Remaniement : la presse dénonce un gouvernement tactique en vue de 2017

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La presse s'interroge sur la stratégie politique de François Hollande après la formation de son nouveau gouvernement.
La presse s'interroge sur la stratégie politique de François Hollande après la formation de son nouveau gouvernement. (Crédits : DR)
L'ensemble de la presse française affiche son scepticisme au lendemain du remaniement ministériel opéré par François Hollande. Les uns critiquent un gouvernement formé en vue de l'élection présidentielle de 2017, quand d'autres s'interrogent sur la cohérence politique de la nouvelle équipe.

Le remaniement du gouvernement effectué jeudi par François Hollande déçoit majoritairement la presse, qui dénonce vendredi les calculs politiciens du chef de l'Etat qui ne change nullement de cap à 15 mois de la présidentielle.

"Monsieur Bricolage": le président de la République fait la une du Parisien, pour qui "François Hollande s'est contenté de petits réglages en vue de la présidentielle" de 2017. Idem pour Le Figaro, qui voit dans le remaniement "un dernier replâtrage pour finir le quinquennat".

François Hollande a procédé jeudi à un remaniement à 15 mois de la présidentielle de 2017 avec le retour des écologistes, Emmanuelle Cosse, ex-patronne d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili; et de l'ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault prenant les Affaires étrangères.

Du côté des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet hérite d'un ministère de l'Aménagement du territoire de la Ruralité et des Collectivités territoriales.

Le retour de la "synthèse"?

Paul-Henri du Limbert dénonce dans Le Figaro le "péché mignon" de François Hollande, qui selon lui se plait à mettre "ensemble des pour et des contre", pensant qu'il "en sortira toujours quelque chose que l'on baptisera +synthèse+".

Florence Chédotal de La Montagne, pense que M. Hollande "donne tout simplement l'impression d'avoir raclé les fonds de tiroir" en ayant élargi sa base en invitant écologistes et radicaux de gauche mais "sans poids lourds". Pour elle, une question demeure: "quelle est la ligne politique"?

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 14/02/2016 à 9:58 :
La déclaration du président de la République ne reflète pas son choix ministériel. On peut comprendre un certain décalage du verbe aux actes quand il s'agit de choix relatifs à l'intérêt de la nation. Cependant lorsque les paroles ne servent qu'un intérêt politicien, celui-ci relègue de facto l'intérêt général au second plan. On n'est de ce fait plus le guide de la nation, mais on devient un apparatchik, qu'il n'y a plus lieu de suivre.
a écrit le 13/02/2016 à 7:22 :
Incapable de gérer La France !
On était prévenu par le désastre de Tulle ! Tulle l'endettée, Tulle prise à la gorge financièrement, Tulle la dispendieuse en terme de personnel sous son règne , se redresse depuis son départ au prix d'énormes sacrifices pour la population , ce qui malheureusement n'est pas encore le cas pour l'ensemble du Pays !!
a écrit le 13/02/2016 à 0:12 :
Ils est partie Hollande a bon la France va mieux alors. ?
a écrit le 12/02/2016 à 16:02 :
Encore une belle brochette...
a écrit le 12/02/2016 à 15:10 :
avec Sarko on était au bord du gouffre avec Moi je la France a fait un grand pas en avant
a écrit le 12/02/2016 à 11:00 :
rien ne change ! comme sous COLBERT ET MAZARIN .. un monde a part
a écrit le 12/02/2016 à 10:21 :
""quelle est la ligne politique"?"

Parce que la presse, 4 ans après une gestion néolibérale de l'économie française se pose encore des questions dessus !?

Qui est le plus à blâmer Hollande qui fait ce que les actionnaires milliardaires lui demandent de faire parce qu'on se rend compte qu'il n'y a pas d'alternative au néolibéralisme ou bien tout ces journalistes incapables de faire une analyse politique correcte ?

La ligne politique est de droite il n'y a bien que les journalistes pour encore penser le parti socialiste de gauche. La démocratie est à l'agonie et les journalistes sont de simples spectateurs du drame que nous vivons tous les jours.

"Tu veux te décupler ? Tu veux te centupler ? Cherches des zéros." Nietzsche

A bons entendeurs...
a écrit le 12/02/2016 à 9:59 :
Quand je pense qu'il y en a encore qui y croit. Après nous savoir fait le fond des poches, il a maintenant raclé les fonds de tiroirs électoralistes. Dramatique pour la France de n'avoir que des moins mauvais des moins bons aux commandes !
a écrit le 12/02/2016 à 9:01 :
Du point de vue tactique c'est très finement joué mais celà ne change rien sur le fond de la politique menée, de ses résultats en matière économique (d'autant plus qu'on est reparti vers un nouveau krach boursier en 2016, qui pourrait bien sonner leglas de la zone euro).

Donc celà ne fera pas se retourner une opinion qui à 75% ne veux pas revoter pour Hollande en 2017.
Les écolos débauchés ne représentent qu'eux même, ce qui n’empêchera pas une candidature EELV, voire même des socialistes frondeurs.

En juillet 2017, si Sarko représente LR, nous aurons une présidente de la république blonde. Espérons seulement qu'elle n'aura pas les moyens de sa politique, à savoir une AN à sa botte.
Réponse de le 12/02/2016 à 15:12 :
elle n'est pas à votre gout la blondinette?
a écrit le 12/02/2016 à 8:36 :
Tout ce spectacle dans ce gouvernaillement PSUMP qui mérite le fameux qualificatif d'un célèbre ex 1er ministre "minable"

Tout ce spectacle des ex UMP déguisés en Ripoublicains ex Nouveau Centre déguisés en UDI qui font la une des faits divers malversations sarkothon etc ...

ya pas pires escrohypocrisies politiques

ca donne pas envie de voter UMPS en 2017

ca incite à voter Mélanchon et FN, les sarkhollandes seront renvoyés dans leurs foyers
a écrit le 12/02/2016 à 8:33 :
Par cette action d'éclat, je pense que non seulement FH vient de disqualifier pour la présidentielle, mais il a exclu la gauche de tout acces au pouvoir pour de nombreuses années.
a écrit le 12/02/2016 à 8:18 :
Vu l'atmosphère de fin de règne et d'impuissance qui émane de tout ça, Hollande aurait mieux fait d'abréger ce crépusculaire quinquennat en démissionnant. Le gag absolu, c'est le référendum de NDDL. Par exemple, qui va voter ? Logiquement, les morbihannais le devraient mais pas les finistériens (il y a un aéroport à Brest). Les vendéens, les habitants de Loire Atlantique et du Maine et Loire, oui, mais pas les sarthois, plus proches d'Orly que de NDDL. Remarquons, un corps électoral large permettra d'avoir plus facilement une abstention supérieure à 50% permettant au résultat d'être non contraignant ; un vrai exécutif pourra donc s'asseoir sur un éventuel "non". Enfin, au cas très improbable d'un "non" obtenu avec une forte participation, Vinci pourra légitimement obtenir de l'état une très forte indemnisation de dédommagement pour les dépenses engagées (études, acquisitions, marchés... ), sans doute à peu près du niveau de 4 à 500 millions.
Réponse de le 13/02/2016 à 8:29 :
eh eh ...il y a aussi un aéroport ...à Lorient , pour les morbihannais ...

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