicats.
Réponse de le 11/09/2017 à 13:04 :
La CGT ne fait que défendre les gens a qui on arrache leurs acquis chaque jour un peu plus.Personnellement je me battrai pour la défense des régimes spéciaux(qui sont a l'équilibre,contrairement a ce que l'on veut vous faire croire)

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